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2016


La Légion honore ses disparus à Pérols

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Midi Libre

Publié le 15/11/2016

La Légion honore ses disparus à Pérols

Mercredi 2 novembre, les disparus de la Légion étrangère ont été honorés au cimetière Saint-Sixte.

Le président de l'amicale des Anciens de la Légion étrangère de Montpellier et de ses environs (AALEME) et le maire Jean-Pierre Rico ont déposé une gerbe sur le caveau des disparus. L'amicale des Anciens légionnaires de Montpellier et ses environs a toujours eu des rapports privilégiés avec la ville de Pérols depuis sa création en 1974. Le 24 avril 1976 l'amicale a reçu officiellement son drapeau. Le 30 décembre 1982, Robert Félix Fabre, maire de Pérols, a été décoré de la médaille d'honneur de la Légion étrangère pour services rendus a l'amicale. Le 24 novembre 1980 le président François Simon signe la concession de terrain dans le cimetière communal de la commune (concession perpétuelle). Le 4 mars 1982 a eu lieu à l'église l'inhumation d'un ancien sergent Edmond  Maury décédé en 1976 qui repose désormais dans le caveau.

Depuis perdure la tradition, les anciens de l'amicale se réunissent tous les 2 novembre devant le caveau pour honorer leurs chers disparus. L'équipe municipale actuelle est très attachée à ses traditions a précisé l'édile auprès des anciens légionnaires. "Nous, à la Légion, nous avons le culte des anciens, chez nous on ne pleure pas les morts on les honore. Ce caveau existe depuis quelques années, il est ouvert non seulement aux anciens légionnaires de l'amicale mais à tout légionnaire qui en ferait la demande" explique le président de l'amicale avant d'assister avec tous les militaires, familles et officiels à une messe spéciale célébrée par le père Hervé Dussel dans l'église de la commune.


St-Clément-de-Rivière : commémoration de l'armistice de 1918

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Midi libre

Publié le 13/11/2016

St-Clément-de-Rivière : commémoration de l'armistice de 1918

Les enfants ont participé à cette journée souvenir.

Le 11 novembre est une date marquante de l'histoire, elle traduit la fin de la Première Guerre mondiale. La France a perdu un million et demi d'hommes.

Un chiffre impressionnant dont l'ampleur peut être mesuré  à la terrible liste qui figure sur les monuments aux morts. Rodolphe Cayzac, maire entouré d'élus, des adhérents de l'UNC, des autorités civiles et militaires et des enfants de l'école primaire a lu le message du secrétaire d’État à la défense et a retracé l'historique de la guerre 14-18. Après le dépôt de gerbe suivi de la sonnerie aux morts, de la minute de silence et de l'hymne national chanté par toute l'assistance, le pot du souvenir a été offert au centre Fernand-Arnaud.


Laudun-L'Ardoise : solennité et recueillement

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Midi Libre

Publié le 13/11/2016

Laudun-L'Ardoise : solennité et recueillement

Une très nombreuse assistance

Laudun-L'Ardoise : solennité et recueillement

Le dépôt de gerbes

 

Laudun-L'Ardoise : solennité et recueillement

La lecture des lettres en présence du maire

La cérémonie de ce 11 novembre 2018 s'est déroulée dans le nouveau lieu de mémoire situé sur le plan de Lascours, en présence d'une foule considérable.

Alors qu'une section de la 1re compagnie du 1er REG rendait les honneurs, le maire, conseiller départemental, Philippe Pécout était entouré des présidents d'anciens combattants : Yves Francini de l'Union locale des Anciens Combattants de Laudun-l'Ardoise ; Manfred Holzhauser de l'Amicale des anciens de la Légion Étrangère.

Dans la nombreuse assistance on notait la présence des élus et des adjoints du conseil municipal ; du représentant du chef de corps du 1er Reg ; des officiers, sous-officiers, caporaux et légionnaires du régiment ; des représentants du SDIS, de la gendarmerie nationale ; des services municipaux police municipale, services techniques, du protocole ; les trois porte-drapeaux ; les enfants des écoles de la commune entourés des nombreux parents ainsi que de nombreux représentants des associations de la commune.

Après la première prise de parole du présidente des anciens combattants, il appartenait au maire de rappeler le souvenir du centenaire de la Grande Guerre et notamment la  bataille de Verdun, symbole de cette Première Guerre mondiale. La commune a déploré la perte de onze de ses ressortissants en 1916. Face à cette hécatombe nationale le maire Philippe Pécout a invité toutes les générations au devoir de mémoire.

Avant le dépôt de gerbes devant ce nouveau lieu de mémoire trois enfants de la commune, Noélie Nuez, Ségolène Métier et Sarah Malosse ont accepté de lire trois courriers du front écrits par trois soldats français. Philippe Pécout a ensuite convié l'assistance à partager le verre de l'amitié au Forum tout proche.


«Légionnaire» en librairies lundi prochain

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Actualités

Publié le 13/11/2016

«Légionnaire» en librairies lundi prochain

«Légionnaire» en librairies lundi prochain

Le livre «Légionnaire», que tout Chaurien aura à cœur de lire tant l'institution «Légion» est centrale ici et dans le Lauragais, sortira le lundi 21 novembre. Il est co-écrit par deux auteurs : Bertrand Constant, aujourd'hui comédien, était officier au 2e REP (Régiment étranger de parachutistes, l'élite de la Légion Étrangère) il y a quelques années. Quant à Victor Ferreira, photographe-reporter, il a été légionnaire pendant près de 25 ans.

Leur ouvrage est un livre unique : du plus jeune au plus ancien, du nouvel engagé volontaire à l'officier, du Français d'origine au lointain Kirghize, 64 légionnaires se sont laissés photographier malgré leur tradition de l'anonymat, tout en mettant «leur cœur sur la table». Pour quelles raisons ont-ils choisi d'abandonner leur première vie et d'en conquérir une seconde ? Pendant deux ans, Victor Ferreira a rencontré près d'une centaine de légionnaires à travers le monde en leur posant toujours les mêmes questions. Ceux-ci se sont livrés en confiance, parfois même en poésie. Bertrand Constant a transformé les entretiens et les questions en narration tout en s'attachant à préserver la sincérité et l'exactitude de leurs propos. Ce livre permet de comprendre la Légion Étrangère de l'intérieur, et notamment ces hommes aux parcours si différents qui ont tous fait un jour le choix de s'engager pour un même idéal. Entre confessions et révélations, c'est une rencontre exceptionnelle avec ces soldats mythiques, partout admirés, craints sur tous les théâtres d'opération et que le monde entier nous envie. Chaque portrait, composé d'une photo et d'un monologue, propose au lecteur une expérience hors du commun : devenir Légionnaire à son tour. Au moins le temps d'une lecture!

La Dépêche du Midi

Millau : la cérémonie officielle du 11 novembre perturbée

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Midi Libre

Publié 12/11/2016

Millau : la cérémonie officielle du 11 novembre perturbée

Le moment de recueillement devant le monument aux morts avait été respecté au cours de la matinée.

Le défilé de la Légion, initialement prévu après la commémoration, ce vendredi 11 novembre, a été annulé.

La cérémonie officielle en souvenir de l'Armistice de 1918, qui se déroulait vendredi matin autour du monument aux morts érigé dans le parc de la Victoire, ne s'est pas terminée selon le programme initial. Malgré ce que laissaient penser les barrières, barrages et rues bloquées entre la place du Mandarous et une grande partie du boulevard de la République, le défilé de la 13e Demi-brigade de la Légion étrangère, qui devait clôturer la cérémonie officielle, n'a pas eu lieu. La mairie avait été avertie dès jeudi soir de cette annulation ordonnée par l'état-major de l'armée, mais elle avait maintenu le dispositif de sécurité "au cas où il y ait un changement de programme".

"Nous avons fait reculer l'armée pour treize individus !"

Si l'état-major de l'armée de terre a pris une telle décision de dernière minute, c'est parce qu'il a eu vent, sur les réseaux sociaux, d'un appel lancé par des militants qui se présentent comme antimilitaristes. "Des motifs d'ordre public nous ont conduits à penser que le défilé militaire ne pourrait pas se dérouler dans le respect dû à notre armée", a déclaré à Midi Libre la préfecture au cours de la journée de vendredi.

La cérémonie officielle, menée par le premier adjoint Claude Assier, s'était déroulée dans un grand respect du protocole, réchauffé de temps à autre par quelques rayons de soleil. La commémoration a été rythmée par les déplacements des troupes, les remises de décorations, la lecture de poèmes par les élèves du collège Jeanne-d'Arc, le dépôt de gerbes, ou encore le ravivage de la flamme du souvenir par des élèves du collège Marcel-Aymard et du CMJS, avant une minute de silence et La Marseillaise.

Un "Vive la Légion" à la fin des discours

En fin de cérémonie, Christophe Saint-Pierre a pris la parole pour annoncer le changement de programme. À la suite de ces quelques mots, l'assemblée s'est dispersée dans une certaine confusion. Chacun y allant de son commentaire...

Le cortège s'est ensuite dirigé vers la mairie pour clôturer les honneurs. Sur le boulevard de la République, des spectateurs attendaient encore le défilé. Sur le parvis de la mairie, ou L'Élan millavois et L'Harmonie du Sud-Aveyron ont joué une aubade, le maire de Millau a pris la parole. "Je m'excuse de cette annulation auprès de la population, des anciens combattants et de vos hommes, mon colonel", a commencé le premier édile.

"Je suis un fervent défenseur de la liberté d'expression, mais manifester un jour comme celui-ci, alors que nous commémorons un grand moment de notre Histoire... Il y a un temps pour chaque chose. Je suis très en colère, nous avons fait reculer l'armée pour treize individus. C'est une minorité qui prend en otage une majorité, qui elle est favorable à la venue de la Légion. Il va falloir que les politiques réfléchissent." Les discours se sont terminés sur un timide, mais franc, "Vive la Légion !", venant du public rassemblé devant les grilles de la mairie.

EVA TISSOT


Histoire d'un concert

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Le Petit Journal | Toulousain | Logo

11/11/2016

Le Petit Journal | Toulousain | Culture | Les choeurs de la Légion Etrangère

(Les choeurs de la Légion Etrangère)
Souhaitant venir en aide aux blessés de l’Armée de Terre et à leurs familles, le général de division Patrice Paulet crée un premier concert en décembre 2011 à la cathédrale Saint-Etienne.
Le succès est immédiat avec plus de 950 participants.
En 2015, 43 000 € sont récoltés. Cette 4ème édition devrait battre le record puisque plus de 1500 donateurs ont été comptés.
L’objectif est de récolter des dons au profit de deux associations, reconnues d’utilité publique « Terre Fraternité », présidée par le général Bernard Thorette et « Entraide Parachutiste » présidée par le général Yves Jacops.
Toutes deux œuvrent, chaque jour, pour l’amélioration de la qualité de vie des blessés et de leurs familles : accueil des familles, appareillage, secours financiers, bourse scolaire, aménagement de véhicule handicapé, reconversion...

11 Novembre : les Alsaciens, ces soldats toujours inconnus

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Par Christophe Forcari — 11 novembre 2016


Pendant la Première Guerre mondiale, les Alsaciens et Mosellans s'engageant dans l'armée française ont combattu sous une identité d'emprunt. Leurs familles ne pourront jamais retrouver leurs traces.

En 1940, ils furent des «malgré nous», soldats alsaciens enrôlés de force sous l’uniforme allemand. En 1953, treize d’entre eux seront même jugés pour avoir participé au massacre d’Oradour-sur-Glane perpétré par la division SS «Das Reich» à laquelle ils appartenaient.

Mais avant, épisode oublié, à l’issue du premier conflit mondial, leurs pères furent les premiers soldats inconnus, inhumés «malgré eux» sous de fausses identités. Le 1er août 1914, par une chaude journée d’été très bien décrite par Céline dans les premières pages du Voyage au bout de la nuit, les affiches proclamant l’ordre de mobilisation générale tapissent les murs des villes et villages de France. Le tocsin retentit. Dès le 5 août, le gouvernement français promulgue un décret accordant la nationalité française aux Alsaciens et Mosellans et donc à leurs familles qui décideront de combattre sous le drapeau tricolore. Depuis la guerre de 1870, ces deux régions vivent sous l’administration et le drapeau de l’empire allemand. Et tous les hommes forcément incorporés dans les rangs de l’armée du Kaiser. Pourtant, 30 000 d’entre eux rejoindront «la France de l’intérieur», comme les ressortissants de ces deux régions désignent le pays de l’autre côté de la frontière imposée par l’occupant, les «Boches». Pour les autorités militaires allemandes, ils ne sont que des déserteurs et donc passibles du peloton d’exécution. Pour les protéger, au cas où ils seraient faits prisonniers – environ 500 000 soldats francais se sont retrouvés en camps – et leurs identités découvertes, l’armée française les incorpore sous des identités de papier. Une pratique jusque-là réservée aux engagés volontaires étrangers dans les rangs de la Légion étrangère. Mais depuis le décret du 5 août, ces engagés sont reconnus par la République comme Français. Ils iront combattre, dans les tranchées, dans les rangs de la «régulière». Le poilu au patronyme trop alsacien devient alors «Jean Robert», né dans un village ou une ville, un bocage qu’il connaissait suffisamment pour y être passé.

Trois cents gisent toujours dans les nécropoles militaires

Dans la tourmente de l’après-guerre, les autorités de l’Etat et les chefs militaires arpentent les champs de bataille à la recherche des soldats disparus. Comme dans le film de Bertrand Tavernier, la Vie et rien d’autre où un commandant incarné par Philippe Noiret a pour mission d’identifier ces hommes «tombés au champ d’honneur». La main du hasard, personnifiée par Auguste Thin, un jeune appelé du 132e régiment d’infanterie, lui-même pupille de la nation, désignera parmi les huit catafalques alignés dans la crypte de Verdun celui qui repose aujourd’hui sous l’arc de Triomphe. Il choisira le sixième cercueil. Le hasard ? Non, simplement l’addition du numéro de son régiment.

Le soldat inconnu se voit honorer par la nation à chaque 11 Novembre, anniversaire de l’armistice. Pour ces poilus «alsacos», personne pour leur rendre hommage, même pas leur famille puisqu’ils reposent sous leurs noms d’emprunt. Trois cents d’entre eux gisent toujours aujourd’hui dans les nécropoles militaires françaises avec la mention «Mort pour la France» mais sous un nom qui n’a jamais été le leur.

Une histoire qui aurait pu reposer sous les dalles mortuaires sans qu’un éditeur et élu du Territoire de Belfort, Christophe Grudler, historien de formation, et son acolyte, Bernard Cuquemelle, ne portent à la lumière l’histoire de ces soldats à la tenue bleu horizon, combattants ni identifiés ni reconnus.

Comptabilité mortuaire

En s’attelant à la rédaction d’un livre pour rendre hommage aux Belfortains tombés lors de la Grandre Guerre, les deux auteurs tombent sur cette incroyable histoire. «Nous avons alors commencé à dévider la pelote et nous n’en avons pas fini», explique Christophe Grudler qui a mené ses recherches avec la minutie d’un expert criminel et parvenant à redonner leur identité à ces soldats inconnus «malgré eux». Comme Charles Leroy, de son vrai nom Wendt, inhumé à Cernay (Haut-Rhin). Ou encore la tombe 4635 de Frédéric Henniger, né à Munster en 1890 qui s’engage en août 1914 sous le nom de Frédéric Cordonnier en se déclarant natif dfe Gérardmer (Vosges). Soldat de l’armée d’Orient, il repose au cimetière de Bitola en Macédoine. Emile Schmitt né dans les environs de Mulhouse alors territoire de l’empire de l’aigle à deux têtes, fait prisonnier, ne devra sa survie qu’à son nouveau nom «Laforge», traduction plus ou moins littérale de Schmitt en français et à une naissance nancéenne. Le soldat «Laforge» repose à la nécropole nationale des prisonniers de guerre de français à Sarrebourg. Louis Belot, de son vrai nom Pfimlin, gît au cimetière militaire de Houdain dans le Pas-de-Calais. Une vieille famille mulhousienne qui a compté un président de France Télévision, Rémy Pfimlin et surtout un président du conseil sous la IVe République, maire de Strasbourg et président du Parlement européen, Pierre Pfimlin.

Des familles, des parentèles se sont manifestées à la fin de la guerre en quête de leurs proches partis se battre sous la tenue bleu horizon et fauché dans cet uniforme. Le soldat qui jouait alors le rôle d’officier d’état civil au sein de chaque régiment se contentait alors d’enregistrer l’identité et de valider l’acte de décès. Et chaque jour, ce préposé à cette comptabilité mortuaire en signait des dizaines. Dès lors, toute traçabilité devenait impossible.

Ces sportifs d’Évreux qui ont combattu pendant les Première et Seconde Guerres mondiales

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Paris Normandie.fr

Publié 10/11/2016

Roger Rochard, premier athlète français à devenir champion d’Europe

Roger Rochard, premier athlète français à devenir champion d’Europe

Les deux guerres mondiales ont fait des ravages dans la population française, brisant net des vies prometteuses par millions. Parmi les sportifs aussi, nombreux sont morts au champ d’honneur, parfois victimes de leurs qualités physiques. D’autres ont survécu et pu reprendre leur belle carrière, comme l’explique Jean-Pierre Raux, historien local et président de la Société libre de l’Eure. Récits croisés de trois sportifs eurois appelés aux armes.

François Faber

Le champion cycliste François Faber est mort au front en mai 1915, à l’âge de 28 ans. Son corps n’ayant jamais été retrouvé, il a été déclaré disparu en 1921.

L’enfant du pays est né à Aulnay-sur-Iton en 1887, d’une mère mosellane et de son second mari Jean-Pierre Faber, terrassier originaire du Luxembourg. Soupçonné d’avoir choisi la nationalité de son père pour échapper au service militaire, d’une durée de deux ans à l’époque, afin de poursuivre sa brillante carrière de cycliste, le jeune homme s’est pourtant engagé volontairement, dès le début de la Première Guerre mondiale, au sein de la Légion étrangère. Il aurait été tué d’une balle dans la tête en portant secours à un camarade blessé, lors de la deuxième bataille d’Artois.

François Faber a participé à neuf Tours de France de 1906 à 1914. En 1909, il avait défrayé la chronique en étant le premier cycliste étranger à le remporter.

Georges Bernard

Avant d’avoir été maire d’Évreux de 1947 à 1953 et sénateur de 1948 à 1957, Georges Bernard, talentueux pilote né en 1883 à Ivry-la-Bataille, a été mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, à l’issue de laquelle on lui a décerné la Croix de guerre. L’Eurois pilotait un Breguet 16. Il a été victime d’un atterrissage manqué en 1917, à Vendôme (41).

Après la guerre, Georges Bernard a créé l’Aéro-club de l’Eure et la Société sportive d’Évreux. Il a donné naissance au challenge de cross qui porte son nom, en 1926, et permis au stade d’Évreux d’acquérir les tribunes du pré Margot et une piste d’athlétisme, en 1922.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, l’Eurois a rejoint les rangs de la Résistance, après 1940. Par la suite, il a présidé l’Évreux athletic club (EAC) durant vingt-trois ans, un record. Il est mort en 1957 des conséquences d’un accident de la circulation survenu deux ans auparavant, dont il n’a jamais pu se remettre.

Roger Rochard

Il est « l’athlète d’Évreux le plus prestigieux de tous les temps », selon Jean-Pierre Raux. Né dans la capitale euroise en 1913, Roger Rochard a vécu le principal de sa carrière entre les deux guerres. Mobilisé pendant la seconde, il ne s’en est jamais vraiment remis.

Auparavant, son palmarès est impressionnant. En 1934, il a été le premier athlète français à devenir champion d’Europe et a égalé, à cette occasion, le record de France du 5 000 m, détenu par Jean Bouin, en 14’ 36” 08. Il n’avait alors que 21 ans.

Celui qu’on surnommait « le môme » avait connu une carrière fulgurante : champion de France en 1931 à 18 ans, puis encore en 1932, 1934 et 1935, participant malchanceux aux JO de Los Angeles en 1932 et de Berlin en 1936... L’athlète longiligne et fragile, dont chacun s’émerveillait de la foulée, souple, a été stoppé par la guerre. Alourdi par son passage dans l’armée, il a parfois tenté de revenir dans la course, avec par exemple un record de France du 3 000 m, partagé avec le Marseillais Raphaël Pujazon, en 1941 (8’ 25” 07). Il a mis fin à sa carrière en 1948. Après avoir travaillé à la régie Renault, aux Mureaux (78), tout en étant entraîneur, il a pris sa retraite en 1973 et s’est installé à Évreux. Il a été fait chevalier de l’ordre du mérite en 1978 et est décédé en 1993.


Yvetot. Le sculpteur Claude Vallet expose ses « Regards » au Musée des Ivoires

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Paris Normandie.fr

Publié 10/11/2016

Claude et « son » légionnaire

Claude et « son » légionnaire

Claude Vallet, dit « le Viking », est comme chez lui, au musée des Ivoires. Logique : deux de ses œuvres, un buste de Corneille et un buste de Maupassant trônent depuis 2009 à l’entrée de l’établissement pour accueillir les visiteurs.

Artiste largement autodidacte, Claude sculpte tout ce qui lui tombe sous la main : tuffeau, calcaire, bronze et même béton cellulaire. Jusqu’au 25 novembre, il expose vingt-trois de ses créations, figuratives et non figuratives. Masques, visages, corps de femme, pièces ésotériques frappent par leur modernité intemporelle et leurs regards pénétrants.

Mention spéciale pour un légionnaire, présenté nu, portant un tablier de sapeur cachant son sexe, sculpté en l’honneur de ces soldats d’élite, prêts à donner leur vie pour notre liberté.

Exposition « Regards », Musée des Ivoires, visible jusqu’au vendredi 25 novembre. Entrée libre.


Saint-Quentin : la mémoire des Poilus, gravée dans la pierre, va renaître

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L'Aisne Nouvelle

Publié le 09/11/2016 Par Grégory BEUSCART

 

L’historien Frédéric Pillet travaille actuellement sur un livre relatant l’histoire des 1300 Saint-Quentinois victimes de la Grande Guerre, et inscrits sur le monument aux morts.

 L’inauguration du monument aux morts le 31 juillet 1927 a attiré une foule immense.  Archives municipales

L’inauguration du monument aux morts le 31 juillet 1927 a attiré une foule immense.

Difficile de ne pas le voir lorsqu’on emprunte le pont de l’Isle tant sa figure imposante se dégage. Tout le monde a déjà vu le monument aux morts, mais qui sait vraiment ce qu’il y a gravé dessus ?

Évoquée dès 1919, l’élaboration du mémorial a été confiée à l’architecte Paul Bigot, retenu pour les plans de reconstruction de la ville, et notamment le réaménagement du quartier de la gare. « Un homme très attaché à la construction antique, confie l’historien Frédéric Pillet. Il a fait appel, pour les parties sculptées, à deux sculpteurs, qui comme lui, ont obtenu le prix de Rome : Henri Bouchard et Paul Landowski, qui a également réalisé le Christ rédempteur dans la baie de Rio, et plus proche, les Fantômes du Chemin des Dames. »

À l’occasion de l’inauguration du monument le 31 juillet 1927, Le grand écho de l’Aisne, un bi-hebdomadaire d’informations de l’époque, avait imprimé un livre d’or reprenant la liste des 1302 noms des soldats, auxquels il faut ajouter 14 civils fusillés par les Allemands, et 45 victimes consécutifs aux bombardements durant la Première Guerre mondiale, qui sont inscrits sur le monument. 392 noms de victimes de la Seconde Guerre mondiale et 50 autres consécutifs aux conflits coloniaux et morts lors d’opérations extérieures, ont été rajoutés par la suite sur l’édifice.

« Il y a des erreurs dans ce livre d’or »

Mais si tous ceux qui sont inscrits sur le monument sont bien « morts pour la France », tous ne sont pas forcément de Saint-Quentin. « Il y a des erreurs dans ce livre d’or, reconnaît Frédéric Pillet. Des hommes sont indiqués « nés à Saint-Quentin, mais ce n’est pas la ville de l’Aisne. Inversement, il y a des gens nés près de Saint-Quentin et qui ont été inscrits sur le monument car ils ont habité Saint-Quentin. Il y a aussi des doublons, car sur le monument n’apparaissent que le nom et la première lettre du prénom. Et il y en a qui sont inscrits sur le livre d’or, mais pas sur le monument, car ils sont nés à Saint-Quentin, mais en sont partis très tôt. »

L’historien a donc poursuivi sa recherche en comparant les noms avec les fiches des matricules des soldats, désormais numérisées sur la base de données du ministère de la Défense, Mémoire des hommes. Et y a fait des découvertes étonnantes. « J’ai identifié deux Allemands qui sont inscrits sur le monument, précise-t-il. Un né à Bochum en Allemagne, l’autre en Alsace. Ils se sont enrôlés dans la Légion étrangère et ont donc combattu contre l’Allemagne, et ont fini leurs carrières militaires à Saint-Quentin. Il y a deux Belges aussi. »

Autre particularité de ce monument aux morts, les nombreuses fratries qui s’y trouvent. Dont l’histoire des jumeaux Albert et Égard Marcheix, nés à Saint-Quentin le 24 août 1889. « Les deux étaient typographes, ils ont fait leur parcours militaire ensemble à Soissons, se sont engagés dans le même régiment (le 67e régiment d’infanterie), et sont portés disparus presque le même jour à Longuyon (Meurthe-et-Moselle) le 24 et le 26 août 1914. » D’autres jumeaux, Edouard et René Coutant, ont connu le même sort, mais pas au même endroit. Et il y a les frères Cany, Alfred, Edmond et Gaston, morts pour deux d’entre eux dans la Marne, et le dernier dans la Meuse. Ou la famille Lecaillon qui a perdu trois de ses fils durant ce conflit.

Appel à témoins

À l’occasion du 90e anniversaire du monument aux morts l’an prochain, la direction du Patrimoine va sortir un ouvrage… sur l’ouvrage. Mais au lieu d’évoquer la genèse du bâtiment et le côté purement « objet », il a préféré s’intéresser à ceux dont les noms sont gravés dessus.

« Je recherche tout type de documents qui peut se rapporter aux Saint-Quentinois inscrits sur ce monument, et qui sont morts durant la Première Guerre mondiale, explique Frédéric Pillet. Je pense qu’il y a des Saint-Quentinois qui peuvent encore avoir chez eux des témoignages, des échanges de courrier ou même des portraits qui rendraient ces listes de noms un peu plus humaines. »

L’historien s’est notamment mis en quête des portraits de tous ces hommes déclarés morts pour la France. « J’en ai une quarantaine sur les 1300. Mais je pense pouvoir en trouver plus, poursuit-il. Pour autant, je ne compte pas faire une encyclopédie. »

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