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Légionnaire toujours...

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2017




Miandrivazo : Un ex-légionnaire abatu

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http://www.newsmada.com/

Publié le 14/12/2017


Légion à Sète : "Chez nous, on ne regarde pas d’où les gens viennent"

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http://www.midilibre.fr/

14 décembre 2017

Légion à Sète : "Chez nous, on ne regarde pas d’où les gens viennent"

Gérard Gimeno, 60 ans, et les bénévoles de l’amicale, sont des hommes de terrain. C’est là qu’ils seront, cet hiver. V. A.

A Sète, l'Amicale des anciens de la Légion ne se contente pas du devoir de mémoire. Elle œuvre sur le terrain social, à contre courant des idées reçues.

Vous présidez, à Sète, l'Amicale des anciens de la Légion étrangère. Qui regroupe-t-elle, quelles sont ses missions ? Notre amicale regroupe 52 bénévoles, dont 30 % environ sont d'anciens légionnaires, les autres des sympathisants. On est tout à fait à contre-sens. Normalement, quand on vous dit “anciens légionnaires”, vous vous dites “devoir de mémoire”. Chez nous, c'est tout à faire autre chose : on “vise le cœur”, on se concentre sur l'action auprès des plus démunis, des personnes...




Saint-Brieuc. L’ancien légionnaire vibre au souvenir des poilus

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https://www.ouest-france.fr/

Publié le 13/12/2017

 

« Je suis pour la paix, pour une grande Europe », assure Lucien Morin, ancien légionnaire.

« Je suis pour la paix, pour une grande Europe », assure Lucien Morin, ancien légionnaire. | Anne Kiesel

 

Lucien Morin, qui a été parachutiste, puis a servi à la Légion étrangère, publie aujourd’hui un livre, à compte d’auteur, intitulé La Grande guerre, Saint-Brieuc le centenaire 1918-2018. C’est la première fois qu’il écrit. Il y a mis tout son cœur.

Le bureau de Lucien Morin, dans une maison de Saint-Brieuc, est tout tapissé de sabres, de casques de la Première Guerre mondiale, de fanions de la Légion étrangère, de documents militaires encadrés. Difficile d’ignorer ses centres d’intérêt…

Il publie ces jours-ci un livre, à compte d’auteur, intitulé La Grande guerre, Saint-Brieuc le centenaire 1918-2018. Comment lui, l’ancien militaire, en est-il arrivé à écrire un tel ouvrage ? « C’était il y a deux ans, raconte-t-il. À la cérémonie du 11 Novembre, il n’y avait vraiment pas beaucoup de monde. »

Il fait partie du bureau du Souvenir français. Il était là, avec Jean Rigollot, le président du comité de Saint-Brieuc de cette association qui entretient les monuments aux morts pour la France.

Une pépite

« On s’est promenés parmi les tombes. On a vu des mecs qui étaient morts pendant la guerre de 14. On s’est dit : c’est bête, on ne sait rien d’eux. Il n’existe aucune publication. Si on faisait une petite brochure ? »

Les deux hommes commencent à travailler. Un an plus tard, Lucien Morin tombe sur une pépite. « Le livre d’or des anciens élèves de l’école Saint-Charles morts pour la France. Un ouvrage édité en 1928, qui comporte les notices et les photos de plus de 200 anciens de Saint-Charles. »

Cette découverte change tout. « Quand je l’ai eu entre les mains, je n’ai plus pu le quitter. Je suis resté 7 heures d’affilée, ici, à mon bureau, à le lire. Je voulais partager ces hommes avec Saint-Brieuc. Dire que je les respecte, dire qu’ils sont des héros. Rendre hommage à toutes ces familles qui les ont perdus. »

Lycée de référence

Il décide alors de recopier intégralement les notices de ceux qui sont nés à Saint-Brieuc, dans le futur livre. Il n’est plus question d’une brochure d’une ou deux dizaine de pages, comme évoquée le 11 novembre, au cimetière.

« Saint-Charles était un lycée de référence, c’était aussi une école militaire marine, et une prépa aux grandes écoles. Ils ont fait ce travail, après la guerre. On n’a pas de telles archives pour des gens du peuple. »

L’ancien militaire est habité par son sujet. « Je me mets à la place de cette époque-là. Il y avait la mort qui était là. Tous ces morts de Saint-Brieuc, qui étaient camarades avec les autres élèves dans les écoles. »

Pas indemne

Il a éprouvé le besoin d’aller voir sur place. Il est parti à Verdun. Il est allé à la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette. « Dans la crypte aux morts, quand vous voyez tous ces étages de cercueils, vous ne ressortez pas indemne. Ça fait réfléchir. Pour ce bout de colline, ils se sont fait exploser la gueule. Et puis ceux qui sont restés vivants sont rentés chez eux comme si de rien n’était. Il faut rendre hommage à tous ces gens-là. »

Acheter le livre

Le livre sera disponible à partir de jeudi 14 décembre, dans quelques magasins de Saint-Brieuc : à la Fnac, chez Imagine, et dans les Leclerc de Plérin et Ploufragan. Il est vendu 29,90 €. On peut aussi l’acheter à distance, en écrivant par mèl à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Les bénéfices serviront à refaire une stèle portant les noms des morts pour la France qui se trouvaient sur le monument de l’ancienne caserne Charner. Ce monument a été retiré lors de la construction de la maison médicale, en 2015.


La Légion étrangère fait son bivouac

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http://www.varmatin.com/

Publié le 13/12/2017

Les légionnaires en escale au Val.

Les légionnaires en escale au Val. L.D.B.

 

Arrivé de Bras par les Collines, le 4e Régiment Etranger de Castelnaudary s'est arrêté au foyer du Val pour y passer la nuit.


Aubagne : Xisto, le légionnaire volleyeur

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http://www.laprovence.com/

Jeudi 07/12/2017

 

L'ancien international brésilien, co-entraîneur des féminines d'Aubagne-Carnoux (N2), est aussi caporal-chef à la Légion étrangère. Portrait

Sports - Aubagne : Xisto, le légionnaire volleyeur

La neige vient à peine de fondre sur Marseille mais le froid est encore vif. Un temps à ne pas mettre un Brésilien dehors en somme. Antonio Carlos da Silva Xisto, lui, n'a pas repoussé le rendez-vous : "L'adversité fait plaisir aux guerriers". Du soldat, le Carioca d'origine a la carrure : 1,93m, 115 kilos. Un mini Teddy Riner. La voix douce, les yeux rieurs et l'appareil qui ceint les dents du haut tranchent avec le physique très imposant. "Les filles ont besoin de ce côté guerrier, parce qu'elles sont trop dans leur confort, explique-t-il. J'essaie de muscler leur jeu pour qu'elles supportent la pression du championnat."

Le nouveau co-entraîneur d'Aubagne-Carnoux (N2F) tient cette mentalité d'une vie parallèle au volley : Xisto est dans la Légion Étrangère depuis 2004. Et il y est entré presque par hasard. Le jeune cinquantenaire se souvient : "Je venais voir un ami pour passer un test au Paris Volley. Il n'était pas à l'heure du rendez-vous, donc j'ai fait un tour." Direction la Légion Étrangère de Vincennes, à la base pour demander des informations, voir les armes et les chars. "Je croyais entrer dans un musée mais je ne parlais pas bien français. C'était un piège", s'esclaffe Xisto. "Ils m'ont donné un survêtement, m'ont rasé les cheveux... À la fin de la journée je dis "allez salut, j'y vais". En fait je ne pouvais plus sortir !" À l'époque, le Brésilien veut se stabiliser en France, la Légion le lui permet. Surtout, elle lui fait connaître une autre existence, loin des hôtels, des bons repas, des salles pleines et des groupies qui rôdent autour des parquets brésiliens. "Avant, tout me tombait dessus. Pour les filles par exemple, je n'avais pas besoin de faire d'effort, certaines me demandaient de signer des autographes sur leurs culottes... C'était mon monde mais ce n'est pas la vraie vie"

Derrière l'intouchable football, le volley est en effet l'un des sports les plus populaires dans le pays lusophone. Là encore, un concours de circonstances fut nécessaire pour rapprocher Antonio de ce qui sera la passion d'une vie. "Quand j'étais petit j'avais un problème aux jambes, mes genoux étaient arqués vers l'intérieur, l'inverse de Garrincha (l'un des meilleurs footballeurs auriverde de l'histoire, ndlr). Mon père m'a offert un appareil pour marcher, on me l'a volé une fois, puis un chien l'a cassé. Ma famille n'était pas riche, donc on n'a pas pu en acheter un troisième." Le médecin de famille est formel : il faut que le tout jeune Antonio fasse du sport. Ce sera le volley-ball, dès ses six ans révolus. La suite, ce sera des titres, des sélections en équipe nationale et beaucoup de clubs, principalement au Brésil, en Argentine ou en France (Étables-Sur-Mer, dans les Côtes-d'Armor). Mais aussi des voyages dans le monde entier pour des tournois, une expérience riche complétée par les missions avec l'armée, en République centrafricaine et en Côte d'Ivoire principalement. "La Légion me permet de partager, je fais ça pour le côté humain. Il y a des gens qui travaillent pour vivre et d'autres qui vivent pour travailler. Je suis plutôt dans la deuxième catégorie", poursuit le caporal-chef, qui a obtenu la nationalité française en 2008 et vit à la caserne d'Aubagne depuis deux ans. Antonio Carlos da Silva Xisto a même prolongé son contrat à la Légion jusqu'en 2024. De quoi continuer longtemps sa mission aux côtés d'Antoine Aleman ? Le président d'Aubagne-Carnoux est en tout cas conquis : "Antonio est une référence dans le volley-ball. Il incarne les valeurs de notre club à savoir le respect et le travail."

"Le volley c'est ma drogue, confirme le principal intéressé. Même si ma vie est à la Légion, je donne chaque minute à mon sport et au club quand c'est possible. Sans salaire, uniquement par passion." Et cette passion, ses joueuses la ressentent, coach Xisto leur demandant un effort permanent pendant l'entraînement.

"Mais elles progressent. À partir du début de l'échauffement c'est'en avant en avant'. Pour que le ballon tombe plus vite, il faut taper plus fort, il faut de l'agressivité, de la discipline et de la concentration." Comme dans l'armée.

Ludovic Ferro


Ornex: Georges Boulogne, un Ornésien pas comme les autres

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http://www.lepaysgessien.fr/

Publié le 06/12/2017

 

Georges Boulogne a fêté ses 97 printemps à la petite unité des Berges du Lion. Il nous raconte sa vie dans la Marine et son coup de foudre pour le Pays de Gex.

Lorsque Georges Boulogne est arrivé dans le Pays de Gex, il s'y est tout de suite plu et n'en est jamais reparti.

Lorsque Georges Boulogne est arrivé dans le Pays de Gex, il s'y est tout de suite plu et n'en est jamais reparti.

D ans ma tête, j’ai toujours 20 ans. » Georges Boulogne, officiellement 97 ans, n’a pas perdu son sens de l’humour. Pourtant, cet ancien marin a vécu de front plusieurs guerres. Né en 1920 dans la Somme, il s’est engagé dans la Marine durant la Seconde Guerre mondiale. Il combat aux côtés de De Gaulle, près d’Édimbourg, au Royaume-Uni, sur le cuirassé Richelieu. Il escorte alors des convois entre le Canada et la Russie.

Il est ensuite envoyé en Extrême-Orient sur la base d’Extern Fleet. « Nous vivions tous ensemble sur le bâtiment avec mon escadre, se rappelle-t-il. Lorsque la guerre s’est terminée, nous étions présents à la signature de la paix avec le Japon à Singapour. » Puis, commence la guerre d’Indochine. Il s’engage alors comme volontaire dans la Légion Étrangère. Mais il est blessé et rapatrié à l’hôpital d’instruction des armées du Val de Grâce.

Un coup de foudre

pour le Pays de Gex

En rentrant à Nancy, il se remet avec sa femme et retrouve sa fille. « J’étais tout le temps parti, c’était difficile de rester en couple, explique-t-il. J’ai rencontré pour la première fois ma grande fille lorsqu’elle avait un an et demi. Ensuite, il s’est passé cinq ans sans que je ne la revoie. » Il commence à ce moment à travailler dans les travaux publics.

Le père de son gendre possède à cette époque une entreprise à Prévessin-Moëns. Il l’appelle dans la région et Georges Boulogne n’en repartira jamais. « Je ne connaissais pas avant de venir mais tout m’a plu. Maintenant, j’ai même des petits-enfants suisses ! »

L’objectif des 100 ans

Cependant, les traumatismes de la guerre résonnent encore aujourd’hui, le nonagénaire souffre en effet d’insomnies. Néanmoins, il ne regrette rien. « J’ai eu une vie merveilleuse et chaotique, sourit-il. J’ai vécu dans le monde entier. » Au quotidien, il marche beaucoup, mange de tout et est très raisonnable. Mais cela n’a pas été toujours le cas. « Plus jeune, lorsque nous passions plusieurs jours dans les ports, nous buvions le coup et nous faisions la java » avoue-t-il, rieur.

Avec Diane Guy, responsable de la petite unité de vie des Berges du Lion, ils ont passé un marché : il doit fêter ses 100 ans dans la structure car ce n’est encore jamais arrivé. « Je ne veux pas vous lâcher, lance-t-il avec un regard malicieux. Je suis très bien ici ! » Comme il n’y a pas d’âge pour essayer, il a goûté pour la première fois un hamburger dans une grande chaîne de fast-food en octobre. Les photos l’attestent, il a adoré !

LISA CALLENS


La Légion étrangère honore le maire !

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https://www.ladepeche.fr/

Publié le 05/12/2017

Belle manifestation !

L'Amicale départementale de la Légion étrangère, dont le siège social est à Pont-du-Casse, a tenu son assemblée générale, le dimanche 27 novembre, à la mairie, en présence du général Cardinal, président de la FSALE (Fédération des sociétés des anciens de la Légion étrangère), du général Gouachon, du maire, Christian Delbrel, et du colonel Léonard, président de l'Amicale 47 qui a ouvert la séance et donné lecture du rapport moral et d'activités, les deux rapports votés à l'unanimité.

Concernant l'effectif, le constat est sans appel. Le nombre des adhérents est en baisse et s'élève à 16 actifs et 14 sympathisants. Toutes les cérémonies militaires ont été reconduites. Parmi lesquelles la commémoration de Camerone, le dimanche 13 mai 2018, à Pont-du- Casse, où le légionnaire Michel Werlé sera décoré de la médaille de la FSALE, la réunion des présidents des amicales de la Légion du grand Sud-Ouest le 16 juin à Parentis (40).

Le général Cardinal est également intervenu en soulignant que le recrutement est en augmentation ; un effectif de 9 000 est prévu en 2018 et qu'il fédère une fidélité à l'arme à 75 %.

Le maire a été honoré. Christian Delbrel, maire de la commune, a été nommé président d'honneur de l'Amicale sous les applaudissements de l'assistance, il a reçu le célèbre béret vert avec son insigne et a remercié l'amicale de cet honneur et de leur présence aux diverses manifestations sur la commune. Dans le respect des traditions, la réunion s'est terminée par le verre de l'amitié accompagné de la dégustation du boudin.

La Dépêche du Midi


À travers le personnage de Hélie de Saint-Marc

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https://www.lechorepublicain.fr/

Publié le 04/12/2017

À travers le personnage de Hélie de Sain

Georges Mourier réalisateur du documentaire et Abderahmen Moumen, historien. © Droits réservés

À l’occasion d’un café historique, samedi, les fractures de la société française causées par la guerre d’Algérie ont été évoquées.

Les cafés historiques de la région Centre Val de Loire et l'office national des anciens combattants ont organisé, samedi après-midi, à la librairie l'Esperluète, une projection-débat autour du documentaire Servir, de Georges Mourier. Il évoque la personnalité de Hélie de Saint-Marc.

Ce résistant, ancien de Saint-Cyr, déporté en Allemagne à Buchenwald, puis membre de la légion étrangère en Indochine et à Suez, cet officier d'élite a été confronté au dilemme de la guerre d'Algérie. Le 22 avril 1961, cet homme d'honneur bascule dans la dissidence pour soutenir le putsch des généraux. Il devient un rebelle et le paiera de la réclusion criminelle.

"Le choix des hommes"

Samedi, le réalisateur était présent ainsi qu'Abderahmen Moumen, historien, chargé de mission - Mémoire de la guerre d'Algérie - à l'Office national des anciens combattants. Vingt personnes ont assisté à la séance.

Le documentaire fait partie de la série "Le choix des hommes" où six documentaires ont été réalisés par Georges Mourier, sur les thématiques : croire, agir, trahir, mentir, combattre, servir : « Ces hommes ont dû confronter leur conscience à un contexte historique bien précis comme la Seconde Guerre mondiale ou dans le cas d'aujourd'hui, la guerre d'Algérie. »

Abderahmen Moumen, historien, explique : « Nous allons évoquer les fractures de la société française causées par la guerre d'Algérie de 1954 à 1962, comprendre les enjeux nationaux et analyser les faits historiques de manière neutre et dépassionner le débat. »


Laudun-l'Ardoise : forum comble et public comblé pour le concert de la légion

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http://www.midilibre.fr/

Publié le 04/12/2017

Laudun-l'Ardoise : forum comble et public comblé pour le concert de la légion

La musique de la Légion sur la scène du Forum

Vendredi 30 novembre, bien avant que ne commence le traditionnel concert donné par la musique de la Légion Etrangère, le Forum de Laudun était plein à craquer.

Le colonel Olivier Pinard Legry, chef de corps du 1er REG (Régiment Etranger de Génie) basé à l'Ardoise, a accueilli le général Maurin, commandant de la Légion Etrangère puis a remercié la municipalité de Laudun-l'Ardoise pour le prêt du Forum, évoquant les liens forts qui unissent la population et la Légion. Ce concert gratuit est organisé chaque année au profit des blessés de la Légion. A la fin du spectacle, une urne est destinée à recueillir les dons.

Le concert de deux heures était dirigé par le lieutenant-colonel Emile Lardeux, chef de musique, secondé par les adjudants-chefs Jean-Philippe Dantin et Jérôme Dumont.

En ouverture, l'orchestre a joué ''La marche du premier régiment de génie''.

Les légionnaires savent aussi chanter. Ils ont entonné ''Le fanion de la légion'' en présence de miss képi blanc 2017 (1re épouse de légionnaire à obtenir ce titre) avant de poursuivre par un chant russe ''les nuits moscovites''. L'intermède proposé par le pupitre des percussions a été très applaudi.

Après l'entracte, place à la deuxième partie du spectacle toujours aussi varié avec notamment le pupitre de quatre trombones talentueux, la participation d'un joueur de cornemuse ovationné pour son interprétation d'Amazing Grace. La musique de la Légion a montré l'étendue de son talent en reprenant un medley des plus grands tubes du groupe français Daft Punk (qui avait été joué en clôture du défilé du 14 juillet 2017).

Après trois rappels, le concert ne pouvait se terminer que par le célèbre boudin, longuement applaudi.


Zola, histoire du migrant Z.

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https://www.la-croix.com/

Stéphane Audeguy le 01/12/2017


La barrage Zola à Aix-en-Provence

Le barrage Zola à Aix-en-Provence

Quand Francesco  Z. naît à Venise, le 7 août 1795, la République a moins de deux ans à vivre. Une première fois, il devient français ; mais c’est fugitivement, en mai 1797, au moment où Bonaparte et ses troupes s’emparent de Venise. Ensuite, la France cède Venise au Saint Empire ; mais l’Autriche est défaite à Austerlitz, et Venise rejoint l’empire français. À ce moment, le petit Francesco a 10 ans. Napoléon balayé, Venise redevient autrichienne. En 1815 Francesco se trouve donc être le sujet d’un royaume lombardo-autrichien sous influence viennoise.

L’histoire du père de Francesco n’est pas plus simple. Résumons : né à Zara, ville de Dalmatie, sur la côte Adriatique, il a servi la Sérénissime dans les pays du Levant ; il se trouve d’ailleurs en garnison à Venise quand naît Francesco. La mère de l’enfant est une Grecque de Corfou.

À 15 ans Francesco Z. intègre l’école militaire de Pavie. Il devient lieutenant d’artillerie de l’armée française, sous le commandement du vice-roi d’Italie. En 1817, il reprend des études à Padoue. Il devient ingénieur, se spécialise en géodésie, rédige un Traité de nivellement topographique, démissionne de l’armée en 1820. Il n’y a plus d’avenir pour lui en Italie. Napoléon se meurt, très loin de l’Europe. Francesco Z. choisit de migrer.

Il s’installe en Autriche en tant que géomètre du cadastre en 1821. En 1824, il est l’un des pionniers de l’installation du chemin en fer en Europe. Il travaille à relier le Danube et la Moldau par le train, pour le compte de la première compagnie ferroviaire d’Europe. Il fait des voyages d’études en Angleterre pour comprendre le fonctionnement de la première locomotive opérationnelle. En 1827, il crée sa propre entreprise pour exploiter une ligne Linz-Gmunden ; mais, trois ans plus tard, il doit se rendre à l’évidence : son entreprise est un échec. Il ne souhaite pas demeurer à Linz. Comme il parle, outre l’italien et l’allemand, le français, et qu’une révolution prometteuse a éclaté à Paris, il s’établit en France. Il ne dispose plus d’aucune ressource, il est étranger, il doit repartir de zéro. Pour montrer sa bonne volonté, il présente aux autorités un plan de fortifications pour Paris, demande à s’engager dans la Légion étrangère. Son plan n’est pas retenu, mais il est admis à la Légion : en 1830 le voici de nouveau en uniforme, à Alger.

Il se fait escroquer par le mari de sa maîtresse, avec le concours de cette dernière : le couple pioche dans la caisse. Il parvient à tout rembourser et n’est pas poursuivi, en échange de sa lettre de démission de la Légion. Il débarque à Marseille en janvier 1833, où il ouvre sans succès un cabinet d’ingénieur civil, puis tente de fonder une entreprise d’éclairage au gaz, qui périclite, faute de capitaux. Francesco Z. conçoit alors un projet d’agrandissement du port de Marseille ; mais la municipalité lui préfère le projet de construction d’un havre nouveau à la Joliette, et c’est ainsi que le port de Marseille devient vieux.

Sans se décourager, Francesco, qui se fait appeler François depuis qu’il a choisi de s’installer en France, prépare sa contribution à un concours de canal d’adduction d’eau lancé par la ville d’Aix-en-Provence. Il a près de 40 ans, il vit à Paris, il songe enfin à fonder une famille. Il épouse une demoiselle Aubert, jeune femme sans fortune qui a vingt-cinq ans de moins que lui. Le 2 avril 1840, un fils naît de cette union.

François Z. construit trois barrages pour alimenter ce canal : enfin la Société du canal qui porte son nom se trouve sur le point de réussir. Il s’installe à Aix-en-Provence, avec femme et enfant, en 1844.

Toute sa vie François a servi les pays où les circonstances l’ont jeté, toute sa vie il a pressenti l’avenir mieux que personne ; mais d’autres que lui ont fait fortune avec ses intuitions, parce qu’il se lançait trop tôt, parce qu’il n’avait pas les capitaux nécessaires, parce qu’il était étranger.

Après des heures glaciales passées sur le chantier de l’un de ses barrages, François Z. meurt brutalement à l’âge de 51 ans, à Marseille. On embaume son corps pour le ramener à Aix-en-Provence. Le mardi 30 mars 1847, toute la ville suit le convoi funéraire. Au moment de demander sa naturalisation aux autorités françaises, François a obtenu de supprimer l’un des deux L de son nom, moitié pour le franciser un peu, moitié parce qu’il signifie, en italien, « motte de terre » : zolla. Le convoi est mené par sa veuve, Émilie, 27 ans ; elle tient par la main un petit garçon de 7 ans. L’enfant montre des dispositions pour la littérature. L’un de ses premiers poèmes s’intitule « Le Canal Zola ». Il se prénomme Émile.

 

Stéphane Audeguy

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Traduction

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