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2015




Zone Interdite sur la Légion étrangère ce 21 juin sur M6

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le 21 juin 2015

 

Zone Interdite sur la Légion étrangère ce 21 juin sur M6 > Zone Interdite nous revient ce soir dans un numéro inédit ; l’on retrouve Wendy Bouchard aux commandes d’un Zone Interdite qui nous en apprend plus sur la Légion étrangère.

Que ce soit à cause de la misère, d’un passé encombrant, ou même d’un chagrin d’amour, il sont plus de 8 000 candidats en moyenne et par an à se présenter au centre de sélection de la Légion étrangère.

Jeunes ou plus âgés, ils ont entre 17 et 40 ans et viennent du monde entier ; seulement 10 % d’entre eux connaîtront la chance de débuter une nouvelle vie sous cet uniforme, qui promet des aventures au quotidien.

En attendant d’être choisi, la sélection est très compliquée, entre entraînement militaire, faire son lit au carré, apprendre à repasser, nager ou parler Français, chaque erreur est sanctionnée.

Zone Interdite sur la Légion étrangère ce 21 juin sur M6

Les caméras de Zone Interdite ont alors suivi les jeunes recrues, de l’arrivée à Aubagne jusqu’à la très attendue marche du képi blanc.


Zone Interdite sur la Légion étrangère ce 21 juin sur M6

Zone Interdite sur la Légion étrangère est à voir ce dimanche 21 juin 2015, à partir de 20 heures 55 sur M6.

Cette épreuve de la marche du képi blanc repousse les limites des recrues ; marcher 70 kilomètres avec un sac à dos de 30 kilos sur le dos et avec leur fusil d’assaut n’est pas chose aisée.

Pour certains aspirants à la légion ; comme Diaba, c’est un rêve qu’il touche déjà du bout des doigts, tandis que de son côté, Luis veut honorer une tradition familiale puisque son père était déjà légionnaire.


Légion étrangère, pour l’aventure et pour la France

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Ainsi va le monde !

samedi 20 juin 2015

 

C’est le titre du documentaire de 95 mn que diffusera demain soir à 20h50, M6 (Zone interdite). Son réalisateur, Géraud Burin des Roziers est un ancien militaire. Il a quitté l’armée il y a onze ans après avoir servi pendant vingt et une années (Chasseurs alpins, Etablissement photographique et cinématographique des armées devenu ECPAD). Il a réalisé une cinquantaine de documentaires. Des Commandos de l’impossible à Papa s’en va en guerre en passant par Droit de mourir, l’enquête qui dérange.

G. Burin des Roziers pendant le tournage, octobre 2014 (DR).
En regardant votre documentaire demain soir, vous serez avec vos personnages ?

Géraud Burin des Roziers : J’ai choisi ce métier de reporter pour être au plus près des gens. Ils vivent des choses extraordinaires et acceptent de m’emmener partager leur aventure. C’est une grande marque de confiance de leur part et j’en suis très conscient. En peu de temps le contact est passé entre eux et moi. A la guerre les masques tombent. Plus personne ne triche. Une fois que ces légionnaires acceptent d’adhérer au projet, ils donnent tout ce qu’ils ont, sans limites, avec beaucoup de générosité. De cela, je suis très reconnaissant. Au montage, il m’a fallu beaucoup couper et c’est une frustration pour moi. Ces images et ces sons me rappellent les liens que nous avons tissés. Je suis venu avec ma caméra troubler leur quotidien, ils ont accepté de se montrer tels qu’ils sont, et j’essaie avec mon regard de dévoiler auprès du spectateur ce que j’ai ressenti avec simplicité, avec gravité, parfois avec humour, toujours avec respect et bienveillance. Ce qui ne m’empêche pas de garder aussi un sens critique. Mais ce qui m’intéresse par-dessus tout c’est l’authenticité des situations. Demain soir, je regarderai chaque personnage avec délectation et une profonde estime.

Donc dans l'émotion ?

Beaucoup d’émotion. J’aime mes personnages. Ces hommes ont de fortes valeurs humaines, peu courantes dans notre société actuelle où tout est centré sur l’individualisme, le succès personnel et une part d’égoïsme. Voilà des hommes altruistes au plus haut niveau, désintéressés, et engagés. Prêts à donner leur vie pour la France, un pays qui souvent n’est pas le leur. Et ils sont prêts à le faire sans négocier, dans un abandon total pour le respect de la mission, leur camarade, leur chef de section. Ce trouve cela émouvant. C’est pour cette raison que j’aime être au milieu d’eux et leur donner mon énergie et mon temps, en acceptant de partager leurs risques. Je ne peux leur offrir que mes petites compétences de cinéaste pour porter à l’écran leurs témoignages souvent rocambolesques et particulièrement touchant. 

C'est un véritable roman filmé que vous avez réalisé ?

J’ai souhaité apporter à ce film une forte dimension esthétique. C’est un film d’aventure tourné avec d’excellentes caméras, réservées souvent pour la fiction. J’ai travaillé caméra au poing et je crois que le téléspectateur ne sera pas déçu. Il fallait pour cette case documentaire diffusée en première partie de soirée franchir un nouveau cap d’excellence. J’ai aussi utilisé le drone qui sublime l’action des légionnaires en progression dans leur milieu naturel, notamment avec un plan d’anthologie réalisé sous un ciel orageux, lorsque les engagés volontaires, débutent la grande marche du képi blanc en franchissant le pont du Gard, un ouvrage architectural spectaculaire, qui en 2000 ans a vu passer bien des légionnaires… Quand je tourne ce genre de plan je repense à Pierre Schoendoerffer qui, quelques années en arrière, fût pour moi un modèle du genre ; lui qui aimait tant partir en opération avec les légionnaires… Les anecdotes racontées à travers ce documentaire vont effectivement plonger le téléspectateur au cœur de l’aventure, avec une vision parfois proche de la fiction. J’aime en particulier cette scène de bivouac filmée au petit matin dans la garrigue pendant laquelle le caporal de jour, Tek, un Népalais, ancien des commandos Gurkas, réveille la troupe, vérifie que chacun se rase comme il faut et prend sa ration d’eau pour continuer la grande marche.  A travers l’attitude de cette figure charismatique, ce gradé nous dit beaucoup de choses. Pour ses hommes, il est un berger. L’ambiance est là, on sent l’odeur du feu, on entend le son des gamelles, un régal pour les yeux et l’esprit. Si j’avais dû tourner cette scène pour le cinéma, je n’aurais rien changé. 

Cette immersion avec le REP vous a permis de vous trouver au coeur, début avril, de l'opération KUNAMA 2, au cours de laquelle les légionnaires ont sauté sur la passe de Salvador ?

Une grande première car depuis 30 ans il n’y avait eu que deux grandes opérations aéroportées de la sorte : Kolwezi au Zaïre en 78 pour libérer des otages européens aux mains des rebelles katangais, et lorsque le REP a sauté sur Tombouctou en 2013 au Mali, pour repousser les djihadistes. Cette fois le chef de corps du 2e REP, le colonel Jean-Michel Meunier, que j’avais déjà filmé lorsqu’il était capitaine au 2e REP en Côte d’Ivoire, m’a fait une totale confiance en m’intégrant à cette opération. 90 paras ont sauté de nuit sur la passe de Salvador : Un endroit stratégique situé à la frontière de la Lybie, de l’Algérie et du Niger, emprunté par les GAT, les groupes armés terroristes. Après le saut et une infiltration à pieds d’environ 8 km, les légionnaires se sont installés en embuscade. La suite demain soir dans Zone Interdite…



Légionnaire du 2e REP posté en embuscade, Passe de Salvador (nord du Niger) guettant l’arrivée de GAT (groupes armés terroristes), 8 avril 2015 (crédit : Géraud Burin des Roziers)

LE NOUVEAU COMMANDANT DE LA BP EST NOMMÉ

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RCA: changement de chef à la tête de Sangaris

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Publié le 17-06-2014

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Les habitants de la commune de Bouar, à l'extrême ouest de la Centrafrique, accueille les militaires français de la force Sangaris venus du Cameroun limitrophe, le 7 décembre 2013. AFP PHOTO / FRED DUFOUR

En Centrafrique, la force militaire française Sangaris change de patron. Le général Francisco Soriano est remplacé à compter de ce mardi 17 juin par le général Eric Bellot des Minières. Ce légionnaire aura notamment pour mission d'appuyer le déploiement de l'opération onusienne de maintien de la paix dans le pays.

« Ici, Soriano, ça veut dire j’appelle la sécurité », plaisantait il y a quelques jours une haute personnalité de la transition. Six mois après son arrivée en Centrafrique à la tête de la force française Sangaris, le général Francisco Soriano repart donc à Libreville prendre le commandement des forces françaises au Gabon.

Arrivés au beau milieu de la bataille de Bangui entre anti-balakas et Seleka, les 2 000 militaires français avaient alors été accueillis en sauveurs. En six mois, le général Soriano aura déployé ses troupes en appui de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite de l'Union africaine, la Misca, un peu partout dans le pays et rouvert la route du Cameroun, principale voie d’approvisionnement.

Nouvelle étape avant la mise en place de la Minusca

Globalement, la force française aura probablement contribué à empêcher des massacres à grande échelle, voire un génocide. Pour autant, la situation reste explosive : les armes pullulent, le banditisme s’envole et les groupes armés sont toujours très puissants.

Après 200 jours de présence en Centrafrique, les soldats français suscitent aujourd’hui la déception, voire l’hostilité d’une grande partie de la population. L’opération, initialement de courte durée, s’installe sur du long terme. Le nouveau commandant de la force, le général Bellot des Minières devra notamment appuyer le déploiement progressif des casques bleus dans le pays à partir de septembre (Minusca).

Quant au retrait des soldats français, il n’interviendra qu’après, c'est-à-dire pas avant la fin de l’année 2014.


Commémoration Camerone

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16/06/2015 Sources : Etat-major des armées

Ordre du jour du général d’armée Pierre de Villiers,chef d'état-major des armées (Aubagne, le 30 avril 2015)

 

Officiers, sous-officiers, caporaux-chefs, caporaux et légionnaires,

 

Il est des moments où le courage parle plus haut qu’ailleurs. Ce fut le cas le 30 avril 1863, à Camerone.

 

Ce jour-là, après des heures d’un combat inégal, une poignée de légionnaires écrivaient en lettres de sang l’une des plus belles pages de l’histoire militaire. Les braves de Camerone, en se sacrifiant pour la mission et pour le respect de la parole donnée, offraient à la Légion Etrangère ses lettres de noblesse.

 

152 années ont passé depuis cette épique bataille, mais le mouvement des âmes que soulève l’évocation de ce haut fait d’armes demeure profond. Il nous touche intensément, nous qui sommes rassemblés autour de cette voie sacrée qu’encadrent les képis blancs.

 

Nous sommes venus commémorer Camerone et, à travers ce fait d’armes fondateur, célébrer la Légion Etrangère dans la victoire.

 

Camerone, c’est le creuset d’une troupe d’élite qui contribua à donner à la France ses plus grands titres de gloire : la campagne du Mexique bien sûr ; mais aussi les deux guerres mondiales que vous avez choisi de commémorer cette année ; les combats d’Indochine, puis d’Algérie, ceux de tous les conflits majeurs qui ont suivi et dans lesquels la France a été engagée.

 

Aujourd’hui, nous commémorons ces combats, ceux qui les ont menés et les valeurs qui leur sont rattachées.

 

Commémorer Camerone, c’est commémorer le courage, le culte de la mission, le respect des anciens ; c’est rendre hommage à la cohorte des légionnaires, connus ou anonymes, qui ont donné tant de victoires à la France et une immortelle gloire à la Légion étrangère.

 

Commémorer Camerone, c’est croire que l’honneur et la fidélité sont encore des valeurs qui rassemblent.

 

Commémorer Camerone, c’est donner à la jeunesse d’aujourd’hui un formidable message d’Espérance pour l’avenir.

 

Tournés vers ce monument aux morts de la Légion, rendons hommage et souvenons-nous de tous ces légionnaires morts au combat. Ils ont servi un drapeau qui n’était pas celui qui les avait vu naître, mais celui qui les a vu mourir.

 

Légionnaires, en toutes ces années de combats, vous avez forgé la prestigieuse réputation de la Légion Etrangère. Vos drapeaux n’ont pas de plis assez amples pour contenir tous vos titres de gloire ; un seul nom, celui de Camerone, suffit à dire au monde la valeur de vos armes.

 

Vous avez été de tous les combats, de tous les engagements de notre pays. Aujourd’hui, l’histoire continue, l’aventure se poursuit ; dans les sables, la latérite et la rocaille des théâtres d’opération, vous marchez d’un même pas vers de nouvelles victoires. L’exigence de votre entraînement quotidien, votre cohésion et vos forces morales vous porteront vers de nouveaux succès.

 

Camerone vous a légué plus qu’une mystique. Cette bataille vous a donné la force de la victoire. Soyez fiers de vos anciens ; soyez fiers de votre glorieux passé ; soyez fiers de ce que vous êtes ; soyez fiers de ce que vous faites.

 

A vous tous, ici réunis, légionnaires de tous grades, appartenant à de prestigieux régiments, j’exprime toute ma confiance.

 

Je sais pouvoir compter sur votre courage, votre professionnalisme et votre attachement aux valeurs du combat de Camerone. Ces valeurs sont l’honneur de la Légion Etrangère pour continuer à porter haut les couleurs des armées pour le succès des armes de la France.


FAZSOI : le DLEM en appui des Gendarmes à Mayotte

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photo FAZSOI

photo FAZSOI

 

12/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 3 au 4 juin 2015, les Forces armées en zone sud de l’océan Indien (FAZSOI) ont mené une opération de lutte contre l’immigration clandestine, en appui de la Gendarmerie, sur l’îlot de Mtsamboro, au nord-ouest de Mayotte. Cette opération, réalisée sur réquisition du Préfet, était une première pour le Détachement de Légion étrangère de Mayotte (DLEM).

 

Les FAZSOI avait pour mission d’appuyer les gendarmes dans leur mission de sécurisation et de contrôle. Cette opération entrait dans le cadre du contrat opérationnel des FAZSOI qui prévoit une participation des forces armées à l’effort collectif des services de l’Etat.

 

A cette occasion, les FAZSOI ont déployé une trentaine de militaires en mission de courte durée au sein du DLEM et un poste de secours du Service de santé des armées (SSA). Ces moyens ont été transférés de Petite Terre à Mtsamboro à bord d’un chaland de transport de matériel (CTM) appartenant à l’Elément léger de base navale de Mayotte.

 

Au bilan, 3 étrangers en situation irrégulière ont été interpellés par les gendarmes et évacués sur Petite Terre, une embarcation de pêche kwassa a été récupérée et des caches et abris ont été découverts et marqués.

 

Depuis le début de l’année, les moyens des FAZSOI ont permis l’interception par les services de l’Etat de quelque 18 kwassaset 508 étrangers en situation irrégulière.

 

Les FAZSOI garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis La Réunion et Mayotte. Elles constituent le point d’appui principal du théâtre « océan Indien » pour lutter contre de nouvelles menaces comme la piraterie ou l’immigration illégale, assurer la surveillance des zones économiques exclusives (ZEE) associées à l’ensemble des îles de la zone de responsabilité et conserver une capacité régionale d’intervention rapide.

photo FAZSOI


Pause bien méritée à la Borne 2

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17.06.2015

Déjà 120 kilomètres parcourus pour l'équipe du Raid des 7 Bornes, partie explorer la frontière terrestre entre Guyane et Brésil. Victime d'une déchirure musculaire, l'un des deux guides brésiliens a dû être évacué.

Nous voici arrivés à la borne 2, finalement dans les temps... Cependant, les marches presque forcées des quatre derniers jours ont laissé des traces sur les organismes. Edinho, l'un des deux guides brésiliens, a fait un mauvais pas et la fatigue accumulée aidant, il en est résulté une déchirure musculaire à la cuisse. L'aventure est terminée pour lui, car il est illusoire que cela se répare en seulement deux jours ou que cela s'améliore en continuant à marcher et à porter son lourd sac à dos.

Des petits bobos se font aussi jour ici ou là : piqûres d'insectes qui évoluent en furoncles, pieds qui commencent à développer de gênantes mycoses, vers à chien (appelés au Brésil "animaux géographiques" car ils creusent des galeries sous la peau qui la font  ressembler à des cartes de géographie...), etc. Rien de très grave cependant et le médecin militaire qui nous accompagne s'en étonnait même. Pour lui, c'est bien la marque que le groupe était très bien préparé et entraîné.
 
Les chiffres commencent à parler : presque 120 kilomètres parcourus à pied dans la forêt, presque 6000 mètres de dénivelé avalés. Mais nous sommes encore bien loin du but. Il nous reste plus d'un mois de forêt et près des 2/3 du parcours à réaliser encore. La pause d'hier et d'aujourd'hui (à moitié une pause, puisqu'il a fallu ouvrir la zone de poser pour les hélicoptères qui viendront aujourdh'ui) est donc importante pour nous remettre en condition et repartir le plus frais possible. La prochaine pause importante se fera à la Borne 4.
 
Le trajet de la Borne 1 à la Borne 2 a été plus monotone que celui de la Trijonction à la Borne 1. Avec la fin des reliefs plus prononcés sur le massif du Mitaraka, nous nous trouvons face à des collines de 400 mètres d'altitude environ, reliées par des cols de 250 à 300 mètres - à l'exception d'une grande crête qui nous a amené à 621 mètres, malheureusement sans vue sur la région autour. Cela étant, si les dénivelés sont moindres et si l'on ne croise plus très souvent les barres rocheuses qui nous ont arrêtés lors de la première étape, chaque début de colline se compose en général de 50 à 100 mètres de montée à plus de 45°, recouverte de boue orange extrêmement glissante (d'autant qu'il pleut tous les jours).

On monte donc autant avec les bras et les mains, qui attrapent tout ce qui passe à portée (en faisant tout de même attention à ne pas saisir un palmier plein d'épines acérées), qu'avec les jambes. Ce n'est donc pas facile à franchir, loin de là. Répétée 5 ou 10 fois par jour, l'opération met les genoux et les cuisses à rude épreuve.
 
Des marais font aussi leur apparition dans notre parcours. Parfois, il s'agit de petits marais qui occupent un col plat. En ce cas, leur  présence est logique et nous devrions en recontrer de plus en plus. Mais à deux reprises, nous sommes tombés sur des marais larges, drainés par des criques de plus de 20 centimètres de profondeur. Dans ces cas, c'est la ligne frontière qui est sans doute mal placée. Notre parcours le long de son tracé actuel n'est donc pas inutile pour en préciser certains détails.
 
Nous n'avons plus rencontré de vestiges archéologiques. Il faut dire que dans ces collines couvertes de forêt, il serait difficile de savoir où chercher exactement. Cela étant, nous croisons régulièrement des ouvertures dans la forêt, envahies de bambous liane, mais dans lesquelles on trouve aussi des espèces typiques de régénération secondaire, ainsi que du manioc. Nous avons aussi passé lundi de vastes zones de forêt dominées par des palmiers Astrocarium, dont la configuration est très originale et différente de celle enregistrée habituellement. Peut-on y voir la trace d'une présence amérindienne ancienne ? Seule une analyse approfondie des données botaniques recueillies pourra nous en dire plus.

Les monts Tumuc-Humac, un mythe tenace

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16.06.2015

François-Michel Le Tourneau et son équipe sont arrivés hier à la Borne 2, à la frontière guyano-brésilienne. La zone des Tumuc-Humac qu'ils traversent actuellement a été visitée par plusieurs explorateurs qui n'ont pas hésité à faire de ces collines de véritables chaînes de montagnes !

Un peu d'histoire alors que nous venons de passer notre première nuit de bivouac à la Borne 2...

On a pris l’habitude d’appeler monts Tumuc Humac (ou Tumucumaque en portugais) la partie sud de la Guyane française dont notre équipe a entrepris la traversée, voire l’ensemble de la ligne de partage des eaux entre le bassin de l’Amazone et celui des fleuves Oyapock, Maroni ou Essequibo. D’une certaine manière, au vu de l’importance du bassin de l’Amazone, il paraissait normal aux géographes ou aux explorateurs que son bassin soit bordé d’un massif à sa mesure au nord, de la même manière que les Andes le délimitaient à l’ouest.

Or la réalité est beaucoup moins colorée. Il y a au sud de la Guyane française, du Surinam et du Guyana, jusqu’à la plaine du Rio Branco, une succession de collines enchevêtrées sur une largeur de 150 à 200 km, mais elles ne s’élèvent véritablement qu’à l’ouest, lorsqu’elles se confondent avec les chaînes du Roraima. Au sud de la Guyane, ces collines représentent une accumulation de « demi-oranges » assez peu élevées, qui ne présentent un aspect montagneux que dans la région ouest, autour du massif du Mitaraka. Mais, même à cet endroit, les altitudes sont peu importantes, dépassant rarement les 600 mètres en moyenne et touchant uniquement sur certains inselbergs (sortes de « pain de sucre ») les 800.

Si la « chaîne » n’existe pas, son nom est également une sorte d’imposture géographique. En effet, selon Gabriel Marcel, il apparaît pour la première fois sur des cartes espagnoles, pour désigner une partie de ce que l’on nomme aujourd’hui la Serra Parima, à l’ouest du Rio Branco (elle-même associée au mythe de l’Eldorado). Puis, à partir des années 1840, il refait surface pour désigner le sud de la Guyane, auquel il n’est rattaché par aucune racine étymologique plausible. Pour autant, il fait florès, notamment parce que l’explorateur et médecin militaire Jules Crevaux (1847-1882), dont les récits ont rencontré un grand succès, en fait l’un des symboles de son voyage en Guyane. Son successeur, le géographe Henri Coudreau (1859-1899), qui eût aussi un bon succès de librairie, fera de même en prétendant avoir été le seul à les traverser d’est en ouest et en en dressant une cartographie dans laquelle abondent les « pics » et les « chaînons ».

Il postule en effet les Tumuc Humac comme une sorte de chaîne des Pyrénées qui marquerait la frontière avec le bassin de l’Amazone : « La Guyane monte en amphithéâtre de la mer aux Tumuc-Humac comme par une série de hautes marches d'escalier. ». (66-67). Et si aucun explorateur avant Crevaux n’en a parlé… c’est tout simplement qu’ils ont mal vu : «  J'ai devant moi un massif montagneux de 300 kilomètres de longueur sur 100 de largeur, grand comme la Belgique. Depuis trois cents ans que nous possédons la Guyane, nos voyageurs n'ont encore pu donner absolument rien de positif sur cette chaîne mystérieuse des Tumuc-Humac. Ce massif, il s'agit de le découvrir dans son ensemble, de l'étudier dans ses détails. Pour me guider, nul document écrit, nul renseignement indigène un peu précis, rien. » (92)

Indiquées sur la foi de ses relevés jusque dans les années 1950, les Tumuc-Humac voient leur étoile pâlir avec la mission de délimitation de la frontière en 1956-57. L’interprétation des photographies aériennes par Jean-Marcel Hurault montre qu’il n’existe ni massif, ni chaînons, mais seulement une mer de collines. A l’opposé de ses deux célèbres prédécesseurs, le géographe de l’IGN entreprend alors d’expurger les cartes du toponyme litigieux. Pour autant, le nom perdure. Il est notamment utilisé au Brésil où le parc naturel situé au sud de la frontière avec la Guyane porte son nom. Mais, signe de la difficulté à localiser ces fameuses montagnes, c’est aussi le cas d’un territoire amérindien situé 100 km plus à l’ouest !
Quoiqu’il en soit, et parce que, comme le note le géographe Emmanuel Lézy, la Guyane reste une terre de mythes, il faut malgré tout bien admettre l’usage qui veut que ce nom désigne les collines du sud de la Guyane. N’en déplaise à Hurault. Finalement, un toponyme se doit-il d’être légitime ?


Adieu aux armes du COLADJ

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Ainsi va le monde !

vendredi 12 juin 2015

Crédit : KB
C’est mercredi prochain, 17 juin, que le colonel Mercury, n°2 de la Légion (COLADJ) fera ses adieux aux armes, à Aubagne. Après 33 années de vie militaire dont 12 passées à la Légion étrangère. Au cours de cette cérémonie symbolique, Jean-Luc Mercury remontera la Voie sacrée puis se recueillera dans la crypte. Ensuite, se déroulera la séquence des « adieux » au cours de laquelle les officiers remettront au « partant » musette et képi blanc. C’est le colonel Nachez, actuel chef d’état-major, qui pourrait succéder au colonel Mercury comme "colonel adjoint".

The Foreigners

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February 27th, 2015

Since the end of 2013, France has sent more than 1200 soldiers to the Central African Republic – including a large number of foreign legionnaires. They come from different countries and fight for a common cause: the end of the civil war. Photographer Edouard Elias accompanied the troops. We spoke with him about his motivation, his difficulties in justifying that he is a professional and the importance of remembrance. The full reportage can be found in LFI 2/15, available now.

Q: Why did you choose this topic?

A: When I came back from Syria in April 2014, I was looking for another conflict zone to work in. Most journalists covered the civilians and the rebels involved in the Central African crisis; there wasn’t really anything about the intervention of the French Army.

Q: Was it difficult to get into close contact with the soldiers?

A: When you’re a journalist, they look at you like an outsider. The French Foreign Legion is very particular in this regard and it’s really difficult to integrate. I’m also still young (23 years old) and I always have to justify that I’m a professional.

Q: What surprised you the most while working in the Central African Republic?

A: The quickly changing situation. In just a few minutes, you can see quiet people taking up weapons made out of nothing and threatening you.

Q: Did the soldiers see the photos afterwards? What was their reaction?

A: Of course, it was a way of integrating. I let them have some of the files, I sent some to their families and I made prints for the guys when I came back for Christmas at their base in Nîmes.

I wasn’t certain of their reaction at first. Of course, they were tired and exhausted, but at last they told me that their families were happy to hear about them and to see the conditions of their mission.

Now you can see prints in the corridors at their French headquarters, and also in the homes of some of the soldiers. In the end, I think they liked it.

Q: Why did you choose color for your photos? Did you ever think of photographing in black-and-white?

A: I would love to shoot black-and-white and I also think that my compositions, which I don’t think are very good in color, would be more efficient.

But, now I can’t justify changing my electronic files into black-and-white (even if I do dream of doing so). If I start to shoot in black-and-white, it would be with a Leica Monochrom. Why? Because I can push it up to 6400 or 10000 ISO instead of the 3200 of the Leica M, so it has more dynamics.

Q: What equipment did you use in the Central African Republic?

A: I used a Leica M typ 240 with a 1:2/28 mm Summicron for 95 percent of the pictures. I did maybe 10 pictures with a Summilux 1:1.4/50 mm and some portraits with a 85 mm on a Nikon. For the moment I don’t know how to use a long lens efficiently on my Leica.

Now I’ve put the Nikon away and I bought a 1:1.4/35 mm Summilux, and I spend all my time thinking 28 mm or 35 mm? 28 mm or 35 mm? 35 mm or 28 mm? I may try and buy a second camera for my next assignment…

Two M cameras with a 28 and 35 mm lens each and I’ll be able to sleep at night.

Q: What motivates you to photograph suffering worldwide?

A: Saying that I do this job to show the world what’s happening wouldn’t really be honest. I have, I think like everyone, some personal issues in the past, problems or experiences which make my motivations my own. I’ve been passionate about geopolitics and history since my childhood and I’m also very curious. I prefer to be where history is happening rather than reading about it in a book. I’m also passionate about photography and I still remember when I discovered a selection of one hundred Magnum Agency pictures in a little French magazine, Reporter sans Frontières… I couldn’t stop looking at it during my classes in business school. You always learn from people – also learn about how they fight against suffering.

Q: How important to your work is the aspect of remembering?

A: When you talk about remembering, of course, all the pictures are documents for the future and I hope that maybe one of my images will illustrate a history book one day. But remembering is a personal issue for me, as I have lost some people who were close during my life, and I live thinking about time all day long. All the pictures are instances that can keep certain moments, friends or meetings in my memory. Personally, I feel that the biggest tragedy is not the death of someone but that the person might be forgotten.

Q: What is the biggest challenge for you when taking photographs?

A: To be accepted and forgotten by the subject. That’s really hard when there’s a shortage of time. This is also the most interesting part. One picture takes 1/125 of a second. Before and after, you have to deal with everything. This is for me the job of a reporter.

Q: What projects are you planning next?

A: After the Central African Republic, I went to Lebanon/Jordan (the Syrian crisis), to Congo, I did projects in France (Christmas with the French Foreign Legion), then Chad and now Cameroon and the fight against Boko Haram. I hope I’ll be able to continue with the French soldiers and cover their lives in France.

Thank you for your time, Edouard!

- Leica Internet Team


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