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2016


Le clochard et les crèches,

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François Sureau, le 22/11/2016

Juillet 2005: Sans domicile fixe au Pont-Neuf à Paris (75), France.

Juillet 2005: Sans domicile fixe au Pont-Neuf à Paris (75), France.

La mémoire s’est presque entièrement effacée d’un clochard qui vivait, à la fin des années 1950, à Paris, sur les berges de la Seine, entre le Pont-Neuf et le pont Alexandre-III, et le plus souvent sous le pont du Carrousel, près du port des Saints-Pères. Les dessous du pont du Carrousel se présentent comme un couloir voûté où ceux de la rue dorment dans des alvéoles aménagées entre les piles du pont. L’homme était appelé, on ne sait trop pourquoi, Pierre l’ermite. C’était, paraît-il, un avocat de Troyes qui, jeune encore, avait tout quitté pour vivre à la cloche. Jusque dans les années 1960, des confrères de Paris, stagiaires ou ténors du barreau, venaient le consulter sur des questions délicates et il y répondait volontiers. C’est auprès d’eux qu’on pouvait recueillir, jusqu’à ces dernières années, quelques indications sur l’existence passée de Pierre l’ermite. Ce juriste fin et discret avait commencé à donner quelques indices de singularité. Il s’était mis peu à peu à dire la vérité à ses clients. « Que croyez-vous ? Votre affaire est mauvaise et c’est la vôtre. Tout de même, frauder ainsi, c’est aussi bête qu’immoral. » Peu à peu, les remarques étaient devenues plus nettes, plus sardoniques, comme s’il se vengeait d’on ne savait quoi. « Je ferai de mon mieux, mais vous allez morfler, mon bonhomme. » Il appelait ainsi aussi bien les dignitaires de l’industrie locale que les malfrats de rencontre, et tous s’en choquaient également, les malfrats surtout, dont le cuir est plus tendre que celui des patrons. À ce jeu, il avait perdu sa clientèle en deux ans, puis, libre de toute attache, sans famille connue, était parti un beau matin sans laisser d’adresse, épinglant sur la porte de son cabinet un carton où l’on pouvait lire « Tu l’as voulu, tu l’as eu », et, en dessous et en lettres capitales : « Démerdez-vous. » Son unique collaborateur avait signalé sa disparition, et l’avait cherché quelque temps, puis avait réussi à force d’adresse et de compassion à reprendre sa clientèle évaporée au fil des années de révolte.

Il vivait de rien, déchargeait des légumes aux Halles, dispensait des conseils à ses compagnons d’infortune et, à Noël, passait d’église en église pour y aider à arranger les crèches, pour lesquelles il éprouvait une étrange passion. Il avait, semble-t-il, servi à la Légion étrangère, où les crèches sont révérées, au-delà de toute différence d’origine ou de foi religieuse.

Sa trace se perd en 1968. A-t-il été victime des événements de mai ? A-t-il jugé qu’il en avait assez vu ? Je n’ai jamais autant regretté la disparition de ce Diogène du droit que la semaine dernière, quand le Conseil d’État a rendu cet arrêt sur les crèches dont l’indigence intellectuelle eût réjoui également Voltaire et Louis Veuillot. Car enfin, que sont ces crèches, « religieuses » par nature et qui, ici ou là, peuvent cesser de l’être par l’effet de je ne sais quel folklore ? Et qui, inacceptables selon la loi dans le hall d’une mairie, deviennent acceptables cent mètres plus loin ? Sans doute le clochard de Troyes m’eût-il expliqué avec sagesse comment le Conseil d’État était passé en trente ans à ce comportement de rois mages sans étoile, sans boussole, prêts à adorer on ne sait quoi au hasard du Journal officiel.

J’espère que cet errement restera exceptionnel. Nous sommes nés, nous avons grandi dans un pays où, au fond, les principes de la démocratie libérale étant par ailleurs réputés acquis, deux choses nous protégeaient : la dignité du comportement du personnel politique, et le bon fonctionnement des contrepoids institutionnels. La première a largement disparu : on s’appelle par son prénom, on se tutoie comme à la halle, on se rappelle les services rendus, on expose les secrets du gouvernement et on s’insulte plus souvent qu’à son tour. Restent le Conseil constitutionnel, qui remplit bien son office, et le Conseil d’État. Pendant plus d’un siècle les demi-dieux du Palais-Royal ont mis leur intelligence spéculative au service du bon sens, protégeant les soutanes et les cloches après la loi de séparation, accordant au général tout ce qu’il voulait sauf les cours militaires condamnant à mort sans recours. Il faut souhaiter qu’ils retrouvent vite ces chemins-là.

François Sureau

Patrick Maugard, 1re classe d'honneur

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Publié le 22/11/2016

Le première classe d'honneur Maugard, entouré des anciens chefs de corps du «4». / Photo DDM, Gladys

Le première classe d'honneur Maugard, entouré des anciens chefs de corps du «4». / Photo DDM, Gladys

«L'honorariat est une marque de gratitude envers une personne qui a rendu des services à l'institution qui l'honore», a souligné le général Maurin, commandant la Légion étrangère. Pour la Légion, «c'est le général Rollet qui lança cette tradition, en restant très mesuré dans cette mesure de gratitude», a-t-il poursuivi. «Véritable fondateur de la Légion moderne, visionnaire, il nous a montré la route à suivre en nommant à l'honorariat, avec parcimonie, des personnalités très diverses.

L'honorariat, pour la Légion étrangère, c'est d'abord la manière simple de rendre hommage, de manière gratuite et désintéressée, aux amis de la Légion qui entrent dans la famille parce qu'ils se sont distingués par leur abnégation, leur dévouement ou leur attachement à tous ces étrangers devenus fils de France, non par le sang reçu mais par le sang versé». À peine un peu plus de 1 200 personnes ont ainsi reçu cette distinction. Si Patrick Maugard a été choisi, «c'est d'abord parce qu'il est le maire de la ville, que sur quarante ans, cela fait déjà plus de la moitié que vous êtes à la tête de la ville, et j'ai pu mesurer votre fidélité envers le 4e étranger et la Légion étrangère, une fidélité marquée par votre présence systématique à toutes nos activités, et votre attachement à la solidarité légionnaire, votre soutien à la Solidaire et pas seulement puisque tous les ans, vous amenez le cassoulet aux anciens de Puyloubier où il est, je puis vous l'assurer, très attendu». Une distinction qui va droit au cœur du récipiendaire. «Il n'aura échappé à personne que j'ai un profond attachement à cette famille, dans laquelle je me reconnais autour de ses valeurs. Des valeurs liées à la défense de notre République, à son socle de solidarité qui guide son action au quotidien et dessine un destin collectif et intégrateur d'une efficacité exceptionnelle, au point de conduire des jeunes gens, qui n'ont découvert notre pays que quelques semaines auparavant, à sacrifier leur vie à la défense de nos valeurs», a souligné Patrick Maugard.

La Dépêche du Midi


Le «4», c'est 96 ans d'existence, et 40 années en Lauragais

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Publié le 22/11/2016

Prise d'armes, place de la République./ Photo DDM, Gladys

Prise d' armes , place de la République ./ Photo DDM, Gladys

La prise d'armes de cet anniversaire du 4e régiment étranger avait un éclat particulier , ce samedi. Les «fortes têtes » fêtaient, en effet, leur quarantième année de présence à Castelnaudary . L'occasion de cérémonies et festivités au cœur même de la ville qui les a accueillis en novembre 1976. C'est le général Maurin, commandant la Légion étrangère, qui présidait la cérémonie. L'occasion d'un rappel historique de l'épopée du «4», né au Maroc il y a quatre-vingt- seize ans. «Votre régiment a aujourd'hui l'âge du sage, une sagesse acquise dans l' épreuve des combats au Maroc, au Levant, en Indochine et en Algérie ». Et de souligner comme «cette sagesse avait mûri, grâce à un sens exceptionnel du bien commun qui s'est concrétisé à maintes reprises par la priorité donnée au service des impératifs de restructurations de la Légion étrangère. Dissous à trois reprises, restructuré maintes fois, le «4», honnête et fidèle , a toujours rempli avec abnégation et brio les missions confiées. Aujourd'hui, le «4» «fait face remarquablement à la montée en puissance de la Légion étrangère, qui est effective depuis dix-huit mois et s'achèvera en 2018. Le recrutement a augmenté de 80 %, la formation des gradés et des cadres a pratiquement doublé , et celle des spécialistes a augmenté de plus d'un tiers. Je salue vos efforts et votre abnégation», a souligné le général qui rappelait qu'en 1976, arrivaient de Corte ( Corse ) en Lauragais les 1re et 2e compagnies du groupement d'instruction de la Légion, tout en soulignant combien l' histoire du «4» est intimement liée à celle de la ville, et rendait hommage à la décision du député-maire Jean-Pierre Cassabel, en 1976, d'accueillir avec cœur, détermination et confiance les «fortes têtes». Et le général de conclure : «Le 4e régiment étranger peut être fier du travail accompli».

Un concert haut de gamme

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Publié le 22/11/2016

À la Halle aux grains. / Photo DDM, Gladys

À la Halle aux grains. / Photo DDM, Gladys

C'est une des formations les plus prestigieuses de l' armée française . L'histoire de la musique de la Légion étrangère commence avec celle de la Légion , créée par le roi Louis-Philippe, en 1831. Les musiciens légionnaires se produisent aux quatre coins du monde. Chacun de leurs concerts est un événement . Placés sous la baguette du chef de musique, le lieutenant-colonel Émile Lardeux, les cinquante musiciens ont donné un concert exceptionnel aux invités du 4e régiment étranger , vendredi soir, à la Halle aux grains.


Acceuil plus que chaleureux à Castelnaudary

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Publié le 20/11/2016

À Castelnaudary , François Hollande a reçu un accueil des plus chaleureux. Applaudissements, encouragements, des sourires, des mains tendues et serrées par le Président, des selfies même auxquels il s'est volontiers prêté. «Du cassoulet à l'Élysée», a-t-on même entendu dans la foule. Et le Président de s'excuser d'avoir fait attendre tout ce petit monde.

Ici, dans la capitale du Lauragais audois, la première étape du président de la République est pour le grand bassin . Élus et représentants de Voies navigables de France (VNF) l'attendent avec, tenez-vous bien, l'exemplaire original de l'édit royal, signé de la main de Louis XIV, ordonnant à Pierre-Paul Riquet de construire le canal du Midi. Un exemplaire rare – il n'en existe que deux – exceptionnellement sorti pour la visite présidentielle et très vite reparti aux archives, à Toulouse, où il est précieusement conservé, l'hygrométrie et la lumière de cette belle journée d'automne n'étant pas les conditions optimales pour l'en sortir. C'est Samuel Vannier, archiviste de VNF, qui en a fait une présentation au Président, qui n'a pas caché son intérêt pour l'histoire de cet «ouvrage réalisé en quinze ans, c'est très peu ; un ouvrage dont l'idée, au départ, était le transport économique et devenu, aujourd'hui, un lieu dédié au tourisme et aux transports des personnes. Cela salue le travail exceptionnel de ce que la France est capable de faire de génération en génération : de bâtisseurs, ouvriers, architectes, ingénieurs. La France est le pays des grands défis. Aujourd'hui, nous sommes devant un nouveau défi : qu'allons-nous faire de cet ouvrage, comment allons-nous le valoriser ? Vous avez plein de projets à nous présenter». Les projets, le maire de Castelnaudary, Patrick Maugard, et Philippe Greffier, président de la communauté de communes, les ont justement évoqués pour le Président : le premier, énumérant les grands travaux réalisés par la ville, les années passées : halte fluviale, capitainerie, traitement des eaux grises qui ont valu à la ville le pavillon bleu… le second, présentant les travaux en cours auxquels la collectivité consacre 2,40 M€ pour l'aménagement du grand bassin. «Le canal du Midi, c'est un des axes forts du développement économique et stratégique de notre territoire», a souligné Ph. Greffier.

François Hollande s'est ensuite rendu à l'hôtel de ville, où il a été accueilli par une haie d'honneur des pionniers de la Légion étrangère. Castelnaudary fêtait, hier, les 40 ans de présence du 4e régiment étranger. Il a ensuite reçu une délégation d'agriculteurs, satisfaits à la sortie (lire page 2). «Nous avons pu dire ce que nous avions à dire», s'est réjoui Serge Vialette, président de la fédération régionale du Syndicat des exploitants agricoles.


François Hollande : une visite présidentielle en Lauragais

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Publié le 20/11/2016

Le Président de la République devant l'édit royal qui a lancé la construction du Canal du midi/Photo DDM, Xavier de fenoyl.

Le Président de la République devant l'édit royal qui a lancé la construction du Canal du midi/Photo DDM, Xavier de fenoyl.

Le chef de l'État a fait étape, hier, dans l'Aude. Il a d'abord visité une exposition consacrée à l'ouvrage de Pierre-Paul Riquet dont la construction a débuté il y a 350 ans. Il a ensuite été reçu à l'hôtel de Ville.

Les 40 ans de l'installation de la Légion étrangère, le rassemblement des deux ligues régionales d'athlétisme, le championnat de l'Aude de tir, la Sainte-Barbe... «ll ne nous manque plus qu'un Président de la République», s'était amusé Patrick Maugard, le maire de Castelnaudary , il y a quinze jours, en regardant l'agenda de ce samedi 19 novembre. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque Jean-Marc Sabathé, préfet de l'Aude, lui a demandé au téléphone «s'il était prêt ?». Prêt à recevoir un Président de la République, bien sûr... Quelques minutes avant l'arrivée du cortège présidentiel, le maire de la capitale mondiale du cassoulet savourait cet instant : «C'est à Castelnaudary qu'il revient d'honorer l'histoire du canal.» Car voilà 350 ans, Louis XIV ordonnait par édit à Pierre-Paul Riquet la construction de l'ouvrage permettant de relier les deux mers. «De nouveaux défis» :Le fameux document royal a exceptionnellement été sorti d'un coffre-fort des archives de Voies navigables de France, pour être présenté, hier après-midi, au Président de la République, près du grand bassin de Castelnaudary où une exposition retraçait cette grande aventure humaine.

«Je voulais rappeler ici la portée historique d'une telle décision», a lancé François Hollande en admirant l'édit royal qui allait assurer l'expansion économique de Castelnaudary et tous les gros bourgs traversés par la voie d'eau. En prenant l'exemple du génie de la construction de cet ouvrage, le Président de la République a voulu «saluer ce que la France est capable de faire», rappelant que «de nouveaux défis» attendent cette infrastructure, notamment pour la valoriser. Le chef de l'État faisait ainsi référence à la procédure lancée pour l'inscription des abords du Canal du Midi, afin de préserver son classement au patrimoine mondial de l'Unesco. Après vingt minutes consacrées à l'œuvre de Riquet, le cortège présidentiel a gagné la mairie de Castelnaudary, dont les abords avaient pris des allures de Champs-Élysées. Une foule de plusieurs centaines de personnes amassées derrière des barrières.

Des drapeaux tricolores. Et les sapeurs de la Légion, ceux qui sont en vedette pour les 14-Juillet parisiens, au garde-à-vous devant l'entrée de l'hôtel de Ville.

La Légion, les agriculteurs

Pendant près d'une heure, François Hollande s'est entretenu avec les représentants de la Légion étrangère, dont son commandant le général Jean Maurin ; puis avec la délégation des syndicats agricoles FDSEA et JA, de l'Aude et de la Haute-Garonne (lire ci-dessous).

Les échanges ont duré plus que prévu. Ce n'est que vers 16 h 45 que le chef de l'État est ressorti de la mairie alors que, selon le programme officiel, il aurait dû se trouver déjà à Labège. Pour son départ, les sifflets qui avaient accompagné les applaudissements à son arrivée se sont tus. François Hollande n'a pu s'empêcher d'aller serrer de nombreuses mains.

Puis il a regagné sa voiture. L'escorte est repartie.

À Castelnaudary, c'était une soirée de fête qui se préparait pour clore cette journée historique.


La Légion étrangère fête les 40 ans de son installation en ville

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La Voix du Midi Lauragais

17/11/2016 par Paul Halbedel

Durant trois jours, le 4e Régiment étranger célèbre le quarantième anniversaire de son installation à Castelnaudary. Au programme : concert, spectacle, feu d'artifice...

Les légionnaires se mettent en rang lors d’une cérémonie.

Les légionnaires fêtent le quarantième anniversaire de leur installation à Catelnaudary, du vendredi 18 au dimanche 20 novembre (Crédit photo : Lola Monset)

Le 4e régiment de la Légion étrangère célèbre le 40e anniversaire de son installation à Castelnaudary, avec un série de festivités programmées du vendredi 18 au dimanche 20 novembre.

Régiment d’instruction uniquement, Castelnaudary voit passer tous les légionnaires le temps de leur formation. Une sélection des candidats est d’abord effectuée au centre de Paris (Fontenay-sous-Bois) avant que ceux-ci rejoignent Castelnaudary pour une durée de 16 semaines, dont quatre semaines au sein de la ferme de Puginier.

Le programme des festivités

Vendredi 18 novembre : concert autour de la musique de la Légion Étrangère, à 20h, dans la halle aux Grains.

Samedi 19 novembre : aubade de la musique de la Légion Étrangère sur la place de la République à 9 h 30, suivie de la prise d’armes régimentaires et du défilé à 10h ; présentation de matériel et démonstration des savoir-faire du régiment à 14h ; conférence animée par Francis Falcou sur le thème « Les 40 ans du Régiment dans notre ville » à 17h sous la halle aux Grains ; spectacle d’évocation historique à partir de 19h sur la place de la République avant la clôture de cette journée avec un feu d’artifice.

Dimanche 20 novembre : messe anniversaire à 11h en la collégiale Saint Michel.


Pays d'Aix : à la guerre comme à la guerre

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LaProvence.com

Jeudi 17/11/2016

 

Le premier régiment étranger de la légion effectue jusqu'à vendredi un exercice d'envergure et en condition réelle. Des soldats armés partout en ville, venus maintenir l'ordre dans le cadre d'un scénario catastrophe

Société - Pays d'Aix : à la guerre comme à la guerre

Hier à la mi-journée, les légionnaires sont tombés sur une embuscade. Tirs en cascade, faux morts... On se prépare au pire scénario. Photo nicolas vallauri

 

À l'heure où les parents attendaient sagement leurs enfants à la sortie des écoles simianaises hier midi, qui pouvait se douter qu'à quelques centaines de mètres de là, des individus armés combattaient des légionnaires en bordure de colline ?

Depuis hier matin et jusqu'à vendredi midi, le premier régiment de la légion étrangère basé à Aubagne est en exercice aux abords mais surtout dans la ville. Fait plutôt rare. La population a évidemment été informée de cet entraînement pour ne pas rester coi devant un tel déploiement.

Près de 180 hommes ont envahi Simiane et ses environs sur un scénario digne d'un film hollywoodien qui, espérons-le tout de même, ne sera pas prémonitoire : "À la suite d'une série d'attentats perpétrés en France, la campagne présidentielle se déroule sur fond de tension extrême. L'assassinat d'un leader politique a provoqué des manifestations qui ont dégénéré en émeutes. Aix et Mar seille étant désormais sous contrôle, le chaos s'est déplacé vers les zones semi-urbaines situées entre ces deux villes où des groupes tiennent des territoires sous leur contrôle. Face à cette situation, le préfet a décidé de faire appel à l'armée. Un groupe de pillards (entre 25 et 30) armés opère à partir de Simiane et tient la voie rapide D6 sous ses tirs directs. Un groupe d'activistes radicalisés d'environ 15 individus pourrait mener des actions terroristes sur les forces de sécurité , police, armée et contre la population. "

Dès 8h hier matin, plusieurs compagnies se sont déployées à différents endroits stratégiques pour reprendre la ville aux pillards. Certains ont été déposés par voie aérienne (hélicoptère), d'autres sont arrivés par voie de terre.

"L'objectif, explique le commandant Colombani, officier de réserve au bureau instruction emploi et planificateur de l'exercice, c'est de travailler les fondamentaux. Ces légionnaires sont pour la plupart des soldats qui ont combattu sur différents conflits. Certains ont été blessés et sont devenus des administratifs. Ça permet de les repréparer au cas où l'armée aurait besoin d'un renforcement militaire dans la région."

"Un regain de popularité"

Pays d'Aix : à la guerre comme à la guerre - 2

Ce sont des réservistes et des militaires à la retraite qui ont "joué" les assaillants. Les légionnaires ont été amenés à des endroits stratégiques pour reprendre peu à peu la ville aux pillards et activistes radicalisés et maintenir l'ordre dans un scénario digne d'un film hollywoodien.

Du côté du plastron ou du Forad (force adverse), tous les "acteurs" sont directement issus de l'union nationale des officiers de réserves ou des retraités de l'armée.

Ici, on tire avec des balles à blanc et du côté des "rebelles", on se sert d'airsoft (billes à air comprimé) ou de grenades d'exercice. Dans leur progression, les légionnaires sont confrontés à des incidents (arrivée de partisans, d'opposants, de réfugiés...) " Nous vérifions s'ils ont les bons réflexes, leur attitude, si leur compte-rendu par radio au centre opérationnel est de bonne qualité, s'ils n'oublient rien...", reprend-il. Hier à la mi-journée, gros combat près du chemin des Aludes. Une grosse dizaine d'opposants attendait, cachés, les légionnaires. Les tirs ont fusé. Certains se sont rendus, d'autres sont "morts"... Il faut désarmer, vérifier que certains n'ont pas d'armes cachées dans les chaussures ou sur eux... Ne rien laisser au hasard. Les commandants d'unité veillent au grain. Chaque année, ce régiment effectue un exercice identique dans des villes différentes : Le Castellet, Pourcieux... On l'aura compris, le choix de Simiane n'est pas étranger au fait que le maire soit un ancien de la légion étrangère...

"Depuis les attentats perpétrés en France, on sent un regain de popularité. Cet exercice est en phase avec le contexte actuel. Il y a cinq ans, on aurait donné ce scénario et on nous aurait pris pour des fous. Maintenant, plus du tout. Certes, nous avons une partie combat dans cet exercice mais le but surtout, c'est de maintenir l'ordre dans la ville et non pas de jouer aux cow-boys et aux Indiens."

Dans la ville, on a mis en place le centre opérationnel et des points de contrôle avec quelques incidents probables : une voiture piégée, des personnes qui refuseraient le contrôle... Les enfants en redemandent, fascinés par l'arrivée de ces militaires aux accents venus de pays lointains.

Exercice certes mais effectué avec rigueur et grand sérieux. Aujourd'hui, la Ville en profite pour activer sa cellule de crise, histoire de vérifier, de son côté, si tout est en place au cas où...

Aurélie Féris-Perrin


Légion étrangère : 40 ans en Lauragais, ça se fête

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Actualités

Publié le 16/11/2016

Le colonel Dufour, chef de corps, devant le drapeau du 4e régiment étranger. /Photo DDM, Gladys

Le colonel Dufour, chef de corps, devant le drapeau du 4e régiment étranger. /Photo DDM, Gladys

Des anciens, y compris de la période africaine, reviendront pour l'occasion. Nous aurons également trois anciens chefs de corps». Le «4», si riche de son histoire, est aussi résolument tourné vers l'avenir ; l'occasion de féliciter ses cadres. «Le régiment vient de permettre, depuis juillet 2015, la montée en puissance de la Légion étrangère, par l'investissement de ses cadres. Quelle entreprise est capable, à effectif constant, de monter sa «production» de 70 % ? Nous avons réussi ça parce que nous avons ici des hommes exceptionnels, auxquels on peut tout demander», leur rend hommage le commandant. Il revient sur les liens étroits qui unissent le régiment à sa ville, évoque le souvenir de Jean-Pierre Cassabel à qui l'on doit cette installation quand tant d'autres villes de France avaient candidaté, évoque cette fidélité qui a perduré et les galons de «première classe d'honneur» qui vont être remis au maire Patrick Maugard par le général commandant la Légion étrangère, «un symbole pour la ville, toujours là quand on a besoin d'elle, et pour l'homme, dont l'attachement au régiment n'est plus à prouver».Il y a quarante ans, le «4» arrivait à Castelnaudary et investissait Lapasset. Un anniversaire que les légionnaires souhaitent fêter avec la population chaurienne et lauragaise.

Prise d'armes, musique, défilé, exposition et démonstration de matériel, conférences son et lumière, feu d'artifice… Depuis trois mois, au quartier Danjou, on travaille à l'organisation du quarantième anniversaire de l'arrivée du 4e régiment étranger dans notre ville, qui aura lieu ce samedi 19 novembre, place de la République. Les légionnaires ont mis les petits plats dans les grands pour inviter la population, qu'ils espèrent en nombre pour fêter cet anniversaire avec eux. Ils sortent pour l'occasion de l'enceinte du quartier Danjou vers la place de la République… «L'objectif est de faire perdurer les excellentes relations nouées ici en Lauragais et à Castelnaudary. Derrière cette fête que, de notre côté, nous célébrons chaque année, nous montrons notre attachement à cette ville qui nous a si bien accueillis», explique le colonel Nicolas Dufour, commandant le 4e RE. Le patron des «fortes têtes» rappelle que nous sommes ici dans un régiment de formation, le creuset de la Légion étrangère, que chaque légionnaire y vient à plusieurs reprises au cours de sa carrière. «Quand le régiment est arrivé de Corse, nous nous demandions si l'on aurait ici des conditions favorables d'entraînement. Nous y avons trouvé un terrain de manœuvres fantastique. Quand le quartier Danjou a été construit, il l'a été exactement pour les besoins du régiment, c'était alors le plus moderne des années «80». Chaque compagnie a sa ferme, avec des dizaines d'hectares autour pour s'entraîner».


la fête pour tous, ce samedi

À 9 h 30 : Aubade de la musique, place de la République. À 10 heures : Prise d'armes et défilé, place et cours de la République. À 12 heures : Apéritif à la Halle aux grains, offert à la population chaurienne. À 14 heures : Présentation des matériels de tous les régiments de la Légion, place de la République. À 17 heures : Conférences et témoignages, à la Halle aux grains. À 19 h 30 : Évocation historique. et feu d'artifice, place de la République.

Dossier réalisé par Gladys Kichkoff


Interview de Patrick Maugard

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Publié le 16/11/2016

Interview de Patrick Maugard

Interview de Patrick Maugard

 

Cet anniversaire est pour moi l'occasion de souligner les qualités d'excellence de la Légion étrangère, unité d'élite, pilier central de la défense de notre pays, modèle de courage, à l'image du haut fait d'armes de Camerone qui lui a donné ses lettres de noblesse, mais aussi de son école, modèle de formation, d'intégration et de professionnalisme. Et cette école, nous avons le privilège de l'avoir à Castelnaudary. Aujourd'hui, notre ville est fière de témoigner solennellement sa profonde amitié à nos légionnaires et de saluer l'engagement d'hommes, présents là où le devoir les appelle, tant pour assurer notre défense que pour s'impliquer comme force d'interposition partout où la présence de la France est voulue. Je souhaite également mettre en avant l'excellence des rapports au quotidien entre la population et son régiment.

La Légion constitue une grande et belle famille, ouverte sur sa ville et ses habitants, comme en témoignent les nombreux mariages, les naissances et échanges familiaux qui tissent notre indéfectible union.


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