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2012


Défense : un tiers des tableaux d'avancement supprimés pour 2013 !

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Publié le 06/09/2012

Discrètement, Bercy a fait passer à la trappe le tiers des avancements militaires. Au nom de la "dépyramidation". Séisme annoncé 

Photo d'illustration. © Denis Pool / Sipa

La lettre de cadrage budgétaire envoyée le 31 juillet dernier aux ministres par le chef du gouvernement Jean-Marc Ayrault contenait une bombe à retardement. Les états-majors planchent depuis début septembre sur les annexes non publiées de ce document. Une mesure imposée par Bercy risque de provoquer un séisme parmi l'ensemble du personnel : dans l'annexe de sa lettre de cadrage, Matignon annonce une suppression de 30 % des avancements au choix prévus en 2013, au risque de jeter cul par-dessus tête le fragile édifice des carrières militaires. C'est-à-dire que le tiers des promotions au grade supérieur - à tout le moins celles qui ne dépendent pas mécaniquement de l'ancienneté - ne se produiront pas. Une explication s'impose : on sait que les années Sarkozy avaient été marquées pour les armées par un plan considérable de suppression de postes, s'élevant au total à 54 000 emplois entre 2009 et 2015. Poursuivant sur sa lancée, la défense perdra effectivement dans ce cadre 7 234 postes en 2013 (ce chiffre tient compte de la création de 95 postes à la DGSE et de 69 dans la cyberdéfense, essentiellement à l'Anssi, Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information. En 2014, 7 880 suppressions sont prévues, malgré 45 créations de postes pour la DGSE et 99 dans la cyberdéfense).

Engagements non tenus

Mais les engagements de l'État étaient très clairs et ont été répétés à maintes reprises. Cette diminution d'effectifs devait permettre de "revaloriser" la condition militaire. En clair : augmenter les soldes de bas en haut de l'échelle hiérarchique en affectant à ce mouvement environ la moitié des sommes économisées par les suppressions d'effectifs. En 2010, par exemple, 186 millions d'euros d'économies avaient permis d'affecter 100 millions à la revalorisation de la condition militaire. À cette mesure salariale s'ajoutait une "repyramidation" des carrières, à savoir une accélération des promotions, une élévation du taux d'encadrement, avec davantage d'officiers, de sous officiers et de "petits gradés" chez les engagés volontaires.

"Dépyramidage"

Jean-Marc Ayrault est explicite. Ce mouvement de "repyramidage" est stoppé et repart en marche arrière vers un "dépyramidage", donc une réduction du taux d'encadrement. Crûment, il s'agit d'un blocage du tableau d'avancement dans toutes les armées. Citation de la lettre de cadrage, qui annonce explicitement qu'il s'agit d'un début : "Afin de dépyramider la structure de ses effectifs, le ministère de la Défense réduira de 30 % les volumes d'avancement au choix de ses personnels militaires en 2013. Le ministère de la Défense et le ministère chargé du budget travailleront de concert sur le dépyramidage sur la période 2013-2015." Le document précise que le GVT (glissement vieillesse technicité) doit s'élever à zéro euro sur la période 2013-2015. Est-ce tenable ?

Promotion sociale et recrutement

Dans les armées où cette nouvelle est encore peu connue, les états-majors s'inquiètent en expliquant que, vis-à-vis de leur personnel, les armées ont une fonction traditionnelle de promotion sociale, puissant facteur de recrutement. Pour l'armée de terre, 50 % des officiers sont d'anciens sous-officiers et 70 % de ces derniers sont issus du rang. Pour cet officier, "les carrières de militaires sont un flux passant par le recrutement, la formation, l'avancement et la reconversion. Dans tous les états-majors, les repyramidages sont planifiés, subtils, modérés." La défense avait d'ailleurs conduit depuis quatre ans ce mouvement avec une sagesse certaine en commençant par revaloriser les rémunérations des hommes du rang, puis celles des sous-officiers et enfin celles des officiers. Ceux-là mêmes qui vont prendre de plein fouet la nouvelle mesure d'économie. Conclusion de l'un d'entre eux : "C'est un oukase. Nos chefs ne peuvent accepter çà !" Là, c'est moins sûr...

La hiérarchie n'est pas prête au clash

Car la hiérarchie militaire ne semble nullement prête au clash avec le politique, comme le montre l'acceptation d'une mesure discrète de suppression pour la seule année 2012 de 2034 postes d'engagé dont le recrutement était préparé depuis la fin de 2011 et qui ne seront pas effectués, ce que Matignon appelle un "gel non rattrapé". Cette mesure permettra une économie de 12 millions d'euros dès 2012. Elle touchera l'armée de terre pour plus de 1 500 postes et l'armée de l'air ainsi que la marine pour 250 postes chacune. Officiellement, on ne touche à rien avant la remise des conclusions de la commission du Livre blanc et la loi de programmation militaire de l'an prochain. Dans les faits, les vaches maigres ont déjà commencé à brouter.


Les vétérans font corps

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Vendredi 7 septembre 2012


Samedi dernier, l’amicale des anciens du 2e REI de la Légion étrangère a tenu son assemblée générale à Niederbronn-les-Bains. En fin d’après-midi, au monument aux morts de la ville, les membres de l’amicale ont commémoré la bataille d’El Moungar, un des hauts faits de la Légion.

Port-la-Nouvelle Les hommes du 4° Etranger en stage à la plage

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07/09/2012

Les militaires se sont retrouvés pour un stage de sauvetage en mer avec les CRS. (© D.R)

Les hommes du 4e Régiment étranger de Castelnaudary étaient sur la plage de Port-La Nouvelle, cette semaine, pour une journée de mise en application sur le terrain, des acquis obtenus pendant leur stage BNSSA (Brevet National de Sécurité et de Sauvetage Aquatique) qui devrait se terminer au régiment le 21 septembre.

Il s'agissait pour les spécialistes Crs-Mns en poste à la surveillance des plages, de présenter les mesures de sécurité adéquates au littoral et qui comportent quelques particularités.

Une démarche intégrée dans le cadre d'une coopération entre la direction zonale sud de la CRS et la Légion étrangère et qui vise à être en phase avec la formation civile du Brevet de sauvetage.

Ainsi, au final, tout le monde parle le même langage concernant la conduite à tenir pour le sauvetage des victimes en mer.

Par ailleurs, les hommes titulaires de ce brevet spécifique pourront exercer leurs compétences dans les divers point du globe où ils seront amenés à opérer.

Sur les 11 stagiaires, deux sont des Troupes de Marine, 1 d'un Régiment de Chasseurs Parachutistes et un autre du 503e Régiment du Train de Nîmes.

Au programme de la journée, nage en mer avec palmes, sauvetage et remorquage d'une victime et, l'après-midi, nombreux exercices avec filin, bouée et récupération d'une personne déjà immergée.

Un stage en milieu naturel, certes court, mais intense et profitable pour ces jeunes militaires qui ont apprécié les conseils avisés des professionnels Crs en place sur la plage nouvelloise.


Hommage à Robert Massines

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Le 4/09/2012

 

Le commandant Robert Massines (3e) lors du dépôt de gerbes en l'honneur des Harkis morts pour la France.

L'Association de l'amitié française et africaine communique. Il y a un an, le commandant Robert Massines nous quittait. Ce catalan de souche né le 11 juillet 1934 à Argelès-sur-Mer a consacré sa vie à l'armée française. Engagé en 1952 à l'école des sous-officiers à Saint-Maixent, il sort sergent et choisit le 4e Régiment des tirailleurs marocains. En 1955, il rejoint la garnison de Donaueschingen en Allemagne, peu après il est muté au 3e Régiment d'infanterie d'Ain Sefra en Algérie où il est adjoint à l'officier de renseignement du bataillon et où il prend en charge l'alphabétisation des appelés musulmans et des autochtones. Cité à quatre reprises et décoré de la valeur militaire, il est nommé sergent-chef. En 1962, affecté au 1er régiment de la Légion étrangère, il est lieutenant à la 13e brigade. En 1977, il rejoint la Légion étrangère de Castelnaudary et ce n'est qu'en 1983 qu'il revient dans son Roussillon natal en qualité adjoint au colonel délégué militaire départemental jusqu'à sa retraite. Il préside l'Association des anciens amis et de l'armée d'Afrique et mène toutes les cérémonies qui se déroulaient le 14 juin à Port-Vendres, il participe à toutes les cérémonies de ses anciens compagnons d'armes les Harkis. Robert Massines était titulaire de la Légion d'honneur, médaillée militaire, officier de l'ordre national du mérite, croix de guerre. Il était de notre devoir de rappeler l'illustre parcours de cet officier supérieur, un soldat modèle au service de la Patrie.


Huit fanfares en concert

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par Marianne SHEHADEHle 03/09/2012

La fanfare des sapeurs-pompiers du bataillon d’Altkirch (Alsace) compte cinquante exécutants qui se produiront à Porcieu-Amblagnieu.

Imaginez des rangées de militaires en uniforme, marchant au pas cadencé avec une trompette ou un tambour dans les bras. Non, ce n’est pas le défilé national du 14 juillet mais le festival international des musiques militaires et civiles, qui aura lieu à Porcieu-Amblagnieu les 15 et 16 septembre.

L’association Anim’Loisirs a vu grand : pas moins de 250 musiciens joueront devant 2500 personnes attendues. Au programme : le 41e Régiment de Rennes – qui remplacera la Légion Étrangère convoquée à la dernière minute au Chili, la fanfare des sapeurs-pompiers du bataillon d’Altkirch, la fanfare de cavalerie des sapeurs-pompiers de Schleithal, la batterie fanfare de Saint-Georges-d’Espéranche nommée “La Fraternelle”, le Royal Scottish Pipe Band Askol Ha Brug, la Fanfara provinciale Bersaglieri de Cremona (Italie), la Reitermusik Elgg à cheval (Suisse), l’infanterie de Lyon et les trompes de chasse de Porcieu.

- Samedi 15 septembre : concert des formations à 19 heures à la salle des Marinières (Porcieu).
- Dimanche 16 septembre : défilé dans les rues du village à 10 heures puis à 14 heures, accompagné d’un défilé de voitures américaines du club d’amateurs “V8 forever”.
Grande parade au stade municipal à 15 heures. Surprise finale orchestrée par le chef de la musique de l’artillerie de Rennes, à 18 h 30.

Renseignements et réservations au 04 74 90 67 13 ou 06 88 59 15 47 Mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


Formiguères - Bienvenue aux nouveaux citoyens français

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Le 3/09/2012

 

Discours du colonel Talbourdel lors de la remise des décrets de naturalisation

Une cérémonie rare s'est déroulée dans la salle de la mairie le 30 août au soir. La commune a accueilli la Légion étrangère pour la remise de décrets de naturalisation française au caporal-chef Nagy et au sergent-chef Zembrzuski. Ces deux légionnaires sont entrés au service de la France depuis bientôt vingt ans, ayant rempli leurs missions sur le territoire et dans des opérations extérieures. Leur démarche s'inscrit dans le cheminement de leur vie active, sociale et familiale qui se déroule en France. Ils sont résidents permanents depuis quelques années en Capcir, puisque la Légion dispose de locaux en haut du village.

"Aujourd'hui, vous avez des droits et des devoirs. Connaissez-les, respectez-les", a souligné le colonel Talbourdel, chef de corps du 4e RE de Castelnaudary. Enchaînant après lui, le maire M. Loos a illustré ce "choix volontaire" que font ces deux hommes, ces soldats engagés pour un pays qui, au départ, leur était étranger. "Aujourd'hui, après avoir servi la France avec loyauté, la France répond favorablement à leur requête et est heureuse de compter parmi elle de fidèles serviteurs aux valeurs de notre nation."

Les décrets ont été remis en main propre l'un par le chef de corps, l'autre par le maire, à chacun des requérants, symbolisant le stade ultime de leur intégration dans la communauté nationale.

Les membres présents du conseil municipal et des membres de la Légion étrangère ont chaleureusement applaudi, félicité et accueilli ces nouveaux citoyens.


PAROLE - 10 kilomètres. Saïd El Medouly s’est imposé devant Khalid Chahib et Georges Ribeiro.

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le 02/09/2012

El Medouly était pressé

Saïd El Medouly a pris les devants dès les premiers

hectomètres de course . Photo Philippe Bruchot

Pour sa première participation à la course du Bien Public, Saïd El Medouly était nettement le plus fort sur le 10 kilomètres.

Il y avait Saïd El Medouly et les autres, hier, lors du 10 km de la course du Bien Public. Le militaire à la Légion étrangère a annoncé la couleur dès les premiers mètres. Au bout de la ligne droite de départ, quai Nicolas-Rolin, le sociétaire de l’Athleg Provence s’était déjà isolé en tête. La raison, il l’expliquait à l’arrivée : « J’ai un record en 28’47’’ et j’avais dit aux organisateurs que j’essaierais de faire moins de 30’. »

Mais, face au vent, Saïd El Medouly devait se résoudre à attendre ses poursuivants. « Le parcours était très bien, mais le problème, c’est qu’il y avait beaucoup de vent… » Il patientait alors presque tranquillement jusqu’à la fin du 6e km pour lâcher, dans un faux plat montant, ses deux compagnons de course, le Dijonnais Khalid Chahid et Georges Ribeiro (EA Bourg-en-Bresse).

Un dossard au dernier moment

En 31’11’’, premier temps référence pour le nouveau parcours de la course du « BP », le Franco-marocain remportait son premier 10 km de la saison. « C’est la première fois que je viens dans la région. J’ai réussi à avoir un dossard au dernier moment, grâce à l’organisateur », souriait-il. Avant de penser déjà à ses prochains objectifs, cet hiver. « Il y aura les championnats d’Europe et du monde de cross-country, et je vais tout faire pour décrocher ma sélection. » Il a en tout les cas bien lancé sa préparation, hier dans la cité des Ducs.

Deuxième à moins de 20 secondes, Khalid Chahid n’avait pas vraiment cherché à suivre Saïd El Medouly, aux références supérieures. Mais il pouvait lui aussi être satisfait de sa course, qu’il terminait devant Georges Ribeiro, troisième avec le record de France vétérans 2 à la clé (voir par ailleurs).

Chez les féminines, Valérie Vitry a inscrit pour la première fois son nom au palmarès de l’épreuve. Pourtant, la sociétaire de l’ASPTT Auxerre a bien failli ne pas participer à une épreuve qui lui est chère.

« J’ai pris ma décision ce matin, car j’avais le dos bloqué ces derniers jours et je remercie mon kiné ! », glissait celle qui avait déjà terminé deux fois troisième lors des précédentes éditions. « C’est une course que j’aime beaucoup, et il y avait du beau monde derrière moi. Pour une rentrée, c’est vraiment un bon point de repère. » Parmi ce beau monde, une certaine Charlotte Huber. Deuxième en 39’30’’ après avoir tenu tête durant 7 km à l’Icaunaise, la jeune Côte-d’Orienne pouvait elle aussi avoir le sourire : « Je suis super contente de monter sur le podium de la plus grosse course de la saison dans le secteur ! »

Deuxième (Dijon UC)

« Mon objectif était de battre mon record sur cette édition, il est atteint. C’est logique, vu les conditions de course. Les deux courses que j’ai faites dernièrement m’ont bien aidé. Je n’ai pas cherché à courir absolument après Saïd El Medouly. Il nous a d’abord attendus, et vers le 6e km, on l’a laissé aller. »


La France, l'adieu aux armes ? (5/5)

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Michel Cabirol -  31/08/2012

Copyright Reuters 

Respectée pour ses compétences par ses alliés, l'armée française appartient encore au club restreint des puissances militaires autonomes. Mais elle est aujourd'hui face à un tournant pour maintenir ses ambitions opérationnelles pourtant déjà en mode de "juste suffisance". La très forte contrainte budgétaire et surtout la rédaction d'un nouveau Livre Blanc vont avoir certainement des conséquences sur ses moyens, et donc son fonctionnement. C'est ce qui ressort des auditions à l'Assemblée nationale des quatre grands patrons de l'armée française réalisées en juillet. Le dernier volet des cinq états des lieux proposés par "latribune.fr" montre que le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud est prêt à monter au front pour défendre la cohérence opérationnelle des armées.

Les quatre grands patrons des armées sont inquiets. Inquiets de l'avenir au moment où le nouveau gouvernement a lancé cet été des "travaux déterminants pour notre outil de défense" - la révision du livre blanc, déjà démodé alors qu'il ne date que de 2008, et la préparation d'une nouvelle loi de programmation militaire. "Nous savons que ces travaux seront conduits dans un contexte économique et financier difficile, très difficile", souligne le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, qui estime que la révision du livre blanc "imposera des choix conséquents". "Nous sommes à nouveau à l'heure des choix", explique-t-il. Tout en rappelant que "la guerre ne se prévoit pas toujours et la guerre que l'on imagine est rarement celle que l'on fait". "Nous serons surpris, c'est certain, estime-t-il. Nous serons impliqués dans d'autres crises, c'est également certain. Comme il est certain que la physionomie de nos engagements futurs bousculera nos références".

"Le monde réarme mais l'Europe désarme"

C'est pourquoi les grands patrons des armées ne veulent pas renoncer, en dépit des très fortes contraintes budgétaires qui s'annoncent, à certaines des ambitions opérationnelles de l'armée française. D'autant comme le rappelle l'amiral Guillaud, "le monde réarme mais l'Europe désarme : elle ne consacre plus que 1,6 % de son PIB à ses dépenses de défense, à comparer aux 5 % des Etats-Unis et aux chiffres imposants de la Chine (...). L'Europe désarme alors que la nouvelle posture stratégique américaine est en train de basculer vers la zone Asie-Pacifique". Du coup, le chef d'état-major des armées demande des clarifications sur "l'ambition politique mais aussi l'ambition opérationnelle" que le gouvernement en attend. "Quel rôle souhaitons-nous pour notre pays sur la scène internationale ? Quel rôle à l'Union européenne et dans l'Alliance atlantique ? Quelles opérations souhaitons-nous pouvoir mener ? Autant de questions structurantes car si nos ambitions déterminent notre outil, inversement notre outil contraint nos ambitions". Voici les ambitions sur lesquelles ils s'accrochent.

Quels moyens financiers ?

Les propos de l'amiral Guillaud sont clairs, très clairs. Il met en garde le gouvernement d'une logique comptable. "S'agissant de l'effort financier, il y a deux façons de voir les choses : soit l'on obéit à une logique strictement comptable - une photo noir et blanc, à un instant donné -, soit l'on regarde la vie avec les trois dimensions géométriques, plus le temps, plus les trois couleurs, plus la biologie. Vous pouvez vivre soit au jour le jour, soit avec une perspective. Je sais bien sûr où va ma préférence, mais c'est un choix qui ne dépend pas de moi". Et de s'interroger "où faut-il mettre le curseur et que faut-il sanctuariser". Selon lui, "toute diminution du budget se traduira mécaniquement par un abandon de capacité. Il est difficile de demander à un militaire de choisir s'il préfère qu'on lui coupe la main droite ou la main gauche en admettant qu'il soit ambidextre". Et d'insister pour que "budget 2013 et la prochaine Loi de programmation de finances publiques n'obèrent pas l'avenir".

Le prépositionnement des troupes françaises indispensable

Pour le chef d'état-major des armées, si la France veut "conserver une certaine influence", le "prépositionnement me semble une bonne chose". C'est d'ailleurs la solution "historique française, qui permet l'acculturation des troupes déployées". Ce que confirme le chef de l'état-major de l'air, le général Jean-Paul Paloméros. Présente au Tchad avec des avions de chasse, l'armée de l'air peut opérer ainsi au Sahel, notamment pour des missions de renseignement. "Une vraie puissance aérienne montre toute son utilité sur un théâtre aussi vaste", explique-t-il.

Le général Paloméros estime que "la prévention passe par le prépositionnement - six Rafale sont ainsi installés de façon permanente aux Emirats arabes unis, à Al Dhafra". Cette posture, précise-t-il, contribue "à la stabilisation du Golfe persique sans compter que ces avions pourraient au besoin intervenir très rapidement en Afghanistan". "Le prépositionnement à Djibouti permet lui aussi d'assurer un soutien aux nombreuses opérations dans la région, tout en contribuant à sa stabilisation", assure le général Paloméros. C'est également vrai dans les départements et collectivités d'outre-mer (DOM-COM), notamment en Guyane, en Nouvelle-Calédonie... Ce qui a permis à l'armée de l'air d'acquérir « une dimension internationale » grâce à la reconnaissance de la part de pays étrangers.

Un constat partagé par la marine. Car "la plupart des opérations militaires se déclenchent très vite, nécessitant la projection rapide d'un dispositif qui fait ensuite l'objet d'une planification plus élaborée, souligne le chef d'état-major de la marine, l'amiral Bernard Rogel. Cela impose de notre part d'avoir, dans des zones de crise ou d'intérêt stratégique, des bâtiments prépositionnés". Ainsi la marine assure une présence en dans l'est méditerranéen, l'Océan indien ou le Golfe de Guinée. Ce qui permet à la marine de surveiller les 11 millions de kilomètres carrés de zone économique exclusive (ZEE) de la France. "Si nous ne surveillons pas notre ZEE et ne montrons pas notre pavillon, nous serons pillés". En outre, il rappelle que "l'une des forces de la France repose sur son dispositif de bases mondiales, lequel repose sur les DOM-COM et les accords de défense que nous avons avec des pays comme le Gabon, la Côte d'Ivoire ou les Emirats arabes unis". Ce réseau a permis à la marine de disposer de "capacités d'action quasiment immédiates un peu partout". Ainsi, lors du séisme en Haïti, le fait d'avoir une base à Fort-de-France nous a offert un point d'appui très utile". Même stratégie pour l'armée de terre. J'ai souhaité capitaliser sur les infrastructures militaires des DOM-COM afin d'entretenir une formidable culture de projection", explique le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bertrand Ract Madoux.

La coopération oui mais elle a ses limites

"Il ne faut pas attendre des miracles de ces coopérations", avertit le chef d'état-major des armées. Un exemple de coopération inabouti : la brigade franco-allemande. "Cela fait des années, explique l'amiral Guillaud, que l'on essaie de déployer la brigade franco-allemande (dans une opération extérieure, ndlr). Nous n'avons pas réussi à le faire en Afghanistan pour deux raisons : d'abord, les Allemands étaient dans le nord du pays alors que nous étions dans l'est ; ensuite, les règles d'engagement, donc les consignes d'ouverture du feu, n'étaient pas les mêmes pour les Allemands et pour les Français (...) Si l'on veut que cette brigade fonctionne, il faut l'utiliser et non la laisser dans un camp d'entrainement ».

D'une façon générale, il estime ce serait « un leurre » de « tout miser sur les partages et mutualisations capacitaires ». Car la « smart defence » de l'Otan et « pooling and sharing » de l'Union européenne sont des opportunités intéressantes mais elles ne rempliront le vocation que si elles sont vécues par tous comme un atout pour faire plus ensemble et non comme une excuse pour faire moins chacun ».  Et de rappeler que « l'envie des Européens pour une défense commune reste faible. L'idée d'une Europe puissance ne fait guère d'émules ». Le général Paloméros y croit. « Cette approche de plus en plus capacitaire, interarmées et internationale, devrait nous permettre de limiter les impasses auxquelles nous serons contraints ». Il estime d'ailleurs que le développement de la défense et de l'Otan impliquera également que « nous passions par l'étape difficile du renseignement ».

Dans ce contexte, l'amiral Guillaud plaide lui pour des "coopérations renforcées", qui sont "le chemin le plus réaliste". A l'image de la coopération franco-britannique, « validée dans les faits lors de la crise libyenne ». « Elle doit être poursuivie avec détermination et réalisme parce que nos armées affichent des ambitions et un niveau comparables ». C'est ce que pense aussi l'amiral Rogel.  « Pour mutualiser, il avoir une valeur d'échange, estime le chef d'état-major de la marine. Or, nous avons des capacités navales que nous sommes les seuls à maintenir en Europe, ce qui limite les possibilités en la matière. Enfin, l'amiral Guillaud recommande de renforcer la coopération avec Berlin « indispensable » ainsi que trois autres pays (Italie, Espagne et Pologne).

Le renseignement essentiel

Le renseignement est la "mission la plus essentielle", estime le général Paloméros. L'armée de l'air dispose "d'une vraie culture en la matière", rappelle-t-il. Ainsi le premier avion qui a survolé l'Afghanistan en 2001 était un Mirage IV. Le renseignement a été aussi indispensable en Libye. "Le renseignement, dont il nous faudra renouveler les moyens avec les dernières technologies disponibles, fera d'ailleurs l'objet d'une réflexion dans le cadre du futur livre blanc".


La Solidaire Légion 2013 dans les Alpes

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Le 31/08/2012

   par J.Y.

En juin dernier, les cyclistes de la Solidaire avaient pris le départ à Castelnaudary.  © Ph Rumeau

Après l'énorme succès de la Solidaire 2012, qui a permis de récolter 52 275 euros pour l'Institution des invalides de la Légion (ILLE) à Puyloubier, au pied de la montagne Sainte-Victoire (13), le 4e R.E s'apprête à lancer déjà l'édition 2013.

Le long parcours des autorisations internes, préfectorales, de la recherche de sponsors et de dons, va donc pouvoir commencer autour d'un nouveau projet, mené par le capitaine Serge Joffredo.

Après les 467 kilomètres dans les cols pyrénéens en juin dernier, les rouleurs de cinq régiments de la Légion, du Commandement et de la société civile, se verront proposer un parcours dans les Alpes.

La Solidaire 2013 devrait s'élancer de Briançon le 20 juin 2013, emprunter les cols d'Izoard et de Vars, soit 84 km. Le lendemain, les "Solidaires" prendront le départ à Josier pour rallier Moustiers-Sainte-Marie, en empruntant le col d'Alos, une étape de 150 km. De Moustiers-Sainte-Marie, la route mènera ensuite les légionnaires à vélo jusqu'à Puyloubier (à 117 km), en passant par la montagne Sainte-Victoire. Pour le "chasseur de cols" qu'est le capitaine Serge Joffredo, l'édition sera certes moins escarpée que celle de cette année, qui "entrera dans la légende" tellement elle était dure, mais proposera une série de cols mythiques et de paysages à couper le souffle. "351 km c'est plus court que cette année, mais tout aussi prometteur" assure le capitaine Joffredo.


Calvi: l'état de santé du légionnaire tombé de la citadelle stabilisé

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Publié le jeudi 30 août 2012 à 14h53

Hier matin, vers 10 heures, un jeune légionnaire est tombé d'une des tours de la citadelle.Photo B.I.-L.

Hospitalisé mercredi 29 août à l'hôpital de Bastia, avec un pronostic vital engagé, l'état de santé du jeune légionnaire était stabilisé, au matin du jeudi 30 août. Ce dernier avait fait une chute d'une vingtaine de mètres, depuis les remparts de la citadelle de Calvi. Les équipes médicales ont apparemment évité le pire, en réussissant à stabiliser son état, malgré d'importants traumatismes.


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