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2011

50 kilomètres pour recevoir un képi blanc

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Publié le 24/10/2011

Remise de l'insigne de la compagnie par le chef de corps et le commandant de compagnie./Photo DDM.

Le colonel Yann Talbourdel, chef de corps du 4e régiment étranger, basé à Castelnaudary, a choisi le château de Terride pour la remise des képis blancs à la 1re section du lieutenant Henry Samuel. Après une marche de 50 km, départ de la ferme de Raissac, lundi, à 8 heures, les légionnaires sont arrivés à Terride mardi, à midi. La 1re section vient de terminer son premier mois d'instruction.

Les légionnaires perdent leur statut d'engagés volontaires lorsqu'ils coiffent le képi blanc. Dès lors, ils perpétuent l'héritage laissé par les anciens et s'inscrivent dans la continuité de la légion étrangère. Ils restent fidèles au code d'honneur du légionnaire en souvenir des anciens, servir la France avec honneur et solidarité. Une unité du régiment rentre d'Afghanistan, où ils ont formé l'armée afghane et l'ont accompagnée durant les opérations.

Après la remise des képis, le colonel et le capitaine Mathieu Potel ont remis aux militaires l'insigne de la compagnie. Le choix d'un site chargé d'histoire comme le château de Terride est l'occasion pour tous ces étrangers d'avoir un aperçu du patrimoine français qui leur rappelle le passé. C'est aussi une reconnaissance au châtelain, Roger Raymond, pour la restauration du site.


Georges Frêche : l’homme de Montpellier

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MICHEL MARGUIER

23/10/2011

Le 20 novembre 1994, Georges Frêche trace les contours de Port Marianne, extension de la ville vers la mer.

Et avec le tramway, inscrit la ville dans la modernité. (J.- M. M. et M. P.) 

Un an après sa mort, Georges Frêche existe toujours dans les esprits des montpelliérains.

L’autre matin, dans une buvette pour le moins sans chichi de la ville, Robert, ancien lève-tôt de la Légion Étrangère reconverti en son temps en camionneur sans sommeil, réveille devant un petit verre ses paupières alourdies par la vie sur l’événement qui s’annonce.

"Frêche, je l’ai un peu connu. Je l’ai même déménagé. Un type sympa comme tout. Même si j’ai jamais voté pour lui. Et il nous a bien aidés." Bribes de comptoir en vue. "C’est pas vrai, il t’a aidé à porter les cartons. Tu rigoles ?", "C’est pas ça. Il nous a aidés à partager le casse-croûte. À la bonne franquette. Un bon moment."

Ce qui n’aura jamais empêché Robert, l’ancien routier, de rouler désormais sa bosse bien à droite tout en restant attentif à la manière dont peut marcher le monde. Ici comme ailleurs.

Et si les Montpelliérains de la rue étaient majoritairement un peu tous comme Robert dans leur façon de se souvenir de leur ancien maire ? Au-delà des convictions politiques. Et s’il y avait encore quelque chose d’intime et d’éperdu dans ce souvenir qui finira bien par s’évanouir, mais fait encore partie de la vie de tant de gens du Clapas ?

Une chose est certaine : un an après son subit trépas, Georges Frêche existe toujours dans les esprits bigarrés de ses ex-concitoyens. Sans qu’il soit évidemment possible d’invoquer complètement l’image d’une sorte d’icône totale. Pour preuve, ces habitants du quartier du Petit-Bard pour lequel l’ancien premier magistrat de la ville fut "certes un bâtisseur mais qui n’a pas su permettre la rénovation du quartier".

"C’était Frêche"

Et d’évoquer, parmi d’autres, bien au-delà des louanges post-mortem, une sorte d’usage intensif du "clientélisme électoral". Voire une façon de savoir rouler son monde dans la farine lorsqu’il le souhaitait : "Je l’ai entendu se tromper et peut-être même mentir sur des chiffres annoncés en public. Et balayer tout ça d’un effet de manche. C’était Frêche, après tout", observe un autre observateur de la vie publique.

Avec le recul, Georges Frêche c’était finalement cette capacité à imaginer la ville de demain, mais aussi à en connaître les aspérités du moindre trottoir. Exemple : "Un jour, quai du Verdanson de l’époque, un feu était en panne, on a vu le maire descendre de sa voiture et régler la circulation avant l’arrivée de la police !"

Une présence physique de ce fort en gueule qui connaissait Montpellier comme personne. Lui que l’on vit interpeller en public et au morceau de rue près, une résidente de quartier à propos d’un aménagement routier contesté.

Les ambiguïtés de l’homme de pouvoir

Le temps a passé et continuera de le faire. Georges Frêche restera visiblement encore longtemps dans l’esprit des Montpelliérains, avec bien sûr ses ambiguïtés d’homme de pouvoir : "Il a su s’entourer de personnes de grandes qualités tout au début de son mandat, commente un ancien chercheur en agronomie. Mais il a également voulu et su s’en séparer lorsqu’ils semblaient pouvoir lui faire de l’ombre. Sans doute que le monde politique, avec sa façon de rester au pouvoir, est ainsi fait."

Autre chose, le DVD consacré à la campagne du candidat Frêche lors des dernières élections régionales continue à se passer de main en main. Sans flamme excessive mais aussi avec ce besoin de comprendre qui pouvait bien être cet homme qui durant trente ans aura accompagné Montpellier dans l’air du temps et un peu plus sans doute. Et qui avait très tôt choisi de la tutoyer du fond du corps.

Bientôt une statue Georges Frêche

Il ne sera pas sur la place des Grands-Hommes, mais il aura aussi son buste en bronze. Le président de la Région, Christian Bourquin, vient de l’annoncer : une statue représentant Georges Frêche sera érigée sur le parvis du futur lycée hôtelier éponyme implanté à Odysseum, et dont l’ouverture est prévue à la rentrée 2012. Par conséquent, un concours de créateurs devrait être très prochainement lancé par la Région.


Retour de 200 légionnaires d'Afghanistan

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AFP Publié le 23/10/2011

Près de 200 légionnaires de la 2e compagnie du 2e Régiment étranger de parachutistes (REP), partis mercredi de Kaboul dans le cadre du retrait progressif des troupes françaises d'Afghanistan, sont arrivés aujourd'hui au camp Raffalli, à Calvi (Haute-Corse).

Avant de regagner la Balagne, les soldats ont passé trois jours à Chypre. "Il s'agit d'un sas de décompression mis en place par l'armée française pour aider les hommes à se réadapter à la vie civile", a commenté le chef de corps du 2e REP de Calvi, le colonel François Plessy. "La Légion est heureuse de voir revenir les siens. Votre mission a été remplie, et remarquablement remplie. Vous avez été brillants sur le terrain", a-t-il déclaré à ses hommes, revêtus de leur treillis de combat et coiffés du traditionnel béret vert de la Légion étrangère.

Les militaires, qui étaient partis de Corse le 7 juillet, ont connu "une mission difficile", a confié le capitaine Grégory Lefèvre, qui commande la 2e compagnie. "En Kapisa notamment, la végétation était très abondante cet été et l'ennemi était partout, il fallait être très vigilant". C'est dans cette province située au nord-est de Kaboul que la compagnie a perdu deux hommes au combat le 7 août, portant à cinq le nombre de militaires du 2e REP tués en Afghanistan depuis 2008.

"Nous pensons à nos deux frères d'armes, morts au combat", a affirmé l'adjudant Jacques Schaap. "Ce n'est pas facile non plus pour les familles qui suivent tout ça à la télévision. Quand ma femme me téléphonait, nous évitions de parler des choses graves, c'est à nous de calmer leurs inquiétudes et de temporiser", a-t-il ajouté.
Les légionnaires - dont "une dizaine tout au plus dans cette compagnie" sont mariés, selon le capitaine Emmanuel Pavillard - resteront au camp Raffalli jusqu'à vendredi, avant de partir un mois en permission.

La France a entamé mercredi son retrait d'Afghanistan avec le départ de 200 soldats, principalement du 2e REP de Calvi, sur quelque 4.000, dans le cadre du calendrier annoncé en juillet par le président Nicolas Sarkozy, qui prévoit un désengagement total de la France d'ici à 2014. Au total, 75 soldats français ont été tués dans le pays depuis 2001.


Afghanistan: les 200 premiers soldats français sont partis

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publié le 19/10/2011

afp.com/Aymeric Vinceno

KABOUL - La France a entamé mercredi après-midi son retrait d'Afghanistan avec le départ de 200 soldats sur quelque 4.000, dans le cadre du calendrier annoncé en juillet par le président Nicolas Sarkozy, qui prévoit un désengagement total de la France d'ici à 2014.

La France compte après ce départ environ 3.800 soldats dans ce pays, dont 800 doivent être rapatriés d'ici à la fin 2012.

Ce début de retrait français suit celui amorcé cet été par les Américains, à la tête de la coalition internationale déployée en Afghanistan depuis la fin 2001, qui en dix ans n'a pas réussi à pacifier ce pays ni à empêcher le retour des talibans, aujourd'hui infiltrés dans plus de la moitié du territoire.

"Les Etats-Unis, qui sont (les) leaders de cette coalition, ont opéré un retrait, nous opérons un retrait proportionnel", a souligné mercredi le ministre français de la Défense, Gérard Longuet.

Ce premier rapatriement intervient alors que l'été 2011 a été particulièrement meurtrier pour l'armée française en Afghanistan, qui a perdu 17 hommes entre le 1er juin et le 7 septembre.

Au total, 75 soldats français ont été tués dans le pays depuis 2001.

Les soldats français ont décollé vers 17H00 locales (12H00 GMT) de l'aéroport militaire de Kaboul à bord d'un Airbus A340 de l'armée française.

Au total 194 militaires, dont les 172 légionnaires de la 2e Compagnie du 2e Régiment étranger parachutiste (REP, Légion étrangère), basé à Calvi (Corse), 11 membres des OMLT (équipes de liaison et de tutorat opérationnel encadrant l'armée afghane), dix de la mission Epidote, chargée de la formation de l'armée afghane, et un membre de l'état-major font partie du voyage.

Avant de rejoindre la France, les soldats rapatriés passeront par un "sas de décompression" de trois jours à Chypre, comme tous les militaires français quittant le théâtre afghan.

Quelque 200 autres quitteront le sol afghan "avant Noël". Le calendrier de départ des 600 autres d'ici à la fin 2012 n'a pas été précisé.

Intégrés à la force de l'Otan (Isaf), qui compte plus de 130.000 hommes, aux deux tiers américains, les soldats français en Afghanistan sont majoritairement déployés dans le district de Surobi, et dans la province voisine de Kapisa, au nord-est de Kaboul, la capitale.

La coalition prévoit d'avoir retiré l'ensemble de ses troupes de combat d'ici à la fin 2014, après avoir transmis la responsabilité de la sécurité aux forces afghanes sur l'ensemble du territoire, dans le cadre du processus dit "de transition", lancé en juillet dans sept zones du pays.

"On ne part pas du jour au lendemain. Le travail effectué permet de partir sans avoir de regret", a expliqué à l'AFP le colonel Lionel Jeand'heur, qui commande le contingent français dans le district de Surobi, que la France compte intégrer dans la 2e phase du processus de transition.

L'ampleur du retrait annoncé en juillet avait néanmoins surpris certains responsables militaires, qui espéraient pouvoir profiter du transfert de responsabilité dans le district de Surobi, zone relativement calme, pour faire basculer ses effectifs dans la Kapisa, où la situation est bien plus difficile.

Le 13 juillet, au lendemain de la visite du président Sarkozy en Afghanistan, cinq militaires français avaient été tués dans un attentat suicide dans la province de Kapisa, les plus grosses pertes françaises en Afghanistan depuis l'embuscade fatale à dix soldats français en 2008 dans la vallée d'Uzbin (Surobi). Après cette attaque, Paris avait annoncé une révision de la sécurité de ses troupes.

Conséquence: le nombre de missions a été réduit afin de limiter les risques de pertes, selon des militaires. L'armée française affirme elle avoir simplement fait "évoluer ses modes d'action" dans le cadre de l'autonomisation des forces afghanes.

En France, le socialiste François Hollande, probable adversaire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012, s'est prononcé en faveur d'une accélération du retrait français d'Afghanistan. Interrogé à ce sujet, M. Longuet a souligné que Paris restait calé "sur le calendrier de la coalition".


Des légionnaires français quittent l'Afghanistan un brin amers

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De Aymeric VINCENOT

19/10/11

BASE DE TORA — "J'étais content de venir, je suis content de partir": le légionnaire français obéit et n'est pas réputé pour ses états d'âme. Pourtant, à l'heure du départ d'Afghanistan, certains cachent mal leur amertume, frustrés d'avoir dû "lever le pied" pour éviter de nouvelles pertes après un été meurtrier pour les troupes françaises.

Les 172 légionnaires de la 2e Compagnie du 2e Régiment étranger parachutiste (REP) forment le gros des 194 premiers militaires français qui quittent mercredi l'Afghanistan dans le cadre du retrait progressif, d'ici 2014, des 4.000 soldats français déployés dans le pays.

Sur la base de Tora, dans le district de Surobi, à une cinquantaine de km à l'est de Kaboul, ces légionnaires faisaient il y a quelques jours leurs cartons. "On a rempli la mission qu'on nous a demandé, on part sereinement", assure le lieutenant Christophe, du 2e REP.

Pendant que la gendarmerie inspecte les malles et y pose des scellés, avant qu'elles soient chargées dans des conteneurs qui les rejoindront dans leur caserne de Calvi (Corse), des légionnaires, muscles et tatouages dehors, finissent de balayer les chambrées, nettoyer les armes et faire les sacs.

Les sacs à dos sont alignés contre le mur, le traditionnel képi blanc parfois posé dessus, protégé de l'omniprésente poussière afghane par un sac plastique.

Arrivée le 6 juillet, la 2e compagnie repart sans deux de ses hommes, tombés le 7 août --dont un tué par un tir fratricide-- dans la province voisine de Kapisa, où l'insurrection est plus agressive qu'en Surobi.

Depuis le 1er juin, l'armée française a perdu 17 soldats en Afghanistan, un chiffre qui porte à 75 le nombre de ses hommes tués depuis 2001.

Trop, à quelques mois d'une élection présidentielle, alors que le conflit est impopulaire en France. Paris a donc donné l'ordre de limiter les risques de pertes, et donc les opérations, admettent certains militaires.

"Les pertes de l'armée française en juillet-août ont provoqué un ralentissement des opérations. On nous impose d'être moins en avant, moins agressifs, de prendre moins de risques", reconnaît le lieutenant Christophe.

"On n'a pas d'états d'âme, si on nous dit "vous sortez moins", on sort moins", ajoute-t-il, peinant néanmoins à dissimuler une pointe d'amertume.

"On a levé le pied", résume autrement un officier sur la base de Tora, un brin désabusé.

L'armée française souligne elle plutôt la nécessité de mettre en avant l'armée afghane, censée assurer elle-même la sécurité du pays avec la police lorsque les troupes de combat de l'Otan l'auront quitté à fin 2014.

Les Français n'interviennent plus en première ligne mais en soutien des forces afghanes, donc "il y a moins besoin de soldats français", explique le capitaine Grégory, qui commande la 2e compagnie du REP.

Mais certains légionnaires, dont c'est le deuxième séjour en Afghanistan, craignent que les efforts déployés et le sang versé l'an dernier l'aient été en pure perte.

"Dans (le district de) Surobi, on a été limités dans nos actions", s'énerve un autre officier, visiblement amer.

Chez certains légionnaires, de la colère s'exprime quand les chefs sont loin et que les officiers de presse ont le dos tourné.

"Ils veulent limiter les pertes et limitent les opérations. C'est mal commandé, mal géré", s'emporte l'un d'eux.

"L'an dernier (...) on tenait la zone. On a monté deux COP (postes de combat avancés), on y a laissé deux hommes. Aujourd'hui c'est le bordel", affirme-t-il.

Le district de Surobi est certes calme et la circulation normale sur la Highway 7, la route qui relie la zone à Kaboul. Mais, un peu plus au nord, en direction de la province voisine de Kapisa, cachés au fond des vallées serpentant entre les vastes montagnes qui entourent la base perchée sur un petit promontoire, les insurgés sont toujours là.

Au terme d'une décennie coûteuse humainement et financièrement pour les Occidentaux, le retour des talibans jusqu'aux portes de Kaboul laisse craindre qu'ils ne reprennent le pouvoir ou une guerre civile après 2014.

Dans la vallée d'Uzbin, dans laquelle une embuscade a coûté la vie à dix soldats français en 2008, un légionnaire français a été blessé par un tir début octobre, lors d'une vaste opération au cours de laquelle une quinzaine d'insurgés ont été tués selon les Français.

A l'heure où les colonnes de véhicules blindés français s'apprêtent à regagner Kaboul, "les insurgés préparent déjà sans doute l'après départ", note un homme du 2e REP.

Copyright © 2011 AFP.

Deux légionnaires portent plainte contre leurs chefs

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Publié le vendredi 14 octobre 2011

Deux légionnaires du 1er Régiment étranger de cavalerie basé à Orange ont porté plainte contre leur hiérarchie. Ils contestent les conditions d'exécution d'un régime disciplinaire dont ils faisaient l'objet. "Atteinte à la liberté individuelle et détention arbitraire, abus d'autorité et outrage à subordonné, violences volontaires, conditions de travail et d'hébergement contraires à la dignité de la personne", telles sont les qualifications pénales que comportent les deux plaintes transmises par leur avocate, Me Elodie Maumont, à la chambre militaire du tribunal de grande instance de Nîmes.

Les deux hommes, engagés depuis 5 ans et en fin de contrat, ont écopé d'une sanction: de retour d'Afghanistan, le premier a refusé une mutation à Castelnaudary; le second s'est fait éditer un passeport à son nom, avant la rectification de son état civil. "Des motifs infondés et qui ne correspondent pas à la punition infligée", argue l'avocate. "J'accepte une sanction, mais dans la mesure où elle entrave les droits fondamentaux de l'homme, je dois la dénoncer", confie l'un des deux soldats. Pour l'officier de communication de la Légion étrangère, le commandant Daguillon, "le régime disciplinaire de la Légion ne se distingue pas des autres corps de l'armée. Les mesures de sanction sont conformes au règlement".

Les plaignants déclarent, entre autres accusations, avoir été "privé de liberté dans des locaux d'arrêts" et "humiliés en devant porter un couvre-chef autre que leur béret vert". Mais pour le commandant Daguillon, "le chapeau de brousse que les punis portent est un élément distinctif utilisé depuis les années 1950"; quant aux locaux d'arrêts, "les portes ne sont pas fermées à clés et les punis sont libres d'aller et venir". "Mes clients ne combattent pas la Légion. Ils dénoncent des dysfonctionnements caractéristiques d'infractions pénales au sein de l'institution", poursuit Me Maumont. L'association de défense des droits des militaires "soutient cette démarche et appelle à une révision complète du régime des sanctions disciplinaires dans les armées".

Caroline DENIME


Les anciens de la Légion étrangère réunis

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Mardi 11 octobre 2011

Environ 250 personnes ont participé à une cérémonie commémorative dimanche matin.

Yves Guéna était présent dimanche au monument aux morts de Trélissac. photo j. m.

Dimanche matin, a eu lieu, place Napoléon-Magne à Trélissac, une cérémonie inédite en Dordogne, dans le cadre du rassemblement des amicales des anciens de la Légion étrangère du Grand Sud - Ouest.

Environ 250 personnes étaient présentes pour cette cérémonie qui s'est déroulée en présence de l'ancien ministre et maire de Périgueux, Yves Guéna, qui a combattu dans sa jeunesse aux côtés de la Légion étrangère en Afrique.

 

Autour du monument aux morts, environ 80 anciens bérets verts ou rouges étaient réunis, ainsi que des hommes du 4e Régiment étranger de Castelnaudary. Après « La Marseillaise », une gerbe de fleurs a été déposée et les militaires ont chanté l'hymne de la Légion étrangère, « Le Boudin ».

L'adjudant-chef Alain Roumy, président de l'Amicale des anciens de la Légion étrangère de la Dordogne, natif de Bassillac, était heureux d'avoir fait venir à Trélissac les amicales de Bayonne, Biarritz, Pau, Tarbes, Agen, La Rochelle, Bordeaux et Parentis-en-Born.

En Périgord, l'amicale compte une centaine d'adhérents, anciens de la Légion et sympathisants inclus.

Julie Martinez


Des (ex) légionnaires comme salariés, un gage de qualité ?

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Publié le mardi 11 octobre

La reconversion de militaires intéresse les entreprises comtadines

A côté des légionnaires chargés de la reconversion, les représentants d'entreprises comme Artemat ou Lafarge.
Le capitaine Claret, d'Aubagne, a expliqué aux entrepreneurs le fonctionnement de la Légion.

Les militaires ne sont pas là que pour faire la guerre: ils sont formés aux travaux publics, aux transports, à la sécurité… Ils sont susceptibles d'être dans tous les corps de métiers." Pour Sébastien Camus, directeur de Sécuriforce à Carpentras et formateur instructeur au deuxième Régiment étranger de génie, cela ne fait aucun doute: les compétences des légionnaires sont vastes et le monde du travail a tout intérêt à faire appel à eux.

Ainsi, vendredi, une réunion était organisée à Carpensud pour les entreprises et les administrations susceptibles d'embaucher. But de la manoeuvre: les informer sur les modalités de reconversion des personnels de la Légion étrangère. La SRMV, Algovital, les Voyages Arnaud, les Transports Vincent, Lafarge Plâtres, Artemat ou encore McCormick et le Pôle santé avaient répondu présent.

Que peuvent-ils attendre d'un (ex) légionnaire? "Du respect, de la rigueur et être à l'heure au travail", répond Joaquim Fernandes, 40 ans, en poste depuis trois ans à Sécuriforce. "J'ai été magasinier à la Légion en compagnie de combat, raconte-t-il. Puis au bout de 18 ans, j'ai quitté l'Armée et retrouvé du travail dans le civil."

Un certificat de bonne conduite

Pour les entreprises, un ancien légionnaire serait une valeur sûre, c'est en tout cas le message que le capitaine Claret, d'Aubagne, transmet à ses interlocuteurs. "Quand ils quittent la Légion, nos personnels ont un certificat de bonne conduite", souligne-t-il. "Les gens que l'on vous propose ont retrouvé leur vrai nom et peuvent rester sur le territoire français car ce certificat leur permet d'obtenir leur carte de séjour."

La stabilité de leurs salariés, c'est en effet exactement ce que recherchent les entreprises. Et justement, "ces militaires ne sont plus des jeunes, ils sont souvent mariés, ont une famille…", ajoute le capitaine Philippe Garnier, du 2e Régiment étranger de génie sur le plateau d'Albion. Pour Sébastien Camus, il est loin le temps où"l'on pensait que les légionnaires étaient des alcooliques, des méchants. Ce n'est plus ça du tout: ils sont formés à un code d'éthique, ils ont des valeurs, savent vivre en communauté. On est là clairement pour redorer le blason des légionnaires." Visiblement, vendredi, une partie de l'auditoire était déjà convaincue.

Pourquoi préféreraient-ils engager d'autres demandeurs d'emploi? "C'est plus sécurisant d'embaucher des légionnaires, ils respectent les horaires, ne fument pas…, explique Jean-Michel Bassoul, directeur de Lafarge Plâtres à Carpentras. Je suis plutôt positif à leur égard, sans être exclusif." Des employés plus disciplinés, c'est aussi ce que recherche Philippe Gimeno, d'Artemat, à Pernes-les-Fontaines. "Les jeunes, c'est une plaie: qu'on les éduque d'abord, puis je les forme!" lance-t-il. De là à dire: sois légionnaire d'abord, tu trouveras plus facilement un emploi après, il n'y a qu'un pas… Que l'adjudant-chef Aurelio Buccafurni, de la Légion d'Aubagne, franchit en souriant: "Soyez légionnaire. Vous irez au purgatoire et après, vous aurez un travail…"

Stéphanie ESPOSITO

H. de Veye officier de l'ordre national du Mérite

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Publié le 8 octobre 2011

Hubert De Veye (troisième à gauche) ; derrière lui, Camille Merceron,

officier de réserve et président du club des aînés. © maïté menendez

décoration Au cours d'une cérémonie intime, préparée par Camille Merceron, officier de réserve, Michel Croizet, président des titulaires de l'ordre national du Mérite a remis à Hubert de Veye, le diplôme d'officier de l'Ordre national du Mérite en présence du général De Bire, président de l'amicale des anciens de la Légion étrangère, des colonels Alain Denis et Gérard Avelange, président et secrétaire de l'Amicale des officiers de réserve et de ses amis.

Hubert de Veye a commencé sa carrière militaire dans le maquis du Massif Central en 1944, puis à la poche de Royan et après l'école de Coetquidan, il a choisi la Légion étrangère. Au cours d'un second séjour en Indochine, il est fait prisonnier, le 7 mai 1954 à Dien Bien Phu. Marche forcée dans la jungle indochinoise pendant cinquante jours. A sa libération, deux mois plus tard, il se retrouve avec la Légion, à Cherchell en Algérie. Pour des raisons de santé, il doit quitter l'Armée et termine à la Maison Abraham, en Palestine. Le capitaine Hubert de Veye a été cité trois fois à l'ordre de l'Armée, une fois au corps d'Armée, trois fois à la division. Il est chevalier de la Légion d'honneur et donc officier de l'ordre national du Mérite.

Voir aussi l'article : Un ancien combattant décoré


Hubert de Veye officier de l'ordre national du mérite

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05/10/2011

Au cours d'une cérémonie intime, préparée par Camille Merceron, officier de réserve, Michel Croizet, président des titulaires de l'Ordre National du Mérite a remis à Hubert de Veye, le diplôme d'officier de l'Ordre National du Mérite en présence du Général De Bire , président de l'amicale des anciens de la Légion Etrangère, des Colonels Alain Denis et Gérard Avelange, président et secrétaire de l'Amicale des Officiers de réserve et de ses amis.


Hubert de Veye a commencé sa carrière militaire dans le maquis du Massif Central en 1944, puis à la poche de Royan et après l'école de Coetquidan, il a choisi la légion étrangère. 2 séjours en Indochine à la D.B.L.E*. Au cours du second, il est fait prisonnier, le 7 mai 1954 à Dien Bien Phu. Marche forcée dans la jungle indochinoise pendant 50 jours. A sa libération, deux mois plus tard, il se retrouve avec la Légion, à Cherchell en Algérie. Pour des raisons de santé, il doit quitter l'armée et termine à la Maison Abraham, en Palestine.
Le Capitaine Hubert de Veye a été cité 3 fois à l'ordre de l'armée, 1 fois au corps d'armée, 3 fois à la division, il est chevalier de la Légion d'Honneur et officier de l'O.N.M.

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