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NOS RAPATRIÉS

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Le Messager de l'Ouest. Journal de l'arrondissement de Sidi-Bel-Abbès. 251095

 


Le coup de pistolet dont M. Rességuier, aurait pu être la victime appartient à la catégorie des attentats utiles, dont un gouvernement qui se respecte sait tirer le parti qu'il convient.

Le moindre avantage de ces sortes d'événements est de distraire l'opinion et de détourner son attention d'autres faits infiniment plus graves. C'est ainsi que grâce aux contusions reçues par M. Ressèguier, certaine dépêche d'Alger annonçant le passage de la Ville-de-Metz, est, passée presque inaperçue.

Cette dépêche nous apprenait, que le paquebot la Ville-de-Metz,- venant de Majunga avec 456 rapatriés, avait eu déjà 93 décès à bord.

Si l'on ajoute ces 93 décès, aux 53 cadavres français jetés aux requins pendant la traversée du Canton, on avouera que l'opinion aurait, tord, en ce moment. de trop s’apitoyer sur les déchirures de la redingote de M. Rességuier.

I D'autre part, un de nos confrères signale le cas des soldais de la Légion Étrangère rapatries par le Concordia, et qui sans pain ni gite, font actuellement la navette de la place de Paris à la Société des Dames de France, pour obtenir quelque secours.

Partis de Majunga avec une allocation de dix francs, ils sont arrivés à Marseille d'où ils ont été dirigés sur Paris pour passer devant le Conseil de réforme. Et c'est en proie à la misère la plus noire, que ces soldais de Madagascar attendent tristement l'heure de comparaître devant la commission.

L'un deux a raconté à notre confrère un fait édifiant. Un jour, à Majunga, privé de tabac, il a dû se cotiser avec quelques camarades pour payer cinq francs à un négociant, le paquet de caporal que la régie vend cinquante centimes ; or, le paquet portait l'estampille de la Société des Dames de France.

Ces faits et quantités d'autres mériteraient bien quelque lumière. Mais les enquêteurs de profession ont autre chose à faire en ce moment. Demandez plutôt, aux magistrats d'Albi.

(Petit, Africain)


Nous avons parlé dernièrement dans nos colonnes de la Société de Secours aux Militaires Coloniaux, siégeant à Paris, 05, rue. Richelieu. A cette heure la Société doit avoir son dortoir réfectoire encombré de nos pauvres troupiers, dont nos légionnaires doivent former la majeure partie, la place de Paris s'empressant de les y adresser pour s'en débarrasser.

Aussi est-ce pourquoi nous renouvelions aujourd'hui un appel à la charité publique en faveur de celle institution si humanitaire.


Toutes sommes si minimes qu'elles soient, mandats ou Timbres adressées à M. René de Cuers, président de la Société, seront les bienvenues : Rue de Richelieu, 65 Paris.


Traduction

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