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La Newsletter 12/51 de l'AALEME

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La Newsletter 12/51 de l'AALEME

Crèche singulière à l'Amicale de la Légion

Publié le 25/12/2012 par Axel Frank

La confection d'une crèche à l'occasion de Noël est une tradition au sein des unités de la Légion étrangère. (Photo A. F.)

La présentation de la crèche de Noël est l'occasion pour les membres de l'Amicale de la Légion étrangère de Parentis de se retrouver autour de ses traditions, le temps d'une journée conviviale, comme ce fut le cas le samedi 8 décembre. Le dévoilement de la crèche était précédé d'une cérémonie de recueillement autour d'une prière commune avec l'abbé Dupouy de Parentis.

La crèche symbolise la famille pour tous ces hommes venus d'horizons divers et sa confection représente pour chaque légionnaire un moment magique et privilégié. « Dans toutes les sections de la Légion, où qu'elles se trouvent dans le monde, et sur tous les terrains d'opération, on réalise une crèche de Noël », explique Laurent Coustaud, président de l'amicale fondée par Dusan Grulovic, il y a plus de quarante ans.

Une action pour les blessés

« Sa confection, souvent à partir d'objets de récupération, donne lieu à une véritable émulation, les légionnaires rivalisant d'imagination. »

Une crèche un peu singulière puisque chaque année, en plus de la représentation de la « sainte famille », elle est décorée selon un thème choisi. Le 8 décembre, un diaporama présentait des exemples de crèches réalisées par des légionnaires sous toutes les latitudes.

Une vieille moto prêtée par un ancien motard de la gendarmerie nationale était là pour rendre hommage à l'initiative de l'association Brother's in Arms - club de militaires et vétérans passionnés de Harley Davidson - qui recueille des dons en faveur des blessés de l'armée de terre. L'intégralité des sommes est reversée à la cellule d'aide à ces blessés, qui leur assure un accompagnement dans la durée ainsi qu'à leurs familles.

Tarbes. Légion étrangère : camaraderie sans modération

Publié le 21/12/2012

Les présences des généraux Jean-Claude Cardinal (venu spécialement de La Rochelle) et Raoul Forcin, actuel et ancien délégués de la Fédération des sociétés d'anciens de la Légion étrangère pour le grand Sud-Ouest, ainsi que de l'adjoint au maire Michel Forget ont attesté de l'importance tenue par la place de Tarbes aux yeux des militaires. Les salons de la brasserie Le Parisien étaient presque trop exigus tant ils étaient nombreux à assister à l'assemblée générale ordinaire de l'Amicale des anciens de la Légion étrangère des Hautes-Pyrénées. Une réunion (suivie du traditionnel repas de cohésion) pas si ordinaire puisqu'à cette occasion, le colonel Jean-Paul Huber (seize années de présidence) a manifesté son intention de «poser le sac». Aussitôt, les coudes se sont levés pour porter un toast à l'excellence de ses mandats successifs et à son nouveau statut de président d'honneur. Le chef d'escadron Gilbert Hensinger présidera, à l'avenir, aux destinées de cette très honorable société./Photo Rachel Barranco. La Dépêche du Midi.

Simon Murray : de la Légion à Glencore

jeudi 06 décembre 2012

A 19 ans, Simon Murray, fils d’une famille bourgeoise britannique, s’engage sur un coup de tête à la Légion étrangère française. Il y restera cinq ans. Et même s’il découvre que la Légion n’a rien à voir avec le film de Gary Cooper, «Beau geste», cela ne l’empêchera pas d’accomplir un parcours d’homme d’affaires exceptionnel, notamment en Asie !

Jeudi 22 novembre 2012 : la Commission européenne a approuvé la méga-fusion du géant du négoce des matières premières Glencore et du groupe minier Xstrata. Mais à condition que Glencore mette fin à ses contrats en Europe avec le numéro un mondial du zinc, le belge Nyrstar.

La raison de cette «sanction» à l’égard d’une entreprise belge ? La Commission s’inquiétait que cette fusion ait des conséquences sur le marché du zinc et ne favorise une hausse des prix de ce métal, très utilisé dans l’industrie. Toujours cette peur des monopoles ou des oligopoles de la part du commissaire à la Concurrence !

La nouvelle entité sera rebaptisée Glencore Xstrata. Avec une capitalisation boursière cumulée de 64 milliards d’euros, le nouveau groupe se classera au quatrième rang mondial du secteur, derrière l’anglo-australien BHP Billiton (137,5 milliards d’euros de capitalisation boursière), le brésilien Vale (71,6 milliards) et l’anglo-australien Rio Tinto (68,9 milliards).

Parisien d’honneur

Pourquoi en parler cette semaine ? Parce que c’est l’occasion d’évoquer le parcours exceptionnel de Simon Murray, le président du conseil d’administration de Glencore, l’un des artisans de cette fusion.

J’ai rencontré Simon Murray via une amie à Paris, dans son appartement de la rue Christine (quartier Saint-Germain). Un lieu décoré avec beaucoup de goût, sans ostentation et sans le côté «nouveau riche » propre parfois aux personnes qui ne doivent leur fortune qu’à leur volonté.

A l’inverse de tant d’autres hommes d’affaires, Simon Murray n’est entouré que de livres ou de tableaux lui rappelant les cinq ans qu’il a passés en Algérie. Non pas comme expatrié de luxe mais comme... légionnaire. Bref, une sorte de bagnard volontaire !

A 72 ans, cet homme d’affaires à la réussite exceptionnelle (lire l’encadré p. 102) —qui a également accompli l’exploit, sans être Chinois, de devenir le bras droit de Li Ka-shing, l’un des hommes d’affaires les plus puissants de Chine— garde un enthousiasme juvénile. Il faut dire qu’il ne fait pas son âge et qu’avec son délicieux accent britannique, il garde un charme indéniable notamment auprès de la gent féminine : il n’y avait qu’à voir comment la jeune serveuse du restaurant l’a couvé du... regard pendant notre lunch !

Super MBA en Algérie

La Légion ? Simon Murray en parle avec plaisir. Elle l’a formé, déformé, structuré. Et clairement, il ne fait aucun doute que s’il ne devait choisir qu’une période de sa vie à raconter à ses trois enfants et six petits-enfants, ce serait sans aucun doute celle passée en Algérie, bien avant tous ses exploits dans le business en Asie du Sud-Est.

La raison ? Il ne l’exprime pas comme cela, mais la Légion a été pour lui un super MBA de la vie, une sorte de Harvard triple A. Il suffit de relire son livre publié en 1978 en français (Légionnaire, aux éditions Pocket) et traduit au total en sept langues dont le chinois, le japonais et le russe, pour s’en rendre compte. Sans oublier un film réalisé en 2001 (Simon : An English Legionnaire) qui, à défaut d’avoir été un blockbuster, est disponible sur YouTube !

Et de fait, lorsqu’on a survécu à la Légion, on peut à peu près tout faire. Des doutes ? Au sortir de la Légion, du moins si vous avez pu survivre à cette vie de bagnard, vous êtes en principe capable comme l’écrit Simon Murray «de construire un pont pour franchir un cours d’eau ; de survivre plusieurs jours dans la nature en ne comptant que sur la cueillette et sur la chasse ; d’éclisser une jambe cassée ; de porter un blessé au fond d’un précipice de 30 mètres de profondeur ; de ne dormir que trois heures par nuit en moyenne pendant cinq semaines ; de parcourir huit kilomètres avec le paquetage complet en 45 minutes ; de grimper en haut d’une corde de 10 mètres sans l’aide des jambes ; de chanter une nuit entière ; de défiler avec une précision qui ferait pâlir d’envie les grenadiers de Buckingham Palace ; et bien sûr de marcher des heures et des heures, à en dégoûter un mulet». Autant dire que ce genre de formation forge le corps et trempe le caractère pour l’avenir. Notamment dans le monde des affaires.

Vaincre la peur

La Légion étrangère distingue rapidement les peureux des autres. Ceux qui, malgré leurs heures de préparation, n’osent pas prendre la décision finale. C’est ce que Simon Murray a vécu comme parachutiste à la Légion. Lors de son premier saut en compagnie de 10 autres soldats, un légionnaire n’a pas osé sauter. La honte pour ce dernier. Voici ce qu’il en dit dans son livre : «De retour au camp, un sergent que je ne connaissais pas vient nous faire un petit laïus sur la lâcheté ; il nous dit d’attraper le salopard qui a déshonoré la Légion et de lui foutre une branlée dans notre chambrée. Pourquoi ? Pour prouver aux autres —ou à nous-mêmes— que les légionnaires sont des durs qui ne tolèrent pas la moindre concession à la peur ? Mais nous savons tous qu’un jour ou l’autre, elle nous rendra visite. Cela n’a rien d’humiliant d’avoir peur. Certains la maîtrisent, d’autres non. Nous disposons d’une fraction de seconde pour réagir, et de notre décision peut naître un fardeau que nous porterons le restant de nos jours. C’est le cas de ce type. Personne ne l’a touché, Dieu merci, mais il est condamné pour l’éternité.»

Il faut dire à la décharge de ce légionnaire qui n’a pas osé sauter, c’est qu’à la Légion étrangère, les sauts ne s’effectuaient en général pas au-dessus de plaines bien plates, mais plutôt au-dessus de zones boisées... Voici ce qu’écrit Simon Murray : «Aujourd’hui, on nous a largués sur la forêt de M’sila. C’est une expérience inoubliable que de sauter en parachute au-dessus des arbres. Au début, on a l’impression de tomber sur un tapis très épais. Mais quand on se rapproche, la vision devient cauchemardesque. Et il n’y a pas grand-chose à faire pour éviter les obstacles, car on se balance comme un pendule tout en étant poussé horizontalement par le vent. Il faut se contenter de se protéger les c... avec la main et de prier que les dieux soient cléments.»

Cette expérience militaire extrême ne se résume pas à une suite d’épreuves physiques et morales très fortes (il faut lire le passage sur la «pelote», le nom donné à la punition Made in Légion ou les passages sur certaines embuscades où il ne doit sa survie qu’à certains réflexes et à la... chance !). Simon Murray en a aussi profité pour affûter sa vision géopolitique des choses. Prenons ses remarques du 15 janvier 1961 : «Une section de SAS a travaillé avec nous pendant une journée. Une unité remarquable formée de soldats arabes sous l’uniforme français. Il fallait voir avec quel sérieux ils fouillaient les buissons et retournaient le moindre centimètre carré de terrain. Ce sont d’excellents soldats. Que Dieu ait pitié d’eux si jamais la France abandonne l’Algérie et qu’ils décident de rester ! Ils devront sans doute aller vivre en France où les attendent les boulots les plus ingrats. Je ne les envie pas car les Français ne sont guère réputés pour leur gratitude !». Bel exercice de prospective de la part de Simon Murray car, hélas, ces «harkis» ne sont toujours pas intégrés en France ! Même regard lucide sur les propos du général De Gaulle qui avait compris que la guerre d’Algérie plombait les comptes de la France, et que l’indépendance était inéluctable.

Retour en Algérie, 47 ans après

C’est le 4 janvier 1965 que le futur président du conseil d’administration de Glencore quitte l’Algérie. «J’ai quitté l’Algérie ce matin à bord d’un appareil militaire, écrit-il. Jadis je m’étais promis de ne jamais y remettre les pieds, mais au fond, j’espère bien y revenir un jour.» Et c’est ce qu’il a fait, avec l’aide de Mina El Kouais, de l’agence Secrets & Paradise. En septembre 2012 avec trois amis d’aventure, avec lesquels il avait déjà gravi les montagnes du Liban ou le Kilimandjaro.

«Mon dernier séjour en Algérie fut le plus beau voyage de ma vie», ne cesse-t-il de répéter. Il y a revu les lieux, villages et montagnes de ses exploits entre 19 et 24 ans, «un âge où les jeunes d’aujourd’hui vont à l’université, l’âge de la formation», précise-t-il. A l’écouter en parler aujourd’hui, ce qui semblait le ravir le plus, c’est son excellente mémoire. «J’ai retrouvé des chemins que même les Algériens du coin ne connaissent pas, au point que lors de ce séjour, nous avons été interpellés par un gendarme qui croyait que nous étions là pour chercher des installations militaires. Je lui ai expliqué que j’étais venu ici avant qu’il ne soit né», raconte-t-il au milieu d’un fou rire. Son dernier séjour dans les Aurès lui permettra même de prendre la pose photo avec le fils de celui qui est considéré comme un héros national puisqu’il a tiré la première balle de... l’indépendance ! Décidément, Simon Murray ne fait rien comme les autres.

PROPOS RECUEILLIS PAR AMID FALJAOUI À PARIS

De « Hacheraucourt » à Mururoa

Publié le samedi 01 décembre 2012

Au cimetière du village de Toges dont il est le maire-adjoint, comme dans de nombreuses communes ardennaises,

Roland Canivenq, délégué départemental du Souvenir Français, veille à l'entretien des sépultures des « Morts pour la France »

Les tombes restaurées sont celles de deux Togeards tués durant la Grande Guerre : Jules Deroche et Paul Bigot.

Photo Karen KUBENA

AÎNÉ d'une modeste famille de sept enfants dont le père est ouvrier d'usine, Roland Canivenq vit une enfance heureuse à Haraucourt, village ardennais délicatement arrosé par l'Ennemanne.
Les gens du coin le nomment « Hacheraucourt », afin de ne pas le confondre avec la proche commune de Raucourt. Reçu, en 1955, à l'examen d'entrée en 6e, Roland aurait obtenu son brevet au collège de Vouziers si son fort caractère ne s'y était pas heurté à celui encore plus fort de son professeur de Sciences Naturelles.
De guerre lasse, du haut de ses quatorze ans, il déclare : « J'arrête l'école ! » Le Pater Familias l'engueule, s'apaise, bougonne, le toise, le fixe, lâche : « Au boulot, gamin ! »
Le lendemain, le voici apprenti à l'usine Alexandre-et-Anselme d'Haraucourt où son père travaille. Durant trois années, il s'investit dans la préparation du C.A.P. d'ajusteur-outilleur de précision, suit des cours deux soirs par semaine et le samedi après-midi.
Hébergé chez ses parents, il se donne à fond dans le club de tennis de table, joue du trombone à coulisse dans l'Harmonie municipale. Son idole est le footballeur sedanais Christian Perrin dit Kiki, ex-écolier, lui aussi, d'Haraucourt.
« J'étais au stade Albeau, me confie-t-il, quand en 1960, lors d'un match contre Troyes, l'arrière Djebold a cassé la jambe de notre Kiki. Toute ma vie, j'entendrai le bruit de l'épouvantable cassure : un vrai coup de fusil ».
Titulaire du C.A.P., Roland Canivenq est embauché à la Manufacture Ardennaise de Levrézy. A l'âge de dix-huit ans, il signe un engagement de trois ans dans l'armée de Terre, obtient d'être affecté au service chargé d'assurer la maintenance de tous les matériels.
Tombé amoureux fou de Michelle, une jolie jeune fille d'Angecourt, village proche de d'Haraucourt et de Raucourt, il n'a nullement l'intention de passer plus de trois ans sous les drapeaux.
Ceinture noire
Au lieu de l'en dissuader, Michelle qu'il a épousée et avec qui il aura trois enfants, l'encourage à poursuivre au-delà de la durée de son engagement initial, dans ce qu'elle sait être pour son mari, beaucoup plus qu'un métier.
Décidé à se consacrer ardemment à ce qu'il estime être une mission, travailleur acharné, brûlant plus d'une lampe lors des nuits de veille où il potasse les cours de ses instructeurs et ceux du Centre National de Téléenseignement, d'affectation en affectation, Roland Canivenq monte en grade.
Reçu au concours d'officiers techniciens, sachant qu'une fois promu capitaine, il aura son bâton de maréchal, il se lance dans la préparation d'un autre concours. Impitoyable sélection : un seul capitaine est recruté dans chaque arme. Le jeune déserteur du Collège de Vouziers, en sera !
Partout où il est affecté, le soldat Canivenq œuvre intensément dans la vie associative de la ville de garnison, s'active chez les donneurs de sang, s'intègre à un orchestre, devient visiteur de prison… Force de la nature, alors qu'il est lieutenant à La Fère, il s'inscrit dans le club de judo, y excelle, devient ceinture noire à l'âge de trente ans. Deux fois, il sera champion de France militaire de judo.
En juin 1986, après vingt-quatre heures d'avion, il atterrit sur l'atoll de Mururoa. Rien d'autre comme horizon que la barrière de corail et l'immensité du Pacifique. Nulle femme.
Que des militaires ou des techniciens du centre d'essais nucléaires. Afin de leur permettre de tenir dans l'éprouvante solitude et platitude d'un îlot minuscule étouffé par une chaleur épouvantablement humide, toutes les six semaines, ils ont droit à « une semaine d'aération », à Tahiti.
Nommé responsable informatique de la gestion du matériel et des pièces détachées utilisés sur l'atoll, le capitaine ardennais prend le commandement d'une compagnie de légionnaires chargée d'assurer la protection du site et aussi, véritable travail de bagnard, d'ériger un mur côté mer, afin de contenir le raz-de-marée que risquent de provoquer les explosions nucléaires souterraines. « J'étais à Muro quand j'ai appris la mort de mon père, me confie Roland Canivenq. Impossible de me rendre dans les Ardennes. Eh bien, ces légionnaires que l'on prétend être des brutes, ils se sont relayés pour m'aider à surmonter l'épreuve ».
Enseigner
Élevé au grade de lieutenant-colonel, il achève sa carrière militaire dans ses chères Ardennes, comme adjoint au délégué militaire départemental.
Il en débute alors une autre, civile, mais tout autant active, dans le petit village de Toges, proche de Vouziers où en 1973, il se retire dans la maison de son grand-père.
Premier adjoint du maire des Togeards, secrétaire durant dix ans de la Société départementale d'Entraide de la Légion d'honneur, il veille chaque année à organiser dans une commune ardennaise la commémoration de Camerone, haut fait d'armes mexicain de la Légion Étrangère.
Lui qui n'a jamais fait la guerre, il s'investit corps et âme dans le culte des Morts pour la France.
Délégué départemental du Souvenir Français qui dans les Ardennes compte plus de mille adhérents, il veille scrupuleusement à l'entretien des tombes des soldats, en dresse l'inventaire.
Après une minutieuse enquête, il déclare à un maire de la Pointe de Givet qu'il est inutile de continuer à aller se recueillir sur le « carré militaire » du cimetière de sa commune puisqu'il y a longtemps que les corps furent transportés dans la nécropole de Floing.
Inlassablement, il enseigne le devoir de mémoire à des écoliers des Ardennes qu'il groupe parfois devant le monument aux morts de leur commune.
Il est l'auteur d'un mémento du protocole pour les cérémonies patriotiques et d'un livre intitulé Les Ardennes et la Légion d'honneur
Alors que je m'étonnais d'un tel engagement, il a eu ces mots : « Je n'ai qu'une passion : apporter quelque chose aux autres ».
Qu'en pensent les chênes de nos forêts ?

Yanny HUREAUX

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7 crèches qui racontent la Légion

25/12/2012

Noël, ce n'est jamais la même histoire au 4e RE où la tradition veut qu'un légionnaire, "loin des siens", bricole avec les moyens du bord une crèche pour marquer l'instant de fraternité que constitue pour les Chrétiens la nuit du 24 décembre. La religion n'est jamais mise en avant, ce qui l'est, c'est le destin de ces hommes qui ne sont pas toujours des enfants de chœur, mais comme ce Chinois racontant dans une émouvante mise en scène (dans un wagon SNCF !) son périple jusqu'à Castelnaudary, mettent du cœur à l'ouvrage pour intégrer leur "nouvelle famille", la Légion. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils ne manquent pas d'imagination. Un légionnaire roumain a par exemple taillé des santons plus vrais que nature dans du... polystyrène. La Compagnie de Commandement et de Service (CCS) assure d'entrée que "tout est issu de matériaux de récupération", avant de servir le vin chaud, et tout ce dévouement sert à raconter l'engagement du légionnaire, ses combats et ses moments de solitude. Hier, un jury de 18 personnes, militaires mais aussi civils (Patrick Maugard et André Taurines en faisaient partie) a visité chacune des sept crèches installées en quelques jours dans chacune des compagnies. Et comme à la Légion, "on ne peut pas s'empêcher de faire des classements" (dixit le chef de corps), il a bien fallu noter, à la fois le caractère religieux, l'esprit légion, l'imagination des légionnaires, le matériel utilisé, le texte lu, l'esprit inventif et le sens artistique. Aujourd'hui, le quartier d'Anjou est ouvert au public pour la visite des crèches de 15 h 30 à 19 h. Comptez 10 minutes par crèche. Le foyer sera également ouvert pour des achats souvenirs. Et du chocolat chaud est servi par les différentes compagnies aux visiteurs.À la Légion, Noël est une fête œcuménique mettant en avant l'esprit de famille.

J. Y.

Na San. Amère victoire

mardi 11 décembre 2012 Par François Pédron

Rappel des faits. Le 19 décembre 1946, insurrection du Viêt-minh à Hanoi. L’évacuation de Cao Bang, qui tourne au désastre le 3 octobre 1950, fait effet de péripétie à Paris mais de catastrophe en Indochine.

L’armée française est mise en déroute par les « irréguliers » du Viêt-minh, armés par la Chine et ayant récupéré l’arsenal Japonais laissé après leur départ en 1945. La situation est nouvelle. Si de Lattre a réussi à « pacifier » le Tonkin, Hanoi reste en état de siège virtuel et Giap porte son effort vers le Nord-Laos. Pour contenir Giap, Salan, général en chef, invente la tactique du hérisson qui sera testée à Na San : un aérodrome, protégé par des points d’appui armés, est le cœur d’une base tenue par 15 000 hommes qui seront ravitaillés jour et nuit. Giap ­attaque le 1er décembre 1952 et lance ses troupes par ­vagues de 18 000 hommes. Au bout de trois jours, il laissera 3 000 hommes sur le terrain alors que les Français ne déplorent qu’une ­cinquantaine de tués.

“Comment accrocher un ennemi insaisissable ?”

La victoire paraît totale. Des vagues ­d’avions ont « nourri » le camp commandé par le colonel Gilles. « L’idée du camp retranché aéroterrestre paraît ­résoudre le problème : comment accrocher un ennemi insaisissable qui se dérobe et le détruire ? écrit le général Gras. La victoire de Na San fut à l’origine d’une doctrine qui, en se figeant, porta les fruits amers de Diên Biên Phu. » Quelques jours plus tard, alors que l’ennemi fait retraite, notre photographe Jacques de Potier sera grièvement atteint d’une rafale de mitraillette en portant secours à un légion­naire blessé. Giap retiendra la leçon de Na San : dix-huit mois plus tard, son artillerie, devenue insaisissable, réduira en entonnoir l’aérodro­me de Diên Biên Phu. Les Français seront pris au piège.Point final

La Légion étrangère de 1831 à 1887

Der Legionär 1958 Freddy Quinn

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