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Légionnaire toujours...

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2017




Trets : François Monarcha, portrait d'un soldat centenaire

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Vendredi 25/08/2017

Un exemple vivant du légionnaire, fidèle et humble, doué d'une répartie drôle et spontanée

 

Société - Trets : François Monarcha, portrait d'un soldat centenaire

Joyeux anniversaire à François Monarcha, légionnaire centenaire et combattant de la France libre. Photo I. lo

 

Exemple vivant du légionnaire, fidèle et humble, doué d'une répartie drôle et spontanée, François Monarcha est né le 25 août 1917 en Pologne. Élevé en Allemagne, il arrive en France en 1922 en suivant son père mineur. Ayant connu une enfance difficile, il perd sa mère et commence à travailler à l'âge de 13 ans. Multipliant les petits boulots mal rétribués, à 17 ans, sans ressources, il fait les poubelles pour subsister. Il rencontre alors un retraité qui lui conseille de s'engager dans l'armée, il a 19 ans.

Pour lui, polonais, le choix de l'armée est restreint : c'est la Légion ou rien. Finalement, et après avoir triché sur son âge, il opte pour le 5e REI (régiment étranger d'infanterie), avant de rejoindre Oran, en 1936. Jusqu'au début de l'année 1943, outre l'Algérie, il participe à des campagnes au Maroc, au Sénégal puis en Tunisie. Le 16 septembre 1944, il débarque à L'Estaque. Son unité rejoint la 1re armée du Général de Lattre de Tassigny, libérateur de la Provence, et c'est au coeur de celle-ci, qu'il poursuit la guerre. "En novembre 1944, nous sommes à Arcey, dans le Doubs, j'y rencontre pour la première fois les soldats de l'armée allemande, mon chef de section est tué dès les premières minutes de l'engagement, et je suis nommé chef de section, au feu cette fois." François Monarcha est alors adjudant.

Début février 1945, la bataille de Colmar fait rage. Le 2 février, à la tête de sa section, il est le premier soldat français à entrer dans la ville. En avril de la même année, à Pforzheim, en Allemagne, un sniper stoppe net sa course. Grièvement blessé et évacué à Lyon, il passe dix-neuf mois dans quatre hôpitaux français différents, avant de rejoindre le 1er REI à Bel-Abbès, en Algérie. La boucle est bouclée.

Nommé adjudant-chef, à l'époque le plus jeune en âge, il quitte la Légion le 16 février 1956, après 20 ans de service. Il servira encore dans les Maghzens mobiles du Maroc, chargés de l'ordre dans le royaume et, de retour en France en 1964, dans la police nationale jusqu'en 1973, date de sa retraite définitive. Ayant obtenu la nationalité française en 1948, l'adjudant-chef Monarcha est titulaire de la fourragère de la croix de guerre 1939-1945, à titre individuel. En 1950 il reçoit la médaille militaire et est fait Chevalier de la Légion d'honneur en 2004. Pour le 151e anniversaire de la bataille de Camerone, en 2015, il est désigné par ses pairs pour être le porteur de la main de bois du capitaine Danjou, l'une des reliques de la Légion étrangère.

Devenu fils de France, non par le sang reçu, mais par le sang versé, il s'avère être un compagnon au caractère bien trempé mais discret. Honoré par ses pairs le 22 juin dernier à l'Institution des invalides de la Légion étrangère de Puyloubier, où il réside désormais, le comité de la Légion d'honneur organisera à son égard une petite manifestation avec un repas, le 30 septembre prochain, au restaurant La Popote de Puyloubier. Le journal La Provence lui souhaite, en avance, un excellent anniversaire, et lui témoigne tout son respect.

I. Lo.


Montpellier : sans-abri, "l'été, c'est difficile"

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20 août 2017

Montpellier : sans-abri, "l'été, c'est difficile"

Laurent est installé depuis cinq mois à côté du couvent des Augustins. DIANE SPRIMONT

Si le manque de moyens pour les sans-abri se fait ressentir toute l'année, la fermeture des associations et l'absence des bénévoles, eux, sont significatifs des vacances estivales. Témoignages de ceux qui y sont confrontés.

Laurent. "La chaleur ne me fait pas peur. J'étais militaire"

Une vedette à l'échelle d'un quartier. Tous les riverains le connaissent et le saluent, c'est "l'élément fédérateur". Laurent s'est installé près du musée Fabre, il y a quelques mois. Ancien légionnaire, la chaleur, ça ne lui fait "pas peur". Le choix de son emplacement est stratégique. "Là où je dors, il y a un courant d'air qui passe. Donc, la nuit, quand il fait chaud, il y a comme un ventilateur naturel".

Niché entre le couvent des Augustins et la fontaine de la rue Fabre, il fait "des tours de manège". Chaque jour, pour rester au frais, il se déplace autour de la fontaine en fonction de la position du soleil. "J'ai déjà vu des personnes ivres allongées au soleil. Ca, ça pardonne pas, prévient-il. Moi, je ne me laisserai jamais crever. C'est mon côté militaire".

Quant à la nourriture, Laurent redouble d'attention. "Quand on te donne à manger, t'as pas forcément faim à ce moment-là, explique-t-il. Et avec le soleil qui cogne, la conservation est compliquée. On peut facilement tomber malade". Pendant l'été, il faut manger "tout de suite". Sinon, ce Picard préférera "distribuer la nourriture plutôt que la gâcher".

Laurent aborde un autre point fondamental avec une technique imparable : l'hydratation. "Si j'ai de l'eau ou des bières, je les mets à l'abri du soleil, sous le rocher de la fontaine, montre-t-il fièrement. Comme ça, ça reste au frais (rires)". Fraîcheur avérée. Ce dernier déplore toutefois qu'il n'y ait pas "de flotte dispo" à Montpellier. Mais les deux avocates du cabinet attenant au couvents, ces "femmes exceptionnelles", lui donnent toujours une bouteille d'eau fraîche si besoin.

Un militaire aux élans littéraires. Muni d'un carnet, il écrit. Il décrit. Tous les jours. "J'observe à longueur de journée mon quartier. J'analyse le comportement et le regard des gens". Les messages affectionnés de riverains s'y étalent à perte de vue. L'analyse scrupuleuse de leur for intérieur est sa principale matière. Gare aux fautes d'orthographe, elles sont à peine tolérées. Laurent a failli être délogé de son emplacement cinq mois plus tôt. Il relate que plusieurs personnes se sont soulevées pour empêcher l'expulsion de leur voisin préféré. Visiblement, le sursaut riverain a fonctionné.

Maria et Banda. "Fuir l'argentine"

Sac à dos, chaussures de rando avec une petite bombe lacrymo. La première a 22 ans, la seconde 24. Maria et Brenda ont fui l'Argentine, leur pays natal. Elles s'échappent d'une crise économique qui rendrait la vie "deux fois plus chère qu'en Europe". Au moins, ici, elles peuvent acheter quelque chose à manger avec un euro. Sinon, elles filent en douce attraper les restes au bistrot du coin.

"Pour nous deux, c'est plus facile de vivre dehors l'été", précise Maria. Elles ne savent pas combien de temps elles vont s'arrêter à Montpellier. Du moins, pas plus qu'elles ne le sussent en Espagne, au Portugal ou encore en Italie. Le jour où elles décideront de décamper, Brenda et Maria attendront sur la chaussée. Pancarte et pouces levés. Mais ce n'est pas à l'ordre du jour. "Le temps est bien pour vivre à l'extérieur, ici. Par contre, on doit toujours chercher de l'ombre. En hiver, on est obligé de trouver des endroits comme des aéroports pour dormir", ajoute Brenda.

Les deux Argentines ont déjà expérimenté la rue pendant l'hiver en Amérique du Sud. Elles se souviennent du froid mais surtout de la peur. "C'est très dangereux de rester dehors là-bas. C'est très pauvre. On avait vraiment peur, ici pas du tout, relate Brenda. On dort près de la gare Saint-Roch, avec une bombe lacrymogène au cas où".

Toutes deux étudiantes dans leur pays, elles ont tout abandonné. Là-bas, "notre société va très, très mal, raconte Maria. La vie est chère, les gens sont pauvres. Nos professeurs ont arrêté d'enseigner en plein milieu de l'année. Ils n'étaient plus payés". Alors, sans but ni point de chute, elles sillonnent l'Europe. Et l'Argentine ? "On ne sait pas, on verra".

Myriam. "L'hiver, il y a plein d'assos"

Myriam ne touche plus le RSA depuis cinq ans. Agrippées à son sac, ses mains s'engouffrent dans un capharnaüm de papiers administratifs et de prospectus. Elle sait exactement où y trouver la photo de sa fille. Avec son compagnon, Driss, ils préfèrent éviter le centre-ville de Montpellier. S'ils s'y rendent, c'est pour les maraudes, "pour pouvoir manger". "Il y a moins de monde qui est présent l'été pour distribuer des repas, constate Myriam. En hiver, il y a plein d'assos et de bénévoles qui nous aident. Puis la chaleur, c'est horrible".

Pendant la saison estivale, Myriam raconte qu'elle se nourrit presque exclusivement de sandwiches et de conserves donnés par les associations, "alors qu'en hiver, toutes les semaines, on a des colis de nourriture avec des produits frais". Myriam et Driss privilégient leurs animaux, "on ne mange pas souvent parce qu'il faut payer le véto et les croquettes". Autre difficulté, les chiens sont "intenables avec la chaleur". Chaque soir, Myriam attend la baisse du mercure pour les sortir.

Bill. "Ils veulent cacher la misère pour les touristes"

Depuis dix-sept ans, Bill vit à Montpellier. Et depuis un an, il a son "p'tit coin de commerce" dans les rues de l'Écusson. "C'est difficile. On dort moins, voire pas du tout pendant l'été. On est tout le temps fatigué parce qu'on reste sur le qui-vive", raconte-t-il. Bénévoles et sans-abri évoquent une pression supplémentaire des autorités pendant la saison estivale. Durant cette période, la municipalité applique chaque année un arrêté “Tranquillité publique” permettant d'écarter plus aisément les sans-abri du centre-ville. "Ils veulent cacher la misère pour les touristes, s'indigne Bill. Mais t'as beau la cacher, elle sera toujours là".

Son récit et celui d'autres SDF laissent penser à un véritable jeu du chat et de la souris. "En plus, ils nous mettent une prune. Mais ils l'envoient à qui ? Au buisson du coin ?", raille-t-il. Ce dernier parvient difficilement à s'endormir, "à la moindre branche qui craque, au moindre petit bruit, je me réveille. J'ai peur de me faire déloger". Mais il le jure, il essaie pourtant juste de "survivre".

Le chiffre

160 : C’est le nombre de repas offerts en moyenne, chaque soir, par l’Association humanitaire de Montpellier. D’autres structures distribuant des denrées alimentaires pendant l’année sont fermées l’été. Les bénévoles de l’AHM observent donc une hausse de la demande lors de leurs passages. Mais manquant de volontaires en juillet et en août, l’association ne peut circuler qu’un jour sur deux. Cette baisse d’effectif contribuerait régulièrement à attiser les tensions au moment de la distribution.

Contact AHM : 07 83 04 38 16


The legend of the Legion

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18 août 2017

Brotherhood. A young Argentinan legionnaire and his colleagues make fun of their instructor at the base in Nimes, France, 31 August 2015. Photo by Edouard Elias from his series Patria Nostra .

His cap is bleached as white as the bones of a Saharan camel. Is the romance of the French Foreign Legion a cult of death?

 

What comes to mind when you think of the French Foreign Legion? Most likely men struggling through the desert in heavy blue coats and white peaked caps. Men who joined up after a lifetime of crime, fighting valiantly, then leaving the Legion to become tough, faceless mercenaries trading on their background, or else dying in the mud of Dien Bien Phu as the last choppers leave for La Belle France.

The reality is different. In its first version, the Legion was seen as a rough mercenary force that guaranteed immunity from criminal prosecution, as well as a new life and French citizenship. In its second incarnation, the Legion became a sort of substitute family. Now in its third, the official image of the Legion is of an elite fighting force, to be compared with the British SAS or the US Navy Seals. Today, legionnaires are much more than a band of mere ‘expendables’.

The modern Legion still has a few things in common with its previous incarnations. There remains an emphasis on marching (to enter, you have to complete several hikes in full kit, ranging from 50 to 120km) and the men who join are still keen to fight. The wages, though, are now quite good, especially if you see duty in a combat zone. Even the most basic pay of a recruit is €1,205 a month, which, considering there are no bills or food costs, is nothing like the five centimes a day it was in the 19th century. Then, a legionnaire could afford wine or tobacco, not both, and certainly no other luxuries.

Young men still queue to join up in great numbers. Several thousand apply per year, and some 80 per cent are rejected – the Legion doesn’t accept anyone wanted by the police or with a serious criminal record, though misdemeanours and petty crimes are still acceptable. The modern Legion is around 8,000-strong and needs only 1,000 new recruits each year to replenish the ranks. The average recruitment age is 23. In recent times, 42 per cent of recruits come from eastern and central Europe, 14 per cent from western Europe and the US, and around 10 per cent from France. Around 10 per cent come from Latin America and 10 per cent from Asia. These young, rootless men swear their allegiance not to France, but to the Legion itself. It is their only loyalty.

The Legion is composed of several branches: engineers, paras, armoured cavalry, infantry, and pioneers. The paras are based in Calvi on the island of Corsica (they are still not trusted to be on mainland France after a coup attempt in 1961). Other arms have been garrisoned in French Guiana and the United Arab Emirates. The Legion saw service most recently in Mali, where they helped restore the government against insurgent Al-Qaeda forces.

Recruits must present themselves at one of several centres in France. If this pre-selection goes well, it’s on to Aubagne, a small town about 20km inland from Marseilles on the Mediterranean. There follows one to two weeks of selection where numerous mental and physical tests are taken. The minimum age is 17.5, the maximum 39.5. There are no educational requirements.

Exhausted legionnaires in a truck following a night of training and only three hours sleep. Nimes, France, August 2015. Photo by Edouard Elias.

 

Once they make it through selection, recruits sign a five-year contract and are then shipped to ‘the farm’ in the Pyrenees for six weeks of hellish training which further weeds out the unsuitable. Though probably not as tough as SAS selection in the UK, it certainly involves more cleaning, marching, singing and discipline – much more. It is accepted that hard discipline is the only way to weld men from such disparate origins into a single fighting unit. The Legion allows officers to strike the men in a routine manner. The method is age-old and simple: break the man, remove his old allegiances, then give him a new family.

In this new family, recruits are also allowed to choose a new name – the name by which they will be known ever after. And so, by the end, they have become someone new, with a new country and a new identity. Indeed, this is the most obvious pull the Legion has for men: a new life. This life, however, is wrapped up in a world that honours death.

The initial five years can be renewed at the end of service. In either case, legionnaires have the option to take French citizenship after three years – an attraction for those who would pay dearly for a European passport. A longstanding tradition of the Legion is that any legionnaire wounded in action automatically gets his citizenship, whether or not he completes his service, becoming ‘Français par le sang versé’ (French through spilt blood).

The reasons modern recruits give for joining can seem prosaic. Gareth Carins, a former quantity surveyor, turned down the British Army in favour of the Legion. ‘The truth was, I liked the army,’ he writes in Diary of a Legionnaire (2007). ‘I liked hill-walking, I liked travelling, and I was looking for an adventure.’ He reports that people regard his justification with ‘a look of disbelief and even disappointment’ – and rightly so, since the mystique of the Legion can’t be so easily captured. The one thing Carins doesn’t mention is death, but death is close to the heart of the Legion’s attraction.

In this, it differs from the standing armies of other modern countries. Joining the British or US army involves swords and salutes on the parade ground, but the Legion’s inaugural ceremony in Aubagne leaves no doubt that this organisation cleverly manipulates the death wish of many. At the Legion’s tomblike headquarters there is a shrine: a wooden prosthetic hand that once belonged to Legion Captain Jean Danjou, who died in Mexico in 1863 defending a road for a long-forgotten cause. Around the roped off hand-shrine hang placards inscribed minutely with the names of the dead – all 40,000 of them, dating back to the Legion’s inception in 1831. The message is clear. Sacrifice is essential but you will not be forgotten.

Death-loving nihilism is not the sole motivation, of course. Camaraderie, adventure, danger, the desire to prove oneself all play their part too, as with any army. And, perhaps more than most regular armies, love affairs gone wrong propel many into the arms of the Legion. When the British author Douglas Boyd interviewed a jungle warfare instructor in Guiana about his reason for joining the Legion, he was told: ‘Histoire de nana, le plus souvent.’ (‘Girlfriend trouble, mainly.’) Romantic by nature, they seek a romantic solution by sacrificing themselves to the masculine fantasy of the Legion.

The romance of the desert was cross-fertilised with that of the runaway convict-turned-mercenary

The cap legionnaires wear, called the kepi, is bleached as white as the bones of a Saharan camel. It stands for Algeria, the Legion’s first home. With the French invasion of Algeria in 1830, there was a need for a force to pacify the country. There had been mercenary forces in the French Army before, but they had been organised along a national basis. One exception was the Hohenlohe regiment, largely staffed by Germans but including men of all nationalities. This force, raised in 1815 after the defeat of Napoleon when France was in disarray, was disbanded in 1831, its foreign troops incorporated into the newly formed French Foreign Legion that same year. So a certain amount of German DNA entered the Legion, and there remains a sneaking regard for German military prowess. Indeed, after both the First and the Second world wars, Germans formed the majority of the Legion’s strength.

The slow and brutal colonisation of Algeria during the 19th century earned the Legion its reputation for toughness and expertise in the desert. It was here that the routine use of daily 40km marches made the Legion the fastest-moving infantry strike force then in existence. The Legion were military innovators and had the quickest system of infantry movement prior to motorised transport. Two men would share a mule that carried their kit. One would walk fast at its side while the other rode. After a few kilometres, they would change places. With this system, the legionnaires could travel 70 or 80 km a day with full kit, just as fast as Bedouin raiders with their camels.

When France moved into Tunisia in 1881, and into Morocco in 1911, the Legion followed with its desert experience. The Saharan period is formative for the Legion. The romance of the desert was cross-fertilised with that of the runaway convict-turned-mercenary, creating an occidental counterpart to fellow desert nomads, the Tuareg. It is this romance that attracted not just former criminals but many well-born men to their ranks, including King Peter I of Serbia, Prince Aage of Denmark, Crown Prince Bao of Vietnam, Louis Prince Napoléon VI and Louis II Prince of Monaco. Writers and artists who have been drawn to the Legion’s ranks include the novelist Arthur Koestler, the First World War poet Alan Seeger, the composer Cole Porter and the film director William Wellman.

But the romance of the desert was not what Erwin Carlé discovered when he enlisted in 1905. Born in 1876 in Germany, Carlé had worked in the US as a cowboy and a journalist before joining up. His memoir In the Foreign Legion (1910), published under the pseudonym Erwin Rosen, portrays the traditional Legion in its toughest era, and was one source for the classic novel Beau Geste (1924) by P C Wren. For Rosen, however, the Legion ceased to be interesting and fun once he ran out of money for ‘extras’ such as wine and good food.

Rosen describes how a new recruit’s bed would be placed between two older recruits who’d teach him the ropes. If he bought them a few bottles of wine, he learned even faster. All his kit had to be folded into a ‘pacquet’ ready to be packed in a rucksack. There were no wardrobes for the legionnaire, and no privacy since he lived in a dormitory with 20 other men. Yet Rosen reports that there was barely a raised voice and no curses when the recruits were taught how to handle their weapons. Likewise, when marching, no legionnaire was told off for being sloppy or wearing his kit strangely, as long as he marched 40 km in eight hours, with five minutes’ rest every hour. While the recruits eased off their 50-kg packs to rest, the old-timers simply lay flat with their packs underneath. It saved time not undoing the straps, time that could be spent resting.

The Legion Rosen describes is one of endless toil. When not marching or training, they were required to clean and do ‘corvée’ duty: basically any dirty job required by the colonial administration in Algeria. At one time, Rosen had to clean the sewers of the local prison, and was rewarded with the jeers of the Arab population: only a legionnaire was considered low enough for this filthy job. Rosen also notes that most of the roads in North Africa were built by the Legion, a handy hard-working force that was then among the cheapest in the world.

harsh treatment was not seen as unjust: any man who couldn’t keep up would be killed by the Arab forces

Why did they put up with this? Many didn’t and talk of deserting was common, but without money it was difficult to escape. It became rather easier to desert after 1962, when the Legion shifted its headquarters from Sidi Bel Abbès in Algeria to Aubagne; Carins tells of a modern-day American who left during training and headed over the Pyrenees into Spain. If caught, he would have been sentenced to military prison, but he made it home. The kind of official manhunt that would have been sanctioned by desertion 100 years ago is far more lacklustre today. The fact is, the modern Legion has enough keen recruits not to care too much if some run away.

In the past, strong discipline merged into punishment. If a man fainted on a march, he’d be tied to a pole sticking out of the side of a wagon. His arms would be supported, but if his legs couldn’t perform a walking action, he would be dragged along, burning a hole in his boots and feet. This harsh treatment was not seen as unjust since any man who couldn’t keep up would be killed by the Arab forces that often tailed the expedition.

After the Mexican civil war of 1857-60, and as an interlude from pacifying the North African colonies, the Legion was sent to help install Maximilian, the brother of the Austro-Hungarian Emperor Franz Joseph, in Mexico. There were other troops also on loan to the insurgent regime including British Royal Marines, Austrian footsoldiers and even 447 Egyptians. But it was the French who stayed longest, until 1867, and did most of the fighting. Oddly enough, one of the few remaining influences of the Legion’s time in Mexico is the widespread acceptance of the French word for marriage to describe wedding musicians: the mariachi band.

The story of the Battle of Camarón on 30 April 1863, when Captain Danjou lost his life, has become the stuff of legionnaire legend. Surrounded by 3,000 Mexicans, Danjou and 64 of his men were given the chance to surrender. Danjou, however, knew that if he held up the Mexicans, a vital convoy of supplies would have time to get through to his men. So there would be no surrender. Down to their last cartridge, the final six legionnaires standing made a bayonet charge. Somehow, three of the six survived (with hideous wounds) and were protected by a merciful Mexican officer impressed by their bravery. Even then these three gave in only when their terms were met: that they kept their empty rifles and could give an honour guard to escort the remains of Captain Danjou. But not all his remains. In a macabre, comic twist, his wooden hand was somehow overlooked. After prolonged negotiation, it was later bought back by the Legion from a Mexican farmer who had found it but was reluctant to part with it. This is the wooden hand enshrined in Aubagne, where each new legionnaire is inducted, and where they say a final goodbye upon completing their service. The day of Danjou’s death is still celebrated every 30 April as Camarón Day.

The First World War, in which one in three French men of military age died, saw the Legion employed on many fronts fighting the Germans and Austro-Hungarians. Germans who were in the Legion were kept in Algeria for fear they might desert. The rest fought. The Legion, along with the Moroccan Division, were the most decorated French unit in the 1914-18 conflict. They fought on every front, including Gallipoli, but, when the war ended, their numbers were so depleted there was talk they ought to be disbanded despite their gallantry.

This was a crucial moment: the Legion needed to reinvent itself or die (echoing its mantra ‘march or die’), and a certain Colonel Paul-Frédéric Rollet came to their rescue. Short, slight, well-bearded, and with a penchant for wearing rope-soled espadrilles not boots while marching, Rollet understood that, instead of offering a sanctuary for runaway convicts, legionnaires needed a new myth of belonging and self-sacrifice. The Legion has won many battles since its formation but is known, really, for its marvellous defeats: at Camarón in 1863 and at Dien Bien Phu in Vietnam in 1954 (where another one-armed officer, Colonel Charles Piroth, showed extreme bravery before killing himself with a grenade).

Rollet was a military genius who understood the inner symbolism of such things as heroic defeats, odd uniforms and lost limbs: Sir Adrian Carton de Wiart, one of Britain’s most decorated officers; José Millán-Astray, founder of the Spanish Foreign Legion; and Admiral Horatio Nelson himself were all missing hands or arms.  Suggestively, Paul Rollet went into battle with just a rolled umbrella. He believed that a commander showed lack of faith in his men if he needed to be armed, and besides, it distracted from his real task of inspiring his soldiers to fight. That Rollet seized on the heroic defeat at Camarón is no accident: men brought up to accept death and mutilation as the price for never being forgotten by their uber-family (the Legion) are stronger than those bribed with the comforting notions of victory and glory. Rollet knew that an army doesn’t march on its feet, or even its stomach. It marches on the stories it tells itself. So he made sure that the Legion was full of traditions and stories and rituals. He also turned a few marching songs into full-blown anthems. However tough, legionnaires must learn to sing with gusto the songs of former warriors. Officers also bring the men breakfast once a year (on Camarón Day, of course). This action alone mimics a family in its concern. Every Legion memoir (and they are legion), however much it complains of bullying or incompetence, mentions with heartfelt gratitude the songs and traditions imbibed alongside the forced marches.

One calls ‘Cuckoo!’, then dives for cover. The other shoots. The game ends with death, severe injury, or empty guns

Having fought through the First World War, Rollet had seen the mechanised future of warfare, and realised that men respond badly when treated like machines. He’d watched the French Army mutiny in 1917 and had even used his legionnaires to put down such an insurrection. This was a French Army that had been treated as cannon fodder for the great machine of death that was the Western Front. Rollet would go the other way. On the Legion’s 100th anniversary in 1931, and the first Camarón Day, he ordered that the infantry be led by bearded pioneers carrying immense axes. It was a quirky refusal to put guns on show but he knew that discipline and morale were more important than mere firepower. Not that they didn’t have that, too. Rollet expanded the Legion into infantry, cavalry and engineers. Too many French boys had died in the First World War, so from now on foreigners would defend France’s colonies. He had them posted in Fez and Marrakech in Morocco, in Sidi Bel Abbès in Algeria, as well as in Tunisia, Syria and Indochina. Between the wars, the Legion was at its greatest numbers, counting some 33,000 men.

Astutely, Rollet maintained the early German connection by making official the slow, 88-steps-a-minute march of the old Hohenlohe regiment. He maintained the desert connection with the official headwear, the white kepi, with its back flap as protection against the sun. But perhaps Rollet’s greatest legacy was to put in place the elements necessary for the Legion to later transform from yet another mercenary colonial force to an elite fighting unit.

But in Rollet’s day, that elite quality was still a few years away. The interwar, uber-family Legion is perhaps best known for the games they created. Russians who joined taught bored fellow legionnaires to play Cuckoo. Two men with loaded revolvers enter a cellar or darkened room. One calls ‘Cuckoo!’, then dives for cover. The other shoots. Then he calls cuckoo and the other fires. The game ends with either death, severe injury, or both revolvers empty. Another lark was Buffalo, in which each participant drinks a bottle of vermouth and then charges head-down at his opponent with hands tied behind his back, with things settled literally by cracking heads. If both are still standing afterwards, another bottle is drunk, and another head-on collision arranged. Usually two bottles, occasionally three, were consumed per man before a cracked skull or severe concussion decided the duel.

In the Second World War, the Legion fought against the invading Germans. After France fell, the Legion split: some remained loyal to Vichy, others sided with Charles de Gaulle and Winston Churchill. These two sides of the Legion actually faced each other briefly in Syria, before the Vichy forces capitulated and joined the Free French.

One legionnaire who served in Syria and later North Africa was Susan Travers, the only woman ever to be officially recognised as a full Legion member. The bilingual daughter of a British Navy officer who grew up in France, Travers was 32 when she unofficially joined. First a nurse and then an ambulance driver, she became the mistress of several Legion officers, ending up with the commander General Marie-Pierre Koenig. Travers demonstrated real courage under fire on numerous occasions. She was the only woman allowed in the defensive ‘box’ perimeter at Bir Hakeim, a battle that ended with the Legion making a heroic stand, and breaking out under cover of darkness to escape capture. It was Travers who drove the two commanding officers – both of whom had been her lovers – and the car suffered only 11 bullet holes and ruined shock absorbers. They let her drive not because it was her job, but because she was the coolest behind the wheel.

After the Second World War, many of the Legion’s former enemies, especially German soldiers, joined up. That some had served in the SS is a rumour many legionnaires like to promote but one that’s hard to believe. Members of the SS had their blood group tattooed on their arm, and even those with the tattoo removed would have found post-war recruiters far from sympathetic. But there were plenty of ex-Wehrmacht soldiers to swell the forces of the Legion in its next two conflicts: Indochina and Algeria.

Indochina between 1946-54 should not be mentioned lightly when the Legion is concerned. Often called the Michelin war (after the giant tyre company that stood to lose its immense rubber plantations if the Communists won), the Legion did its mercenary best, despite being given a hopeless task and incompetent leadership under General Henri Navarre, the architect of the Dien Bien Phu fiasco.

At Dien Bien Phu, where the Camarón story was read out before the final assaults by the overwhelmingly superior numbers of Vietnamese, the Legion showed that they could still die – but for what? France was already committed to pulling out of Vietnam, and was simply using military action to gain better terms. In the late 1950s and early ’60s in Algeria, the protracted and bloody civil war mimicked the previous bloody conflicts with Arabs. This time it was decolonisation on the cards.

France was split about Algeria, though the majority favoured pulling out. Four former generals of the French Army thought otherwise, and staged a coup against De Gaulle in 1961. The elite 1st parachute regiment of the Legion were sent to capture Paris. De Gaulle went on radio and television appealing to the nation to side with him against the revolt – and succeeded. The 1st paras were disbanded, though, strangely enough, not really in disgrace since a legionnaire swears allegiance to the Legion and not to France. In following their superior’s orders to effectively mutiny against the government, they were not acting dishonourably but according to their code. And when the troops made their final march before disbanding, they sang the Édith Piaf classic ‘Non, Je, ne regrette rien.’

To outsiders, it looks a little strange. All that discipline and marching – and then ending up dead

The coup attempt brought to the surface the troubled relationship between France and its Foreign Legion. The French admire it and yet don’t quite trust it. Another reinvention was required. This time, the solution was truly bold: to turn the Legion into an elite force, a strike force, the kind that could easily put down a coup, or stage one in another country. The undisgraced 2nd Para became the ‘Young Lions’ of this newly created force.

Elite fighting forces are a serious attraction to young men. And the Legion, unlike many special forces, gets to fight a lot. Death and elitism are a heady cocktail. Since the late 1960s, the Legion has fought with distinction in Chad in 1969-71, in Zaire in 1978, and been a peacekeeping force in Lebanon in the early 1980s. During the First Gulf War in 1990-91, they served to protect one arm of the coalition forces and received very light casualties. In 1992, they were back in old Indochina in Cambodia, and also in Somalia. In 1993, they were in Bosnia, and Rwanda in 1994. In this century, they have served again in the Ivory Coast in 2003, and Chad in 2008. In 2013-14, they helped to rid Mali of the politicised Islamic extremists that took control of Timbuktu – a return to their romantic desert roots.

Ex-legionnaires are rather touchy on the subject of their motivation. They naturally distrust anyone who hasn’t had their experiences. To outsiders, it looks a little strange. All that discipline and marching – and then ending up dead. That they are men who love fighting is only half the story. Even the desire to prove oneself as manly and tough cannot account for the continued fascination for this army of foreign mercenaries who celebrate not victory but an honourable death. One has to go further, and look at the Samurai tradition of Japan, where an almost erotic interest in death runs alongside a more workaday nihilism. According to the 18th-century Samurai manual the Hagakure: ‘A real man does not think of victory or defeat. He plunges recklessly towards an irrational death. By doing this you will awaken from your dreams.’


Patrice : «la Ville rose plus adaptée à Albi qu'à Toulouse»

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Publié le 16/08/2017

Patrice : «la Ville rose plus adaptée à Albi qu'à Toulouse»

«Quand je pensais à Albi , j'avais l'image d'une ville sale. Je ne sais pas pourquoi, car je n'y étais jamais venue.» Eh bien, le samedi 12 août, Béatrice a changé d'avis du jour au lendemain. Il lui a suffi d'une virée de quelques heures depuis l'Aveyron, le temps de faire les classiques : la cathédrale, le cloître Saint-Salvy et une balade dans les rues du centre historique… Béatrice, son mari Patrice et leur fille Luna ont décidé de revenir hier pour le marché des artisans en nocturne, autour de la cathédrale. Et tous les trois ne le regrettent pas. Pour Luna, qui adorent les chevaux, le manège du jardin National et la fontaine de la place du Vigan se partagent la première place sur le podium des bons souvenirs. Béatrice cite spontanément le cloître Saint-Salvy, «un endroit magique, hors du temps et de la ville. On ne s'attend pas à y trouver autant de plantes.» Patrice approuve : «il me fait penser à celui d'Arles.» La cathédrale ? Le mot fuse dans la bouche des parents : «extraordinaire». Mais toutes ces briques interpellent Patrice. «Pour moi, le nom de Ville rose est plus adapté à Albi qu'à Toulouse», confie ce soldat de la Légion étrangère basé à Castelnaudary, loin de sa femme qui travaille dans l'industrie, en Bretagne. Réunis le temps des vacances , ils savourent ce décor cinématographique. «J'imagine les palefreniers, les vieux artisans dans ces rues il y a des siècles… le travail de restauration est incroyable. En plus, il y a beaucoup de panneaux avec des explications sur les lieux», se félicite Béatrice. «Et l'accueil dans les trois restaurants où nous sommes allés, super ! Pareil dans les magasins où on est pas agressés par les vendeurs», conclut Patrice. Une belle découverte, surtout pour Béatrice qui a changé d'avis sur Albi, «une ville très bien entretenue».


L’ex-légionnaire vit chaque jour son rêve d’enfant

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Publié le 11/08/2017

À 30 ans, Mbaye, formé à l'école de Saint-Cyr Coëtquidan dans le Morbihan, a un parcours atypique.

À 30 ans, Mbaye, formé à l'école de Saint-Cyr Coëtquidan dans le Morbihan, a un parcours atypique. | Valentin Asselain

Mbaye, formé à l’école de Saint-Cyr Coëtquidan dans le Morbihan, est un militaire brillant et un homme humble et discret. À 30 ans, il a un parcours atypique, rare même, puisqu’il est passé du statut de légionnaire à celui d’officier.

Mbaye, c’est son prénom, est élève officier de l’école militaire interarmes de Saint-Cyr Coëtquidan. Il savoure en ce moment même ses vacances. Sa formation est terminée. En juillet, il participait aux cérémonies du Triomphe qui marquent la fin de la scolarité. « Émotionnellement, c’était très fort. Une étape de deux ans se termine avec les camarades, mon rêve professionnel se poursuit » , raconte-t-il, ému.

Quelques semaines plus tôt, il avait réussi ses épreuves de fin d’année : « En septembre, je vais poursuivre ma formation dans une école de transmission, avant de choisir un régiment. » Le militaire est brillant, l’homme se veut discret et humble. Il faut le pousser dans ses retranchements pour apprendre qu’il a fini major avec une note de 17 sur 20. « Cela fait partie de ma conception du métier : faire le mieux possible, sans chercher la récompense, sans se mettre en avant. »

Né le 1er août 1987 à Dakar (Sénégal), Mbaye a vécu une enfance heureuse dans une famille aimante, entouré de deux petites soeurs et de ses parents. « Ils restent des exemples, ils se sont sacrifiés pour nos études. » À l’âge de 14 ans, un reportage télé sur les légionnaires le scotche à l’écran. « Papa, j’aimerais bien devenir légionnaire. » Son père l’invite gentiment à réfléchir à un autre métier.

L’adolescent passe à autre chose, réussit son bac, souhaite poursuivre ses études supérieures en France. Il arrive en 2005 pour faire une licence en électronique à Reims. Mais les images de légionnaires « nourrissent [ses] rêves ». Au bout de trois ans, il craque, veut s’engager. « Outre le côté aventurier, les hommes de la Légion étrangère restent des soldats d’élite dont les faits d’armes sont reconnus à travers le monde. » En 2008, à 21 ans, il est recruté, part quatre mois à Castelnaudary dans l’Aude, avant de rejoindre le 2e régiment d’infanterie à Nîmes, dans le Gard. « J’évite de dévoiler cet engagement à mon père. Beaucoup le tentent mais peu restent. »

En juillet 2009, sa compagnie est envoyée en Afghanistan. À cette annonce, son père répond : « Mon fils, tu as fait un choix. Tu dois désormais l’assumer. » Le jeune légionnaire voit cette mission comme une chance : « Très peu de jeunes y sont affectés, je pouvais y acquérir de l’expérience. » Il poursuit : « On se rend vite compte qu’on est entré dans la fournaise. Cela n’a rien à voir avec un jeu vidéo ou un film. Il faut être vigilant pour sa vie et celle de ses camarades. On veut tous revenir vivants. »

« Rien à voir avec un jeu vidéo »

De cet enfer, Mbaye revient avec une croix de la Valeur militaire pour acte de bravoure au combat. « Mais je reviens surtout plus mûr. J’y découvre aussi une forte cohésion avec les camarades. »

De retour en France, il se spécialise dans les transmissions. Devenu caporal, il part pour une courte mission aux Émirats Arabes Unis en qualité d’instructeur. En 2010, après un stage pour devenir sergent, il est repéré par le capitaine Thomas, de son prénom. « Une personne qui compte pour moi », confie-t-il.

En 2012, Mbaye décide de passer le concours d’entrée à l’école militaire interarmes (EMIA) afin de devenir officier. La même année, il obtient la nationalité française : « Une fierté », souligne-t-il. Après diverses missions, en 2014, nouveau déploiement en République Centrafricaine sous les ordres du capitaine Thomas. « Nous sommes au milieu d’une guerre civile, la violence est extrême, choquante. Mais des coups durs, il y en a partout, l’important est de garder la mission en tête. »

Désormais commandant, Thomas se rappelle que le jeune légionnaire lui a fait part de son souhait de devenir officier. « J’ai fait la connaissance d’un jeune très discret, avec un fort potentiel intellectuel et une réelle envie d’évolution. Comme nous partions en mission ensemble, je lui ai proposé de l’aider à préparer ce concours », raconte le commandant.

Malgré une mission extrêmement difficile, « le légionnaire Mbaye profite de tous ses moments de pause pour étudier à mes côtés avec envie, détermination, écoute ». Le commandant poursuit : « Sa force de caractère pour atteindre ses objectifs m’impressionne. »

Le grand jour du concours arrive en mars 2015. Mbaye, travailleur acharné, finit 3eà l’issue de la sélection. « Les jeunes qui passent du statut de légionnaire à celui d’élève officier sont rares. Je savais qu’il allait réussir », assure le commandant. En août de la même année, il intègre Saint-Cyr Coëtquidan. Lors de la cérémonie des Sabres, en novembre, Mbaye choisit sans hésiter le commandant Thomas pour l’adouber.

Le jeune étudiant est aujourd’hui lieutenant. Le papa réticent de l’enfant Mbaye est aujourd’hui un père très fier du parcours de son fils. Pour le commandant Thomas, ce parcours est une évidence : « Il fera tout pour aller au bout de ses rêves. Être aussi déterminé en toute discrétion, c’est juste très rare. »


Servir fait partie de l’ADN de François

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Publié le 09/08/2017 par Alain Caillau.

Servir fait partie de l’ADN de François

Marie-Françoise et François Chalmel. Photo A. C.

Après un parcours de militaire, ce colonel issu de Saint-Cyr, a servi sa commune durant trois mandats comme maire. François Chalmel a décidé de ne pas se représenter en 2014 pour se consacrer à sa famille. Marié à Marie-Françoise, le couple a eu cinq enfants et la famille est désormais riche de 12 petits enfants. François Chalmel s’est retiré dans la maison familiale où il est né. Cette grosse bâtisse a vu sur l’église de Saint-Cirq, « église qui a abrité des moments de joie avec les baptêmes et mariages des enfants, mais aussi des moments de peine ».

Parcours en quatre étapes

François Chalmel est né en 1941. Sa vie se divise, c’est lui qui le précise, en quatre étapes. La première est celle de la formation, la suivante est celle du service consacré à la République comme officier de l’armée française, la troisième est au profit des concitoyens, et la dernière au bénéfice de sa famille.

Sortie officier de Saint-Cyr, François part durant deux ans dans le corps des chasseurs alpins. Puis, comme cadre, il servira la Légion étrangère – « la meilleure entreprise d’insertion », glisse-t-il. François sert dans l’armée de 1967 à 1989. Durant son parcours, il a suivi plusieurs longs séjours en opération, d’abord au Tchad, puis en République Centrafricaine et enfin dans les territoires français des Afars et des Issas devenus en 1978, la République de Djibouti. De 1989 à 1994, il est mandaté par le maire d’Agen, Paul Chollet, pour réhabiliter le quartier difficile de Montanou. Des actions de revitalisation du monde associatif sont menées, des contacts école famille sont favorisés, des commerces sont créés, ainsi qu’une police de proximité, pour redonner une vie tranquille au quartier.

En 1995, il se lance dans la politique et enchaîne trois mandats comme maire. Il ne se représentera pas en 2014. Le vide de l’abandon des responsabilités politiques a été comblé par la présidence de l’Association nationale des croix de guerre et valeurs militaires durant sept ans et actuellement par son intégration au sein de la Délégation départementale de la lutte contre la lèpre. Le regard que porte ce sage sur la gestion de la commune est bienveillant : « La municipalité actuelle réalise des actions en continuité avec ce que nous avions réalisé. J’aurais, cependant cherché, si j’avais poursuivi, à me rapprocher de Saint-Hilaire, commune historiquement liée à la nôtre. »


Alexandre Zinoview, un peintre au combat

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28.07.2017

 

Pour le centenaire de la révolution d’Octobre, le musée de Péronne (Somme) consacre une exposition à l’artiste russe francophone.

« Le joueur d'accordéon » d’Alexandre Zinoview

« Le joueur d' accordéon » d’Alexandre Zinoview Collection historial de la Grande Guerre

Depuis son ouverture , il y a vingt-cinq ans, l’Historial de la Grande Guerre de Péronne (Somme) donne accès à la complexité de l’ univers combattant, à travers les regards de ceux qui appartiennent à ce qu’on a appelé la «  génération du feu ». En cette année du centenaire de la révolution d’Octobre, le musée consacre une exposition à un peintre russe méconnu : Alexandre Zinoview (1889-1977).

Son œuvre avait déjà été exposée aux archives départementales d’Amiens , en 1990, mais on ne savait pas tout ce qu’ elle renfermait. C’est la première bonne surprise de cette exposition : elle s’accompagne de travaux de recherche historique exhaustifs. Le spécialiste de l’histoire de la Russie Alexandre Sumpf a reconstitué l’ itinéraire atypique de Zinoview. L’historienne de l’art Cécile Pichon -Bonin a, pour sa part, replacé son œuvre dans son contexte culturel.

Une place à Montparnasse

Né au sein de la bourgeoisie ­cultivée de Moscou, Alexandre ­Zinoview bascule au moment de la première révolution russe de 1905. Attiré par les idées du Parti ouvrier social- démocrate, ce peintre francophone est inculpé en 1908 pour «  propagande  ». En échange de sa libération , l’Okhrana, la police politique tsariste, lui propose d’infiltrer les milieux révolutionnaires russes en exil à Paris. Dès 1909, il se fait une place dans la bohème de Montparnasse. Ses peintures exposées alors à Paris montrent qu’il a exploré aussi bien l’art russe réaliste et symboliste de la fin du XIX e siècle que l’ art français contemporain – postimpressionnisme, cézannisme et fauvisme.

Engagé comme volontaire dans la Légion étrangère en août 1914, Zinoview combat comme mitrailleur dans l’ Aisne et en Champagne , avant de devenir infirmier à l’ Ambulance russe puis interprète au sein du corps expéditionnaire russe en France . C’est un soldat qui peint autant qu’un peintre qui se bat. La guerre sert de décor à sa pratique . Ainsi retrouve-t-on dans ses peintures peuplées de poilus des motifs...


«Bercy use de dizaines de subterfuges pour grappiller par ci, par là»

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https://francais.rt.com/

28 juil. 2017

Le général Dary à RT France : «Bercy use de dizaines de subterfuges pour grappiller par ci, par là»

Le général Dary. © RT France

Ancien gouverneur militaire de Paris et président du Comité de la Flamme, le général Dary a confié à RT France sa vision de la démission de son «ami» le général de Villiers, ainsi que de l'état des finances des armées.

«Ce qu'il faut craindre, c'est que l'Assemblée nationale ne soit plus au courant de la réalité des armées», regrette, au micro de RT France, le général Bruno Dary. Selon l'ex-gouverneur militaire de Paris et ex-commandant en chef de la Légion étrangère, la crise provoquée par la démission fracassante du chef d’état major des armées (Cema), Pierre de Villiers, risque en effet de pousser les responsables militaires à taire leurs doléances aux députés, par peur que leurs propos ne fuitent dans la presse et ne compromettent leur carrière.

C'est en effet ce qui est arrivé au général de Villier, qui avait déclaré, lors d'une réunion à huis clos à l'Assemblée nationale dont le contenu a été révélé par Les Echos, qu'il n'allait pas se laisser «baiser» par Bercy. Or, pour le général Dary, le rôle d'un Cema consiste notamment à faire connaître les besoins de l'armée, afin que puissent être trouvés des financements.

Le haut gradé accuse en outre le ministère de l'Economie d'employer des «dizaines de subterfuges pour essayer de grappiller» une parties des crédits promis, «par ci, par là».

«On va encore [faire des économies] là où l'on peut taper, c'est-à-dire sur l'entretien des matériels [...], des infrastructures, qui souffrent déjà beaucoup, et [sur les] équipements», regrette-t-il, avant de souligner : «On fera des interventions avec des équipements anciens plutôt qu'avec des équipements neufs. Et ça veut dire que les forces qui ne sont pas déployées [...] s'entraîneront avec moins de matériel et seront donc moins opérationnelles.» Dans ce contexte, le général Dary considère que Pierre de Villiers avait, à juste titre, sonné la tirette d'alarme.

Sur un tout autre plan, l'ex-gouverneur militaire de Paris affirme qu'il est du ressort des militaires de faire un peu de «pédagogie» auprès des nouvelles générations d'hommes et de femmes politiques, qui n'ont connu ni la guerre ni fait leur service militaire, pour leur faire comprendre «les contraintes» soulevées par les opérations militaires.

Un général ayant déjà pointé du doigt l'état des équipements militaires français

En service durant 40 ans, le général Bruno Dary, désormais en retraite, a été gouverneur militaire de Paris entre 2007 et 2012.  Il est aujourd'hui président du Comité de la Flamme, qui a en charge de raviver la flamme de la Tombe du Soldat inconnu sous l'Arc de triomphe, et président du Comité national d’entente des associations patriotiques et du monde combattant.

Il s'était fait remarquer le 19 juillet dernier après le départ de son collègue et ami, par une déclaration percutante dans un message adressé aux collectif des associations patriotiques : «Faudra-t-il des dizaines de cercueil dans la cour d’Honneur des Invalides, pour s’apercevoir de la réalité actuelle des équipements ?»


Alexis de Roffignac, un nouveau chef de corps au «4»

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Publié le 22/07/2017

Âgé de 45 ans, le colonel de Roffignac est chevalier de la Légion d'Honneur et titulaire de quatre citations./Photo DDM, Gladys

Passation de commandement, hier, au 4e régiment étranger où les «fortes têtes» ont, depuis, un nouveau «patron». Le lieutenant-colonel Alexis de Roffignac succède, en effet, au colonel Nicolas Dufour, qui part commander la base de défense de Marseille. L'occasion pour le général Maurin, commandant la Légion étrangère, s'adressant à ses soldats, de saluer celui qui a été à la tête du «4» durant deux années, «au cours desquelles il a pu montrer pleinement ses qualités humaines, son attachement à Monsieur Légionnaire et sa totale détermination à relever les défis difficiles que vous avez eu à relever». Les défis ? Il a su, «de façon remarquable, mettre en ordre de bataille le régiment pour qu'il affronte la vague d'arrivées massives des engagés volontaires et l'augmentation corrélative de la formation de tout le personnel servant à titre étranger. le colonel Dufour a su continuer à faire vivre en harmonie le régiment avec sa ville : Castelnaudary, avec laquelle vous fêtiez, en novembre dernier, le 40e anniversaire».

S'adressant au nouveau chef de corps Alexis de Roffignac : «Soyez un bâtisseur de la Légion de demain afin de lui donner un avenir digne du glorieux passé dont nous avons hérité. La mission demeurera sacrée et vous avez toute ma confiance».

Alexis de Roffignac succède donc au colonel Nicolas Dufour, à la tête du 4e régiment étranger, un régiment qu'il connaît bien puisque ce Saint-Cyrien y a été affecté comme chef de section à la 2e compagnie, en 1999, à l'issue de sa formation à l'école d'application de l'infanterie. Il rejoint ensuite le 2e régiment étranger de parachutistes à Calvi, où il sera successivement chef de section, officier adjoint à la 3e compagnie, puis commandant d'unité de la compagnie d'éclairage et d'appui et, enfin, officier traitant au bureau opérations et instruction. Durant ces années il est engagé au Kosovo, à Djibouti, en République de Côte d'Ivoire et au Gabon. Affecté en 2009 comme stagiaire au cours supérieur d'état-major, puis à l'école de guerre, il est engagé en Afghanistan pendant cette période. Il rejoint l'état-major de l'armée de terre en 2011, au bureau organisation. Retour à Calvi en 2014, comme chef du bureau instruction, et opérations du 2e régiment étranger de parachutistes, avec lequel il est projeté au Tchad et au Niger.

Muté au commandement des forces terrestres à l'été 2016, il y sert comme chef de la section milieux, qui regroupe l'expertise des spécialités parachutistes, amphibie, montagne et cynotechnique de l'armée de terre. Il retrouve Castelnaudary avec «une grande joie». «J'assurerai la continuité de ceux qui m'ont précédé dans la formation des légionnaires, cadres et spécialistes», souligne-t-il.


Honneur à la République mais aussi aux Condomois

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Publié le 16/07/2017

 

Bravo à ces futurs soldats du feu qui suivent une formation au centre de secours condomois. / Photo DDM. J. Q.


C'est bien lors d'une cérémonie entre Condomois, dans les jardins de l'hôtel de ville, que les autorités civiles militaires et civiles s'étaient mêlées aux habitants de la cité pour célébrer la fête du 14-Juillet. Autour du drapeau, Gérard Dubrac a évoqué la devise républicaine de «liberté, égalité et fraternité» qui se décline au quotidien dans les valeurs du travail et de laïcité. Après une vibrante «Marseillaise» interprété par l'Harmonie municipale et reprise à l'unisson par les participants anonymes, des Condomois ayant donné l'exemple ont été mis à l'honneur entourés par quelques enfants du conseil municipal.

Des distinctions diverses

Elie Sacchavini, 81 printemps, est décoré de la Légion d'Honneur. Il a servi dans les troupes d'élite de la Légion étrangère et a effectué de nombreuses missions d'éclat et d'actions de feu. «A travers vous, nous saluons les militaires et gendarmes qui œuvrent pour la sécurité de nos concitoyens» insiste Philippe Beyries.

Les lycéennes : Madeleine avec une mention très bien au baccalauréat, et Ambrosia ont remporté le prix départemental de la Mémoire et de la Résistance. Emma, Théo, Dylan, Romain sacrifient des heures de loisir pour suivre une formation de JSP qui fera d'eux les soldats du feu de demain.

Les sept visiteuses de malades en milieu hospitalier et maison de retraite apportent dans un total désintéressement réconfort et chaleur humaine.

De nombreux habitants participent à l'embellissement de la cité et des hameaux dans le respect de l'environnement. Leur travail offre un complément à celui des services techniques. A ce titre, Condom conserve ses deux fleurs. Différents prix des maisons et jardins fleuris ont récompensé les familles Manente, Schliklin, Mousquey, Laffargue, Lassis, Maulon, Barrera, Stievano, Brambatti, Gabarroca, Dauga, Marchall et bien d'autres qui sont repartis avec bien sûr des fleurs pour compléter leur collection mais aussi une invitation pour une visite au marché des plantes rares à Ordan- Larroque.

Enfin, après les félicitations d'usage, une minigarden-party dans le jardin de l'Hôtel de ville a prolongé ce moment convivial avant de passer joyeusement la journée à Gauge.

Jeanine Quemener


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