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Le Centenaire de la Légion étrangère.

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Le Véteran. 05/1931

 

La Légion étrangère a célébré le jeudi 30 avril le centenaire de sa création. A cette occasion a été inauguré à Sidi-Bel-Abbès un monument élevé à la mémoire des héros de la Légion morts aux quatre coins du monde, au service de la France.

Y assistaient: les vingt-sept délégations des sociétés d'anciens légionnaires de France, des colonies et de l'étranger, avec leurs drapeaux; les délégués de nombreuses sociétés d'anciens militaires, de nombreux généraux, parmi lesquels le général Guillaumat, le général prince de Monaco, le brigadier général Stanley Ford, attaché militaire américain, de nombreux officiers étrangers et les personnalités civiles et religieuses du département.

Le gouverneur général Carde et le maréchal Franchet d'Espérey, tous deux en grande tenue officielle, présidaient la cérémonie.

Ils firent leur entrée dans la cour de la caserne de la Légion étrangère où se trouve le monument.

On entendit successivement le colonel Poley, président du comité du monument, le colonel Nicolas, commandant le 1er étranger; M. Maurer, président de l'Union des Sociétés d'anciens légionnaires; M. Valleur, vice-président du conseil général d'Oran; le maréchal Franchet d'Espérey, représentant le ministre de la Guerre, qui dit notamment :

M. Maginot a voulu que son délégué proclamât la gloire des enfants d'adoption de la France. C'est une oeuvre toute française que celle de la Légion, car, à tous ces hommes venus des pays les plus divers, la France offrait un nouvel idéal : l'amour des armes et 1'orgueil de servir. « Honneur et fidélité » fut la devise offerte à tous ces hommes. Partout la Légion a répondu « présent », et,  sur les traces de ses pas vainqueurs, le soleil ne se couche pas. La gloire de ce corps illustre suffit, dans le cœur des siens, à remplacer l'image de la patrie perdue.

M. Carde gouverneur général, termina la série des discours : Sur cette terre, dit-il, où se lève une France nouvelle, quelles sont les oeuvres auxquelles, en véritables émules de leurs ancêtres, les légionnaires de Rome, les légionnaires de France, n'ont point apporté l'appui de leurs bras, de leur ténacité et de leur vertu?

Infatigables, ils furent de toutes les tâches et des entreprises les plus fécondes.

Le maréchal Franchet d'Espérey donna alors lecture d'un télégramme du ministre de la Guerre ainsi conçu: J'associe l'armée entière aux fêtes du centenaire de la Légion, commémorant l'héroïsme de ses morts, les brillants faits d'armes de ses régiments, son intrépidité légendaire.

Je salue ses glorieux drapeaux.

Ce message a été adressé à toutes les unités de la Légion stationnées en Afrique du Nord, au Levant et en Indo-Chine.

En Alsace on a suivi avec intérêt les solennités de ce Centenaire. Cette province n'a-t-elle pas, pendant l'annexion, fourni un très important contingent de légionnaires ?

Ne voulant s'accommoder au casque à pointe et ne pouvant porter le pantalon rouge, des milliers d'Alsaciens ont servi jusqu'en 1918 dans les régiments de la Légion, troupe d'élite, qui s'est couverte de gloire et qui a puissamment contribué à la création de l'empire colonial français.

Les Allemands n'ont cessé de calomnier la Légion. Ils ont répandu sur ses manières de recrutement, sur la discipline qui y règne nécessairement, les plus absurdes mensonges, crus, par beaucoup.

A l'occasion du centenaire de cette troupe les nationalistes d'outre-Rhin ont ranimé leur campagne malveillante. Mais, en Allemagne même, des hommes se sont levés pour dire aux disciples des Hugenberg et Hitler:
— « Vous mentez I Jamais la France n'a eu besoin de dépenser un sou pour entretenir des recruteurs pour la Légion étrangère. Si aujourd'hui l'Allemagne fournit, parmi tous les peuples, le plus grand nombre de soldats à ce corps, ce fait n'est dû qu'à deux facteurs: la misère ou la soif d'aventure. »

Chez les Alsaciens, nous l'avons vu, c'était, du temps de l'annexion, l'horreur de la caserne allemande qui les poussait vers la Légion. Et ceux qui y ont servi, n'en sont pas peu fiers.

Une délégation d'anciens légionnaires alsaciens s'est d'ailleurs rendue à Sidi-Bel-Abbès avec le drapeau tricolore des légionnaires mulhousiens, que les autorités allemandes avaient cherché à confisquer, mais qu'ils n'avaient jamais pu trouver.


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