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Légionnaire toujours...

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2017




Camerone Autrement

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Dans cette terre chaude du Mexique, pour ces soldats français venus d’Afrique du Nord, chaque soir ils attendaient le lendemain avec calme et sérénité, sur le principe partagé qu’un lendemain ne pouvait être que radieux et chantant puisqu’il était fait pour parfaire la tâche entreprise la veille.

Dans cette région humide et chaude, nos soldats commençaient leur journée par des gestes lents et mesurés, l’un préparant le café, l’autre surveillant les alentours et celui-ci s’affairant à équiper les mules avant le départ de la compagnie. Chaque action entreprise le matin étant conçue comme la suite de celle commencée la veille et l’amorce à entreprendre pour celle de demain… la routine !

Depuis qu’ils étaient partis de leur cantonnement pour remplir cette mission que seuls les officiers en connaissaient le but, chaque jour avait son lendemain, chaque lendemain son soir, de quoi préparer un nouveau lendemain… Les jours passaient inlassablement sans pour autant cesser les activités ce qui permettait aussi de dire qu’ils se ressemblaient.

Or, il advient qu’un jour, qu’un matin, se détachaient en ombres chinoises dans l’horizon proche, un groupe de cavaliers mexicains en mouvement se détachait, affichant une hostilité programmée et la mission secrètement gardée se révélait dans toute sa brutalité aux hommes du capitaine Danjou.

L’homme chargé de faire le café donna un grand coup de pied dans le chaudron ce qui déclencha le signal d’alerte, chacun compris que ce matin là serait probablement sans lendemain.

La commémoration du combat de Camerone nous unit, elle nous permet d’afficher nos valeurs et d’exprimer notre attachement à l’alchimie transportée jusqu’à nos jours des légionnaires du capitaine Danjou qui nous ont donné l’esprit de Camerone et cette commémoration, instant impalpable et insaisissable où la main est présentée et portée par un des nôtres.

Instant présent où nous sommes solidaires avec le sergent-chef (er) Van Phong N’Guyen et honorés de le savoir entrer dans la légende des   porteurs de la main en ce 154e anniversaire du combat de Camerone.

More Majorum.

C. M.


Camerone 2017, hommage particulier aux volontaires supplétifs indochinois.

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Publié le 10/03/2017

Le général commandant la Légion étrangère Jean Maurin avait rendu officiel, en janvier, le thème de l’année 2017 pour toute la Légion : « légionnaire, tu es un volontaire ». Dans la continuité de ce message,il a souhaité souligner le rôle déterminant des volontaires indochinois qui ont combattu comme supplétifs dans les rangs de la Légion. Ces «frères d’armes » seront représentés par le sergent-chef (er) N’Guyen Van Phong, futur porteur de la main du capitaine Danjou, à l’occasion de la commémoration du combat de Camerone, à Aubagne le 30 avril 2017.

Le général commandant la Légion étrangère Jean Maurin avait rendu officiel, en janvier, le thème de l’année 2017 pour toute la Légion : « légionnaire, tu es un volontaire ». Répété à chaque occasion, il permet à la communauté Légion de se retrouver durant toute l’année autour d’un message fort et fédérateur qui s’impose à chaque régiment. Cette année, le message est le premier article du code d’honneur de la Légion étrangère, instauré dans les années 80 : « Légionnaire, tu es un volontaire servant la France avec honneur et fidélité ». Et dans cet article, le mot « volontaire » sera mis en avant. Il rappelle symboliquement le premier pas, le premier acte de volontariat, qui a amené chaque légionnaire, chaque sous-officier, mais aussi chaque officier à venir servir la Légion étrangère.

Bérêt blanc des CIPLE | Collection du musée de la Légion étrangère

Dans la continuité de ce message, le général a souhaité souligner le rôle déterminant des volontaires indochinois qui ont combattu comme supplétifs dans les rangs de la Légion. L’Histoire retient cet épisode comme celui du « jaunissement » (1950 – 1954).

A toutes les époques, l’armée française eut recours à des soldats indigènes dans ses territoires coloniaux. Mais, jusqu’à la guerre d’Indochine, la Légion y échappa. L’introduction de réguliers indochinois dans la quasi-totalité des formations légionnaires fut décidée pour remplacer les pertes subies sur la RC 4 ; le général de Lattre de Tassigny accéléra le processus. Si la Légion fut attentive à ne jamais dépasser un volume trop important, au risque de trop ressembler à la Coloniale, chaque bataillon était prévu en compter jusqu’à 400, pour arriver à 1 200 hommes. Plusieurs méthodes furent employées : l’amalgame avec les compagnies indochinoises parachutistes de la Légion étrangère (CIPLE) dans les BEP, la substitution dans les unités spécialisées, ou la mise sur pied de bataillons mixtes dès leur constitution. Les supplétifs apportèrent leurs techniques de guérilla, leur connaissance du terrain, leurs méthodes non conventionnelles. La Légion, ainsi qu’elle avait appris des espagnols, des russes, des allemands, gagna un élément précieux avec les supplétifs indochinois : la souplesse. Faut-il rappeler cet épisode, lorsqu’un légionnaire hongrois ordonne un « mau-len, mau-len » répercuté par un supplétif indochinois qui crie « schnell, schnell ». L’amalgame a fonctionné entre frères d’armes. Plus de 2 000 d’entre eux ont été tués au combat. Une plaque à leur mémoire sera dévoilée au musée après la prise d’armes de Camerone, le 30 avril 2017.

le sergent-chef (er) N’Guyen Van Phong reçu par le général Maurin le 13 mars 2017

Parmi ces «frères d’armes », le général Jean Maurin vient de désigner le sergent-chef (er) N’Guyen Van Phong pour les représenter. Il sera le futur porteur de la main du capitaine Danjou à l’occasion de la commémoration du combat de Camerone, à Aubagne le 30 avril 2017.

Né le 21 décembre  1935 au Nord Vietnam à Noi Bai, il s’engage à dix-huit ans pour servir comme supplétif au 32e bataillon de marche de tirailleurs sénégalais  (32 BMTS) du Corps expéditionnaire français. D’abord à la 329e, puis à la 331e compagnie de supplétifs militaires, il servira ensuite au commando 14 en 1953. Il obtient trois  citations durant cette année. Un an plus tard, en mai 1954, il contracte un engagement au titre de la base aéroportée Nord (BAPN) et est affecté au 1er bataillon étranger de parachutiste (1BEP) d’abord comme supplétif, il porte le béret blanc. Le 19 septembre 1955, il est admis comme «légionnaire » par l’intendant militaire de Saïgon.  Il sera ensuite affecté au 2 BEP en 1955. Il est peu après rapatrié en Afrique du Nord. Le légionnaire Nguyen quitte sa terre natale, avec trois citations sur sa croix de guerre des TOE et un brevet de parachutiste, mais ne quitte pas pour autant la guerre. Lorsqu’il arrive en Algérie, les opérations militaires ont débuté depuis plus d’un an.

Grenadier-voltigeur « dynamique et courageux, volontaire pour toutes les sorties de jour et de nuit », il fait montre « des plus brillantes qualités de combattant ». En dix-huit mois, il est à nouveau cité à trois reprises et s’affirme comme un soldat éprouvé qui, après la perte de son chef prend le commandement de son équipe. En 1957, il s’illustre pour avoir « magnifiquement » donné l’assaut à des rebelles algériens. Cité une nouvelle fois mais cette fois–ci à l’ordre de l’armée, il se voit attribuer la médaille militaire « car par son action déterminée, il a été l’un des plus efficaces artisans d’un succès coûtant à l’adversaire soixante morts, six mitrailleurs, vingt pistolets mitrailleurs et trente fusils ». Caporal en 1958, caporal-chef l’année suivante, il est affecté à la 3ème compagnie saharienne portée de la légion étrangère (CSPL) en octobre 1960. Deux ans plus tard, il est promu sergent et, en 1963, la 3ème CSPLE qui est dissoute devient la 7ème compagnie portée du 4°REI. Le sergent Nguyen quitte définitivement l’Algérie en 1964 et rejoint ensuite la 13ème DBLE qui vient de s’installer à Djibouti. A son retour en 1967 il est affecté au 2ème REP et effectue le déménagement du régiment entre Bou-Sfer et Calvi. Il y est considéré comme une excellent chef de section. Il est naturalisé français en 1968 et se marie en 1970. Jeune sergent-chef affecté à la 2ème compagnie, il prend le commandement d’une section avec laquelle il sera projeté au Tchad où il reste une année (avril 1969-avril 1970). Le 19 juin 1971, le sergent-chef Nguyen est rendu à la vie civile après dix-huit ans de services loyaux.

N’Guyen Van Phong était, lors de la cérémonie de Camerone de 2010, accompagnateur du Chef de bataillon (er) Roger Faulques, porteur de la main. Officier de la Légion d’honneur (2003), médaillé militaire (1958), sept fois cité dont trois fois comme supplétif indochinois il est membre de l’association des commandos Nord Vietnam dont il sera longtemps le porte-fanion.

Les accompagnateurs seront au nombre de 11, à hauteur de un légionnaire par régiment. Ce choix met en valeur la continuité entre les anciens et les jeunes, par le biais de cet acte de volontariat qui les engage et les attache définitivement à la Légion étrangère.


Présentation de la Légion étrangère d’aujourd’hui au point presse ministériel du 27 avril, à Balard

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Publié le 27/04/2017

 

Pourquoi la Légion étrangère ?

La France a toujours eu à son service des soldats étrangers : compagnie écossaise, garde Suisse, hussards Hongrois, ou encore Mameluks. La « Grande Armée » napoléonienne rassemblait presque l’Europe entière. Mais ce n’est qu’en 1831, grâce à une loi de Louis Philippe, qu’est fondée la Légion étrangère, regroupant toutes les unités composées d’étrangers.  

Depuis, l’état français a souhaité préserver cette Légion constituée d’étrangers, et lui a renouvelé sa confiance, en acceptant de manière exceptionnelle que la Légion recrute, dès le temps de paix, des étrangers pour porter les armes de la France. Aujourd’hui, la loi du 24 mars 2005 portant statut général des militaires réaffirme cette volonté. Le décret de 2008, relatif aux militaires servant à titre étranger, encadre ce choix politique. Et c’est surement là, en premier, dans ces textes, que se trouve la légitimité de la Légion.

Et puis, cette présence continue depuis presque 2 siècles s’explique par la manière dont la Légion remplit son contrat… avec honneur et fidélité, avec le culte de la mission et la conception héroïque de celle-ci, sans rien attendre en retour et souvent au prix du sang. Pierre Messmer disait : “J’ai choisi la légion car je voulais faire la guerre avec des gens sérieux”. Nous sommes des soldats sérieux. La lecture rapide de l’histoire de la Légion le montre clairement. Ses combats sont ceux de la France. Il n’est pas question de mythe, mais bien de faits historiques, de sueur, de sang et de sacrifices. Les français savent tout cela. Ils savent que la Légion a toujours été le fer de lance de la France pour les opérations militaires rustiques, dans un environnement violent. Les livres d’histoire retiennent tous les combats qui ont taillé, à travers le monde, la réputation des légionnaires. Faut-il ajouter des mots aux 42 000 étrangers morts sous le képi blanc au service de la France ? C’est cela que les français applaudissent au passage de la Légion lors du défilé du 14 juillet.
Mais si la Légion perdure, c’est aussi parce qu’elle a su s’adapter. Et cette capacité est dans son ADN. La Légion s’adapte au monde, parce c’est de là que viennent les légionnaires. Elle s’adapte aux évolutions des guerres modernes, aux tactiques, aux zones difficiles. Elle s’adapte à l’environnement interallié, international. Elle s’adapte à la menace intérieure en participant aux opérations Sentinelle, Harpie. Elle s’adapte aux outils mis à sa disposition. Non seulement elle s’adapte, mais elle propose. Laboratoire pour la professionnalisation militaire conduite à partir de 1997, force de proposition pour l’armée de Terre pour la formation, la tactique, l’expérimentation de matériel. La Légion assimile les facteurs de progrès et elle le fait sans perdre ses fondamentaux.

De tout cela, il faut retenir que la Légion fut créée par un roi, qu’elle fit Camerone sur ordre d’un empereur et qu’elle offrit ses plus grands sacrifices sous la République... que son existence résulte de la loi… et que les français disent, comme le Ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian en 2013,  leur« Fierté que ces étrangers, venus de près de 150 pays, aient fait le choix de la France. Fierté qu’ils aient choisi de la servir par les armes. Fierté enfin de pouvoir compter sur des soldats d’exception » ; ils soulignent « une troupe d’élite, reconnue dans le monde entier ». On ne se défait pas d’une pièce maîtresse.


Qu’est-ce que la Légion aujourd’hui ?

Elle reste avant tout une force combattante de l’armée de Terre, commandée par des officiers français. Forte de 8600 hommes, affectés au sein de onze régiments d’infanterie, de génie ou de cavalerie. Elle représente 11% de la FOT, 9% de l’armée de Terre et 7% des terriens. Elle est pleinement intégrée dans la maquette moderne de l’armée de Terre et participe massivement à la remontée en puissance de la Force opérationnelle terrestre à 77 000 hommes. Sur 33 unités élémentaires créées dans ce cadre, 12 le sont au sein de la Légion étrangère… soit 1/3 de l’effort.

Dès lors, après avoir connu des plans de recrutement à moins de 1 000 engagés, la Légion recrute 1 800 légionnaires dès 2015, 1 700 en 2016 et ouvre un plan de recrutement à 1 300 candidats cette année… Aujourd’hui les engagés de 2015 arrivent dans leur parcours de formation. 640 caporaux, 200 sous-officiers, et quelques 1200 spécialistes seront formés au 4e régiment étranger en 2017. C’est un volume considérable.

Début 2018, la Légion aura atteint tous ses objectifs. Alignée sur ses effectifs, elle aura retrouvé le volume qu’elle avait il y a 20 ans, en passant de 6700 à plus de 8900 hommes. Les nouvelles compagnies seront constituées, la 13 DBLE sera alignée à 1300 hommes, comme les autres régiments d’infanterie. Le personnel sera formé sur tout le spectre des spécialités nécessaires au maintien de la capacité opérationnelle des régiments. Elle aura formé l’encadrement nécessaire à sa nouvelle organisation. L’ancienneté moyenne des militaires du rang sera de nouveau autour des 7 ans, après avoir flirté avec le seuil des 5 ans en 2016. La Légion aura absorbé la vague sans avoir dégradé ni la qualité du recrutement, ni celui de la formation. Elle aura de plus, su préserver toute sa capacité opérationnelle durant cette manœuvre.

En termes de fonctionnement, le général commandant la légion étrangère exerce son autorité sur 11 régiments, en assure la cohérence et la cohésion dans les domaines de la gestion du personnel, de l’instruction et de la formation, de la protection et de la sécurité, de la communication, du patrimoine ou encore de la solidarité. Lui sont immédiatement subordonnés un état-major organique et trois formations spécifiques chargées de la formation (4 RE), du recrutement (GRLE) et du soutien (1 RE). Six régiments opérationnels (1REC, 1 REG, 2 REP, 2 REI, 2 REG, 13 DBLE) sont rattachés à une brigade de la Force opérationnelle terrestre (FOT) dont ils dépendent en termes d’engagement. Les deux derniers régiments (3 REI, DLEM) restent déployés outre-mer, comme force de souveraineté, et participent à la préservation des intérêts de la France et au maintien de la sécurité dans leur zone de responsabilité.

En plus d’être une force combattante, la Légion étrangère est une exception humaine… un système d’homme… Plus de 140 nationalités s’y côtoient… Plus de 40% d’occidentaux (US compris), presque 22% de slaves, moins de 15% viennent du continent africain, 11% d’asiatiques, 10% viennent d’Amérique latine. La Légion accueille tous les volontaires, dès lors qu’ils arrivent à satisfaire les tests de sélection. Seuls un peu plus de 20% y parviennent. En 2016, 1700 sur 8300. Nous prenons les meilleurs, sur simple déclaration d’identité. La suite est un contrat de confiance qui engage les deux partis. Cinq ans pour le premier contrat. Cinq années au service exclusif de la France, avec honneur et fidélité, baignées dans le culte de la mission. D’un côté l’acceptation non négociable du système dans sa totalité. De l’autre côté le commandement de la Légion étrangère offre la possibilité d’une autre vie, plus haute. Elle offre une famille “Legio patria nostra”, une estime réciproque, des valeurs intangibles : une véritable égalité des chances basée sur une culture du mérite, un système d’entraide et de solidarité, une fraternité puissante née dans les moments difficiles. Elle offre l’intégration par l’effort, dans la société française.

On ne vend pas du rêve ou de l’émotion. Pas question de flatter les particularités, les petites inclinations personnelles, les tendances ou autres futilités… Tu n’es pas tchèque ou bouddhiste, sportif ou protestant, jaune ou marié… tu es légionnaires, c’est tout. C’est un système rugueux, une histoire d’hommes qui donnent leur parole.


A propos d’hommes, qui sont les légionnaires ?

Têtes brûlées au passé trouble, aristocrates ruinés, amoureux déçus, idéalistes exaltés, enfants du malheur, âmes perdues… les clichés ont la vie dure, nous en avons joué, le cinéma les a portés, la presse en fait encore ses gros titres… la réalité est un peu différente. Le légionnaire est avant tout un jeune homme de son époque. Il a 23 ans en moyenne, a déjà une certaine maturité et une certaine expérience, souvent militaire. Il a un bon niveau général, est en bonne condition physique. Il y a toujours celui qui vient parce qu’il a faim, parce qu’il veut effacer ses premiers pas maladroits dans la vie, parce qu’il cherche une aventure que n’offre plus la société moderne… mais aujourd’hui nous avons surtout celui qui, ayant tout réussi, dans le sens social où on l’entend de nos jours, décide de venir s’engager parce qu’il sait trouver à la Légion cette fraternité franche, cette considération basée sur ses seules compétences, cet apprentissage de valeurs qui le dépasse, une famille qui se revendique, la texture des mots importants comme le courage, l’entraide, la solidarité. Et cette possibilité de tremper ces mots dans les situations les plus abruptes.


Charles Morlaix... de Dunkerque et de nul part...

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ALAT et Stabilisation : Le cas de l'Algérie

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Murray, Edmund "Eddie" (Oral history)

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Imperial War Museums

Object description

British légionnaire and NCO served with 1st (Headquarters) Regt French Foreign Legion in Algeria, 1937-1940; NCO served with 5th Regt French Foreign Legion in Indo-China and China, 1940-1945, including period in transit with Alessandri Column, 1945; officer served with Special Operations Executive Inter Service Liaison Department in India, 1945-1946; served with Metropolitan Police S Division in GB, 1948- 1949; served with Special Branch in GB, 1949-1965, including period as bodyguard to Winston Churchill, 1950-1965

Content description

REEL 1 Background in Burnopfield and London, GB to 1937: family; education; civilian work in London; story of joining Irish Guards; reason for buying himself out and cost; period with Irish Guards in Caterham including relationship with one member of regiment; civilian work; decision to join French Foreign Legion; reaction and memories of manager; journey to Boulogne; discovery of nearest recruitment office; journey to Saint Omer including story of losing virginity to prostitute en route; joining of French Foreign Legion at Saint Omer Barracks. Aspects of period as légionnaire with French Foreign Legion in France, 5/1937: story of train journey to Toul.

REEL 2 Continues: reception on arrival at Toul station; march to barracks and activities in Toul; journey to Marseilles; background of fellow recruits; reasons for joining French Foreign Legion; knowledge of unit; story of girlfriend in Chingford; work with Conservative Party in Newcastle; period working in Hampstead; story of bicycle journey from London to Newcastle; uniform issued in Marseilles; processing; help building canteen in Toul including initial problems with manual labour; memories of fellow recruits; selling of civilian clothes; conditions during voyage to Oran. Aspects of period as légionnaire and NCO with 1st Regiment French Foreign Legion in Algeria, 5/1937-1940: reception on arrival from Captain Hamilton including background of officers; reaction to posting in North Africa; journey to Sidi Bel Abbès; march to barracks; army haircut received in Marseilles.

REEL 3 Continues: arrival in transit camp; interviews with officers and marking for band as tenor saxophonist; posting to and details of Saïda; rifle drill; assault course; route marches; uniform issued; story of arresting civilians in local village including suddden alarm calls during training; punishment for carrying wine in water bottle; details of headgear; further reasons for joining French Foreign Legion; attempt to join Metropolitan Police when first in London; army medicals; details of pay during basic training and costs of luxury items; further details of basic training; discipline and punishments; nationalities of and relationships with other troops; restrictions on Far Eastern and French nationals in legion; details of pay received by French troops; impressions of Spanish and German troops; story of theft of first pay; offer of help from father to get him out.

REEL 4 Continues: mail; reaction of family to his joining French Foreign Legion; interest in art and model made for school; story of headmaster and mother's dream; return to Sidi Bel Abbès; joining of band; creation and selling of concert programmes; swapping of wine for dessert at dinner; friends in band; length of service; illicit English lessons given in area; work with English-speaking VIPs including offers of ways out; story of parade in Paris, 14/7/1939, including story of dance with Marlene Dietrich; outbreak of war and contact with American Air Attache in Algiers; attempt to volunteer for action in Norway; work as batman; leisure activities; volunteering for draft for Indochina; make-up of draft; reason for creation of draft.

REEL 5 Continues: changes following outbreak of war; manouevres; rumours of German officials in Algeria; reasons for joining Indochina draft; reactions to fall of France; lack of news; military organisation in Algeria; reactions of German troops to situation; details of manouvres; reaction of Spanish troops to situation; English-speaking troops; relationship with colonial troops; details of uniform; description and opinion of rifle including proficiency; sighting of rifle; other weapons in unit; details of light artillery unit; discipline and punishments; details of military prisons including description of meals; description of a banned punishment.

REEL 6 Continues: story of seeing banned punishment in action; story of thinning out troops with prison records; age of troops; brothels in Sidi Bel Abbès including guard duties; relationship with civilians; sports; card and board games; memories of Jewish troops; cinemas; concerts including visits of Maurice Chevalier and Josephine Baker; bars in Sidi Bel Abbès; bullying and services paid for among troops; treatment from NCOs; bullying of Jewish troops; opinion of and relationship with troops of other nationalities; gambling among troops; discussion on desertions from unit and punishments; details of military prison and area around it; details of prisoners and regime in prison.

REEL 7 Continues: further details of Jewish troops; mail; changes to mail following outbreak of war and fall of France; transfer to transit camp at Sidi Bel Abbès; journey to Casablanca; accommodation in docks; visit to friend in city including opinion of reasons for being allowed such freedom allowed by superiors. Aspects of journey from Sidi Bel Abbès, Algeria, to Saigon, Indo-China, 1940: duties during voyage; make-up of draft; details of ship and route taken; story of man posing as engineer; water rations; sleeping arrangements; Indochinese troops onboard; physical training; further details of duties during voyage including accommodation; rations before and after Dakar; supply of meals to Indochinese troops; homosexual activity during voyage including punishment when caught; earlier homosexual activity in Algeria; stops in Madagascar; reason for unit not being allowed shore leave in Dakar; visit to dentist on Magagascar.

REEL 8 Continues: leisure activities on Magagascar; discussion of British activity in French colonies; effect on relationship with civilians in Sidi Bel Abbès following sinking of French fleet at Mers-el-Kebir; memories of friend in Sidi Bel Abbès; relationship with civilians in Madagascar and Laos; story of visit to American boat; listing of ship; route taken to Indo-China; decision to desert; plan for desertion; reason for initial cancellation of plan; sending of SOS signals from ship including learning of Morse code; search of ship by Dutch Navy including attempt to join them; reasons for attempts to desert; interview with officer; arrival in Saigon.

REEL 9 Continues: Aspects of period as NCO with 5th Regiment French Foreign Legion in Indo-China, 1940-1945: Japanese troops in Indo-China and story of visit to British Embassy; leadership of Indo-China; Japanese patrols in Saigon; atmosphere and scenes in Saigon; voyage to Hai Phong; Japanese presence in port; train journey to Vi?t Trì and clothing worn; details of area and town including length of posting in Vi?t Trì; description of barracks including situation in Indo-China; spread of regiment and terrain; duties in stores; role of regiment; details of troops and regiments in Indo-China including French civilians living in Indo-China.

REEL 10 Continues: details of pay; relationship with French civilians and visits to out of bounds areas; other civilians in Indo-China; Japanese troops in area; opinion of Japanese; settling in of légionnaires in Indo-China; living conditions; malaria among troops.

REEL 11 Continues: English lessons given; hospitalisation with Yellow Fever; malaria precautions; living conditions; latrines; French and Indochinese civilian attitudes to Japanese; Japanese attacks 9/3/1945 including knowledge of attacks; details of Military Academy set up at Dong Sang in 1942; relationship with officers; posting to academy, 1943; journey to Dong Sang; description of Dong Sang; visits to and details of brothels in town; posting at Military Academy; route marches including terrain; duties; tiring nature of work; civilian use of opium and involvement in hunt for Communists.

REEL 12 Continues: story of being brought into resistance against Japanese; description of collecting air drops including contents and role with communications; American air raids; details of Japanese produced English language newspaper; reactions to news of Japanese successes; acts of sabotage including details of blowing up trains; story of interview with officer following late return from resistance activities; further details of American air raids including story of shot down American pilot.

REEL 13 Continues: conditions for French civilians in Indo-China; curfew in Hanoi; French civilian collaborators; opinion of Japanese aims in Indo-China; Japanese activities before 9/3/1945; reaction to prospect of action; siestas; breakfast; morning parade; sick parades; trick used to feign illness; start of resistance work; warning received of Japanese attack, 9/3/1945; organisation of French forces; attitude of French units to Japanese; reflections on situation in Europe; aim of unit following start of Japanese attacks; status of Dong Sang as open town; civilians and troops left in town; events following Japanese invasion of Dong Sang including details of town; Japanese takeovers in other towns.

REEL 14 Continues: story of Battle at Lang Son. Aspects of period in transit with Alessandri Column in Indo- China and China, 3/1945-5/1945: aim of column; make-up of column; dispersal of local troops; use of mules; weapons carried; distance to destination; rations including help from American air-drops; water supply; climate; altitude travelled to; inappropriate footwear of some troops; length of march; number of actions against Japanese; reconnaisance; communications; contact with civilians and other columns; details of actions against Japanese; air activity; terrain; details of paths used and organisation of withdrawal; night time laagers including time of day of Japanese attacks and creation of strongpoints; weapons used by each side; route taken.

REEL 15 Continues: length of march; state of clothing and boots; surrounding by Japanese forces and breakout; condition of troops and medical posts; abandonment of worst wounded; story of légionnaire left behind; question of POWs taken by Japanese; symptoms of beriberi; survival skills learned from courtesan; fruits gathered in jungle; mules; sending of bush telegraphs; earlier use of Indo-China roads by Japanese; wildlife in jungle; rotation of duties; chaotic moments during withdrawal; Japanese climbing boots; story of dealing with Japanese soldiers climbing in bamboo; medals awarded; rotation of Japanese troops; snakes and leeches; story of heaviest Japanese attack; splitting up of column and crossing of border into China.

REEL 16 Continues: forming up in China; first contact with Chinese troops; survivors of column and other escapees from Indo- China; march into China and stay outside village including cooking arrangements and payment of civilians; details of area; accommodation and rations; continuation of route march; meeting with Chinese senior officer including agreement to keep hold of weapons; continuation of march and arrival at town; departure from unit; details of Simao; attitude toward Indo- Chinese civilians; knowledge of foreign languages; importance of NCOs in French Foreign Legion.

REEL 17 Continues: activities of unit after his departure; details of Dien Bien Phu including sucrose found there and reasons for not making a stand there against Japanese; details of French medals received; attempts to gain British medals; backpay received from French Foreign Legion following march; memories of Methodist priest in Pu'Er Pho; visits to and work of American weather station; uniform worn; presence at interrogations of légionnaires including help given to Swiss soldier and details of French possessions in India; role of weather station; story of visit to British Consulate; joining of Special Operations Executive in Kunming.

http://www.iwm.org.uk/collections/item/object/80014406


Dossier de presse "Légion et cinéma"

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Zinovi Pechkoff, un légionnaire français venu de Russie

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Russia Beyond the Headlines


Fils d’un artisan de Nijni Novgorod (à 400 kilomètres à l’est de Moscou), militaire et diplomate français. Frère du révolutionnaire et homme politique Iakov Sverdlov, mais antibolchevik farouche. N’ayant étudié qu’à l’école paroissiale, il s’entretenait d’égal à égal avec les grands écrivains, les chefs militaires et les hommes politiques. Un destin étonnant aux nombreuses péripéties et aventures.

Vladimir Lénine et Alexandre Bogdanov jouent aux échecs. Capri, 1908. À la gauche de Lénine sont assis Alexandre Ignatiev (visage coupé) et Ivan Ladyjnikov, on retrouve debout : Vladimir Bazarov (Roudnev), Maxime Gorki, Zinovi Pechkov et Natalia Bogdanova. Crédit : Iouri Zhelyabuzhsky

Vladimir Lénine et Alexandre Bogdanov jouent aux échecs. Capri, 1908. À la gauche de Lénine sont assis Alexandre Ignatiev (visage coupé) et Ivan Ladyjnikov, on retrouve debout : Vladimir Bazarov (Roudnev), Maxime Gorki, Zinovi Pechkov et Natalia Bogdanova. Crédit : Iouri Zhelyabuzhsky

Fils adoptif de Maxime Gorki

Futur légionnaire français et ami de Charles de Gaulle, Zinovi Sverdlov est né en 1884 dans la famille d’un artisan juif à Nijni Novgorod (Volga). Originaire de la même ville, le grand écrivain Maxime Gorki (de son vrai nom Alexeï Pechkov), connaissait la famille Sverdlov et aimait tout particulièrement Zinovi, avide de savoir et prêt à toutes les aventures.

Zinovi Pechkoff. Crédit : National photo company

Zinovi Pechkoff. Crédit : National photo company

Le jeune homme entre rapidement dans l’entourage de l’écrivain, où il fait connaissance avec nombre d’intellectuels protestataires et s’intéresse aux idées révolutionnaires qui lui valent même des problèmes avec la police. Mais, selon les dires, lorsque Zinovi se convertit à la religion orthodoxe, sa famille juive le renie. Il devient ensuite le fils adoptif de Gorki qui lui donne son nom de famille.

Zinovi a un grand talent artistique, une belle voix et l’oreille absolue, au point qu’il veut entrer à la Philharmonie impériale. Mais les circonstances en décident autrement : à vingt ans, il quitte la Russie à la recherche d’aventures et d’un emploi intéressant. En outre, il souhaite échapper à l’œil un peu trop vigilant de la police.

Ami du général de Gaulle

Canada, États-Unis, Nouvelle-Zélande… Zinovi Pechkov travaille à l’étranger comme chargeur dans une briqueterie et comme ouvrier dans une ferme à fourrure et une imprimerie. Il se lance dans le commerce, mais fait rapidement faillite. Il trouve ensuite un emploi dans une maison d’édition russe aux États-Unis. Puis le destin le conduit en France, où il apprend la nouvelle du début de la Première Guerre mondiale.

À la différence de ses connaissances révolutionnaires en Russie, il ne souhaite pas la défaite de la monarchie tsariste et de ses alliés. Sans hésiter un instant, Zinovi se porte volontaire. Les étrangers ne pouvant pas servir dans l’armée française, le fils adoptif de Maxime Gorki se retrouve dans la Légion étrangère.

En 1915, il est grièvement blessé au bras lors d’une attaque aux environs d’Arras. Les infirmiers le considèrent comme condamné et veulent le laisser sur le champ de bataille. Mais l’évacuation du blessé est ordonnée par… le lieutenant Charles de Gaulle. Zinovi se retrouve à l’Hôpital américain de Paris.

Les médecins se voient obligés de l’amputer du bras, mais Zinovi fait preuve d’un grand courage et apprend à se servir d’un seul bras. La même année, sur ordre du maréchal Joseph Joffre, le légionnaire russe est récompensé de la Croix de Guerre à l’Hôtel des invalides. Quelques temps après, il deviendra l’ami de son sauveur, Charles de Gaulle, avec qui il traversera plus tard une deuxième guerre.

De l’autre côté de la barricade

Dès leur adolescence, Zinovi et son frère Iakov sont passionnés par les idées révolutionnaires. Mais ils prennent des chemins radicalement différents et chacun se retrouve de son côté de la barricade, considérant l’autre comme un ennemi idéologique. Zinovi n’accepte pas la révolution d’Octobre avec ses violences et son aspiration à confisquer pour tout redistribuer.

Zinovi Pechkoff.

Crédit : Domaine public

Zinovi Pechkoff.

Iakov Sverdlov.

Crédit : rusarchives.ru

Iakov Sverdlov.

 

« C’est plutôt le romantisme de la révolution, propre à la jeunesse de cette époque. Ce n’est pas par hasard qu’après 1917 Zinovi n’est plus jamais revenu en Russie, bien que l’occasion se soit présentée. Pechkoff a depuis longtemps d’autres valeurs et idéaux. Dans la guerre civile, il se retrouve du côté des Blancs », affirme l’écrivain et journaliste Armen Gasparian, membre du Conseil central de la Société russe d’histoire militaire, auteur de nombreux livres sur l’histoire militaire.

Son frère Iakov est l’initiateur de la Terreur rouge et de la répression contre les cosaques. Il tient également un rôle dans l’exécution de la famille du tsar. Il renie son frère Zinovi, le qualifiant « d’agent de la Triple Entente ». Au début de l’année 1919, Zinovi envoie un télégramme à son frère : « Iachka (diminutif de Iakov), quand nous nous emparerons de Moscou, nous pendrons en premier Lénine, puis se sera ton tour, pour ce que vous avez fait de la Russie ! ».

Toutefois, « Iachka » ne tiendra pas longtemps : la même année il est victime de la pandémie de grippe espagnole. Mais ce n’est qu’une version officielle : on sait combien Lénine n’appréciait pas ses concurrents…

Agent russo-français

La perspicacité et l’astuce, une capacité à établir avec facilité les contacts nécessaires, des propos convaincants et éclatants, le talent à gagner ses interlocuteurs à sa cause : tous ces dons « trouvent preneur » en France. C’est ainsi que Zinovi Pechkoff entame une carrière diplomatique. Une carrière impétueuse : il est rapidement dépêché dans différents pays avec des missions très sérieuses, voire secrètes.

Durant la guerre civile en Russie, Zinovi fait partie de la mission diplomatique française. Il aide énergiquement les affamés en envoyant des chargements depuis Le Havre et Marseille, et en évacuant de nombreux compatriotes d’une Russie en proie à la guerre civile.

Il se charge également de missions militaires. Il part pour le Maroc où il commande une compagnie. L’écrivain André Maurois dit qu’il est l’un des chefs « qui savent relever +Les Humiliés et les Offensés+ » et que ces derniers commencent à comprendre « la grandeur de l’œuvre à laquelle ils sont associés. La Légion étrangère a hérité de la mission de la Légion romaine ». Ces hommes « servent ici la civilisation ». « Et quand le commandant Pechkoff lui-même, les yeux brillants de foi, parle de ses hommes avec cette simplicité humaine et directe que le lecteur aimera dans son livre, ses amis pensent : un apôtre », indique André Maurois.

Malgré la position antibolchevique de Zinovi, les structures de sécurité françaises le surveillent d’un œil vigilant. En effet, son frère est un homme politique éminent et son père adoptif et un écrivain adulé par le pouvoir soviétique. Ce qui éveille bien des soupçons. Sans raison, affirment aujourd’hui les historiens.

« Pechkoff ne travaillait pas pour le 7ème département (du renseignement extérieur) du ministère de l’Intérieur. Moscou possédait d’autres sources d’information en France. Toutefois, il est facile de comprendre les doutes de Paris. D’autant plus que la presse de l’époque publiait tous les jours des articles sur des gangsters bolcheviks dans la capitale française. Même les simples émigrés étaient suspects, sans parler de personnages comme Zinovi Pechkoff. Mais à ce que je sache, la Sûreté n’a trouvé aucun fait qui aurait prouvé ses éventuelles relations avec Moscou », souligne Armen Gasparian.

Fidèle à la France jusqu’au dernier jour

En 1940, Zinovi ne reconnaît pas le pouvoir des occupants nazis et refuse de continuer à servir sous le commandement des Allemands. Il est arrêté et le tribunal militaire le condamne à être exécuté. C’est son talent de diplomate et son expérience militaire qui lui sauvent la vie : il persuade son gardien d’échanger la montre en or de Maxime Gorki contre une grenade, réussit à prendre en otage le commandant et à s’emparer d’un avion pour rejoindre Charles de Gaulle.

Son vieil ami connaît tous les talents de Zinovi et lui confie des missions très sérieuses. En Afrique du Sud, Pechkoff réussit à convaincre les autorités locales de se ranger du côté des Alliés. Il se place ensuite à la tête de la mission française en Chine puis au Japon. Il reçoit enfin le rang d’ambassadeur de France.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Zinovi reçoit de nombreuses décorations et distinctions, dont la grand-croix de la Légion d'honneur, et devient général de bridage de l’armée française. En 1950, il prend sa retraite et vit à Paris, rue Lauriston.

Il est décédé à l’âge de 82 ans à Paris et repose au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois. Des militaires et politiques éminents sont venus lui faire leurs adieux. Selon son testament, sa tombe ne porte que l’inscription suivante : « Zinovi Pechkoff Légionnaire ».


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