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2012


Aix : ils seront à la rue dans deux semaines...

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Publié le jeudi 15 novembre 2012

À Célony, une trentaine de locataires sont sommés de quitter la résidence hôtelière Résid'Artel dans les 15 jours

Les résidents ont improvisé une banderole pour alerter l'opinion publique sur leur situation.

Photos Sophie Spiteri

Ce pourrait être l'histoire de n'importe quelle résidence hôtelière : des particuliers y achètent un appartement sous la "loi Scellier Meublé", de façon à profiter d'une défiscalisation immobilière. Une société exploite pour eux la résidence, le loyer tombe tous les mois.

La crise immobilière déboule, la société fait faillite, la justice rend son jugement, le personnel est licencié et les résidents sont priés de quitter les lieux dans les... quinze jours. Certains y habitent depuis des mois, des années même, étudiants, retraités, jeunes demandeurs d'emploi, dont les revenus divisés par trois, n'atteignent pas le loyer du plus petit studio aixois. Ce pourrait être l'histoire de n'importe quelle résidence hôtelière, c'est celle de Résid'Artel, route de Célony, en face de la station Total.

Hier, Nadine, 50 ans, a été la première prévenue : "Je suis venue chercher mon courrier chez la réceptionniste, elle m'a dit que je tombais bien, elle m'a remis la lettre", qui dit en substance : "Tous les contrats, eau, électricité, internet, fuel, vont être résiliés à compter du 30 novembre, veuillez prendre vos dispositions pour avoir libéré à cette date, votre logement."

Cela fait quatre ans que Nadine vit dans cette pièce avec son fils aujourd'hui âgé de 18 ans. "Nous vivions en Bretagne, un divorce, et me voilà sans rien, avec mon fils, en route, le plus loin possible de ma ville... Je connaissais le sud de la France, j'ai choisi Aix et cette résidence qui présentait tout ce qui nous fallait, le temps de commencer une autre vie." 600 € de loyer charges comprises, pas de taxe d'habitation.

"Je ne comprends pas ce qui m'arrive, on va devoir partir, où, comment ? Mon fils passe son bac, c'est à peine croyable, un chien lui au moins, on le met à la fourrière, nous on va dans la rue."

Wendy était en train de téléphoner sur le palier lorsque la réceptionniste lui a remis la lettre. À 20 ans, elle vit avec son petit frère étudiant, Cédric, 18 ans. Ils viennent de Guadeloupe. Wendy travaille dans un hôtel aixois où elle est logée, sauf en période hivernale où l'activité de l'hôtel cesse.

"J'ai cherché un appartement pendant deux mois sur Aix, mais c'était trop cher, personne n'a voulu me louer un bien, j'ai alors trouvé cette résidence il y a deux mois. Contrairement aux autres, et puisque les gérants savaient très bien ce qui allait se passer, je n'ai pas eu l'occasion de signer un bail."

Wendy qui voulait vivre dans un lieu convenable, aménagé à sa façon, a investi dans des petits meubles, des rangements : "résultat, non seulement je n'ai plus d'argent, mais en plus, je ne sais pas quoi faire de tout ce que j'ai acheté, tout ça m'embête beaucoup, surtout en période hivernale."

Myriam est un peu dans le même cas que Nadine, elle a quitté Paris dans le cadre d'un rapprochement familial, qui s'est finalement mal passé. "C'était une solution d'urgence, pour moi. Je recherche un emploi dans l'informatique, j'adore cette ville, et ça fait bientôt deux ans que j'habite ici, aujourd'hui, il est hors de question que je me laisse faire, quitte à continuer à vivre là, sans eau ni électricité !"

Il y aussi Bella, étudiante antillaise en cinéma à Marseille, il y a des gens de passage, il y a Peter, un légionnaire retraité qui travaille à mi-temps à la plonge pour joindre les deux bouts, des histoires de vie, complexes, derrière le numéro des portes, de 1 à 33... Des histoires et une histoire qui s'est écrite entre ces résidents devenus amis, "on se soutient, c'est tellement brutal, je n'envisage pas de trouver une solution et de partir en me disant, eux tant pis."

Mais au terme de "résident", il faut en fait préférer celui de "client" : cette résidence est soumise à la législation hôtelière, très différente de celle d'un bien commun. Nadine, Peter et les autres vivent dans un hôtel et le préavis de rupture de leurs baux, n'excède pas deux semaines. 15 jours précisément, ils ont reçu la lettre le 15, ils doivent partir avant le 30, "ils voulaient être sûr qu'on paierait jusqu'au bout !"

Ils évoquent cet ensemble immobilier qui se construit depuis quelques mois, tout contre la résidence. Il s'agit du même promoteur que Résid'Artel.

Nadia TIGHIDET


Zog, dernier roi des Albanais, a quitté le cimetière parisien

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Elsa Marnette | Publié le 15.11.2012


THIAIS, HIER. En présence de la Légion étrangère, la dépouille du roi Zog a été exhumée du cimetière pour être rapatriée en Albanie.

Le souverain avait trouvé refuge en France après avoir été chassé par les troupes italiennes en 1939. | (AFP/MARTIN BUREAU.) 

Le tombeau n’est pas encore vide, mais son plus célèbre occupant a quitté les lieux. La dépouille du roi Zog Ier, dernier souverain albanais, a été exhumée, hier matin, du cimetière parisien de Thiais. Le roi, né en 1895, reposait ici depuis son décès en... 


2008 : le président de trop

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Publié le mercredi 14 novembre 2012

Roland Canivenq : « Je n'ai pas la même définition de l'honneur.

Tant que Claudine Roger sera présidente, je ne reviendrai pas ».

L'offensive actuelle des militaires trouve son origine dans l'élection du nouveau président de la Section locale en février 2008. Un épisode très douloureux à l'époque, mais passé complètement sous silence, malgré une avalanche de courriers assassins, dont nous avons les copies.
Le 29 février 2008, le colonel de pompiers sedanais Pierre Dumay, jusqu'alors président, passe la main. Pour beaucoup, il est clair que Roland Canivenq, son fidèle bras droit, président du comité de Vouziers depuis 2001, secrétaire de la SMLH depuis 1998, grand connaisseur du protocole et du monde légionnaire, sera son successeur naturel.
À Bazeilles, le jour de l'élection, il remporte 41 voix, Claudine Roger 39 et le général Dujon 8. Les participants s'étant entendus au préalable sur les modalités du vote (élection acquise au candidat ayant le plus de voix, pas de second tour), Roland Canivenq est déclaré président et traité comme tel.
« Scélératesses et entourloupettes »
Le 19 mars, il déchante. Le siège national invalide l'élection, en raison d'une absence de majorité absolue*.
Une autre élection est prévue… le 30 avril, jour où Roland Canivenq ne peut être présent, puisqu'il préside la cérémonie de Camerone ! S'en suit une période de « grande confusion » (l'expression est de Roland Canivenq), où pour beaucoup « la politique a pris le pas sur l'honneur ». Pour les contestataires, il est clair que cette seconde élection ne doit faire que confirmer celle de février, en raison de « l'éthique légionnaire », et pour « ne pas humilier Roland Canivenq ». Mais pour les proches de Claudine Roger, c'est l'occasion de rebattre les cartes. Dans un climat que les anciens combattants qualifient de « délétère », Roland Canivenq, profondément écœuré, choisit de claquer la porte. Endossant la charge de délégué ardennais du Souvenir français (15 comités, 1.500 membres), il confiera plus tard : « Je n'ai pas la même définition de l'honneur. Tant que Claudine Roger sera présidente, je ne reviendrai pas. »
Le 30 avril, dans l'ancienne mairie de Mohon, à Charleville, celle-ci se présente face au général Brouet, qui s'est déclaré en urgence pour remplacer Roland Canivenq. Au terme de ce que l'officier James Maizière appelle « des scélératesses et des entourloupettes », elle remporte l'élection. Sans adversaire, elle sera réélue dans un fauteuil le 23 mars 2011.

* Cruelle anecdote : le jour du vote, seul Roland Canivenq avait émis une réserve à ce sujet, mais les membres étaient passés outre.


L’Albanie complète une partie du puzzle de son histoire en rapatriant la dépouille du roi Zog 1er

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Par Artan Kutra / Genc Burimi Article publié le : mercredi 14 novembre 2012

La dépouille du roi Zog 1er, dernier souverain d'Albanie, mort en exil en France en 1961, a été exhumée avec les honneurs militaires ce mercredi 14 novembre au cimetière parisien de Thiais pour être rapatriée vers la capitale albanaise, à l’occasion du centième anniversaire de l'indépendance de l'Albanie de l'Empire ottoman.

La dépouille du roi albanais Zog, au cimetière de Thiais, dans le

Val-de-Marne, ce 14 novembre 2012. RFI

La cérémonie, rassemblant plus d’une centaine de personnes, a été organisée sous le haut patronage de l’ambassadeur d’Albanie en France, Ylljet Aliçka, qui a apprécié tout particulièrement le soin apporté par la France à la réussite de cette cérémonie au symbole très fort pour l’histoire des Albanais : « Au moment de la célébration du 100e anniversaire de l’indépendance de l’Albanie, nous, le personnel diplomatique de l’Albanie en France, ainsi que les représentants de l’État français, avons fait sobrement et dignement les adieux à l’ancien chef de  l’État albanais qui était un souverain et l’une des figures les plus illustres de l’histoire de l’Albanie. En honorant le roi Zog, la France a honoré son propre souvenir de la guerre contre le fascisme et le nazisme, parce que durant la Seconde Guerre mondiale, ce souverain, parmi les premiers visés en Europe par les puissances de l’Axe, fut en quelque sorte le camarade d’infortune du général de Gaulle et de la France libre. »  

Après son retour en Albanie, la dépouille sera exposée à Tirana avant d'être transférée au mausolée de la famille royale, qui vient d'être construit pour cette occasion. Le roi reposera au côté de son épouse, la comtesse hongroise Géraldine Apponyi, connue par les Albanais comme la reine Géraldine. La sœur de celle-ci,  Sylvianne Muselier et son fils Renaud Muselier, ancien secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, étaient naturellement présents à la cérémonie de l’exhumation du roi Zog 1er.

 
« Un visionnaire »
 
« C’était un homme qui est décédé avec le désespoir au cœur de ne pas pouvoir retrouver son pays, se souvient Sylvianne Muselier. Un pays qui était pendant de longues années sous le joug du régime communiste. Et cela a été terrible. »
 
L'ex-secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Renaud Muselier, a lui célébré « un grand homme, un monarque, un visionnaire », devant le cercueil du roi recouvert du drapeau albanais.
 
Premier ministre à deux reprises puis président de la République, Ahmet  Zogu s'est autoproclamé roi des Albanais le 1er septembre 1928. Chassé du pays par l’armée de Mussolini qui envahit l’Albanie le 7 avril 1939, il vivra le reste de sa vie en exil, en Grèce, en Turquie, en Roumanie, au Royaume-Uni, en Egypte avant de finir son existence en France, où il est mort à l'âge de 66 ans. C’était en 1961.

Plus d’un demi-siècle après, l’Albanie se prépare à une cérémonie officielle lors de l'inhumation du roi Zog 1er qui aura lieu le 17 novembre à Tirana. Des membres de la famille royale en France feront le voyage vers la capitale albanaise pour accompagner la dépouille. Skender Zogu, neveu du roi Zog 1er,  presque 80 ans, sera du voyage.
 
« Cet événement historique d’aujourd‘hui nous l’avons attendu depuis 51 ans, explique-t-il, ému. C’est un honneur que la France nous a rendu, non seulement pour notre souverain, mais aussi à notre nation albanaise.  Nous avons tout fait, avec l’aide du gouvernement albanais actuel, pour réussir cette cérémonie d’hommage à un homme d’Etat qui a consacré sa vie au service de la nation. Son objectif était que l’Albanie soit un Etat libre, démocratique et que cet Etat face partie de l’Europe. »
 
Le Premier ministre albanais Sali Berisha avait promis depuis longtemps que le roi Zog 1er reposerait un jour en Albanie. Mais il a attendu un événement important pour le faire : le premier centenaire de l’indépendance de l’Albanie. Le gouvernent actuel albanais était aussi présent à la cérémonie de l’exhumation à travers la ministre de l'Intégration européenne, Majlinda Bregu, qui a tenu à rendre hommage à « une des figures les plus illustres » du pays, « qui a fondé un vrai Etat » en Albanie.
 
Les historiens partagés

Quant aux historiens albanais, ils restent très partagés sur le rôle de Zog 1er. Parfois leurs avis, ainsi que les attaques de l’opposition de gauche, font de l’ex-roi des Albanais une figure très controversée. L'opposition socialiste a souvent accusé Ahmed Zogu d’avoir instauré en son temps un Etat clanique, tout en  reconnaissant qu’il a œuvré pour la modernisation de l’Albanie, mais qui n'a jamais pu se séparer des traditions féodales.
 
Pour le directeur de l’Institut de l’histoire d’Albanie, Beqir Meta, cet événement est un morceau manqué dans l’histoire de l’Etat albanais et de l’identité historique nationale : « Le roi Zog a une contribution particulière dans la stabilisation et le développement de l’Etat d’Albanie pendant les années 1920-1930. Bien sûr, il a dirigé d’une manière autocratique pendant cette période, mais il faut souligner la création de l’Etat, la création des institutions économiques centralisées, comme la première Banque de l’Etat, la première monnaie nationale, l’orientation du pays vers l’Occident et la construction de la législation du style occidental qui a remplacé les vieilles méthodes ottomanes. Le roi Zog a entamé plusieurs réformes qui ont donné à l’Albanie l’image d’un Etat allant vers le modèle d’un pays européen. »     
 
A l’arrivée de la dépouille du roi Zog à Tirana, le 17 novembre, le « maître des cérémonies » sera son petit-fils, le prétendant actuel au trône, Son Altesse Royale le prince Leka II, âgé de 30 ans.

Revel. Allons enfants du 11-Novembre

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Publié le 14/11/2012

Ce dimanche, la commune a commémoré l'Armistice du 11 -Novembre 1918, sur la place de la mairie, lors de cérémonies présidées par le sénateur maire, Alain Chatillon, en présence des élus, des anciens combattants et d'un piquet d'honneur du 4e Régiment Étranger de Castelnaudary. Les enfants des écoles participaient aussi aux commémorations.

En présence d'un piquet d'honneur de la Légion Étrangère, de Castelnaudary, les enfants des écoles ont déposé des fleurs aux monuments aux morts de la place de la mairie./Photo DDM, J-M. R. - Tous droits réservés. Copie interdite.

La Dépêche du Midi


Pour une mémoire sans cesse retrouvée

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12-11-2012

http://www.lamarseillaise.fr/images/stories/photos_papier/SOCIETE_QUARTIER/COMMEMORATION%2011%20NOV%20%20(10).jpg

Lors d’une belle cérémonie, les autorités ont déposé

des gerbes du souvenir. Photos laurent saccomano


Le souvenir de tous les morts pour la France a été ravivé dimanche au Fort Saint Nicolas à l’occasion des célébrations du 11 Novembre. « Officiers, sous-officiers, soldats des armées alliées. » A la tribune, Zakaria Gasini fait poindre un sourire fier sur les lèvres des autorités civiles et militaires réunies au Fort Saint-Nicolas (7e) pour cette cérémonie du 11 Novembre, hier à 11h.
Ciel bleu chargé de nuages encore lointains, drapeau tricolore qui vacille sur le fortin, les cuivres de l’imposante fanfare de la Légion étrangère qui reflètent une lumière vive, cet escalier bordé de militaires en tenue d’apparat, Famas en main, baïonnette au canon, et menton bien droit, un public en surplomb qui profite d’une belle cérémonie épargnée par le temps et Zakaria Gasini qui poursuit glorieux : « Après avoir résolument arrêté l’ennemi, vous l’avez, pendant des mois, avec une foi et une énergie inlassables, attaqué sans répit. »

L’ensemble des morts pour la France

Sa voix de gamin fait vibrer toutes ces médailles qui ornent ici tant de poitrails, ces anciens combattants, bannières au vent marquées du nom de leur association d’aujourd’hui ou unité d’antan, et ces militaires encore en activité dont deux viennent d’être décorés pour leur courage, leur dévouement et leur carrière. Sur l’uniforme du lieutenant-colonel Yann Le Balc’h a été épinglé, quelques minutes plus tôt, l’insigne de chevalier de la Légion d’honneur et le colonel Philippe Godfrin savoure sa décoration d’officier national de l’Ordre du mérite, ravi du ton triomphal d’un jeune Zakaria Gasini lyrique : « Vous avez gagné la plus grande bataille de l’histoire et sauvé la cause la plus sacrée : la liberté du monde. Soyez fiers. »
Hugues Parant l’est à ce moment-là, fier. Cette cérémonie prend tout son intérêt. Le préfet de Région rappellera ensuite, à la tribune, comment la toute récente loi du 28 février 2012 a « élargi la cérémonie du 11 Novembre à l’ensemble des morts pour la France ». Les derniers d’entre eux, « ceux d’Afghanistan ». Les autorités déposeront ensuite des gerbes à leur hommage, avec des lycéens.
Car la mémoire n’a de sens que si elle se transmet. Et Zakaria Gasini, élève de terminale du lycée Thiers (1re), de l’exaltation dans sa voix d’adolescent le lance : « D’une gloire immortelle vous avez paré vos drapeaux. La postérité vous garde sa reconnaissance. »

De Foch à Zakaria
Zakaria Gasini vient de lire avec ferveur l’ordre du jour du 11 novembre 1918, celui du Maréchal Foch. L’armistice mettant fin à la Grande Guerre. Quand il y a 94 ans, presque heure pour heure (à 11h), tintements de cloches et sonneries de clairons annonçaient la fin d’un conflit mondial avec ses 18 millions de morts et ses millions d’invalides et de mutilés.
Et si le Maréchal Foch célébrait alors « la victoire et la paix », 94 ans plus tard, énoncé par le jeune Zakaria Gasini, le même discours est devenu « la victoire de la paix ». Et de la mémoire.

Philippe Pujol

Expositions sur la guerre, un travail de mémoire

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Publié le 12/11/2012

Castelnaudary. Expositions sur la guerre, un travail de mémoire - Tous droits réservés. Copie interdite.

Comme tous les ans le comité de coordination des associations patriotiques présidé par M. Canalès organise une exposition à la galerie Paul-Sibra. Cette année trois volets : la Grande Guerre de 1914-1918, la bataille de Bir-Hakeim mai-juin 1942 et une exposition de photos sur la légion étrangère depuis son installation à Castelnaudary. Photos, cartes, frises, anecdotes, caricatures, dessins illustrent ces périodes douloureuses. Support très parlant pour les visiteurs et pour les scolaires et leurs professeurs.

Quelques héritages de la grande guerre: 1 100 000 orphelins à l'issue de la guerre ! Dès 1917, ils obtiennent le statut de pupilles de la nation. Création du journal «Le Canard enchaîné» pour contester contre la censure. Progrès de la médecine surtout en chirurgie faciale et dans la prévention des infections.

La légion étrangère s'est installée à Castelnaudary en 1976 à la caserne Lapasset. En 1984, elle rejoint les nouveaux locaux au Quartier Danjou.

La Dépêche du Midi


Le 11 Novembre célébré avec la jeunesse

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12/11/2012

 

Pour chanter, lire et déposer des gerbes, des enfants ont été associés hier à la commémoration du 11 novembre 1918, hier à Tours.

Dans un brouillard à couper à la baïonnette, la 94e commémoration de l'Armistice a été célébrée hier, devant le monument aux morts, place Anatole-France à Tours, avec des militaires des trois armes. Mais aussi, fidèles au poste, avec leurs bérets verts de la Légion étrangère ou rouges des Parachutistes, les anciens combattants avec les porte-drapeaux. Les enfants des écoles Mirabeau, Anatole-France et du collège Anatole-France ont été très associés à cette cérémonie, dès le début, pour accompagner les élus et le préfet, Jean-François Delage, lors des dépôts de gerbes.
Juste après, les officiers Schelstraete, Plantecote et de Metz ont été faits chevalier de la Légion d'honneur et Christian Malatia Gimeno, chevalier de l'Ordre national du Mérite.

Discours " cocorico "

Un peu plus tard, à l'hôtel de ville, les enfants ont lu des extraits du discours de Camille Chautemps qu'il serait intéressant d'analyser pour son style très « cocorico ». « Dès 1911, tous les patriotes éclairés, comme Gambetta, comme Clemenceau, s'associaient au noble cri de douleur et de révolte des populations asservies, et annonçaient au monde la revanche infaillible du droit. »
Dans un registre plus sobre, le sénateur-maire de Tours, Jean Germain, a rappelé les chiffres marquants : 1,4 million de tués, la plupart âgés de 18 à 21 ans, plus 3 millions de blessés graves, 1 million d'invalides à vie, 210.000 morts civils. A l'heure d'une nouvelle terrible crise économique, l'élu socialiste indiquait qu'« une union monétaire sans unité politique ne fonctionne pas. » Et expliquait que c'est avec une Europe forte, unie, que l'on peut aujourd'hui donner du sens au 11 novembre 1918, la Saint-Martin la plus marquante de l'histoire du XXe siècle.


L'hommage au major El Gharrafi, mort au combat

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Le 12/11/2012

En mémoire du légionnaire El Gharrafi, ses deux enfants, Patrick Maugard et Guy Bondouy, maire de Saint-Martin-Lalande, ont déposé une gerbe au monument aux Morts.

En mémoire du légionnaire El Gharrafi, ses deux enfants, Patrick Maugard et Guy Bondouy, maire de Saint-Martin-Lalande, ont déposé une gerbe au monument aux Morts.  © Photos Rumeau

Le 29 décembre 2011, alors qu'il était affecté à une opération de soutien à l'armée nationale afghane, dans la vallée de Tagab, le major El Gharrafi trouvait la mort, victime d'un taliban infiltré qui avait retourné son arme contre les militaires français. A ses côtés, le sergent-chef Zingarelli succombait également à l'attaque.

L'hommage de la Légion

Un peu moins d'un an après ce drame, la Légion étrangère, le maire de Saint-Martin-Lalande (commune où résident son épouse et ses enfants) et le sous-préfet de Limoux, Sébastien Lanoye, ont rendu hommage à sa mémoire quelques heures avant les célébrations officielles de l'Armistice du 11-Novembre-1918. Devant une assistance recueillie, militaires, élus et représentant de l’État ont dévoilé une plaque commémorative fixée au monument aux Morts du village, juste à côté d'une autre dédiée à Harouche et Abdallah, deux soldats maghrébins tués en août 1944. "Cette inscription évitera une nouvelle mort, celle de l'oubli. Le major El Gharrafi a prouvé jusque dans la mort qu'il était de la trempe des 35 000 légionnaires tués depuis la création de la Légion étrangère", a commenté le colonel Frédéric Bonini, commandant du 2e régiment étranger du génie de Saint-Christol, auquel appartenait le major El Gharrafi depuis 1992. Car, en ce 11-Novembre, plus que la paix de 1918, c'est la mémoire des soldats tombés pour la France qui était honorée, à Saint-Martin-Lalande comme à Castelnaudary. "Leur vie pour la France"
Des hommes qui comme Mohamed El Gharrafi "ont donné leur vie pour la France", son pays d'adoption. "C'est une vigie qui doit nous interpeller et qui nous rappelle que la paix se défend parfois au prix de sa vie", a déclaré le colonel Bonini, dans un vibrant discours. Comme un symbole, pour clore cette émouvante cérémonie, des enfants du village ont déposé des bouquets de bleuets et une bougie au pied du monument aux Morts de Saint-Martin-Lalande, là où demeure le souvenir des soldats tombés pour la France.


Les derniers compagnons de la Libération passent la main

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10.11.2012 Par Benoît Hopquin

Claude Lepeu est en règle avec Dieu depuis quelque temps déjà. Il a reçu l'extrême-onction il y a soixante-dix ans. C'était après la bataille de Bir Hakeim, en mai-juin1942. Une balle traçante de l'Afrika Korps lui avait fracassé la cheville gauche dans le désert libyen. L'infection s'était généralisée. Les médecins le crurent perdu. Un jeune curé lui donna le dernier sacrement avec un autel portatif, dans sa chambre d'hôpital à Beyrouth. "Mais ce n'était pas encore mon heure", explique aujourd'hui l'homme qui va en boitillant sur ses quatre-vingt-douze ans. Dieu attendra.
Claude Lepeu fait partie des vingt-trois compagnons de la Libération toujours en vie, sur les 1 038 promus dans cet Ordre, pendant la guerre et juste après. Il avait été décoré par le Général en personne, sur son lit d'hôpital au Liban, quelques semaines après la bataille. Le récipiendaire a la photo dans son salon parisien. "C'est bien", avait dit de Gaulle à Lepeu, ce qui était déjà une forme d'épanchement de la part du personnage.

Le 16 novembre, Claude Lepeu songera à cet instant. Ce jour-là, le dernier carré des compagnons, qu'ils soient résistants ou soldats de la France libre, se rendra avec tous les honneurs, cédant aux nécessités du grand âge et du petit nombre. Pour la plupart nonagénaires, ils passeront le pouvoir à la tête de l'ordre de la Libération. Ils cesseront de coopter dans leur rang le chancelier qui en assumait jusqu'alors la responsabilité. Ils transmettront officiellement le flambeau, lors de cérémonies organisées à l'Hôtel de Ville de Paris et aux Invalides, en présence du premier ministre, aux cinq communes qui sont elles-mêmes compagnons de la Libération: Grenoble, Nantes, Paris, Vassieux-en-Vercors (Drôme), l'île de Sein (Finistère). Ce qui nécessite une explication historique.

L'ordre de la Libération a été créé le 16 novembre 1940, en pleine capilotade de la France, alors que le pays est traumatisé par la défaite et entre dans les sombres années d'Occupation. Le général de Gaulle entendait distinguer, parfois à titre posthume, ceux qui avaient poursuivi à ses côtés la lutte. Le titre de "compagnon" récompense ainsi "les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées dans l'œuvre de la libération de la France et de son empire". Pendant la guerre et jusqu'en 1946, pour l'essentiel, 1 038 hommes furent donc adoubés dans cette forme de chevalerie qui se voulait sans rangs, avantages ou privilèges. Furent aussi décorées 18 unités combattantes particulièrement valeureuses et cinq communes s'étant illustrées dans cette période (pour mémoire, 128 hommes de l'île de Sein rejoignirent Londres après avoir entendu l'appel de De Gaulle et Vassieux fut martyrisée lors de la répression du maquis du Vercors à l'été 1944).

La liste des compagnons tisse l'épopée de la France libre. Il recèle des noms célèbres comme Jean Moulin, Pierre Brossolette, Philippe Leclerc de Hauteclocque, Berty Albrecht, Henri Rol-Tanguy, Félix Eboué, etc. Mais émargent aussi des héros inconnus, d'André Aalberg, résistant mort sous la torture en 1943, à André Zirnheld, parachutiste de la France libre tué en Cyrénaïque en 1942. Elle compte des hauts gradés comme Pierre-Marie Koenig ou de simples pioupious comme Aloizo Waleina, un Letton engagé dans la légion étrangère. Il y avait aussi ce juif lituanien naturalisé français en 1935 du nom de Romain Gary.

RÉSISTANTS DE LA PREMIÈRE HEURE

La Croix de l'Ordre devient la deuxième distinction dans le protocole républicain après la Légion d'honneur, même s'ils sont nombreux à chérir cette breloque plus que la rosette. "Celle-là n'a pas été donnée à n'importe qui", explique l'un des compagnons. Pierre Messmer n'a fait graver que ce titre de compagnon sur sa tombe. Contrairement à la carte de combattant volontaire de la Résistance, qui fut décernée longtemps après la fin de la guerre avec une largesse parfois discutable, l'ordre souffre d'absences notables mais peu d'usurpations. "Tous ceux qui y sont le méritent mais tous ceux qui le méritent n'y sont pas", résume Vladimir Trouplin, conservateur du Musée de l'Ordre et depuis dix-neuf ans la mémoire du compagnonnage. Il n'est guère que la présence dans ce panthéon d'André Malraux qui soit mégotée par certains de ses pairs. Nombre de spécialistes estiment avec eux que ses prouesses de résistant étaient moins grandes que son talent à les écrire... Sans être une légion gaulliste, comprenant même quelques figures qui contestèrent son autorité de chef de la France libre, l'Ordre est attaché à la personne du Général, qui restera d'ailleurs son seul grand maître. Outre les faits d'armes glorieux, Charles de Gaulle entendait surtout saluer l'engagement précoce à ses côtés, quand il n'était encore qu'un renégat, peu considéré par les Alliés et condamné à mort par Vichy. "75 % des compagnons ont rejoint la France libre avant la fin 40 et 91% avant 1942", explique Vladimir Trouplin.

Les compagnons étaient souvent des résistants de la première heure et non de la vingt-cinquième, insoumis, réfractaires, cabochards avant d'être héroïques. Comme Claude Lepeu, qui s'est embarqué le 21juin à Saint-Jean-de-Luz sur le Sobieski, après avoir acheté dans un bistrot du port un uniforme polonais.

François Jacob a été révolté par le discours de Pétain demandant la fin des combats le 17 juin, le jour de ses vingt ans. "Ce n'était pas possible. Il fallait aller jusqu'au bout ou ça n'avait aucun sens. On ne pouvait pas composer avec Hitler", explique celui qui est devenu Prix Nobel de médecine en 1965. Alain Gayet, germanophone qui avait lu Mein Kampf et vu la montée du nazisme en Autriche, savait également à quoi s'en tenir sur les vainqueurs. Hubert Germain n'a pas plus hésité. Il passait un examen pour entrer à l'école navale de Bordeaux alors que les Allemands venaient de prendre Paris. Assis à son pupitre à bachoter dans un pays en ruine, il a constaté l'absurdité de la situation, rendu une copie blanche et s'est mis en quête d'"un endroit où se battre". Même révolte de Claude Raoul-Duval, jeune pilote "écœuré" par le soulagement qui parcourait les rangs des officiers après la demande d'armistice de Pétain, "dégoûté" par "cet abandon complet de la France". Henri Beaugé a été poussé, mais il n'en fallait pas beaucoup, par sa mère. "Tout vaut mieux que de servir les Allemands! Pourquoi pas l'Angleterre?" Ils avaient vingt ans. Ils en ont un peu plus aujourd'hui, s'éclipsent un à un, sur la pointe des pieds.

"IL FALLAIT PÉRENNISER L'ORDRE, ENTRETENIR LE DEVOIR DE MÉMOIRE"

Mercredi 24 octobre, Roland de la Poype, dernier survivant de l'escadrille de chasse Normandie-Niemen qui combattit en URSS, a tiré sa révérence. "Nous devions songer à notre succession", avoue Fred Moore, dans son bureau de la chancellerie. Celui qui sera donc le dernier chancelier de l'Ordre a notamment participé à la libération de Paris le 25août 1944 avec la 2e division blindée.

"Il fallait pérenniser l'Ordre, entretenir le devoir de mémoire", confirme le colonel Loïc Le Bastard, secrétaire général de l'Ordre depuis plus de vingt ans et lui-même fils d'un compagnon, Louis, mort au combat en janvier1945. Une loi de mai1999 prévoyait ce passage de témoin. L'Ordre sera désormais géré par le conseil national des communes "compagnons de la Libération", un établissement public à caractère administratif qui désignera un délégué général. Le conseil reprendra la gestion des très riches archives et du musée qui est situé aux Invalides. Il s'occupera également du service de la médaille de la Résistance, qui est placé sous l'égide de l'Ordre. Il organisera un certain nombre de cérémonies. "Il devra entretenir le symbole", résume VladimirTrouplin, coauteur avec cinq historiens d'un livre qui vient de sortir sur les cinq villes compagnons (La Flamme de la Résistance, éd. Cherche Midi, 350 pages, 14,50 euros).

Reste un problème à régler. Le dernier compagnon doit être enterré au mont Valérien. Un caveau lui est déjà réservé. Mais les compagnons ne se battent pas plus que ça pour cette place d'honneur. "Ça ne me dit rien, avoue Claude Lepeu. Je veux être enterré auprès de ma femme, en Sologne." D'autres se montrent aussi réticents. Avec André Gayet, ils sont plusieurs à caresser un espoir: "Etre l'avant-dernier à mourir."


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