AALEME

Légionnaire toujours...

  • Plein écran
  • Ecran large
  • Ecran étroit
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size

2015




Promotion légionnaire

Envoyer

Ainsi va le monde !

mercredi 29 juillet 2015

Quarante deux officiers servent à titre étranger à la Légion. C'est-à-dire que tous ont porté le képi blanc de légionnaire au début de leur carrière. Six d'entre eux viennent d'être promus. Un capitaine de la 13e DBLE (Demi-brigade de la Légion étrangère) "prendra rang" au grade de commandant le 1er août. Date à laquelle cinq lieutenants (1er Régiment étranger, 1er Régiment étranger de cavalerie, 2e et 3e Régiment étranger d'infanterie et Groupement de recrutement de la Légion étrangère) porteront une troisième barrette. Enfin en ce début août, un major du 1er RE et trois adjudants-chefs (1er RE et 1er REC) deviendront officier (lieutenant).


Dans un concours de beauté de la Légion étrangère


Envoyer

July 28, 2015

Toutes les photos sont de Guillaume Chauvin

J'ai toujours été intéressé par l'univers militaire. Après mes études artistiques, j'ai voulu me réorienter vers l'armée pour trouver une camaraderie relativement absente des sphères culturelles. Mais ce projet ayant navré ma famille, j'ai fait un compromis : être occasionnellement artiste sur des sujets militaires. C'est un thème général qui m'intéresse car il semble tabou chez nous. On est même plutôt hypocrites à son encontre. Hormis ceux qui y servent, leurs familles, et quelques exaltés civils, la plupart des gens pensent que le militaire au sens large n'existe pas ou ne devrait pas exister. Instinctivement, je suis sûr que ce n'est pas si simple et je travaille donc pour un meilleur « apprivoisement » du sujet, et j'en propose des interprétations.

J'y vois une piste pour mieux comprendre notre époque, et surtout ma génération, paumée entre indépendance et soumission au système. Que ce soient les cadets, les légionnaires ou les aumôniers militaires, cet univers « martial » est révélateur de phénomènes sociaux, culturels ou politiques à échelle nationale et internationale, encore plus lisibles qu'ailleurs selon moi. C'est dans ce cadre que je me suis rendu à un concours de beauté organisé par la Légion étrangère, aux alentours d'Avignon.

La Légion étrangère fascine encore, elle cultive un parfum d'interdit même pour les autres militaires. Elle demeure une société dans la société dont on nous livre que de rares représentations contrôlées, et on en sait relativement peu sur elle finalement : un recrutement sélectif et discret, quelques scandales dans les médias, des interventions délicates à l'étranger ou le képi blanc sur la tête de Jean Claude Van Damme... Ça entretient un mythe dont la Légion n'a pas forcément envie de se défaire.

J'estime aussi que la Légion peut être une bonne illustration de nos sociétés : à quelques mois près, tu peux y constater comment la Terre tourne et s'agite : une crise économique en Chine ? Un an après, tu as une vague de légionnaires chinois. Ça va péter au en Amérique du Sud ? Colombiens et Brésiliens tapent à la porte du recrutement. Au sein d'une section, c'est passionnant de parler avec tous ces gars. C'est comme dans les journaux, mais sans filtre. D'ailleurs la Légion a aujourd'hui le luxe d'un excès de candidats, autre signal intéressant sur notre époque. Un jour je demandais à un officier d'où viendra la prochaine vague de volontaires, ce à quoi il m'a répondu : « de France ! » en rigolant.

Tous les ans, la Légion célèbre l'anniversaire de la bataille de Camerone de 1863, durant laquelle plus de 60 légionnaires français ont résisté à l'armée mexicaine. À cette occasion, chaque régiment clôt ces mémorables festivités par l'élection de « Miss Képi blanc ». Le temps de ce concours, les pressions accumulées lors des missions s'évaporent et des femmes, habituellement absentes de l'institution, en deviennent les reines d'un soir. Pendant quelques heures, c'est à ces filles des villages alentour que tous les soldats présents, sans différence d'âge, d'origine ou de grade, obéissent en souriant.

Comme lors d'autres concours de beauté, il s'agit d'élire la plus jolie fille de la soirée – seuls le public et le cadre changent. Et comme chaque régiment organise sa propre élection, il y a des variantes. Pour ma part, j'ai réalisé ces photos au 2° Régiment Étranger de Génie, où j'ai été très bien accueilli.

Lors de l'élection, les candidates défilent devant un public enthousiaste composé des légionnaires, des familles présentes, de quelques civils du coin et d'un jury de hauts gradés du régiment. Chaque candidate danse d'abord quelques minutes sur scène avec un partenaire légionnaire, puis seule, puis toutes ensemble. Lors de ces passages, chacune s'attribue des fans qui savent se faire entendre, et le jury y est sensible.

Quand on connaît le peu de contact que peuvent avoir ces soldats avec la société civile, on imagine combien l'événement est apprécié. On est pourtant loin de l'ambiance peep-show glauque à laquelle on aurait pu s'attendre. Il n'y a jamais rien de vulgaire – au contraire, les hommes sont bienveillants et extrêmement courtois envers les femmes. Les légionnaires rougissent même plus vite qu'elles quand ils les croisent. Le temps d'une soirée, ces participantes sont « recrutées » dans les rues et bars des villages du coin.

Souvent, ce sont des girls next door très jolies, avec l'accent chantant qui caractérise la région PACA. Pour être honnête, je m'attendais à voir des danseuses professionnelles un peu fanées, mais en ouvrant la porte des vestiaires, je suis tombé sur des jeunes vauclusiennes, naturelles et super gentilles.

Le gymnase où se déroule le concours contient environ 400 personnes, le reste du régiment étant mobilisé sur vigipirate et d'autres missions. Je me suis retrouvé au beau milieu d'un public de légionnaires, avec les décibels qui vont avec. C'est très impressionnant, même depuis les vestiaires, mais ça reste vraiment bon enfant. Seule la « patrouille de la légion » qui sécurise les lieux sait être très dissuasive. Le moment où la patrouille entre dans la salle, c'est le signal pour tous de sortir.

Je me suis senti particulièrement à l'aise lors de cet événement, d'autant que c'est un des rares soirs où tous, sans distinction de grade, peuvent décompresser ensemble. La gagnante était une jeune fille d'origine sud-africaine, Lizbi. Elle est donc reine jusqu'à l'année prochaine. Il n'y a pas eu de discours mais tous, y compris les autres candidates, étaient ravis de ce choix.


Retrouvez Guillaume sur son site, et le reste de ses photos ci-dessous.


Général Hervé Gomart, chef d’état major de la Force de la Minusma à Kidal : « Notre mission, la souveraineté totale du Mali et la sécurité des Maliens »

Envoyer

 

Le Commandant du Secteur Nord, le Colonel Tchadien Adoum Ramadane Baroua et  le Général Français Hervé Gomart chef d’état Major de la Force
Le Commandant du Secteur Nord, le Colonel Tchadien Adoum Ramadane Baroua et le Général Français Hervé Gomart chef d’état Major de la Force

Le Général de brigade Hervé Gomart dont l’arrivée au Mali comme Chef d’état-major de la Force de la MINUSMA, a été annoncée lors du point de presse hebdomadaire, le 16 juillet dernier, a pris son bâton de commandement. Pour cette première sortie au Mali, du Général légionnaire qui a quitté le 1er juillet le commandement d’une prestigieuse brigade interarmes française, la 3ème Brigade légère blindée, le choix de la 8ème région malienne n’est pas gratuit : c’est le secteur le plus délicat pour les Nations-Unies. C’est le secteur qui est plus au nord, la partie avec laquelle politiquement, il y a eu des préoccupations. Selon lui, la mission de la Force se résume permettre au Mali de retrouver totalement sa souveraineté et à la population de vivre de manière sécurisée.

« J’ai pu discuter avec tous les bataillons, toutes les unités, quelle que soit leur nationalité, sur le terrain. J’ai pu aller en ville, me balader, discuter un peu avec quelques habitants. Je suis très heureux de ce que j’ai pu faire. Je suis honnêtement plein d’espoir en l’avenir », nous a confié le Général Hervé Gomart, à la fin de sa visite à Kidal. Les unités en présence dans le Camp 2 de Kidal ont été tour à tour visitées par le nouveau chef d’Etat major de la Force de la Minusma, le Général français Hervé Gomart.

La visite qui a commencé le mercredi 22 juillet dès l’arrivée à Kidal Général, s’est poursuivie le lendemain jeudi au matin. Dans ce Camp 2, on dénombre des contingents népalais, bangladais, cambodgien, néerlandais, guinéen, togolais et tchadien. Mais dans ce camp, il n’y a pas que des militaires. Il y a aussi des éléments de la Police des Nations-Unies (Unpol), actuellement dirigés par le Commandant Ahmed Malloum Djidda, un Tchadien qui assure l’intérim du chef de Unpol à Kidal. Selon le Commandant Ahmed Malloum Djidda, qui est en service à Kidal depuis 2014, il  y a 140 postes de police élite dont une part importante est allée à Ménaka pour sécuriser cette ville dans la région de Gao. A l’instar de tous les autres interlocuteurs, le Commandant Ahmed Malloum Djidda a souligné la menace des roquettes qui tombent sur le camp, même s’il y a une accalmie obtenue avec la multiplication des patrouilles en dehors et dans la ville de Kidal. La police dont il a la charge patrouille dans la ville de Kidal à tout moment, tandis que les militaires se chargent des patrouilles jusqu’à 15 à 20 km, à la recherche des tireurs de roquettes, les terroristes.

Les patrouilles sont quasi permanentes, 24 heures sur 24. En plus des patrouilles de la Force de la Minusma, Barkhane patrouille encore plus loin, jusqu’à 30 à 40 km, explique le Commandant Ahmed Malloum Djidda. Le chef de Unpol par intérim est unanime avec d’autres responsables rencontrés, que les tireurs de roquettes contre le camp, les poseurs de bombes et les assaillants qui commettent leur forfait entre 4h et 5 h, ne viennent pas de la ville de Kidal. La hiérarchie reconnait également que les patrouilles ont permis de limiter les tirs sur le camp. Ici, tout le monde se souviens des attaques terroristes, les deux véhicules kamikazes, suivis de pilonnages qui tombent coup sur coup. Les mines et les mortiers 120 ne sont pas artisanaux et pourraient venir de la Libye.

Au cours de ses visites dans le camp et aux alentours, le Général Hervé a reçu les explications détaillées du Commandant du Secteur nord, le Colonel tchadien Adoum Ramadane Baroua, sur les différentes attaques kamikazes contre le camp de la Force à Kidal. Sur les lieux, les métaux fragmentés des véhicules chargés de bombes qui sont venus en bolide pour se faire exploser aux entrées du camp, côté Ménaka et côté ville de Kidal.   

S’adressant aux troupes dans le camp de Barkhane, après les saluts militaires, le Général Hervé Gomart leur a fait une importante déclaration. Selon lui, malgré la différence de mode d’actions, tout le monde a la même mission, « c’est permettre au Mali de retrouver totalement sa souveraineté et à la population de vivre de manière sécurisée ». Légionnaire, combattant et bâtisseur qu’il est, le Général Hervé Gomart visiblement n’était pas en terrain inconnu, malgré la géographie. Il a souligné la pluralité des troupes et la complémentarité des expériences, selon qu’il s’agisse des Français de Barkhane, ou des forces multinationales au sein de la Minusma.

« Il ne faut jamais perdre de vue, quelles que soient les difficultés de l’environnement, les difficultés liées à l’organisation, au pays, que votre mission est noble, quelle que soit la couleur du béret. Parce qu’on a un seul résultat final recherché, c’est permettre aux Maliens de retrouver une vie totalement normale. Les soldats français ont une longue expérience de l’Afrique. Nous vivons ici avec d’autres contingents dont certains ont une grande expérience de l’Afrique, d’autres sont africains, et d’autres le sont moins. Il n’empêche qu’il faut unir nos efforts, parce que c’est la synergie qui permettra aux différentes forces de remplir leur mission», a déclaré le Général français au camp de Barkhane.

Le choix de Kidal

Le nouveau chef d’état major de la Force de la Minusma a choisi Kidal pour sa première sortie parce que « c’est le secteur le plus délicat pour les Nations-Unies. C’est le secteur qui est plus au nord, la partie avec laquelle politiquement, il y a eu des préoccupations. J’ai voulu montrer en allant là bas, que finalement tout était possible, que la mission des Nations avait son rôle à jouer, qu’elle le joue bien dans une situation qui est parfois délicate. Mais depuis un certain temps les choses avancent et j’ai un grand espoir pour qu’on ouvre à nouveau l’aéroport de Kidal le plus vite possible », a indiqué le Général Hervé Gomart. Pour lui, aujourd’hui, quasiment tout est en place pour ouvrir l’aéroport de Kidal. Certes, « il faut encore la volonté de certains, quelques équipements, quelques semaines, quelques travaux, et les Kidalois pourront retrouver leur aéroport », annonce le nouveau chef d’état major de la Minusma.

Patrouille à Kidal

Les engins lourds de patrouille de la Force ont accompagné le Général ce jeudi 23 juillet pour une balade dans la ville de Kidal. L’aéroport a été le point crucial de cette visite, pour explorer les voies et moyens de son ouverture  au trafic internationale. L’aéroport de Kidal dispose d’une piste de 1 600 m, après une extension de 400 m. C’est un grand espace plat qui sert de lieu de prière aux Kidalois, les jours de fêtes musulmanes. Mais la piste depuis la crise, a été minée par endroit. Un cortège du contingent sénégalais a sauté sur une mine à l’intérieur de la piste. « L’endroit n’est toujours pas sûr », explique le Colonel tchadien Adoum Ramadane Baroua, Commandant du Secteur nord de la Minusma. A un bout de la piste se situe l’arbre appelé « Azawad » par les habitants de Kidal, et qui sert de lieu de regroupement lors des manifestations. C’est là que le 6 avril dernier une manifestation pour célébrer un présumé anniversaire de l’indépendance de l’Azawad a eu lieu. Egalement le 21 janvier avec les tirs de l’Apache de la Minusma sur les positions du Mnla à Tabankort, il y a eu des manifestations contre la Minusma à Kidal. « J’ai demandé l’ordre, ou je décroche ou je tire », confie le Colonel. C’est ainsi que l’aéroport a été abandonné par la Force, « nous n’avons pas vocation à empêcher voir tirer sur les populations », indique le Colonel Baroua.  

Après l’aéroport,  le cortège de visite du Général s’est ébranlé vers le centre de santé, puis le lycée français qui est abandonné. Les visiteurs sont passés également devant les bâtiments en ruine de l’Ortm, de l’Amap dont le serviteur Adama Diarra de l’Essor regardait impuissant ses locaux délabrés, puis le gouvernorat, le stade municipal de Kidal, l’auto-gare, les écoles fondamentales, tous à l’abandon. La route principale traversant la ville de Kidal dont les travaux de goudronnage ont été stoppés par la crise, a été empruntée d’un bout à l’autre, avec des courtes pauses, passant ensuite devant le fortin de Kidal, regardant le camp1 où se trouvent des matériels de l’armée, gardés aujourd’hui par le Mnla. Pendant cette balade, le cortège a plusieurs fois croisé des véhicules de la CMA dans la ville à bord desquels se trouvent des hommes armés. Il s’agit de véhicules de ravitaillement, indiquent les connaisseurs.

Boukary Daou, envoyé spécial à Kidal

Source: Lerepublicainmali


Maurice GOUIRAN : Les vrais durs meurent aussi

Envoyer

26 juillet 2015


Parution aux éditions Jigal en octobre 2008

Parution aux éditions Jigal Poche en mai 2015

Qu’un légionnaire assassiné nous entraîne dans les méandres de la guerre d’Algérie… passe encore ! Mais quand deux, trois puis quatre de ces mercenaires à la retraite sont retrouvés égorgés, difficile d’imaginer que d’autres guerres plus anciennes, l’Indochine ou la 2e guerre mondiale, puissent en être la cause ! Et pourtant… Des faubourgs d’Alger au trésor perdu des nazis, du delta du Mékong aux lacs autrichiens, de New York au camp des oubliés de Sainte-Livrade, Clovis, égal à lui-même, va parcourir le monde et relire l’Histoire afin de démêler ce sac de nœuds aux racines obscures ! Mais quel est donc le lien entre les habitués du Beau Bar, ces virils baroudeurs, les rapatriés et la Madone de Botticelli ?

(Source : Jigal – Pages : 336 – ISBN : 9791092016406 – Prix : 9,80 €)


Plus de 50 podiums réalisés par l’ATHLEG pour la saison 2014-2015

Envoyer

24/07/2015

L’équipe fanion de course à pied de la Légion étrangère, l’ATHLEG, a été au top de sa forme pour la saison 2014-2015.

Carton plein pour les compétitions militaires : l’ATHLEG a été vainqueur du championnat Nation Terre en cross long, ainsi que du championnat de France interarmées de cross long. Ils ont obtenu, à chaque fois, les trois premières places du podium. Pour les championnats civils, l’ATHLEG remporte l’Ekiden de Paris du 1er novembre 2014, termine en troisième position du championnat de France de cross long et en deuxième place du championnat de France d’Ekiden. Elle se voit aussi sacrée championne de France du 10 kilomètres. Enfin, elle est en tête du challenge des courses hors stade dont elle a déjà remporté les éditons 2012 et 2013.

En individuel, les athlètes de l’équipe  réalisent plus de 50 podiums avec notamment les victoires de Monaco, de Cannes, de Saumur et de compétitions militaires. Bravo aux légionnaires.

Droits : Armée de Terre 2015

INTERVIU CU ALEX, UN ROMAN PLECAT IN LEGIUNEA STRAINA DE 6 ANI: Nu devii legionar pentru bani, este o vocatie!

Envoyer

iulie 24, 2015

INTERVIU CU ALEX, UN ROMAN PLECAT IN LEGIUNEA STRAINA DE 6 ANI: Nu devii legionar pentru bani, este o vocatie!

Legiunea Straina este visul multor romani cuprinsi de mirajul unei vieti de razboinic, de luptator sau de simplu om al armelor. Se spune ca Legiunea Straina ofera sansa la o noua viata si am vrut sa aflu asta chiar de la un legionar. La interviurile HotWeek.ro am stat de vorba cu Alexandru Nicolae Pop, un roman in varsta de 31 de ani nascut la Ploiesti si plecat de 6 ani si jumatate in Legiunea Straina. 

Ca toti copilasii post-decembristi, Alex avea un idol: Rambo. “Credeam ca voi deveni un mic Rambo. Gandeam ca voi fi cel mai tare si cel mai mare”, imi spune Alex, care peste ani a devenit subofiter in jandarmerie. Insa vroia mai mult de la viata, astfel ca intr-o zi a hotarat sa faca o mare schimbare: sa o ia de la zero. Zis si facut. Pe 16 decembrie 2008 s-a urcat in masina si asa a inceput „marea aventura” in Legiunea Straina.

„Am ajuns pe 19/12/2008 la ora 12.00. Trebuia sa astept pana la ora 14.00, atunci unchiul meu (el m-a dus cu masina) a spus sa mergem sa mancam o friptura, ‘oricum va fi ultima’. La ora 14.00 am intrat pe poarta si… se pare ca nu am mai iesit”, povesteste Alex.

Au urmat patru tipuri de teste, cel sportiv, cel medical, testul psihic si ghestapo. Mai jos veti afla ce presupune fiecare test in parte.

Cum a aflat ca a fost acceptat? “Era dupa-amiaza cand ne-au adunat si au spus ca cei care isi aud numele sa treaca in partea stanga. Am fost printre ei. Au spus ca suntem acceptati si vom pleca la Castel, iar daca este cineva care vrea sa plece civil, sa o faca acum”, isi aminteste Alex.

Apoi mi-a marturisit ca instructia la care sunt supusi legionarii are rolul de a-i pregati pentru ce va urma. Pentru Alex au urmat mai multe misiuni interne, dar si doua misiuni externe: in Guiana Franceza (in stagiu la comando) si in desert in Mali. Aici i-a fost cel mai greu. “In 30 de secunde nu mai vezi nimic, totul devine rosu aprins, nu poti sta in picioare, te tranteste la pamant si dupa ce a trecut, nu mai recunosti locul”, spune Alex.

L-am intrebat cat castiga un legionar. Raspunsul a venit firesc: “Nu devii legionar pentru bani, este o vocatie”. Pana la urma mi-a dezvaluit cu cat sunt platiti cei din Legiunea Straina.

Nu stie care va fi viitorul sau in Legiune, pentru ca teoretic se poate intampla orice. Daca ar fi sa o ia de la capat, ar face acelasi lucru? Mi-a dat un raspuns surprinzator. La fel ca visul sau de dupa Legiunea Straina. La final am tras linie: Legiunea Straina trebuie traita ca sa afli cum este cu adevarat.

Va invitam sa parcurgeti mai jos interviul integral cu Alex, plecat in Legiunea Straina din 2008 cu un contract parafat pe 11 ani.

Ce te-a determinat sa te inrolezi in Legiunea Straina?
Alex: Au fost mai multi factori care m-au facut sa ma inrolez. In primul rand o viata privata dezastruoasa, trebuia sa schimb ceva. In al doilea rand stilul de viata militar. Cat am fost militar in termen mi-a placut, dupa aceea in jandarmerie a fost si mai frumos. Deci am gasit schimbarea. Exact de asta aveam nevoie, sa plec undeva unde nimeni nu ma cunoaste, intr-un loc unde sa o pot lua de la zero.

Iti amintesti ziua in care ai plecat? Aveai emotii, ce gandeai despre ce va urma?
Alex: Da, 16/12/2008. Nu stiu ce simteam, eram confuz. In plus am plecat cu masina, am facut trei zile, am avut timp sa ma gandesc la toate. Credeam ca voi deveni un mic Rambo. Gandeam ca voi fi cel mai tare si cel mai mare.

Dar ziua in care ai ajuns?
Alex: Am ajuns pe 19/12/2008 la ora 12.00. Trebuia sa astept pana la ora 14.00, atunci unchiul meu (el m-a dus cu masina) a spus sa mergem sa mancam o friptura, „oricum va fi ultima”. La ora 14.00 am intrat pe poarta si… se pare ca nu am mai iesit.

Ce teste a trebuit sa treci?
Alex: Sunt patru tipuri de teste. Cel sportiv, cel medical, testul psihic si cel mai urat, ghestapo. Cel sportiv consta in alergare, sa urci o coarda, au mai fost niste tractiuni si abdomene. Cel medical a presupus un ceck-up complet. Testul psihic… ii las pe cititori sa il descopere singuri (in caz ca vor sa se incorporeze). Si ghestapo-ul … unde ai in fata ta un subofiter care te pune sa scrii ce ai facut de cand iti amintesti, pe urma sa ii spui o data, de doua ori, de foarte multe ori. Stai in birou cu el cateva ore si ii povestesti viata ta.

Cum ai fost acceptat? Si cum ai primit vestea?
Alex: Cum am fost acceptat nu stiu, dar imi amintesc cum am primit vestea. Imi amintesc chiar foarte bine. Era dupa-amiaza cand ne-au adunat si au spus ca cei care isi aud numele sa treaca in partea stanga. Am fost printre ei. Au spus ca suntem acceptati si vom pleca la Castel, iar daca este cineva care vrea sa plece civil, sa o faca acum. In momentul ala nu a raspuns nimeni, deci ne-au pus in pozitia de flotari si au inceput sa urle la noi, sa ne faca sa „pompam” timp de doua ore. Sigur ca nu am reusit sa fac flotari sau sa stau in pozitia de flotari atata timp, cei care nu reuseam (nimeni nu a reusit) urlau la noi, incercau sa ne faca sa cerem sa plecam civil, sa nu furam locul cuiva care vrea sa ramana. Asa am primti vestea.

Continuand incursiunea in trecut, dupa ce ai fost acceptat in Legiune, ce a urmat?
Alex: Patru luni minunate de instructie. Marsuri, trageri, instructie militara, lectii de limbra franceza, totul pentru a forma un militar.

De cat timp esti in Legiune si, o intrebare fireasca, cat intentionezi sa stai?
Alex: Acum am 6 ani si jumatate. Am semnat pana la 11 ani, insa pana atunci planurile se pot schimba, poate voi pleca. In patru ani si jumatate se pot schimba multe.

In ultimii ani stim ca Legiunea a facut o serie de schimbari radicale, inclusiv in instructie. Spune-ne despre asta.
Alex: Nu pot raspunde la aceasta intrebare.

Ce presupune pregatirea fizica si mentala, cu alte cuvinte o zi de instructie?
Alex:
O zi de instructie arata asa: trezirea, micul dejun (daca aveam dreptul sa mancam), sport, pe urma incepeau cursurile… de cantece, de tragere, de limba franceza. Dupa ce mancam de pranz (variabil in functie de cat timp aveam sa mancam, de la 30 de secunde pana la 15 minute), o luam de la capat cu parcursuri de obstacole, tactica militara, tragere. Noaptea urma un mars de cativa kilometri, dupa care stateam de pazaca sa ne invatam sa nu dormim noaptea. Ceva in genul asta, dar bineinteles ca nu lipseau pedepsele… flotari, alergari cu sacul in spate si cam tot ce-i trecea prin cap celui care ne pedepsea.

La ce misiuni ai participat?
Alex: In misiuni exterioare am fost de doua ori in Guyana Franceza si in Mali. Misiuni interioare am facut multe, ca paza a unor depozite de munitii, misiuni de patrulare cu politia…

Cat castiga un „legionar”?
Alex: Pentru ceea ce facem, putin peste 1.200 deeuro, salariul variaza cand esti in misiune exterioara poti ajunge la 3.600 de euro. Dar nu devii legionar pentru bani, este o vocatie! Cel putin asa gandesc eu.

Daca ar fi sa alegi cele mai tari 2 momente care te-au marcat de cand esti in Legiune, care ar fi?
Alex: Primul ar fi moartea unui coleg in stagiul de caporal. Am fost port-drapel pentru corpul lui. Atunci am inceput sa-mi pun intrebari daca murim si in stagiul de caporal, ce se poate intampla cand suntem in misiune si cat de scurta e viata. Al doilea moment a fost prima furtuna de nisip din Mali. La prima vedere a fost ingrozitor. In 30 de secunde nu mai vezi nimic, totul devine rosu aprins, nu poti sta in picioare, te tranteste la pamant si dupa ce a trecut, nu mai recunosti locul. Corturile nu mai sunt, au fost luate pe sus.

Daca ar fi sa o iei de la capat, ai face acelasi lucru? De ce?
Alex: Nu as lua-o de la capat. Prea multa suferinta, prea mult efort, prea mult sacrificiu.

La ce visezi pentru viata ta de dupa Legiunea Straina?
Alex: Visez sa-mi petrec viata undeva la tara intr-o mica casuta, sa fie liniste, sa aud pasarile cum canta, sa termin cu povestile, cu armele si sa imi tin nepotii langa mine, sa le povestesc peripetiile bunicului lor. Dar cum este doar un vis, tare imi este teama ca va ramane doar un vis.

Peste 200 de soldati au trecut prin stadiul de inrolare in Legiunea Straina in 2015.

Legiunea straina este o unitate a Armatei Franceze, intemeiata in anul 1831 printr-un decret dat de Ludovic-Filip al Frantei. A fost creata pentru voluntarii straini care, dupa Revolutia franceza din iulie 1830, nu mai aveau voie sa se inscrie in armata franceza. Voluntarii straini, printre care si multi romani, sunt condusi de ofiteri francezi.

Legiunea are peste 8.000 de soldati la sediul din Aubagne.

HotWeek.ro este un site exclusivist, care militeaza pentru promovarea valorilor. HotWeek.ro poate fi urmarit si pe Facebook, Twitter sau Google Plus.

Inceputurile lui Alex in Legiunea Straina

Inceputurile lui Alex in Legiunea Straina

Alex in Mali

Alex in Mali

Alex in Mali

Alex in Mali

Alex in Guyana Franceza

Alex in Guyana Franceza

Alex la parada de Ziua Frantei

Alex la parada de Ziua Frantei

Alex la parada de Ziua Frantei

Alex la parada de Ziua Frantei


Villa Méditerranée : exposition « France-Mexique-histoires partagées de Barcelonnette à Mexico » jusqu’au 23 août

Envoyer

vendredi 24 juillet 2015

 

(Photo Robert Poulain)
(Photo Robert Poulain)
(Photo Robert Poulain)
(Photo Robert Poulain)

Depuis le 15 juillet et jusqu’au 23 août, la Villa Méditerranée présente l’exposition : « France-Mexique-histoires partagées de Barcelonnette à Mexico », à l’occasion de la venue à Marseille du Président mexicain, Enrique Pena Nieto. Une opération qui permet de découvrir la culture de ce pays d’Amérique du Nord mais aussi des facettes parfois méconnues de la vie de la France, de la région. Cinq séquences composent cette exposition qui aborde les multiples aspects unissant les deux pays : « À la rencontre du Mexique et de sa culture populaire vivante » ; « Entre France et Mexique » ; « Les Barcelonnettes au Mexique (1805-2015]) » ; « Des célébrations et des commémorations France-Mexique » ; « Des partenariats et des échanges économiques, artistiques et scientifiques ».
On s’arrêtera tout particulièrement sur « Les Barcelonnettes », ces habitants de la Vallée de l’Ubaye qui, à la suite des frères Arnaud, ont, comme l’explique l’ouvrage des Amis du Musée de la Vallée : « les Barcelonnettes au Mexique », ont débarqué sur le continent américain « et bientôt au Mexique, y ont fait des affaires fructueuses, y ont attiré un grand nombre de leurs compatriotes qui ont constitué là-bas une communauté prospère et puissante, un véritable empire économique associant industrie, grand commerce et banque ». Les habitants de la vallée de l’Ubaye ont construit, au fil du temps, une économie « où les voyages et l’émigration saisonnière jouaient un rôle majeur, et ainsi d’avoir une bonne connaissance du vaste monde ». Et, pour que ce système fonctionne, l’éducation a joué un rôle primordial. « En 1848, 90% des hommes et des femmes du canton de Barcelonnette savent lire et écrire ». Une exception.

Des relations économiques, artistiques, universitaires et scientifiques continuent de tisser ce lien

Cette histoire des Barcelonnettes, si originale, s’inscrit dans une histoire bien plus longue que l’exposition retrace. En effet, « sa colonne vertébrale » est constituée par une chronologie croisée « France-Mexique » confiée à l’historien mexicain Alfonso Alfaro. Elle donne à lire la longue histoire partagée entre ces « Deux Républiques sœurs », qui débute dès le 16e siècle et se prolonge jusqu’au 20e siècle. Aujourd’hui, au 21e siècle, des relations économiques, artistiques, universitaires et scientifiques continuent de tisser ce lien, particulièrement à Marseille et en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ces relations entre les deux pays sont notamment présentées dans la cinquième séquence de l’exposition.
Des images signées par le photographe français Alfred Briquet (1833-1926), installé à Mexico à partir de 1885, donnent à voir, dans un premier temps, les monuments et paysages emblématiques, mais aussi les petits métiers du Mexique de Porfiriato (période de l’histoire du Mexique marquée par le régime autoritaire de Porfirio Diaz). Autant de sujets et clichés qui ont marqué les migrants et leurs descendants et qui sont aujourd’hui conservés au Musée de la Vallée à Barcelonnette. D’autres objets proviennent du Musée des Arts Africains, Océaniens et Amérindiens de Marseille.
La séquence deux, entre France et Mexique met en avant des objets mexicains sous influence française, tableaux, haute couture, ou encore la version européanisée du salon mexicain fabriquée spécialement pour un migrant français originaire de Barcelonnette. Des « Barcelonnettes » dont il est particulièrement question dans la séquence 3. S’ils ne sont pas les seuls migrants français installés au Mexique, ils sont les plus connus et leur aventure, à la fois commerciale et industrielle, a été largement publiée et toujours médiatisée. Partie en 1992 à la rencontre des Barcelonnettes au Mexique, la photographe Jacqueline Colde, installée à Marseille, a photographié les acteurs de l’émigration et leurs descendants.
On découvrira ensuite que la France et le Mexique partagent des célébrations et commémorations communes, qui sont toujours portées des deux côtés de l’Atlantique avec la même ferveur. Une place particulière est liée à l’histoire de la Légion Étrangère qui servit 4 ans au Mexique (1863-1867). Il s’agit de la bataille de Camerone qui eu lieu le 30 avril 1863. Cette défaite est considérée depuis 150 ans comme une victoire pour la Légion car elle a symbolisé à la fois le sens du courage et du sacrifice.

D’héroïsme, il est également question avec Gilberto Bosques

D’héroïsme, il est également question avec Gilberto Bosques (1892-1995). Ce diplomate mexicain est nommé Consul général du Mexique à Paris en 1938. Il choisit de transférer le Consulat général à Bayonne, puis à Marseille (1939-1944), en zone libre, où son aide permettra à 40 000 réfugiés (en majorité des républicains espagnols, des antifascistes allemands, des Autrichiens, des Hongrois, des Italiens, des Yougoslaves, des Polonais et des Juifs de la diaspora européenne) d’échapper à la persécution de la police, des militaires et des agents de renseignements français, allemands et espagnols, via l’octroi de la nationalité mexicaine. Du fait de la demande croissante, il loue deux châteaux qui offriront l’asile politique à près de 1 000 personnes. Lorsque le Mexique rompt ses relations diplomatiques avec le régime de Vichy, le consulat est assailli par la Gestapo qui confisque l’argent alloué pour les opérations de sauvetage. Guillermo Bosques, sa femme et ses trois enfants ainsi que les 43 employés du consulat, sont envoyés à Amélie-les-Bains, puis transférés dans un « hôtel-prison » à Bad Godesberg. Après plus d’un an, en 1943, les Mexicains sont échangés contre un groupe d’allemands capturés dans le Veracruz, du fait d’un accord conclu entre le Président mexicain et le gouvernement allemand. Acclamé par des milliers de réfugiés reconnaissants lors de son retour à Mexico, en avril 1944, le « Schindler mexicain » occupera les fonctions de Ministre extraordinaire et plénipotentiaire au Portugal, en Suède, en Finlande avant de devenir ambassadeur du Mexique à Cuba. Le 15 juillet a eu lieu le dévoilement, en présence des Présidents français et mexicain, des timbres des postes mexicaine et française rendant hommage à Gilberto Bosques.
Michel CAIRE

Damen lance un second ferry pour le Canada

Envoyer

 

Damen lance un second ferry pour le Canada © DAMEN

Après le Veteran au mois de mai, le chantier Damen de Galati, en Roumanie, a mis à flot le second ferry commandé par le gouvernement provincial de Terre Neuve et Labrador. Baptisé Légionnaire, le navire canadien mesure comme son aîné 81 mètres de long pour 17 mètres de large. Capable d’atteindre la vitesse de 14 nœuds, il pourra transporter 200 passagers et 60 véhicules.

Livrables à l’automne 2015 et au printemps 2016, le Veteran et le Légionnaire seront exploités sur la ligne desservant les îles Fogo et Change, ainsi que la liaison entre Portugal Cove et l’île Bell. 


Raid des 7 bornes : rencontre avec François-Michel Le Tourneau, géographe aventurier

Envoyer

outre-mer

Publié le 23/07/2015

Rencontre avec le géographe François-Michel Le Tourneau, de retour dans l'Hexagone. Il a achevé le 17 juillet une expédition scientifico-militaire de 45 jours dans la forêt amazonienne : le "raid des 7 bornes", une incroyable mission de reconnaissance à la frontière entre la Guyane et le Brésil.

L'arrivée à la 7e borne, le 17 juillet 2015, victoire ! © François-Michel Le Tourneau
© François-Michel Le Tourneau L'arrivée à la 7e borne, le 17 juillet 2015, victoire !
 
Imaginez, 320 km à pied dans la forêt amazonienne avec une trentaine de kilos sur le dos. C'est ce que viennent de vivre une quinzaine de militaires (3e régiment étranger d'infanterie de la Légion étrangère) et trois scientifiques (un géographe et deux botanistes), partis en mission de reconnaissance à la frontière entre la Guyane et le Brésil, entre le 2 juin et le 17 juillet.

Pour tout savoir sur la genèse du "raid des 7 bornes", voir notre article "Des scientifiques et des légionnaires en expédition à la frontière sud de la Guyane"

Le géographe aventurier François-Michel Le Tourneau. © Léia Santacroce
Ce projet inédit, baptisé "raid des sept bornes" (en référence aux bornes qui marquent la limite entre les deux pays, ndlr), a mûri pendant près d'un an dans la tête d'un chercheur aventurier : François-Michel Le Tourneau (Centre de recherche et de documentation des Amériques, CNRS/Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3). A 42 ans, ce spécialiste de l'Amazonie compte de nombreuses expéditions à son actif (et n'est pas près de s'arrêter là).  De retour dans l'Hexagone depuis deux jours, La1ere.fr l'a rencontré le 23 juillet dans son bureau de l'Institut des Amériques, en région parisienne. Il revient sur son périple.

La 1ère : Quel était le rythme de vos journées ?
François-Michel Le Tourneau : Réveil 5h15. Puis on alternait entre une heure de marche, 10 minutes de pause, une heure de marche, et ainsi de suite. Nous nous arrêtions vers 15h/15h30 pour monter nos bivouacs. Ensuite, comme on n'avait pas de lumière, on se couchait vers 20h. Ça faisait des bonnes nuits !

Plusieurs personnes ont dû quitter l'aventure au cours de ces 45 jours, que s'est-il passé ?
Deux personnes ont dû être évacuées. Un légionnaire s'est luxé l'épaule lors d'une chute. Et l'un de nos guides souffrait d'une grosse déchirure musculaire. C'était très triste de le voir partir, lui qui avait une connaissance si fine de la forêt... Mais quand on y réfléchit, on a eu de la chance, on aurait pu avoir beaucoup plus de problèmes. Avec la pluie, c'était glissant comme une savonnette, surtout les racines et les branches basses. Nous chutions tous plusieurs fois par jour !

Pour lutter contre les mycoses, rien de mieux que la chasse aux champignons. © François-Michel Le Tourneau
© François-Michel Le Tourneau Pour lutter contre les mycoses, rien de mieux que la chasse aux champignons.

Des blessures moins graves à déplorer ?
Quelques furoncles qui dégénéraient en abcès, parfois des piqûres d'insectes et des démangeaisons qui empêchaient de dormir, mais rien de bien méchant. L'accompagnement médical fourni par l'armée (des médecins qui se relayaient au moment des ravitaillements assurés par hélicoptère à chaque borne, ndlr) a permis de rendre très supportables ces petits désagréments.
 
Dans cette zone méconnue de la frontière guyano-brésilienne, avez-vous relevé des différences par rapport aux cartes existantes ?
Oui ! La cartographie actuelle a beau être assez bonne, elle comporte des imprécisions. Nous avons pu le constater sur le terrain, au niveau de la quatrième borne notamment. Une crique est indiquée de façon erronée sur une dizaine de km2. Le sens d'écoulement des eaux n'est pas le bon. L'IGN (l’Institut national de l’information géographique et forestière) nous avait fourni du matériel pour effectuer des relevés de position. A l'avenir, on peut imaginer qu'ils réviseront leurs cartes.

A lire aussi : Pierre Frenay, la frontière sèche entre la Guyane et le Brésil, c’est lui !

Je pense aussi que le tracé de la frontière entre la France et le Brésil n'est pas toujours le plus pertinent. Mais là, ça dépasse les questions de cartographie ! Il faudrait que les deux pays se mettent autour de la table pour en discuter.

L'équipe à la borne 5 et le GPS géodésique en œuvre pic.twitter.com/0WJlpdxpFv

— #r7b (@7bornes) 7 Juillet 2015


Vous avez alimenté un blog et un compte Twitter pendant le périple, dans quelles conditions rédigiez-vous vos articles et vos tweets ?
Je profitais des jours de pause (à chaque borne) pour sortir mon ordi et écrire dans mon hamac. Avec tout un tas de problèmes techniques, des touches qui sautaient... Mais j'ai toujours trouvé des combines, système D quoi. Quant aux tweets, je les envoyais avec un téléphone satellitaire. Je cherchais la connexion désespérément, comme avec les mobiles d'il y a 10 ans. J'avais un peu l'air d'un sourcier, mais ça finissait par marcher.

Dans votre blog, vous vous demandiez si vous alliez embarquer un livre ou une liseuse, alors ?
Une liseuse, plus léger ! Avec Victor Hugo et Albert Camus à l'intérieur. Une fois qu'on avait épuisé tout notre stock de blagues, fallait bien s'occuper. Pour la petite anecdote, deux journalistes nous ont accompagnés pendant toute l'expédition. Ils n'avaient rien à lire, les pauvres... Ils étaient désespérés, ils essayaient d'emprunter de la lecture à tout le monde. Ils ont bien trouvé un légionnaire qui lisait Dostoïevski, mais c'était en russe...

Scènes de bivouac : fabrication d'1 jeu d'échec, les boîtes de plats cuisinés nous changent du lyophilisé pic.twitter.com/DTVbuhk8TB

— #r7b (@7bornes) 16 Juillet 2015



L’ARDOISE Légion étrangère : un nouveau chef de corps pour le 1er REG

Envoyer

22 juillet 2015

Le colonel Phelut, nouveau chef de corps du 1er REG (Photo : Karl Riegl / 1er REG)

Le colonel Phelut, nouveau chef de corps du 1er REG (Photo : Karl Riegl / 1er REG)

Le colonel Emmanuel Phelut a été installé en tant que chef de corps du 1er Régiment étranger de génie de l’Ardoise lundi au cours d’une cérémonie au quartier général Rollet.

Agé de 43 ans, le successeur du colonel Coulet a fait Saint-Cyr, promotion Maréchal Lannes (1993-1996). Affecté au 6e REG, qui deviendra le 1er REG, Emmanuel Phelut devient

Le colonel Phelut, nouveau chef de corps du 1er REG (Photo : Karl Riegl / 1er REG)

Le colonel Phelut, nouveau chef de corps du 1er REG (Photo : Karl Riegl / 1er REG)

d’abord chef de section, puis officier adjoint avant de devenir commandant de compagnie, de 1997 à 2004.

De 2011 à 2013, il est nommé chef du bureau opérations et instruction, avant de devenir chef de corps cette semaine.

Avec le 1er REG, il a été projeté en mission au Kosovo, à Djibouti, en Guyane, à Mayotte et au Mali, et sur le territoire national sur les plans Vigipirate et ORSEC.

Il a également été formateur entre 2005 et 2006 à l’école du génie d’Angers, et a également servi au ministère de l’Intérieur, dans l’état major de l’armée de terre ou encore à la DRH de l’armée de terre.

Par ailleurs, il est chevalier de la Légion d’Honneur et d’ordre national du mérite, et décoré de la croix de guerre des théâtres d’opérations extérieures.

Thierry ALLARD


Page 3 sur 27

Traduction

aa
 

Visiteurs

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterAujourd'hui1727
mod_vvisit_counterHier7325
mod_vvisit_counterCette semaine16030
mod_vvisit_counterSemaine dernière57748
mod_vvisit_counterCe mois57606
mod_vvisit_counterMois dernier181281
mod_vvisit_counterDepuis le 11/11/0910049628

Qui est en ligne ?

Nous avons 3228 invités en ligne

Statistiques

Membres : 17
Contenu : 13626
Affiche le nombre de clics des articles : 21241706
You are here BREVES 2015