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La Newsletter 18/03 de l'AALEME.

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La Newsletter 18/03 de l'AALEME.

A REDIFFUSER SANS MODÉRATION

La Légion étrangère honore le maire !

https://www.ladepeche.fr/

Publié le 05/12/2017

Belle manifestation !

L'Amicale départementale de la Légion étrangère, dont le siège social est à Pont-du-Casse, a tenu son assemblée générale, le dimanche 27 novembre, à la mairie, en présence du général Cardinal, président de la FSALE (Fédération des sociétés des anciens de la Légion étrangère), du général Gouachon, du maire, Christian Delbrel, et du colonel Léonard, président de l'Amicale 47 qui a ouvert la séance et donné lecture du rapport moral et d'activités, les deux rapports votés à l'unanimité.

Concernant l'effectif, le constat est sans appel. Le nombre des adhérents est en baisse et s'élève à 16 actifs et 14 sympathisants. Toutes les cérémonies militaires ont été reconduites. Parmi lesquelles la commémoration de Camerone, le dimanche 13 mai 2018, à Pont-du- Casse, où le légionnaire Michel Werlé sera décoré de la médaille de la FSALE, la réunion des présidents des amicales de la Légion du grand Sud-Ouest le 16 juin à Parentis (40).

Le général Cardinal est également intervenu en soulignant que le recrutement est en augmentation ; un effectif de 9 000 est prévu en 2018 et qu'il fédère une fidélité à l'arme à 75 %.

Le maire a été honoré. Christian Delbrel, maire de la commune, a été nommé président d'honneur de l'Amicale sous les applaudissements de l'assistance, il a reçu le célèbre béret vert avec son insigne et a remercié l'amicale de cet honneur et de leur présence aux diverses manifestations sur la commune. Dans le respect des traditions, la réunion s'est terminée par le verre de l'amitié accompagné de la dégustation du boudin.

La Dépêche du Midi

Hommage au légionnaire Macioszek

https://www.lamontagne.fr/

Marcel Macioszek, ancien légionnaire, a présidé l’amicale jusqu’en 2010. © Archimbaud Fabien

L'amicale des anciens légionnaires de l'Allier a souhaité rendre un hommage particulier à son ancien président, Marcel Macioszek, enterré au cimetière de Besson. Il avait succédé au général Durantel, de 1998 jusqu'à 2010, l'année de son décès.

À sa suite, son épouse, Rolande Macioszek, récemment décorée par le général Neron-Bancel de la médaille de la fédération des anciens légionnaires, a également su tenir l'amicale de façon exemplaire.

La cérémonie au cimetière permis de leur rendre hommage à tous les deux.

Avril est un mois de commémoration pour les légionnaires, avec le 30 avril, l'hommage rendu aux combattants de la bataille de Camerone, au Mexique. La majorité des membres de l'amicale bourbonnaise, présidée par Thierry Lecomte, se retrouvera donc, dimanche 30 avril, au camp du Larzac, à la 13e DBLE (Demi-brigade de la Légion étrangère).

Harry est parti en toute discrétion

https://www.ladepeche.fr/

Publié le 19/01/2018

Harry est parti en toute discrétion

Hartmut Herzig, dit «Harry», avait conservé, de ses longues années passées à la Légion étrangère, un grand esprit de loyauté et de travail. À son retour dans la vie civile, c'est au café du village qu'il a continué à mettre en pratique ces valeurs, épaulant efficacement Simone, notamment au travers de repas de groupes. Il vivra la disparition de Simone et la fermeture du café comme une grande injustice. C'est auprès de Marie qu'il passera ses dernières années et c'est elle qui lui apportera tout le réconfort nécessaire lorsque la maladie va survenir. C'est encore elle qui prononcera la seule homélie en mémoire d'Harry, devant sa dernière demeure.

La Dépêche du Midi

Honneurs rendus à l’ancien légionnaire

https://www.lamontagne.fr/

Publié le 15/01/2018

Honneurs rendus à l’ancien légionnaire

Une fois retrouvée, la tombe du soldat a été restaurée. © Droits réservés

Après trois ans de recherches, Viviane Courtin, déléguée générale du Souvenir français pour la Creuse a retrouvé la tombe du caporal-chef, Michel Duchene du 3e Régiment étranger d'lnfanterie dans un état déplorable dans le cimetière communal de sa commune : La Chapelle-Taillefert. Et elle y a remédié.

Né le 25 septembre 1934 à Livry-Gargan (en Seine-Saint-Denis), le caporal-chef Michel Duchene en 1953, engagé volontaire en devançant l'appel, servira dans la Marine nationale sur le croiseur « Gloire ».

Le caporal-chef a servi dans la Marine et la Légion étrangère

En 1955 il sera appelé en Algérie et de nouveau engagé au titre de la Légion étrangère de 1958 à 1972. Après ces années passées au service de la France, il fait valoir ses droits à la retraite le 17 juillet 1972. Résidant de l'Ehpad de la Chapelaude, à La Chapelle-Taillefert, il décède en 2014 à l'âge de 80 ans.

En 2017, sa tombe a été entièrement rénovée. Les travaux ont été financés par le Foyer d'entraide de la Légion étrangère.

Dernièrement, les honneurs lui ont été rendus en compagnie des autorités civiles et militaires et par la musique des sapeurs-pompiers de Boussac sous la direction du caporal, Régis Raynaud. Le Boudin, chant traditionnel de la Légion, a résonné dans le cimetière. Suivi des discours du caporal-chef Jean-Paul Gaillot, ancien du 2e REP et membre du Souvenir français, du général Pascal Néron Bancelle, délégué de la FSALE.

Venait ensuite l'heure du dépôt de plaques sur sa tombe, en présence de la déléguée générale du Souvenir français, du caporal-chef Gaillot et du président de la Société nationale d'entraide de la médaille militaire, Pierre Pauly.

Plusieurs représentants d'associations avaient également fait le déplacement. Le porte-drapeau de la Médaille militaire, les porte-drapeaux de l'AALE de l'Allier, du Puy-de-Dôme et de la Loire, des Anciens marins de la Creuse, des Anciens combattants, de l'UNC de la Délégation générale du Souvenir français, de l'ACUF, des Anciens combattants de Sardent étaient présents pour rendre hommage à leur frère d'armes.

Un Rémois de 94 ans, survivant de Monte Cassino

http://www.lunion.fr/

Par Marie-Christine Lardenois | Publié le 16/12/2017

Le premier béret vert fut porté par la 13 e  demi brigade de légion étrangère de 1940 à 1945. Ildebrando Pelloni est fier d’avoir porté ce couvre-chef. Après la guerre, il est venu à Reims parce qu’on lui avit dit que les Américains embauchaient pour garder les prisonniers. Il est devenu peintre en bâtiment.

Le premier béret vert fut porté par la 13e demi brigade de légion étrangère de 1940 à 1945. Ildebrando Pelloni est fier d’avoir porté ce couvre-chef. Après la guerre, il est venu à Reims parce qu’on lui avit dit que les Américains embauchaient pour garder les prisonniers. Il est devenu peintre en bâtiment.

Qui peut encore évoquer les batailles de Monte Cassino, début 1944 en Italie, en y ayant participé ? Ildebrando Pelloni.

À 94 ans, ce monsieur vit dans son petit appartement de la maison de retraite de Montchenot, entouré d’archives, de photos de famille, de médailles symbolisant son courage. Les souvenirs de son engagement tournent encore dans sa tête.

«Il n’y en avait pas beaucoup qui sortaient vivants»

Né dans un...

Cinéma. Jeunesse aux cœurs ardents : le film qui rend hommage aux soldats français

https://www.breizh-info.com/

07/01/2018

jeunesse_coeurs_ardents

Le 14 mars prochain sortira le film « Jeunesse aux cœurs ardents » réalisé par la cinéaste indépendante Cheyenne Caron (l’Apôtre, la Chute des Hommes, Patries, La Morsure des Dieux …). Nous avons pu voir ce très bon film, véritable hommage à la légion étrangère mais plus globalement aux soldats français. On vous en parle ci-dessous.

En France, pays dans lequel on subventionne n’importe quelle bouse cinématographique ( exemple récent avec Valerian de Luc Besson..) pour la faire grimper au box-office, Cheyenne Caron fait figure d’Ovni. Elle fait ses films sans aucune aide de l’Etat, assure leur distribution, leur promotion, et ne bénéficie pas non plus forcément d’une grande presse. Elle le confie elle même, c’est difficile, très difficile. Mais elle est passionnée, elle aime ce qu’elle fait, et elle veut transmettre, parler, rendre hommage, à travers les différents films qu’elle réalise.

Et cette fois-ci, avec « Jeunesse aux cœurs ardents », c’est d’une quête identitaire sous forme d’hommage appuyé aux soldats français et à la légion dont il s’agit.

EXTRAIT_14

Voici le synopsis : David, 20 ans, habite chez ses parents ; brillants dans ses études et promu à une belle carrière, il accompagne pourtant ses amis, désabusés, dans leurs braquages. Un jour, une de leur victime s’avère être un ancien militaire ayant vécu la guerre d’Algérie : Henri, dit le « Capitaine », qui à 90 ans continue de se battre pour l’honneur et la mémoire des anciens soldats. Fasciné et admiratif, David se rapproche peu à peu du vieil homme : de leur amitié naîtra sa nouvelle vocation…

Le film est particulièrement prenant, et disons le d’emblée, sa durée (2h20) n’est pas un obstacle comme cela pourrait l’être parfois.

Comme dans Patries notamment, on renoue avec la quête identitaire à travers le personnage de David, mais aussi certains de ses amis. David, c’est un jeune français sans histoire, de bonne famille, parisien, mais qui a hérité du néant sidéral. Ses parents doux rêveurs tendance bobos , ne lui ont jamais dit qui il était, d’où il venait, et ont voulu faire de lui leur créature en quelque sorte, en l’occurence un adolescent passionné de philosophie. Point.

Oui mais cela ne fonctionne pas comme cela. David cherche à donner un sens à sa vie, ce qui est sans doute un trait de caractère universel lorsque l’on sort de l’adolescence. Mais en apparence, ce pays n’a rien à lui proposer de trépidant. Il ère donc avec ses amis, certains paumés, d’autres non, certains français de souche, d’autres immigrés fiers de leurs racines, chacun étant conscience de sa différence d’ailleurs (les dialogues contrastent fortement avec ce que l’on peut entendre sur les ondes au quotidien).

En apparence seulement, car la rencontre fortuite de David avec Henri, ancien légionnaire, ancien d’Algérie notamment, va bouleverser sa vie. Il découvre qu’il y’a (qu’il y’eut) des hommes qui s’engage (s’engageaient) encore au nom d’un idéal (la France) et par soif d’aventure. Que ces aventures, celui qui s’en donne les moyens peut aller les vivre de par le monde.

Le rôle d’Henri, joué avec brio par un ancien colonel de la Légion étrangère, est particulièrement intéressant car on y voit un homme âgé mais debout (qui refuse de baisser les yeux lorsque la bande de petites frappes dont fait alors partie David tente de le dépouiller) , pas aigri pour un sou, désireux de transmettre la passion de sa vie, l’attrait pour la carrière militaire et pour la vie de soldat, pour l’aventure, la camaraderie, le sens de l’honneur et de la fidélité.

Des valeurs qui – pour les parents de David – ne sont pas compréhensibles, comme en témoigne la rencontre élégante, lors d’un dîner, entre deux mondes qui ne se comprennent pas. On notera au passage la focalisation sur cette histoire entre un fils qui confie ne pas admirer son père, qui ne lui a jamais rien appris réellement. Et son admiration – mal vécue par le père finalement – pour un autre homme, en qui il trouve le père qu’il aurait sans doute aimé avoir.

Touchant et révélateur aussi, d’une certaine jeunesse actuelle qui ne comprend pas cette génération de parents soixanthuitards ou post soixanthuitards finalement assez égoistes et qui n’ont rien transmis si ce n’est des « valeurs » et des « idées » qui sonnent vides dans les oreilles de jeunes en quête de construction et d’idéal.

« Jeunesse aux cœurs ardents » c’est donc un film autour de la transmission d’un flambeau, d’une flamme guerrière, militaire, aventurière, qui a sauté une génération ou deux dans notre société. C’est l’immersion dans un monde finalement méconnu qu’est celui de l’armée – monde très souvent caricaturé ou décrié par une certaine presse, par « tradition » anti militariste notamment (plus facile de manier un stylo ou un clavier dans son bureau que des armes en Afghanistan ou au milieu d’un conflit africain en effet …).

C’est aussi un film sur l’obligation, pour toute société qui se veut réellement apaisée, de permettre à sa jeunesse des rites de passage (et pas des bizutages alcoolisés en intégration de première année de sociologie), de l’aventure, et surtout de lui donner un sens du devoir et de la mission, de la camaraderie aussi, de la protection et de la fierté du pays qui nous a vu naître et grandir.

Au final, ce film aurait aussi pu s’appeler Si vis pacem, para bellum (« Si tu veux la paix, prépare la guerre ») puisque être soldat, vouloir le devenir, c’est préparer et aller faire la guerre, pour assurer, à sa famille, à ses amis, à ses citoyens, la paix, et un avenir meilleur, même si il est vrai aujourd’hui, que les militaires (et d’ailleurs deux personnages du film l’admettent aussi) sont parfois amenés à servir des intérêts économiques ou politiques qui ne sont finalement pas ceux du peuple pour qui ils se sont engagés.

jeunesse-ardent

Qu’importe, il restera toujours la camaraderie, l’aventure, et la fidélité à la parole donnée …

Le DVD du film (ainsi que les autres films de Cheyenne Carron) est disponible au tarif de 28€ (le prix à payer pour un cinéma indépendant et non subventionné), en précommande ici

Yann Vallerie

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Hommage au légionnaire Goran Franjkovic à Subotica

https://rs.ambafrance.org/

20/11/2017

 

Le 14 novembre, une délégation de l’Ambassade s’est rendue à Subotica pour rendre hommage au légionnaire de 1e classe Goran Franjkovic, mort au combat au service de la France en Afghanistan le 14 novembre 2011.

Cette année, la cérémonie a été rehaussée par la présence de deux légionnaires du 2e Régiment étranger de génie, unité de la Légion Étrangère située à Saint-Christol (Vaucluse) et où servait Goran Franjkovic.

Après avoir été accueillie par la famille, la délégation a assisté à une messe en mémoire du défunt puis s’est rendue au cimetière de la ville. Au nom de l’Ambassade de France, M. Maxime Reynaud, 1er secrétaire, et le lieutenant-colonel Philippe Delsol, attaché de défense, ont déposé une gerbe sur la tombe du légionnaire Franjkovic.

Dans son allocution, l’attaché de défense a souligné le caractère particulier et l’importance de cette cérémonie en raison de la présence de deux légionnaires, pour la première fois depuis 2011, aux côtés de leur camarade mort dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

Le légionnaire était mort en héros

https://www.lanouvellerepublique.fr/

Publié le 22/06/2017

Le Souvenir Français a honoré la mémoire de James David.

Le Souvenir Français a honoré la mémoire de James David.


A l'occasion de la journée nationale des morts en Indochine, l'amicale des anciens légionnaires de la Vienne avait sollicité le comité du Souvenir Français pour apposer le macaron du Souvenir Français sur la tombe du lieutenant James David. Issu de l'école de Saint-Cyr, promotion « Rome et Strasbourg 1944 », il est tombé à la tête de sa compagnie, la 10e de la demi-brigade de la Légion Étrangère. Il défendait une position au col d'Annam, sur la route des forêts à Dong Hoï au Tonkin, le 18 octobre 1953.

Textes décorations 2018 à fin 2020

Le Président de la République,


Sur le rapport du Premier ministre et sur la proposition du grand chancelier de la Légion d'honneur,

Vu le décret n° 62-1472 du 28 novembre 1962 portant code de la Légion d'honneur et de la médaille militaire, notamment ses articles R. 7 et R. 14,

Décrète :

Article 1


Pour la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020, les contingents annuels de croix de la Légion d'honneur sont fixés comme suit :


Grand'croix

Grand officier

Commandeur

Officier

Chevalier

A titre civil

4

8

34

164

1 290

A titre militaire

3

6

50

226

815


Le contingent militaire ci-dessus doit être consacré, au minimum à 75 %, au personnel appartenant à l'armée active.

Article 2


Pour la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020, les contingents annuels dont dispose la ministre des armées pour les personnels militaires sont exceptionnellement majorés de 200 croix de chevalier destinées à des anciens combattants justifiant, pour les anciens de la guerre 1939-1945, d'un fait de guerre ou citation au titre de cette guerre et, pour les anciens des TOE ou d'AFN, de la médaille militaire et de deux blessures de guerre ou citations.

Décret n° 2018-28 du 19 janvier 2018 fixant le contingent de médailles militaires pour la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020

NOR: PRER1800854D
ELI: Non disponible


Le Président de la République,


Sur le rapport du Premier ministre et sur la proposition du grand chancelier de la Légion d'honneur,

Vu le décret n° 62-1472 du 28 novembre 1962 portant code de la Légion d'honneur et de la médaille militaire, spécialement son article R. 138,

Décrète :

Article 1


Pour la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020, le contingent annuel de médailles militaires est fixé à :


- 2 000 pour le personnel appartenant à l'armée active ;
- 1 000 pour le personnel n'appartenant pas à l'armée active, dont un minimum de 15 % consacré à la réserve opérationnelle.

 

Décret n° 2018-29 du 19 janvier 2018 fixant les contingents de croix de l'ordre national du Mérite pour la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020

NOR: PRER1800856D
ELI: Non disponible


Le Président de la République,


Sur le rapport du Premier ministre et sur la proposition du chancelier de l'ordre national du Mérite,

Vu le décret n° 63-1196 du 3 décembre 1963 portant création d'un ordre national du Mérite, spécialement son article 11,

Décrète :

Article 1


Pour la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020, les contingents annuels de croix de l'ordre national du Mérite sont fixés comme suit :


Grand'croix

Grand officier

Commandeur

Officier

Chevalier

A titre civil

4

8

106

538

2 544

A titre militaire

2

6

70

380

1 342


Le contingent militaire ci-dessus doit être consacré, au minimum à 65 %, au personnel appartenant à l'armée active.


Messieurs les Présidents d'amicales.


Le contingent des ordres nationaux pour les 3 années à venir a été publié ce matin; nous en parlions hier lors de l'AG de Laudun, effectivement, la plus grande part des attributions reviendra à l'armée d'active, mais la "porte" reste ouverte pour les anciens combattants, avec cependant des conditions particulières que nous évoquerons plus tard. Si le principe d'une chancellerie des amicales du Sud dépendant du délégué Fsale,le Ces LORHO, est reconduit, il va falloir s'attendre à une charge de travail (et frais) un peu plus importante que celle de 2017.


Des Amicales traitent directement leurs propositions, ce qui est normal, mais la concertation devrait rester un principe d'échanges améliorant non seulement le rendement mais la bonne compréhension des textes, donc , le maximum de chances pour un postulant à un ordre national.


Je rappelle les dates (si un changement n'intervient pas...)


Pour la MM , dossier à Pau ou Aubagne avant le 1er juillet


Pour LH et ONM , dossier à Pau ou Aubagne avant le 1er septembre.


Pour la CCV et la croix du combattant , les dossiers se traitent toute l'année.


Les propositions doivent impérativement émaner des postulants et l'information faire l'objet d'une information de la Fsale sous couvert du délégué Fsale désigné.

Demeurant à votre écoute, recevez, amis Présidents, mes cordiales salutations légionnaires.

(nb: début du travail/réception des demandes dés la mi-mars)

Yves GALVEZ

Les anciens légionnaires toujours solidaires

http://www.centre-presse.fr/

16/01/2018

Les anciens légionnaires dans les locaux de l'aéroport à l'occasion de leur assemblée générale.

C'est devenu une tradition. L'amicale des anciens de la Légion étrangère se réunit tous les ans en assemblée générale à Biard dans les locaux du restaurant l'Orée du ciel dans l'enceinte de l'aéroport. Créée en 1973, elle regroupe 20 membres actifs qui ont tous servi dans la légion étrangère. Il faut y ajouter 24 membres associés parmi lesquels des anciens militaires, amis ou veuves de légionnaires. « Le mot solidarité est important pour nous. La solidarité indéfectible vis-à-vis des nôtres en difficultés et de leurs familles » explique Jacques Vendrell, le président de l'amicale, ancien major après 40 ans d'exercice dans la légion. La devise du temps d'exercice des anciens légionnaires est toujours en application « Honneur et fidélité » et le plaisir de se retrouver est flagrant.


« L'objectif de l'association est la reconnaissance des anciens, l'entretien des liens et la recherche permanente d'anciens légionnaires du département qui pourraient nous rejoindre. Nous nous regroupons pour développer le culte du souvenir et pour perpétrer les traditions » ajoute le président. Le délégué de la fédération sociale des amicales de la légion étrangère, le major Michel Nandron avait tenu à être présent pour honorer l'amicale de la Vienne par sa présence. Avec beaucoup d'humour, il applique une autre devise de la légion « N'entrons pas pas dans les détails. Un légionnaire ne donne jamais de détail » tient-il à préciser. Outre la participation de l'amicale des légionnaires à toutes les cérémonies militaires officielles du département, l'association organisera la commémoration des combats de Camerone, fait d'armes qui a eu lieu au Mexique en 1883. Elle se déroulera sur le site du Rochereau le 28 avril, en présence des autorités civiles et militaires.

Contact: secrétariat AALE 86.
Tél. 05.49.47.17.52, aaledelavienne@ hotmail.com

Une nouvelle crèche pour la Légion Etrangère à Nice

https://blogs.mediapart.fr/

16 déc. 2017

 

A l’approche des fêtes de fin d’année certaines traditions reviennent au premier plan. Une des plus simples et vivaces dans le Sud-Est de la France est celle des crèches. Les crèches de la Légion Étrangère ont dès le départ pour caractéristiques de privilégier les matériaux de récupération, pour évoquer à la fois la crèche catholique symbolisant la naissance de Jésus-Christ ET la Légion.

A l’approche des fêtes de fin d’année certaines traditions reviennent au premier plan.

Une des plus simples et vivaces dans le Sud-Est de la France est celle des crèches.

La première connue est celle – vivante - de Saint François d’Assise à Greccio, en Italie pour Noël 1223, et la première crèche sculptée connue – celle d’Arnolfo de Cambio - date de 1288. C’est dire que l’on vient de loin quand on parle de crèche.

La Légion Étrangère, elle, date en France de 1831. Dès son origine, elle célèbre Noël avec une ferveur particulière et – le plus souvent – avec très peu de moyens matériels.

Fanions et grenade Légion © Davric

Fanions et grenade Légion © Davric

Les crèches de la Légion Étrangère ont donc dès le départ pour caractéristiques de privilégier les matériaux de récupération, pour évoquer à la fois la crèche catholique symbolisant la naissance de Jésus-Christ ET la Légion. Ceci avec parfois une très grande originalité.

Crèche Légion AALE de Nice © Delphine Trojani

Crèche Légion AALE de Nice © Delphine Trojani

Ce n’est pas forcément dans les plus grandes unités que se trouvent les plus belles, quelques légionnaires imaginatifs peuvent réaliser des merveilles dans une unité élémentaire.

Cette tradition continue après même toute obligation de service, quand « rendus à la vie civile » les anciens légionnaires se retrouvent dans leurs amicales. Là encore, l’improvisation et l’imagination ont droit de cité, dans le respect de la tradition d’ensemble.

Alors être invité à découvrir une crèche par les légionnaires, que ce soit en unité ou dans une amicale, c’est toujours un grand moment.

Un moment de réunion, un moment de rappel des valeurs communes de ce corps particulier de près de 9.000 hommes (il n’y a aucune femme dans la Légion), un moment de convivialité et de partage, et aussi un moment de surprise et d’attention.

Comment ont-ils fait ? Quel sera le thème ? Quelle sera la variante (ou le gag) qui émaillera la crèche ?

C’est aussi – quant on n’est pas légionnaire – un honneur que d’être invité à partager l’événement.

C’est ainsi que je l’ai ressenti cet après-midi, dans les locaux de l’Amicale des Anciens de la Légion Étrangère de Nice.

Crèche AALE de Nice © Delphine Trojani

Crèche AALE de Nice © Delphine Trojani

J’étais venu en ami, pas en photographe, donc sans rien pour en garder souvenir. Et puis il arrive que le destin fasse bien les choses et qu’une photographe, ostéopathe et invitée elle aussi, non seulement prenne de belles photos mais ait la gentillesse de les partager.

Crèche AALE Nice © Delphine Trojani

Crèche AALE Nice © Delphine Trojani

Merci à Delphine Trojani pour ces images, où la crèche se retrouve cette fois sous un toit bien particulier fait d’un képi de sous-officier (ou officier subalterne) recouvert de la protection d’origine en toile (devenue rarissime) qui donnera ensuite naissance au « képi blanc » symbolisant la Légion Étrangère. Beige à l’origine, elle sera au fil des ans blanchie par les légionnaires soucieux de marquer ainsi leur ancienneté sous le soleil d’Afrique. Ce soir, c’est devenu le toit de l’étable…

Une fête amicale, un moment d’échange et de partage, avec tous les légionnaires présents à Nice, hors service, ou encore et toujours en service, en tenue de sortie ou de combat, « Sentinelle » oblige.

Crèche AALE de Nice © Delphine Trojani

Crèche AALE de Nice © Delphine Trojani

La tradition n’est pas morte, la Légion est bien vivante, Saint Antoine peut en être fier.

Didier CODANI

Cent dix convives au Lagon

http://www.nicematin.com/

Publié le 20/12/2017

Viviane Passeggi Gibert (Ordre national du Mérite, présidente du Comité de Cannes), Marc Durst (représentant Mougins), Guy Villalonga (adjoint Mandelieu), Sébastien Leroy, Jean-Pierre Bontoux, Jean-Louis Bianchi.

Viviane Passeggi Gibert (Ordre national du Mérite, présidente du Comité de Cannes), Marc Durst (représentant Mougins), Guy Villalonga (adjoint Mandelieu), Sébastien Leroy, Jean-Pierre Bontoux, Jean-Louis Bianchi. Gilles Massé


L'Amicale des Anciens de la Légion étrangère du bassin cannois a organisé son repas de Noël au Lagon.

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Lazare Ponticelli, le dernier des Poilus

https://www.agoravox.fr/

Par Sylvain Rakotoarison (son site) vendredi 22 décembre 2017

Lorsque j’étais petit, je me souviens nettement avoir fait un rapide calcul pour savoir quel âge avait eu mon arrière-grand-mère, que j’adorais et qui me le rendait bien, lorsque la Première Guerre mondiale avait éclaté : 30 ans ! Diable ! Si âgée que cela ! Presque l’âge de ma mère à l’époque du calcul. Je n’avais que 8 ans et pour moi, cette guerre était d’abord une guerre de livre d’histoire, comme celle de "70" (1870) qui a laissé des traces indélébiles dans les cœurs, même le mien, en raison de la situation géographique de la Lorraine et de la perte de l’Alsace-Moselle (dans les classes, on faisait chanter aux enfants des chansons qui dataient de la guerre de 1870). Au début de la guerre 1914-1918, mon arrière-grand-mère n’avait pas encore d’enfant (ils sont nés un, deux et quatorze ans plus tard). J’avais la photo de son mari, de deux ans plus jeune qu’elle, en uniforme, j’en étais presque fier, même si je n’ai pas eu la chance de l’avoir connu, mais il n’y avait pas de quoi être fier, tous les jeunes hommes étaient mobilisés.

C’est treize ans après mon arrière-grand-mère qu’est né Lazare Ponticelli, en Italie (il était Italien), c’est-à-dire il y a cent vingt ans, le 24 décembre 1897 dans le nord de l’Italie. Il a connu trois siècles. Son nom est devenu célèbre le 23 août 2007 lorsqu’il ne restait plus que deux Poilus ("officiels") survivants, lui et Louis de Cazenave (né le 16 octobre 1897), à la mort d’Aimé Avignon, né le 2 février 1897.

Le Président Jacques Chirac avait voulu honorer le dernier Poilu survivant en 2005, en lui réservant une place au Panthéon. Ces trois personnes furent des supercentenaires (plus de 110 ans). Lazare Ponticelli ne voulait pas d’un tel honneur mais après la mort de Louis de Cazenave le 20 janvier 2008, il ne restait plus que lui, à sa grande déconvenue. Avant d’être le dernier, Lazare Ponticelli avait fait état de son opposition à une cérémonie qu’il considérait comme injuste : « Je refuse ces obsèques nationales. Ce n’est pas juste d’attendre le dernier Poilu. C’est un affront fait à tous les autres, morts sans avoir eu les honneurs qu’ils méritaient. On n’a rien fait pour eux. Ils se sont battus comme moi. Ils avaient droit à un geste de leur vivant. Même un petit geste aurait suffi. » ("Le Monde" du 10 novembre 2007).

Issu d’une famille montagnarde pauvre et nombreuse, Lazare Ponticelli fut orphelin de père très tôt (en 1903) tandis que sa mère et ses frères et sœurs ont dû émigrer à Paris pour y gagner un peu d’argent (car sans revenu du père et du frère aîné également décédé), sans lui car ils n’avaient pas assez d’argent pour lui payer son billet de train. Ses premières années furent pour lui très formatrices, car dès l’âge de 6 ans, il lui fallait travailler : « J’ai tout appris de quatre à sept ans et, ce que mon père m’a dit, je ne l’ai jamais oublié : avec le courage, on arrive toujours à ses fins ; bien sûr, on vit des mauvais moments, mais aussi des bons. » (décembre 2006).

À l’âge de 9 ans, en 1907, Lazare a réussi à prendre le train de Piacenza, en Italie, jusqu’à Paris. Au bout de quelques jours traînant dans la gare de Lyon, il fut recueilli par un chef de gare qui l’a conduit dans un quartier d’immigration italienne. Il commença à faire des petits boulots, et c’est étrange comme la petite histoire côtoie la grande : il fut vendeur de journaux à la criée le jour de l’assassinat de Jean Jaurès, tout le monde dans la rue voulait acheter son journal, et il fut aussi garçon coursier pour la physicienne Marie Curie (qui avait déjà reçu un Prix Nobel).

Après une activité de ramonage qui prospérait avant la guerre (mais plus après), il décida de s’engager dans l’armée pour gagner sa vie. Entre août 1914 et mai 1915, Lazare Ponticelli, de nationalité italienne vivant à Paris et trichant sur son âge, s’est engagé à la légion étrangère pour combattre aux côtés des troupes françaises au Chemin des Dames, puis dans l’Argonne (région qui s’étend sur une partie de trois départements, la Meuse, les Ardennes et la Marne), enfin à Verdun. Il sauva la vie à deux soldats blessés, un Allemand et un Français.

À cause de l’entrée en guerre de l’Italie, la France l’a rejeté de ses troupes car il fut mobilisé dans l’armée italienne, et contre sa volonté, il a poursuivi la guerre dans les troupes italiennes contre les troupes autrichiennes entre fin 1915 et novembre 1918. Les combats furent durs, il fut blessé au visage et fut opéré sans anesthésie, et en 1918, à Monte Grappa, dans les Préalpes vénitiennes, il a vu ses camarades mourir sur le front dans des conditions atroces. Lors d’une bataille à la mitrailleuse, il a réussi à faire prisonniers 200 soldats autrichiens.

Après la guerre, il resta encore mobilisé dans l’armée italienne jusqu’en 1920. Puis, Lazare Ponticelli retourna à Paris et a créé avec ses deux frères (dont un qu’il avait retrouvé dans la légion étrangère, engagé comme lui) une entreprise de chauffage et tuyauterie dans le secteur industriel (son premier client fut Beghin, puis des raffineries de pétrole). L’entreprise a bien prospéré : devenue une multinationale, elle compte maintenant plus de 2 000 salariés français.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Lazare Ponticelli a demandé la nationalité française pour s’engager mais à 39 ans, il était déjà trop âgé et on le préférait travaillant à l’effort de guerre dans son entreprise qu’il a délocalisée dans la zone libre, puis relocalisée à Paris après l’invasion de la zone libre. Il s’engagea alors dans la Résistance en détournant des wagons d’obus et en mettant à la disposition des FFI les véhicules de sa société lors de la libération de Paris.

Lazare Ponticelli a pris sa retraite en 1960 et se retira dans une maison de campagne. Il n’a pas parlé de ce qu’il avait vécu pendant la Première Guerre mondiale jusque vers la fin des années 1990 (il était déjà proche du centenaire). On lui a remis la Légion d’honneur le 11 novembre 1995 (à l’âge de 97 ans), comme tous les autres anciens combattants de la Grande Guerre survivants (Jacques Chirac a été le premier Président qui se préoccupa de ces anciens combattants).

Peu avant ses 110 ans, Lazare Ponticelli assista comme chaque année, mais pour la dernière fois, aux commémorations de l’Armistice (le 11 novembre 2007) : « Avant de passer à l’attaque, les camarades et moi, on se disait : si je meurs, tu penseras à moi. C’est pour ça que, depuis que la guerre est terminée, je vais tous les 11 novembre au monument aux morts. » (décembre 2006). Après la mort de Louis de Cazenave, Lazare Ponticelli accepta le 23 janvier 2008 des obsèques nationales simples et dédiées aux combattants de la Première Guerre mondiale. Pas question du Panthéon, son esprit de famille lui préférant de reposer auprès des siens.

Lazare Ponticelli est mort le 12 mars 2008. Une cérémonie d’hommage a eu lieu le 18 mars 2008 dans la cour d’honneur des Invalides après une messe à la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides (le même genre de cérémonie que récemment pour Jean d’Ormesson, mais aussi Simone Veil, Michel Rocard, etc.), en présence du Président de la République Nicolas Sarkozy, de son prédécesseur Jacques Chirac, du Premier Ministre François Fillon et de la plupart des membres du gouvernement. Un ministre italien a représenté l’Italie.

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Ce fut l’écrivain Max Gallo qui prononça l’éloge funèbre en faisant référence au témoignage bouleversant de Primo Levi sur les camps d’extermination de la guerre suivante ("Si c’est un homme"). Une plaque a été posée aux Invalides : « Alors que disparaît le dernier combattant français de la Première Guerre mondiale, la Nation témoigne sa reconnaissance envers ceux qui ont servi sous ses drapeaux en 1914-1918. La France conserve précieusement le souvenir de ceux qui restent dans l’histoire comme les Poilus de la Grande guerre. ».

Lazare Ponticelli fut un miraculé multiple. Car il faut savoir vivre jusqu’à 110 ans, ce n’est pas donné à tout le monde. Et déjà survivre à 16 ans en pleine guerre : « J’ai eu de la chance. Des dizaines de balles me sont passées entre les jambes, aucune ne m’a touché. (…) Cette guerre, on ne savait pas pourquoi on la faisait. On se battait contre des gens comme nous. » ("L’Express" du 12 mars 2008). Au-delà de l’héroïsme du soldat en 1914, du résistant en 1942, il fut aussi l’une des preuves éclatantes d’une immigration réussie puisqu’il a toujours considéré que sa patrie était la France, pour laquelle il était prêt à perdre la vie, et un entrepreneur à succès puisque sa petite entreprise est devenue un grand groupe.

Selon l’Encyclopedia Britannica, plus de 65 millions de personnes ont combattu lors de la Première Guerre mondiale et 9,8 millions de militaires en sont morts. On a dénombré plus de 4 000 anciens Poilus en novembre 1995, 191 en novembre 2001, 87 en novembre 2002, 52 en novembre 2003, 24 en novembre 2004, 12 en novembre 2005, 8 en novembre 2006 et 4 en novembre 2007.

Après la mort de Lazare Ponticelli, il y a eu encore deux anciens combattants français qui n’ont pas eu le "statut" de combattant car ils sont restés moins de trois mois au front : Fernand Goux, né le 31 décembre 1899 et mort le 9 novembre 2008 (il arriva au front le 3 novembre 1918), et Pierre Picault, né le 27 février 1899 et mort le 20 novembre 2008.

Lazare Ponticelli était le dernier combattant français mais pas le dernier combattant tout court. Le dernier engagé dans ce conflit fut une vétéran britannique, Florence Green, née le 9 février 1901, engagée en septembre 1918, et morte le 4 février 2012.

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Après la mort de Lazare Ponticelli, entre ces deux dates, 2008 et 2012, il y a eu encore quinze anciens combattants survivants supercentenaires (ou pas loin), dans d’autres pays : Yakup Satar, né le 11 mars 1898 en Crimée et mort le 2 avril 2008, fut le dernier combattant ottoman ; Franz Künstler, né le 24 juillet 1900 et mort le 27 mai 2008, fut le dernier combattant austro-hongrois ; l’Ukrainien Mikhaïl Kritchevski, né le 25 février 1897 et mort le 26 décembre 2008, fut le dernier combattant de l’armée impériale russe ; Francesco Chiarello (atteint de paludisme en 1918 en Albanie), né le 5 novembre 1898 et mort le 27 juin 2008, et Delfino Borroni, né le 23 août 1898 et mort le 26 octobre 2008, furent les deux derniers combattants italiens ; Waldemar Levy Cardoso, né le 4 décembre 1900 et mort le 13 mai 2009, fut le dernier combattant brésilien (devenu maréchal de l’armée brésilienne en 1966) ; Sydney Lucas, né le 21 septembre 1900 et mort le 4 novembre 2008, et John Campbell Ross, né le 2 août 1899 et mort le 3 juin 2009, furent les deux derniers combattants australiens ; John Babcock, né le 23 juillet 1900 et mort le 18 février 2010, fut le dernier engagé canadien (il n’a pas combattu au front) ; Frank Buckles, né le 1er février 1901 et mort le 27 février 2011, et Andrew Rasch, né le 5 octobre 1901 et mort le 10 décembre 2011, furent les deux derniers engagés américains ; les quatre derniers combattants britanniques furent Henry Allingham, né le 6 juin 1896 et mort le 18 juillet 2009, Harry Patch (le dernier survivant à avoir combattu dans les tranchées), né le 17 juin 1898 et mort le 25 juillet 2009, Claude Choules, né le 3 mars 1901 et mort le 5 mai 2011, enfin, Florence Green, déjà citée. Quant au dernier combattant allemand, Erich Kästner, né le 10 mars 1900, il est mort avant Lazare Ponticelli, le 1er janvier 2008.

Mais ces derniers étaient des survivants. Pour se souvenir des combattants morts pendant cette guerre tragique, des plaques commémoratives qui ont énuméré leurs noms ont été posées dans toutes les communes de France. Histoire de dire que ce serait la "der des ders"…

Note historique sur le siècle antérieur : Les deux derniers vétérans survivants de l’armée française lors des guerres napoléoniennes (entre 1792 et 1815) furent le Français Louis-Victor Baillot (considéré comme le dernier survivant de la Bataille de Waterloo), né le 9 avril 1793 et mort le 3 février 1898, et le Néerlandais Gerrit Adriaans Boomgaard, né le 21 septembre 1788 et mort le 3 février 1899 (considéré comme le premier supercentenaire "homologué").

Susan Travers, la « Miss » de la 13e DBLE

https://www.journaldemillau.fr/

Le 18 mars 2010, Simone Veil a été reçue à l’Académie Française pour occuper le fauteuil laissé vacant par Pierre Messmer. Selon la tradition, elle a fait l’éloge de son prédécesseur.

En retraçant le parcours de l’ancien premier ministre, elle a évoqué ses exploits à Bir-Hakeim en se référant aux écrits d’un témoin de la bataille. Simone Veil en cite un passage : « Notre calvaire commença une nuit de pleine lune, en mai, quand retentirent des tirs d’armes lourdes, juste avant l’aube. Au nord le ciel flamba brusquement et on entendit des salves sporadiques et des explosions ». Elle poursuit : « Ces lignes sont signées de l’adjudant Travers, Susan Travers. Oui, vous avez bien entendu : Susan Travers, légionnaire matricule 22.166. Une femme à la Légion étrangère ? Vous le savez mieux que quiconque, il arrive que des institutions soient créées et vivent longtemps, composées exclusivement d’hommes. Un jour une femme survient, et le visage de cette institution s’en trouve subitement modifié. C’est ce qui est arrivé à la Légion, quand Susan Travers, jeune Britannique engagée dans la France libre, devint chauffeur du général Kœnig ».

Lire la suite dans le Journal de Millau du 22 décembre

Les vertus des crèches de Noël au sein de la Légion étrangère

ttps://fr.aleteia.org/

Agnès Pinard Legry | 22 décembre 2017

Légion étrangère. La crèche témoigne de la richesse et la variété des talents qui animent les légionnaires.

Peu connue du grand public, la tradition des crèches de Noël au sein de la Légion étrangère s’impose comme l’un des rites fédérateurs de ce corps d’élite. Plongée dans la richesse d’un héritage construit et légué par des générations de légionnaires.

Chaque année, au matin du 14 juillet, le pas lent des pionniers de la Légion étrangère résonne sur le bitume des Champs-Élysées. Coiffés d’un képi blanc ou d’un béret vert, les hommes qui la composent interpellent. Corps d’élite de l’armée française, la Légion étrangère représente 7 % des effectifs de l’armée de Terre et devrait compter d’ici l’année prochaine 8 900 hommes. Rassemblant aujourd’hui près de 160 nationalités, elle témoigne de l’importance de fédérer ces soldats autour d’une histoire, d’un passé commun. Et comment l’incarner si ce n’est par des traditions, des rites ? « Les rites sont dans le temps ce que la demeure est dans l’espace », écrivait ainsi Saint-Exupéry dans Citadelle.

Légion étrangère. Reproduction miniature du monument aux morts de Sidi bel Abbès, transporté et installé au 1er régiment étranger d'Aubagne, maison mère de la Légion étrangère.

« Noël, fête chrétienne marquant la venue sur terre pour tous du Messie est, par-delà toutes les croyances, la fête de la famille légionnaire », rappelle le général de division Jean Maurin, commandant la Légion étrangère. Rapidement après sa création en 1831, la Légion étrangère a fêté Noël. Un témoignage rapporte ainsi qu’en 1912, à Fez, le 2e régiment étranger célébrait Noël « autour d’une crèche vivante, comme c’était alors la tradition. Les draps, les chèches, les ceintures bleues constituaient l’essentiel des déguisements de la sainte Famille et des bergers. [….] À minuit, les officiers venaient dans les chambres et la veillée commençait alors autour de la crèche avec ses chants, ses chœurs allemands, russes, espagnols. » Cette tradition n’a cessé de s’enrichir au fil des années : « Au cours de la Grande Guerre, une dimension supplémentaire fut ajoutée avec la réalisation de spectacles, de jeux ou et de sketches. Peu à peu, les crèches vivantes laissèrent la place à des crèches confectionnées par les légionnaires. C’est après la guerre d’Algérie qu’est apparu le concours de crèches au sein de chaque régiment avec attribution de prix par un jury », soulignait il y a deux ans le général Dary, ancien commandant de la Légion étrangère et ancien Gouverneur militaire de Paris.

Ces crèches, réalisées aussi bien dans les garnisons que sur le terrain en opérations extérieures, sont l’occasion de découvrir la richesse et la variété des talents qui animent ces légionnaires. Rivalisant d’imagination, d’ingéniosité et de débrouillardise, ils réalisent ainsi des crèches de Noël, œuvres d’art saisissantes d’humanité. Car au-delà de la scène de la nativité à proprement parler, la crèche témoigne de ce qu’a vécu l’unité, la section, le régiment au cours de l’année qui vient de s’écouler. Le lieutenant-colonel Rousselle, commandant en second du groupement de recrutement de la Légion étrangère, a fait partie, l’année dernière, du jury de sélection. Ce dernier comprend notamment le chef de corps, quelques cadres, le plus jeune légionnaire et éventuellement quelques autorités locales.

Légion étrangère. Passage du jury des creches de Noel au régiment.

« Une crèche m’a particulièrement marqué, se souvient-t-il. L’unité, qui avait été largement déployée dans le cadre de l’opération Sentinelle, avait représenté avec du papier mâché les monuments parisiens dont elle assurait la sécurité. Ce « spectacle » était accompagnée d’une voix, celle d’un légionnaire, qui récitait une lettre envoyée à sa mère où il faisait part de la solitude qu’il pouvait parfois ressentir en ce temps de Noël ». « La Nativité, avec Jésus, Marie et Joseph, est systématiquement présente. Mais il s’agit aussi de raconter une histoire, leur histoire (celle des légionnaires NDLR) », insiste-t-il.

Cette année, le groupement de recrutement de la Légion étrangère, situé au Fort-de-Nogent, a choisi comme thème le 11e régiment étranger d’infanterie. Créé en 1939 au début de la Seconde Guerre mondiale, il a été dissous en 1940. « S’il n’a eu que six mois d’existence, les hommes de ce régiment ont incarné le courage ultime : le sacrifice de leur vie pour l’accomplissement de leur mission. Sur les quelque 3 000 hommes que comptait le régiment, 2 300 ont été tués, rappelle le lieutenant-colonel Rousselle. En avril 2018 nous allons recevoir la garde du drapeau du 11e régiment étranger d’infanterie, d’où le choix de faire notre crèche sur ce thème.

Légion étrangère. Crèche légionnaire.

« Le monde entier a retenu de Noël l’image de la Sainte Famille. Noël, dans la tradition chrétienne est devenu ainsi la fête de la famille. Cette fête de la famille a largement dépassé la chrétienté, puisque toute famille, de par le monde, a le souci de se réunir à cette occasion, rappelle encore le général Dary. La Légion se présentant comme un refuge et une famille d’accueil pour tous ses hommes venus du monde entier, il paraissait naturel qu’elle intégrât cette fête à son patrimoine. Le légionnaire a fui ou quitté un métier, une patrie, des amis, une fiancée, et seule la chaleur d’une famille peut remplacer un tel vide dans le cœur et l’esprit d’un homme, surtout la nuit de Noël ». « Noël est fêtée avec ferveur par toute la communauté légionnaire lors de la veillée du 24 au 25 décembre, quelles que soient les circonstances, pour qu’au cours de cette nuit, plus que jamais, la Légion tienne lieu de famille au légionnaire », insiste également l’actuel commandant de la Légion étrangère, le général Maurin. Une Patrie, une famille.

Légion étrangère. la crèche témoigne de ce qu’a vécu l’unité, la section, le régiment au cours de l’année qui vient de s’écouler.

À la Légion, la crèche met tout le monde d’accord

http://www.ledauphine.com/

Publié le 19/12/2017

Le colonel Guillaume Dujon, chef de corps du 2 e régiment étranger d’Aubagne, explique que « la crèche est la symbolique communautaire et familiale.» Photo Le DL / Patrick ROUX

À la Légion étrangère, la crèche de Noël n’est pas une affaire de religion. Mais de tradition et de fraternité familiale. Chrétiens, musulmans, juifs, orthodoxes, ou athées, tout le monde s’y colle.

et si la Légion étrangère était une école de la tolérance et du bien vivre ensemble ? Voilà qui peut surprendre tant cette unité combattante est peuplée de costauds prêts à défendre chèrement le drapeau français. De grands soldats.

Il n’empêche qu’ils pourraient donner bien des leçons. Le code d’honneur du légionnaire est riche d’enseignements. Sur la solidarité, sur la fraternité, au-delà des confessions… Alors le débat qui depuis quelques années nourrit les positions dogmatiques des uns et des autres sur la présence des crèches dans le hall des mairies, passe au-dessus du képi blanc des légionnaires.

Partout où ils sont, ils font la crèche. Mohammed fait la crèche, Simon fait la crèche, Adesh fait la crèche, Jean fait la crèche. Sur une caisse de munitions, sous un arbre du voyageur, à l’abri d’une dune, ou dans les caves du régiment…

À lire en dernière page des éditions de ce mercredi

Miandrivazo : Un ex-légionnaire abatu

http://www.newsmada.com/

Publié le 14/12/2017

Les "Musiques et Chœur de l'armée française" débutent leur tournée à Paris

https://culturebox.francetvinfo.fr/

Par Jean-Michel Ogier Publié le 09/01/2018

Aurore Tillac dirige les Choeurs de l'Armée Française depuis 2007

Aurore Tillac dirige les Choeurs de l'Armée Française depuis 2007 © Garde Républicaine

Le samedi 27 janvier, le Palais des Congrès de Paris va résonner des "Musiques et Choeur de l'armée française". 150 musiciens et chanteurs appartenant aux différentes formations musicales de l'armée française vont interpréter des marches militaires, mais aussi sortir de leur répertoire pour aborder l'opéra ou les musiques de films. Un spectacle qui partira ensuite en tournée dans toute la France. Les choeurs de l'armée française dirigés par Aurore Tillac, la musique de la Légion étrangère, la fanfare de la cavalerie de la Garde Républicaine et le Bagad de Lann Bihoue. C'est la belle affiche que proposent ces deux concerts au palais des Congrès de Paris le 27 janvier prochain.150 artistes en habit d'apparât réunis pour deux heures de spectacle. Au programme : des grandes marches militaires mais aussi des airs d'opéra et des musiques de films.

C'est Patrick Poivre d'Arvor qui aura la charge d'animer cette soirée. il va raconter l'histoire de ces formations

 

Ça fait partie du moral des armées et même du moral tout simplement de la société civile. Les forces armées nous protègent mais elles savent aussi se détendre et nous détendre".

L'histoire récente l'a encore prouvé. Souvenez-vous du 14 juillet dernier quand la fanfare s'est lancée dans une reprise de Daft Punk sous les yeux d'un Emmanuel Macron ravi et d'un Donald Trump indifférent. Ou quand, un mois plus tôt avant le match France-Angleterre au Stade de France, le maréchal des logis-chef Jean-Michel Mekil de la Garde Républicaine a chanté le célèbre titre d'Oasis, "Don’t Look Back in Anger", en mémoire des victimes des attentats de Manchester et de Londres.

Les formations de musique militaires savent sortir de leur registre habituel pour interpréter des classiques ou des "tubes" comme "Amazing Grace".

Les "Musiques et Chœur de l'armée française" se produiront aussi à Strasbourg, Lille, Lyon et Caen entre autres.

Général Bruno Dary : « Noël, c’est la fête de la famille Légion »

http://www.bvoltaire.fr/

Publié le samedi 23 décembre 2017

 

Le général d’armée (2s) Bruno Dary, gouverneur militaire de Paris de 2007 à 2012, commanda la Légion étrangère de 2004 à 2006. En 2014, à l’occasion de Noël, il avait donné une tribune à Boulevard Voltaire.

Cette année, il a bien voulu expliquer au micro de Boulevard Voltaire toute l’importance que revêt la fête de Noël pour les légionnaires, ces hommes venus du monde entier pour servir la France.

Pourquoi la Légion étrangère a-t-elle adopté cette tradition des crèches de Noël ?

Je crois que pour cela, il faut revenir aux écrits car comme le disait le Livre vrai, « Au commencement était le verbe« .
Dans la définition de la Légion, la Légion est « une force combattante constituée d’étrangers et placée sous commandement français« .
« Une force combattante » : cela signifie que les personnes qui s’engagent dans la Légion ne s’engagent pas pour faire n’importe quel métier ; ils savent qu’ils vont risquer leur vie pour défendre un pays qui n’est pas leur patrie naturelle, qui n’est pas leur mère nourricière.
« Constituée d’étrangers » : en effet, il y a aujourd’hui 140-150 nationalités différentes. C’est donc une structure multi-ethnique.
« Placée sous commandement français » : la Légion a près de 200 ans d’existence, elle a été fondée sous Louis-Philippe en 1831. Les officiers, pour la plupart, sont français et elle est de structures et de culture françaises. Ces officiers français établissent le lien entre ces étrangers qui peuvent garder la nationalité et la France. La Légion est donc une unité multi-ethnique mais monoculturelle, avec une culture qui s’est construite sur près de 200 ans, avec des rites et des traditions.


La Légion étrangère est-elle censée obéir au principe de laïcité ?

Oui bien sûr. Mais Noël va au-delà de la laïcité.
La Légion a hérité sa culture et ses traditions de la culture française qui est, qu’on le veuille ou non, chrétienne. Noël correspond au début de notre ère. Nous sommes en 2017, c’est-à-dire 2017 années après la naissance du Christ. Que l’on soit chrétien ou non, peu importe, cela ne change rien.
La tradition de la crèche est une tradition qui n’est pas uniquement française, mais qui est chez nous respectée. La Légion en a donc héritée. On trouve les premiers écrits au début du XXe siècle, vers 1910 au Maroc. On faisait des crèches vivantes. Du point de vue du sens profond, Noël est la fête de la Sainte Famille qui est devenu la fête de la famille. À Noël, tout le monde se regroupe. Or le légionnaire a quitté son pays, sa famille et son travail, etc. Il va donc retrouver une nouvelle famille qui est la Légion. D’où la devise de la Légion qui est Legio patria Nostra, la Légion est notre patrie. Toute la famille se regroupe au moment de Noël.

Est-ce qu’un régiment de Légion qui a sa crèche c’est comme une famille qui a sa crèche chez soi ?

C’est même plus que ça.
Dans la vie de la Légion, il y a trois fêtes : Camerone, la fête du combattant, en souvenir des soldats morts en 1863 aux combats symboliques de Camerone au Mexique; Noël, la fête du cœur et de la famille ; et enfin la fête du régiment, la fête des anciens.
La vie est donc rythmée ainsi. Noël va bien au-delà de la crèche.
À Noël, chacun se retrouve, on fait un temps calme, une crèche et on se prépare selon ce que chacun souhaite faire, selon le régiment, ses sentiments et la vie de chacun qui s’organise. Noël va donc bien au-delà de la crèche, c’est la fête de la famille Légion où chacun se retrouve en unité constituée. Certains viennent du Kirghizistan, d’autres du Brésil, d’autres de Chine, etc. Ils ont tout quitté pour venir, c’est donc normal que la famille se resserre. C’est vrai en permanence, mais Noël est là pour le rappeler.

Noël, la fête de la famille Légion

https://www.ladepeche.fr/

Publié le 25/12/2017

L'esprit de Noël, à la Légion, est ancré dans les traditions. Où qu'ils soient, à Noël, tous les légionnaires font leur crèche pour la fête de la famille Légion, formidable exemple de cohésion et d'intégration.

«Chaque légionnaire est ton frère d'armes, quelle que soit sa nationalité, sa race, sa religion. Tu lui manifestes toujours la solidarité étroite qui doit unir les membres d'une même famille…» C'est inscrit dans le code d'honneur que tout légionnaire récite haut et fort quand il coiffe son képi blanc. La Légion étrangère est une grande famille, une famille qui se retrouve à Noël autour des traditions de l'institution et, parmi elles, les crèches que tous les légionnaires, où qu'ils soient dans le monde, fabriqueront de leurs mains. Au «4», régiment école de Castelnaudary, commandé par le lieutenant-colonel de Roffignac, on sacrifie à la tradition. Pour les jeunes engagés volontaires, c'est leur premier Noël à la Légion. Ici, quelque 120 nationalités et des jeunes gens venus des quatre coins du monde, qui ont choisi de servir la France et ses valeurs, se retrouveront loin de chez eux et de leurs proches. Ils fêtent Noël avec leur nouvelle famille. Les cadres sont là, qui,eux, ont passé la veillée avec leurs hommes. «Ce soir-là, la parole se libère, les cœurs s'ouvrent», rapporte ce lieutenant de la compagnie de commandement et des services (CCS). Lui, c'est son vingt-huitième Noël à la Légion. Son premier, il s'en souvient comme si c'était hier. «C'est gravé à tout jamais, et cela vous suit», confie-t-il. «Aujourd'hui, je transmets ce que j'ai reçu. C'est aussi notre devoir d'être auprès des jeunes. Noël, c'est être ensemble pour la famille Légion». La CCS a fait sa crèche. Elle évoque le centenaire de la Grande Guerre. La section de fortes têtes a mis l'accent sur un son et lumière et misé sur la simplicité. Il faut séduire le jury qui passera le 24. On joue notamment sur l'émotion, mais pas seulement. De nombreux critères sont retenus.
À la seconde compagnie, c'est le premier Noël du jeune lieutenant arrivé en août dernier, de l'école d'application de l'Infanterie au «4». «Il est de tradition que la conception de la crèche soit confiée au lieutenant de première année», souligne-t-il, expliquant avoir proposé le thème de la Grande Guerre au commandant d'unité, qui l'a validé. «Nous les faisons avec ce que nous avons sous la main. Le légionnaire est un combattant et un bâtisseur. Nous sommes tous un peu charpentier, maçon et même informaticien», explique l'officier de la CCS. Dans chacune des compagnies du 4e régiment étranger, tous les talents ont été mis à contribution. la Légion en est une source inépuisable. «L'instruction continue, il y a les challenges sportifs, mais ils s'investissent à fond sur leur temps libre», confie le jeune lieutenant de la seconde compagnie, soulignant comment tout a été réalisé avec du matériel de récupération. Ici, on a travaillé tous les plus petits détails des deux tableaux, où l‘on racontera les tranchées, en 1917, et Noël, cinquante ans plus tard. Là aussi, racontée avec infiniment de délicatesse. Parce que sous l'uniforme de ces soldats d'élite, bat un cœur d'homme…
Une tradition qui remonte aux origines

Noël, c'est la fête de la famille légionnaire, dont le but est de renforcer les liens entre les plus jeunes et les anciens. Chacun recevra un cadeau, le soir de la veillée, moment fort de la fête, au repas, entrecoupé de saynètes où, souvent, les cadres sont mis en scène et taquinés. Très vite après sa création en 1831, la Légion étrangère adopta Noël. Pour la Légion, famille d'accueil pour tous ces hommes venus du monde entier, il semblait naturel d'intégrer cette fête à son patrimoine. Ces jeunes gens, qu'ils soient en rupture familiale, professionnelle, psychologique ou autre, trouvent ici une nouvelle chance. C'est l'Espérance, symbole de Noël.


Gladys Kichkoff

Les légionnaires de Castelnaudary ont reçu leurs képis au Luc

http://www.varmatin.com/

Publié le 15/12/2017

Les nouvelles recrues ont reçu leur marque d'entrée dans la famille de la Légion.
Les nouvelles recrues ont reçu leur marque d'entrée dans la famille de la Légion. A. B.

 

Mercredi matin, sur la place de la Liberté, Pascal Verrelle, maire du Luc, Daniel Mennegand, président du comité d'entente des associations patriotiques, et l'adjudant Arthur Maquet, président de l'Amicale des anciens de la Légion étrangère, avaient convié la population, les associations patriotiques, les sapeurs-pompiers, les autorités civiles, représentées par plusieurs élus du Centre Var, et les autorités militaires, représentées par le général Pichon, à la remise du képi Blanc aux nouvelles recrues actuellement en cours d'instruction au 4e régiment Étranger à Castelnaudary (Aude)...

À travers le personnage de Hélie de Saint-Marc

https://www.lechorepublicain.fr/

Publié le 04/12/2017

À travers le personnage de Hélie de Sain

Georges Mourier réalisateur du documentaire et Abderahmen Moumen, historien. © Droits réservés

À l’occasion d’un café historique, samedi, les fractures de la société française causées par la guerre d’Algérie ont été évoquées.

Les cafés historiques de la région Centre Val de Loire et l'office national des anciens combattants ont organisé, samedi après-midi, à la librairie l'Esperluète, une projection-débat autour du documentaire Servir, de Georges Mourier. Il évoque la personnalité de Hélie de Saint-Marc.

Ce résistant, ancien de Saint-Cyr, déporté en Allemagne à Buchenwald, puis membre de la légion étrangère en Indochine et à Suez, cet officier d'élite a été confronté au dilemme de la guerre d'Algérie. Le 22 avril 1961, cet homme d'honneur bascule dans la dissidence pour soutenir le putsch des généraux. Il devient un rebelle et le paiera de la réclusion criminelle.

"Le choix des hommes"

Samedi, le réalisateur était présent ainsi qu'Abderahmen Moumen, historien, chargé de mission - Mémoire de la guerre d'Algérie - à l'Office national des anciens combattants. Vingt personnes ont assisté à la séance.

Le documentaire fait partie de la série "Le choix des hommes" où six documentaires ont été réalisés par Georges Mourier, sur les thématiques : croire, agir, trahir, mentir, combattre, servir : « Ces hommes ont dû confronter leur conscience à un contexte historique bien précis comme la Seconde Guerre mondiale ou dans le cas d'aujourd'hui, la guerre d'Algérie. »

Abderahmen Moumen, historien, explique : « Nous allons évoquer les fractures de la société française causées par la guerre d'Algérie de 1954 à 1962, comprendre les enjeux nationaux et analyser les faits historiques de manière neutre et dépassionner le débat. »

Qui es-tu Tavite Veredamu ?

http://www.lerugbynistere.fr/

Publié le 30 novembre 2017

VIDEO. France 7 - Qui es-tu Tavite Veredamu ?

Tavite Veredamu fait de sérieux dégâts sur les pelouses de Fédérale 1. Crédit photos : Armand Deyron


L'équipe de France de rugby à 7 a fait appel au 3e ligne de Nîmes Tavite Veredamu pour le tournoi de Dubaï. Un joueur qui ne laisse personne indifférent.

Ce vendredi débute la nouvelle saison des Sevens World Series avec le tournoi de Dubaï. Pour les Bleus, présents sur place depuis déjà une grosse semaine, les phases de poules débuteront par un match contre l'Écosse. Il faudra ensuite de frotter à l'Angleterre et l'Espagne. Une poule à portée des hommes de Jérôme Daret. Le nouveau sélectionneur de France 7 va découvrir le circuit mondial mais il ne sera pas le seul. Aux côtés des cadres sous contrat comme Laugel et Parez, on trouve Tavite Veredamu (28 ans, 1m90, 105 kilos). Son nom ne vous dit peut-être pas grand chose mais sur les pelouses de Fédérale 1 où il évolue avec le club de Nîmes (1er de la poule 4), le Fidjien d'origine ne laisse pas indifférent. En l'espace de six matchs joués (6 titularisations) cette saison, il a inscrit 7 essais, dont un quadruplé.

Michel Berard, manager du Rugby Club Nîmois

C'est un bel athlète. Un joueur complet et un gros défenseur. Nous on le fait jouer en 3e ligne aile, mais il pourrait très bien évoluer au poste de numéro 8 ou bien chez les trois-quarts, au centre, à l'aile et même à l'arrière.

Une polyvalence qui devrait lui faciliter la tâche à 7. C'est dans son pays natal qu'il a découvert cette discipline. Il a commencé le rugby en 2005 au sein du club de Nakavu au Fidji avant de rejoindre Nîmes en 2010. Son parcours est plutôt atypique puisque Tavite est sous-officier au sein du 2e Régiment étranger d'infanterie de la Légion étrangère. "Il est arrivé chez nous par hasard, se souvient Michel Berard. On ne sait pas s'il a été muté ici. Il a peut-être demandé autour de lui où il pouvait jouer au rugby et il s'est présenté au stade. Le club est connu par les militaires du coin." Au RCNG, on a vite appris à le connaître même s'il a peu joué en Fédérale 2 lors de son arrivée à cause de son travail. C'est après la relégation à l'échelon inférieure qu'il a pu enchaîner les matchs. "On s'est aperçu qu'il était largement au-dessus des autres". Des performances qui lui ont notamment permis d'être sélectionné avec l'équipe de France militaire pour la Coupe du monde 2015. Avec comme point d'orgue, la victoire historique face à la British Army avec un essai à la clé. Son meilleur souvenir sportif.

Ils étaient une poignée à surclasser les autres lors de cette compétition. " C'est un extraterrestre et depuis un moment", confie son coéquipier en équipe de France militaire Antoine Robichon. Ses performances sont allées crescendo. Il a par la suite été invité à participer à un tournoi de rugby à 7 et été repéré par la Fédération française de rugby. "Le manager des équipes de France à 7, Christophe Reigt, m'a appelé en juin dernier pour que Tavite parte en stage à Biarritz avec l'équipe de France". Et il a su convaincre puisqu'il a été rappelé pour un second stage avant d'être sélectionné pour le Tournoi de Dubaï. Sera-t-il le nouveau facteur X des Bleus, désormais privés de Virimi Vakatawa ?

 

Crédit vidéo : Rugby Club Nîmois

Une fierté pour le club même s'il va cruellement manquer en championnat. "On va être un peu orphelin mais c'est la vie. C'est comme lorsqu'on a un enfant doué et qu'il quitte le cocon familial. En plus d'être bon sur le terrain, c'est un garçon charmant". Le Rugby Club Nîmois a d'ailleurs déjà failli le perdre. Tavite Veredamu a en effet été contacté par des clubs de Pro D2 mais il aurait dû quitter l'armée. Or il est encore engagé. Il devra donc finir son temps avec la Légion après sa pige avec la FFR. On parle d'un contrat fédéral de deux ans. Il pourrait donc très bien jouer la Coupe du monde l'année prochaine aux Etats-Unis. Il n'est pas impossible qu'il soit prolongé en vue des Jeux olympiques de Tokyon en 2020 s'il est performant sur le circuit mondial. Premier élément de réponse ce vendredi à Dubaï.

Aubagne : Xisto, le légionnaire volleyeur

http://www.laprovence.com/

Jeudi 07/12/2017

 

L'ancien international brésilien, co-entraîneur des féminines d'Aubagne-Carnoux (N2), est aussi caporal-chef à la Légion étrangère. Portrait

Sports - Aubagne : Xisto, le légionnaire volleyeur

La neige vient à peine de fondre sur Marseille mais le froid est encore vif. Un temps à ne pas mettre un Brésilien dehors en somme. Antonio Carlos da Silva Xisto, lui, n'a pas repoussé le rendez-vous : "L'adversité fait plaisir aux guerriers". Du soldat, le Carioca d'origine a la carrure : 1,93m, 115 kilos. Un mini Teddy Riner. La voix douce, les yeux rieurs et l'appareil qui ceint les dents du haut tranchent avec le physique très imposant. "Les filles ont besoin de ce côté guerrier, parce qu'elles sont trop dans leur confort, explique-t-il. J'essaie de muscler leur jeu pour qu'elles supportent la pression du championnat."

Le nouveau co-entraîneur d'Aubagne-Carnoux (N2F) tient cette mentalité d'une vie parallèle au volley : Xisto est dans la Légion Étrangère depuis 2004. Et il y est entré presque par hasard. Le jeune cinquantenaire se souvient : "Je venais voir un ami pour passer un test au Paris Volley. Il n'était pas à l'heure du rendez-vous, donc j'ai fait un tour." Direction la Légion Étrangère de Vincennes, à la base pour demander des informations, voir les armes et les chars. "Je croyais entrer dans un musée mais je ne parlais pas bien français. C'était un piège", s'esclaffe Xisto. "Ils m'ont donné un survêtement, m'ont rasé les cheveux... À la fin de la journée je dis "allez salut, j'y vais". En fait je ne pouvais plus sortir !" À l'époque, le Brésilien veut se stabiliser en France, la Légion le lui permet. Surtout, elle lui fait connaître une autre existence, loin des hôtels, des bons repas, des salles pleines et des groupies qui rôdent autour des parquets brésiliens. "Avant, tout me tombait dessus. Pour les filles par exemple, je n'avais pas besoin de faire d'effort, certaines me demandaient de signer des autographes sur leurs culottes... C'était mon monde mais ce n'est pas la vraie vie"

Derrière l'intouchable football, le volley est en effet l'un des sports les plus populaires dans le pays lusophone. Là encore, un concours de circonstances fut nécessaire pour rapprocher Antonio de ce qui sera la passion d'une vie. "Quand j'étais petit j'avais un problème aux jambes, mes genoux étaient arqués vers l'intérieur, l'inverse de Garrincha (l'un des meilleurs footballeurs auriverde de l'histoire, ndlr). Mon père m'a offert un appareil pour marcher, on me l'a volé une fois, puis un chien l'a cassé. Ma famille n'était pas riche, donc on n'a pas pu en acheter un troisième." Le médecin de famille est formel : il faut que le tout jeune Antonio fasse du sport. Ce sera le volley-ball, dès ses six ans révolus. La suite, ce sera des titres, des sélections en équipe nationale et beaucoup de clubs, principalement au Brésil, en Argentine ou en France (Étables-Sur-Mer, dans les Côtes-d'Armor). Mais aussi des voyages dans le monde entier pour des tournois, une expérience riche complétée par les missions avec l'armée, en République centrafricaine et en Côte d'Ivoire principalement. "La Légion me permet de partager, je fais ça pour le côté humain. Il y a des gens qui travaillent pour vivre et d'autres qui vivent pour travailler. Je suis plutôt dans la deuxième catégorie", poursuit le caporal-chef, qui a obtenu la nationalité française en 2008 et vit à la caserne d'Aubagne depuis deux ans. Antonio Carlos da Silva Xisto a même prolongé son contrat à la Légion jusqu'en 2024. De quoi continuer longtemps sa mission aux côtés d'Antoine Aleman ? Le président d'Aubagne-Carnoux est en tout cas conquis : "Antonio est une référence dans le volley-ball. Il incarne les valeurs de notre club à savoir le respect et le travail."

"Le volley c'est ma drogue, confirme le principal intéressé. Même si ma vie est à la Légion, je donne chaque minute à mon sport et au club quand c'est possible. Sans salaire, uniquement par passion." Et cette passion, ses joueuses la ressentent, coach Xisto leur demandant un effort permanent pendant l'entraînement.

"Mais elles progressent. À partir du début de l'échauffement c'est'en avant en avant'. Pour que le ballon tombe plus vite, il faut taper plus fort, il faut de l'agressivité, de la discipline et de la concentration." Comme dans l'armée.

Ludovic Ferro


Traduction

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