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Légionnaire toujours...

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COMLE

Éditorial...

                   Lettre...

                                 Dossier de presse...


Coûte que coûte !

Prenons garde à combler notre dette de cohésion. Nous gardons l’espérance, coûte que coûte.

Le mois de septembre est traditionnellement celui de la rentrée. Avec la fin des permissions et des mutations estivales, les régiments se recomposent.

Par le biais des journées des familles, des cocktails de rentrée ou des prises d’armes chaque arrivant prend sa place, gagne le temps précieux de la connaissance de son nouvel environnement. Les familles mutées lèvent une partie de leurs inquiétudes et se rassurent : le dernier pourra reprendre le judo grâce au club régimentaire, les solutions de transport pour l’école de la plus grande s’éclaircissent au hasard d’une conversation autour d’un rafraichissement. Et puis l’ambiance ne semble pas si mal dans cette nouvelle unité. Elena, ne parlant que très peu le français, vient de rencontrer une compatriote qui va beaucoup l’aider.

Bref c’est le mois de septembre, où les sourires effacent les appréhensions. Il est le mois de la solidarité dans toutes les garnisons de la Légion étrangère. La Maison-mère comme toujours fait sa rentrée en grand en rassemblant les familles auprès de nos anciens à l’IILE pour partager le raisin nouveau…de quoi briser les plus grandes timidités.

Pour les plus réservés, si le cocktail régimentaire, le thé de “madame la colonelle”, la journée compagnie ou le repas des chefs de groupe n’ont pas fini de briser la glace, l’agenda du mois regorge de fêtes régimentaires : El Moungar, la percée de la ligne Hindenburg, les 80 ans de la 13, les 100 ans du 4, la Saint Michel.

Les légionnaires gonflent la poitrine lors d’un défilé impeccable, les associations d’Anciens marquent leur fidélité par leur présence massive, les enfants, fiers, débutent l’entraînement à l’ordre serré, de quoi ravir les épouses,  contentes de déjà se revoir. Que de monde ! On rencontre monsieur le maire ou la voisine dont manifestement le mari est aussi au régiment et l’information de rentrée circule : l’exposition Invictvs au grand musée promet, il ne faut pas la louper!

Vous l’avez constaté, tout ne s’est pas passé ainsi. La Covid 19 s’est imposée en unique invité, excluant violemment nos familles et nos anciens. Elle tue nos aînés, nos entrepreneurs et attaque “la solidarité qui doit unir les membres d’une même famille”.

“C’est au cafard qu’on fait la guerre quand on est de la Légion”. Je remercie les régiments et la musique d’avoir conservé ce qui pouvait l’être, d’avoir fait vivre la tradition, résolument.

Les fêtes étaient belles, émouvantes par leur intimité, soulignant en creux la place essentielle de nos Anciens et de nos familles.

Quelle allure cette cérémonie d’El Moungar ! L’idée lumineuse d’avoir étendu la place d’armes aux fenêtres des casernements en y plaçant un légionnaire, ne manquait pas de panache pour contourner la distanciation.

Quelle émotion aux 80 ans de la 13e DBLE, présidée par le CEMAT. L’appel des 97 compagnons de la Libération résonnait tout particulièrement.

Quelle majesté ce défilé du REP, quasi au complet pour fêter leur saint patron Saint Michel.

Cette fête clôt le mois de septembre, mais notre rentrée n’est pas achevée. Prenons garde à combler notre dette de cohésion.

Saint Michel terrasse le dragon, nous garderons l’espérance, coûte que coûte.

 

Général de brigade Alain Lardet

Commandant la Légion étrangère

(Editorial Képi Blanc Magazine – octobre N° 835)


Décès du LCL (er) SABLJIC

 

Engagé en 1974 dans les rangs de la Légion étrangère, le lieutenant-colonel Zlatko Sabljic, d'origine croate, a servi comme légionnaire et sous-officier le 2ème Régiment étranger de parachutistes (Calvi), avant d’y commander sa compagnie. Il aura également servi le 5ème régiment étranger en Polynésie, le 1er régiment étranger et la 13ème Demi brigade de Légion étrangère à Djibouti. Il avait terminé son service en 2012 au commandement de la Légion étrangère. Dès le lendemain, il prenait la fonction de directeur de la Maison du Légionnaire à Auriol (13 339) où il avait choisi, avec humilité, de servir les anciens, « dans ce poste qui me permet de rendre à la Légion étrangère et aux légionnaires, un peu de tout ce que j’ai reçu ». Officier de la Légion d'honneur, figure emblématique de la Légion étrangère, il avait été choisi en 2014 par le général commandant la Légion étrangère pour porter la main du capitaine Danjou à l’occasion de la commémoration du combat de Camerone à Aubagne. Zlatko Sabljic nous a quittés ce 29 septembre 2020, jour de la Saint-Michel, saint patron des parachutistes. Le général de brigade Alain Lardet, commandant la Légion étrangère, présente ses condoléances à sa famille et ses proches amis, au nom de toute la Légion, profondément meurtrie par cette disparition brutale.


Obsèques prévues Lundi 05 octobre à Auriol. (à confirmer)


ORDRE DU JOUR N°01

Officiers, sous-officiers, caporaux-chefs, clairons et légionnaires, je prends aujourd’hui le commandement de Légion étrangère avec émotion et fierté. Je mesure l’honneur qui m’est fait, d’être le commandant d’une institution forte et admirée.

La Légion est aujourd’hui forte de son passé glorieux.

Nos drapeaux et étendards, devant lesquels je m’incline avec respect, nous ouvrent la voie, sur les champs de bataille comme à la parade.
Nous y puisons notre devise inscrite en lettre d’or : Honneur et Fidelité. L’honneur et son code qui nous dicte notre devoir ; la fidélité, inséparable de l’esprit de discipline, qui exige le respect de la parole donnée.
Nous y trouvons la manière, faite de gloire et de sacrifice. Derrière les décorations et les noms de bataille, à commencer par celui de Camerone 1863, inscrit sur tous nos emblèmes, se dresse la multitude de nos anciens qui ont exécuté la mission jusqu’au bout, au péril de leur vie. Par l’héritage légué, ils ont bâti la Légion d’aujourd’hui. Ils nous donnent l’élan, l’envie de rejoindre les rangs et d’aller plus loin. C’est l’exemple du colonel Gabriel Chauvet, dit “big boy”, honoré le mois dernier aux Invalides. Ce combattant infatigable, sept fois cité, sept fois blessé est en définitive victorieux d’avoir été “jusqu’au bout”. Ses obsèques furent l’occasion de ma première représentation en tant qu’officier général et j’y vois un symbole chargé de sens. À travers lui, ma pensée va à tous ceux qui ont versé leur sang avec honneur et fidélité au service de la France, à tous nos blessés qui luttent pour retrouver la santé et la paix et enfin, à tous les légionnaires engagés en opérations qui vivent plus intensément ce pour quoi la Légion existe.
À votre tête, avec vous, légionnaires de tous les pays, nous saurons poursuivre la route ouverte il y a presque 190 ans, par nos anciens. More Majorum.


La Légion est belle et admirée pour son identité unique.

Elle nous dépasse, elle est ce mystère permanent que l’on sert, du légionnaire dernier engagé au général dernier nommé, avec humilité, sans retenue et avec une profonde affection. Nouveau père Légion, à la suite de tous ceux qui m’ont précédé et à qui je rends hommage pour leurs actions, en particulier mon prédécesseur, le général de division Denis Mistral, il me revient de veiller sur l’âme légionnaire. Elle se distingue, selon Georges d’Esparbès, par le regard et l’allure. Cette âme est singulière, faite de cohésion, d’attention aux autres, de générosité, d’élégance, de justice, d’exigence, d’excellence et de bien vivre, de facultés d’adaptation et d’innovation aussi… bref d’esprit de corps. Cette richesse d’âme, sans laquelle rien de grand n’est possible, n’a qu’un seul but :l’efficacité au combat et, au-delà, la victoire.

Avec vous, hommes de toutes les patries et d’une seule patrie, la Légion, avec la confiance de nos chefs qui nous connaissent bien, mais aussi avec tous nos amis qui ont si bien compris l’âme légionnaire, nous relèverons les défis qui nous attendent. La Légion de demain devra rester ce roc, sur lequel les autorités de notre pays savent pouvoir compter. Elle devra s’adapter pour répondre, à sa place, à l’extension des champs de conflictualité. Constamment fidèle à l’esprit du culte de la mission, elle s’intégrera avec ses atouts et son imagination, dans le plan stratégique du chef d’état-major de l’armée de Terre. J’aurai l’occasion de développer ce point prochainement.

Conscient de mes responsabilités, je suis fier d’être votre chef.
Avec détermination et enthousiasme, car je sais pouvoir compter sur chacun, je vous dis :
En avant, toujours en avant !
Vive la Légion, au service de la France.

 

Général Alain LARDET,
commandant la Légion étrangère
(Editorial du magazine Képi-blanc N° 834)


La Musique de la Légion étrangère à Moscou


Le général Alain LARDET

Le général Alain LARDET a pris le commandement de la Légion étrangère le 24 juillet 2020.

 

 

Né en 1968, à Saint-Etienne, le général Alain LARDET est saint-cyrien de la promotion capitaine Hamacek (89 – 92). Officier de la Légion d’honneur, il est titulaire de la croix de la valeur militaire avec deux citations. Il est marié et père de six enfants.


Après une année de formation à l’Ecole d’application de l’infanterie à MONTPELLIER (92 – 93), il choisit la Légion étrangère et sert comme lieutenant puis capitaine au 2e Régiment étranger de parachutistes à Calvi. En 1998, il prend le commandement de la 1re compagnie. Entre 1993 et 2001, il est engagé à neuf reprises, en Afrique (République de Djibouti, Gabon, Congo, Sénégal ou République de Centrafrique) et au Kosovo au sein de la KFOR.


En 2001, il est désigné pour servir comme instructeur des lieutenants d’infanterie puis des capitaines, à Montpellier. Promu chef de bataillon en 2002, il effectue une mission de coopération au Togo puis rejoint le Cours supérieur d’état-major en 2004.

Stagiaire de la 12e promotion du Collège interarmées de défense, il est affecté à l’été 2005, à la cellule Afrique du Centre de planification et de conduite des opérations de l’Etat-major des armées.


En 2007, il rejoint Calvi afin de tenir le poste de chef du bureau opération et instruction du 2e REP. Il effectue une mission au Tchad.


En 2009, en mobilité extérieure au Ministère des affaires étrangères et européennes, il est choisi pour traiter des affaires stratégiques sur la zone Afrique.


A l’issue, il commande, de juillet 2011 à juillet 2013, le 3e Régiment étranger d’infanterie basé en Guyane française à Kourou.


De retour en 2013, il est affecté à l’Ecole de guerre comme chef de cours au bureau études opérationnelles.


Auditeur de la 64e session du Centre des hautes études militaires et de la 67e session de l’Institut des hautes études de défense nationale, en 2014, il rejoint en 2015 la division cohérence capacitaire (COCA) de l’EMA où il exerce les fonctions d’officier de cohérence opérationnelle (OCO).


Il est désigné chef du bureau « Plans » de l’état-major de l’armée de Terre en juillet 2017, il est nommé général de brigade le 1er juin 2020.


Le 24 juillet 2020, il est nommé général commandant la légion étrangère.


Le Foyer d’entraide de la Légion étrangère

La solidarité à la Légion est une des marques de fabrique de l’institution, apportant depuis toujours assistance et réconfort aux étrangers devenus fils de France, qui ne peuvent les obtenir auprès de leurs familles absentes. On doit au général Rollet dans l’entre-deux-guerres, puis au colonel Gauthier après la 2e Guerre Mondiale une impulsion décisive dans le domaine, autour du dispositif des centres de repos et de convalescence ainsi que de l’action sociale.

Aujourd’hui, que signifie cette “solidarité légionnaire” et que regroupe-t-elle ?
Elle représente d’abord des valeurs, d’entraide et de fraternité d’armes. Elle signifie aussi des actes concrets, comme les dons et les legs. Dans les régiments, elle renvoie à l’appui que fournissent les jeunes légionnaires à leurs anciens lorsqu’ils participent aux vendanges de Puyloubier, effectuent des travaux pour la communauté ou se lancent un défi permettant de récolter des dons. Elle constitue enfin une organisation, centrée autour d’une division de l’état-major du COMLE, la division d’Entraide Solidarité de la Légion étrangère (DESLE) et du Foyer d’entraide de la Légion étrangère (FELE).


Le FELE est un établissement public de l'État placé sous la tutelle du ministre des Armées, appelé sui generis, c’est-à-dire unique en son genre. Né par décret le 30 mai 2014, ses activités s’exercent au profit des militaires et anciens militaires servant ou ayant servi à titre étranger ainsi qu’à leurs familles. Son directeur est nommé pour trois ans et son fonctionnement est régi par un conseil d’administration dont le COMLE est le président, les chefs de corps des régiments membres de droit ainsi que des personnes qualifiées et un représentant du ministère des armées au titre de la tutelle. Ses missions sont très variées : aide matérielle, accompagnement social, insertion professionnelle, soutien médico-social des anciens légionnaires handicapés ou âgés, promotion de l’identité légionnaire, soutien financier à certaines actions relatives à la mémoire de la Légion étrangère. Le FELE ne reçoit aucune subvention de l’État. Il fonctionne grâce aux dons et legs, par le produit de la vente du vin récolté sur les 40 hectares de la vigne et du magazine Képi Blanc, sur la promotion d’objets fabriqués dans les ateliers occupationnels de nos anciens, “céramique” et “reliure”.


Mais le FELE évolue, vit et remplit aussi son rôle grâce à l’appui et l’engagement désintéressé de nombreux amis de la Légion étrangère. Ils sont de passage, bénévoles ou investis depuis longtemps à ses côtés. Ils ont parfois conquis le galon de 1re classe d’honneur de la Légion par l’attention portée aux légionnaires, sans contrepartie ni calcul d’intérêt. Je leur rends aujourd’hui un hommage particulier, au nom de tous les légionnaires.


Comme ailleurs, la crise sanitaire a mis à mal les ressources du FELE : les cérémonies de Camerone ont été partout annulées pour le public, les boutiques furent fermées pour plusieurs mois et notre Institution des Invalides interdite au public pour préserver nos pensionnaires de la CoVid-19.


Plus que jamais, la solidarité légionnaire doit aujourd’hui nous rassembler et nous porter afin que l’année 2020, qui est loin d’être finie, soit pour le FELE la preuve de l’efficacité de notre cohésion et de la force des liens de la famille Légion.

 

Général de brigade Denis Mistral,
commandant la Légion étrangère
(Éditorial du magazine Képi-blanc N° 833)

 


Vers l'excellence opérationelle


Solidarité en temps de crise

La crise que nous vivons nous a amenés à nous adapter rapidement.

 

Préserver la capacité opérationnelle de la Légion étrangère face au COVID 19, se maintenir prêt pour de nouvelles missions, informer et rassurer les familles. C’est ainsi que, durant plusieurs semaines, nos quartiers se sont armés de “postes isolés” sur lesquels s’organisèrent une relève régulière, un fonctionnement et des comportements permettant de compenser l’absence des rassemblements et d’éviter la progression de l’épidémie. Mis en alerte et engagés comme leurs frères d’armes des autres armées, directions et services, les légionnaires accomplissent aujourd’hui de nombreuses missions au sein de l’opération Résilience.

L’histoire des soldats et par extension celle des légionnaires, est jalonnée des luttes contre les épidémies. Amenés à faire campagne dans des zones reculées et au climat hostile, la confrontation avec l’ennemi invisible ne date pas d’hier. En Crimée, le choléra, la dysenterie et le typhus se propagèrent parmi la troupe avec une rapidité inouïe, frappant d’emblée la brigade étrangère composée des deux régiments étrangers, alors que le débarquement du corps expéditionnaire n’était pas terminé. En quelques jours, 180 d’entre eux succombèrent, dont le chef, le général Carbuccia. Le reste des troupes n’étant pas épargné, le commandement dut adapter le plan de campagne.

Au Mexique, la Légion, contrairement à ce qu’elle pensait aux vues de la situation à Puebla, ne gagna pas les hauts plateaux. Elle dut accomplir ses missions sur les terra calientes, les terres chaudes, territoire insalubre et infesté de moustiques. Très vite, le vomito negro, la fièvre jaune, rendit la campagne particulièrement éprouvante. Dans sa nouvelle histoire de la Légion étrangère, Patrick de Gmeline nous le rappelle : “les premiers malades se traînent ou plutôt sont transportés sur des brêles en queue de convoi. Les médecins et les infirmiers se sentent démunis.”

De retour en Algérie en 1867, après une campagne douloureuse, les légionnaires affrontèrent encore l’épidémie de choléra sévissant dans la région. Toutefois, répartis en postes isolés, peu d’entre eux furent atteints par le fléau qui tua, à cette époque, plus de 8 500 soldats en quelques semaines. Au Tonkin, au Dahomey, en Indochine, le paludisme et plus largement la fièvre, faisaient partie d’un quotidien déjà rude et rythmé par des opérations difficiles contre un ennemi très combattif.

Malgré les ravages et la terreur qu’elles inspiraient, les épidémies donnèrent partout lieu à des manifestations de solidarité. Monsieur d’Albeca, dans son ouvrage “la France au Dahomey”, nous livre cette anecdote : “…je n’oublierai jamais ce tableau saisissant (…) le lieutenant Gelas, qui devait mourir d’épuisement peu après, passait livide en grelottant de fièvre, près d’une civière sur laquelle souffrait un légionnaire, la poitrine traversée d’une balle. Cet homme trouva la force d’appeler “tenez, mon lieutenant” et se soulevant péniblement, le légionnaire prit sa musette qui lui servait d’oreiller et y cherchait d’une main tremblante un citron, il le tendit au lieutenant…”

Notre dossier traite ce mois-ci de la solidarité légionnaire exprimée dans la lutte contre la pandémie, avec et au plus près de notre service de santé, des camarades et des soignants de notre pays ainsi que des familles et des populations. Je rends un hommage appuyé à nos anciens de l’Institut des invalides de la Légion étrangère de Puyloubier et de la Maison du légionnaire d’Auriol qui traversent cette crise confinés sous la constante et bienveillante attention de leurs directeurs respectifs et de tous les personnels qui les entourent. À l’heure où j’écris ces lignes, aucun d’entre eux n’a été affecté par la pandémie.

En tenue de parade, les légionnaires arborent fièrement leur longue ceinture bleue. À partir de 1830, elle était portée par mesure de prophylaxie dans les troupes du Corps expéditionnaire. Elle était destinée, nous rappelle Jean Hallo dans “Monsieur légionnaire”, à éviter les refroidissements à l’origine des dysenteries. Pour être impeccablement ajustée, elle nécessite toujours l’aide d’un camarade : par ce geste symbolique, répété à l’infini avant les prises d’armes, les légionnaires se rappellent que la protection de chacun repose avant tout sur le soutien de l’autre.

Pendant ce temps, les opérations se poursuivent au Sahel. Nous venons d'y perdre deux des nôtres, les légionnaires Martynyouk et Clément du 1er Régiment étranger de cavalerie tombés au champ d'honneur. Ils ont reçu l'hommage de la Nation et la Légion ne les oubliera jamais.

 

Général de brigade Denis Mistral,
commandant la Légion étrangère
(Éditorial du magazine Képi-blanc N° 831)


Bon Camerone à tous !

Camerone 2020

Le Major Luis Balanzat, encadré de deux pionniers, remonte la voie sacrée en portant la main du capitaine Danjou.

Rappelant le Tambour Lai, laissé pour mort durant le combat de Camerone, le légionnaire Tulga, de la musqiue de la Légion étrangère cadence le pas.

 

 

 

Symboliquement, 03 officiers, 05 sous-officiers et 57 légionnaires sont présents sur la voie sacrée. Ils évoquent l'exact effectif de l’ordre de bataille de la 3ème compagnie du régiment étranger, aux ordres du capitaine Danjou en 1863. Celle qui honora la mission jusqu'au sacrifice suprême, avec fidélité.

 

 

Le lieutenant Vagner, officier servant à titre étranger, prononce le récit du combat de Camerone

 


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