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2013


Roquefixade: les bikers-militaires du Squad-Spirit restaurent le monument aux Morts

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Laurence Cabrol | 14/10/2013

Ce sont des militaires d'actives ou des vétérans issus des trois armées (Terre, Air, Mer), des hommes du rang, des officiers, des commandos... originaires du grand sud-ouest mais également de Paris ou de la Réunion.

Ils partagent le même plaisir de rouler en Harley Davidson derrière les mêmes valeurs de patriotisme, au service des associations d'anciens combattants. Il y a huit mois à peine, ils ont l'idée de créer une association «les Squad-Spirit» afin d'œuvrer bénévolement à la réfection et à l'entretien de stèles ou de monuments aux morts.
Un travail de mémoire pour ces militaires passionnés de grosses cylindrées«Les anciens ont besoin de nous. Souvent les associations d'anciens combattants sont démunies face à l'ampleur de la tâche, par le manque de main d'œuvre ou de bonnes volontés, explique Richard, le président de cette jeune association très motivée.

Nous leur apportons nos bras, notre motivation ainsi que le matériel nécessaire à l'exécution des travaux. On ne cherche pas la quantité mais la qualité... et nous avons beaucoup de demandes
»

Après avoir restauré la crypte du monument de la Résistance de Fontbruno (81) dans la Montagne Noire (avec une nacelle de 16 m), ces bénévoles qui constituent en quelque sorte la relève, participent également aux cérémonies de dépôts de gerbes il a quelques semaines au maquis de Meillon ou au Col de Jau.

Dimanche matin plus d'une douzaine de «Squad-Spirit» s'activent pinceaux, binettes ou ponceuse à la main... alors que certains repeignent le monument du maquis de la Résistance de Roquefixade, d'autres désherbent les plates-bandes à proximité ou restaurent les bancs destinés à accueillir le public.

«La communauté des Squad-Spirit est aussi vaste que ses compétences en matière de bricolage, il y a ici un ancien des Beaux Arts, un pilote de l'Aéronavale, un cuistot de la Marine...» poursuit Richard.

Esprit d'équipe, amour des grosses cylindrées (des Harley de plus de 750 m3) et une devise, «Ad honores» car ces bikers au grand cœur mettent un point d'honneur à accomplir le travail.
Une belle leçon de fraternité à quelques jours du 11 novembreLe logo, frappé dans le dos de leurs blousons en cuir kaki, représente une tête de mort coiffée d'un casque de combattant entre deux famas croisés. Cette association est parrainée par des anciens de l'amicale du CNEC (centre national d'entraînement commando) et du 1er RC.

L'accès à ce club fermé est strictement réservé aux hommes par parrainage, il tisse un réseau, avec un référent par département (un Squad) qui s'investit dans sa région représentée par un chef de Squad.

Nicolas, le référent local, s'est rapproché de la commune de Roquefixade afin de pouvoir restaurer ce monument emblématique. Et dimanche, Madame le maire, Francine Authié, n'a pas hésité à venir elle-même les remercier. Une belle leçon de cohésion et de fraternité.
Des projets pour les mois à venirGala de fin d'année, importante manifestation au mois de janvier 2014 dans tous les départements et enfin une importante commémoration permettra de réunir tous les membres du club, le 30 avril au 4éme RE de Castelnaudary pour célébrer la bataille de Caméron (groupe de musique, expo de photos et de motos, élection de Miss Képi blanc).

Pour en savoir plus:
Squad-Spirit, militant bikers association
www.squad-spirit.com

07 50 87 24 49











Sète : les jeunes recrues de la Légion reçoivent leur képi blanc

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Publié le 12/10/2013

Les élus ont passé en revue les nouveaux légionnaires. Vincent ANDORRA
Les anciens légionnaires étaient présents. Vincent ANDORRA
Les nouveaux légionnaires se sont vu remettre leur képi blanc. Vincent ANDORRA
Les porte-drapeaux ont honoré les soldats. Vincent ANDORRA
Les légionnaires ont prêté serment. Vincent ANDORRA
Trois anciens combattants ont été décorés de la médaille militaire. Vincent ANDORRA
La céremonie s'est déroulée face au théatre. Vincent ANDORRA
Le public est venu en nombre. Vincent ANDORRA
Les nouveaux légionnaires sont arrivés en défilant. Vincent ANDORRA

La cérémonie, rare en public, marque "l'entrée dans la grande famille de la Légion"

Une soixantaine de recrues de la légion étrangère, issues de 25 pays, ont reçu hier à Sète leur képi blanc. Cette cérémonie émouvante marque l'entrée de ces jeunes gens dans "la grande famille de la Légion".

Une marche de 50 kilomètres

Recrutés il y a un mois, les nouveaux venus ont subi une première formation d'un mois puis ont dû effectuer une marche de 50 km dans l'arrière pays pour rejoindre Sète et recevoir leur képi blanc. Ils doivent encore être formés pendant trois mois mais ont d'ores-et-déjà juré de se battre pour "la défense de la France et l'honneur de la Légion"


Philippe Jaenada : digresser pour vivre

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LE MONDE DES LIVRES | 10.10.2013

L'écrivain Philippe Jaenada. | GRASSET

Il faudra un jour faire le compte de ce que la littérature doit à la procrastination. Une nuit de 2010, au lieu d'écrire La Femme et l'Ours (Grasset, 2011), Philippe Jaenada, découragé, pas inspiré, s'est planté devant son téléviseur. Il a pris en cours de route un documentaire consacré à Bruno Sulak, gentleman braqueur et roi de l'évasion ; un ancien légionnaire parachutiste mort à 29 ans, en mars 1985, en tombant d'une fenêtre de Fleury-Mérogis, dont il tentait de s'échapper. Dans l'immédiat, cette triste fin inspira à Philippe Jaenada une rapide digression dans La Femme et l'Ours, une phrase posée au détour de son septième roman, histoire de chutes tragiques, délicat hymne aux perdants.

Mais ce Sulak lui a tapé dans l'oeil, au point qu'il décide de lui consacrer un livre. Ses lecteurs le savent, Jaenada ne mégote pas sa tendresse : c'est l'un des ingrédients qui font le prix de ses romans, avec son humour joyeusement désespéré - du genre à déclencher des rires francs. En retour, l'écrivain inspire autant d'affection à son public qu'il semble en déclencher, sous ses airs de plantigrade à la douceur faussement bourrue, chez ses voisins de quartiers, ceux - enfants, piliers de bar ou prototypes plus branchés - qui viennent le saluer et prendre des nouvelles de la promotion de son livre au bistrot du 10e arrondissement de Paris où il a ses habitudes.

 PANACHE FOU

Guère avare de sa sympathie, donc, Philippe Jaenada consacre une année à faire des recherches sur la vie de Bruno Sulak. Il lit les archi...


Castelnaudary. Retour sur le semi-marathon de la Légion étrangère

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Publié le 10/10/2013

Moving, toujours là./ Photo DDM.

Il y a, tout d’abord, Vanessa Huot-Marchand, correspondante de «La Dépêche du Midi», par ailleurs sapeur-pompier, et la seule du centre de secours à avoir pris le départ du semi-marathon, ses collègues ayant préféré le 10 km. Bravo à notre championne dont c’était la rentrée sportive et dont nous sommes très fiers !

Belle performance chez Moving également ! La salle de sport, toujours présente sur tous les événements sportifs de la ville, avait aligné neuf de ses adhérents au départ, encouragés par Kévin, leur coach. L’occasion de revoir avec un grand, grand plaisir, notre amie Alexia. Juste une inquiétude pour Stéphane Pillman dont le temps -hum ! dirons-nous surprenant aurait pu faire penser qu’il s’était perdu ou qu’il avait fait le 10 km à cloche-pied- c’est sa version. Non, il n’en est rien. Stéphane a simplement été une des victimes d’un bug informatique, très perfide , qui lui a rajouté allégrement une pluie de minutes. Grands absents à l’épreuve, «Jeannot», Pascal et Emerick qui se sont défilés mais ont déjà pris rendez-vous pour l’an prochain.C’est noté!

Du côté du LAC

Cette année, Bastien Mourlon signe la plus belle performance du LAC en gagnant le 10 km en catégorie cadets.

Laëtitia Condouret, en seniors, au semi-marathon, et Sabine Chabert, en vétérans 1 au 10 km, terminent 2es ; Stéphanie Le Poulain, en seniors sur 20 km, 7e. Beaux résultats au semi pour Yoann Thobie, 20e senior, et pour les vétérans qui font un tir groupé autour de la 10e place avec Laurent Catala, Bernard Rey, Christophe Dedieu et Richard Gardès, ainsi qu’André-Yves Verdejo.

Bravo aux vétérans : Carine finit 2e et Joël, très bien classé sur 10 km, alors que Marie Termine 3e au semi. Le petit groupe de filles de la section loisirs du LAC avait décidé de courir le 10 km : tout le monde a rejoint l’arrivée sans encombre et en catégorie vétérans, Constance finit 7e, Céline 10e et Patricia 11e.

Bravo à toutes celles et à tous ceux qui ont participé, qui se sont dépassés et qui peuvent être fiers d’eux.

La Dépêche du Midi

Le CRR-FR et le général Eric Margail prêts pour " la prochaine guerre "

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08/10/2013

Avant l'exercice de l'OTAN Steadfast Jazz (lire ici sa présentation), qui se déroulera en Lettonie et en Pologne du 2 au 9 novembre, avant la prise d'alerte NRF (Nato Response Force), le nouveau commandant du Corps de réaction rapide France (CRR-FR), le général de corps d'armée Eric Margail(photo Jessica Génétel en juillet lors de sa prise de commandement) nous a reçu à la Citadelle de Lille pour évoquer l'actualité de son état-major mais aussi sa vision du rôle de l'Alliance Atlantique, la façon de commander une force, de réussir une mission et les évolutions face aux menaces futures. Enrichissant...

- Comment appréhendez-vous votre nouveau commandement, à la veille de l'exercice Steadfast Jazz en Pologne et l'alerte NRF en 2014 ?

" C'est un commandement exigeant, passionnant. Je suis arrivé dans une période particulièrement intense avec la fin de la préparation de l'exercice Steadfast Jazz et la prise d'alerte NRF. "

- En quoi cet exercice de l'OTAN est-il important ?

" C'est un rendez-vous annuel majeur de l'OTAN. Il revêt une grande importance. Il permet de se préparer pendant l'année précédente pour restituer cette préparation avant la prise d'alerte. C'est un processus très sérieux. Il faut avoir une bonne sinon une parfaite maîtrise de tous les processus de commandement d'une force : comprendre ce qui se passe, donc acquérir et analyser ; à partir de là, prendre les décisions qui conviennent aux missions reçues ; puis transformer les décisions en ordres et s'assurer de leur exécution. Cela demande une coordination à tous les niveaux, feux, troisième dimension, logistique... Ce processus assez complexe doit aussi se faire en anticipant sur le problème suivant. Se poser la question what if ? "

- Ressentez-vous une différence avec le commandement d'une brigade comme la 6e brigade légère blindée à Nîmes que vous avez commandée de 2008 à 2010 ?

" La structure est plus importante. De plus grands subordonnés, dont certains sont des alliés (le nouvel adjoint est le général allemand Andreas Berg, ancien commandant de la brigade franco-allemande), travaillent pour le chef. On travaille en anglais avec des procédures OTAN. C'est assez unique. Le travail de brigade n'a donc pas la même ampleur que celui de l'état-major de force mais l'esprit, le processus d'analyse, de prises de décision et d'ordres sont assez similaires. Seulement, plus vous vous trouvez bas dans la hiérarchie, plus le processus décisionnel est rapide. Ici, il y a une différence de tempo dans la production d'ordres. Ce n'est pas plus complexe mais plus important. "

- La manière de commander une force évolue-t-elle ?

" La nouveauté, c'est que tout ça se fait avec une très bonne connaissance et perception de l'environnement et surtout des conséquences sur l'environnement. Cela correspond à une évolution des mentalités et des sociétés.  Aujourd'hui, pour réussir sa mission, il faut bien entendu l'amener à la situation voulue par les politiques. Mais sans tout casser dans ses rangs et dans l'environnement adverse. Il faut envisager le rétablissement de la paix après la crise et le conduire avec à peu près tous les acteurs, ce qui n'était pas toujours le cas dans le passé. Les politiques l'ont intégré : les gens qui ont créé la crise seront des acteurs de la solution durable. Comprendre une crise complexe est donc essentiel. Ça prend un temps considérable, parfois inatteignable. "

- Avec le retrait d'Afghanistan, l'OTAN va-t-elle encore servir à quelque chose, outre la défense collective ?

" Effectivement, l'Afghanistan, ça diminue mais ce n'est pas terminé. Et puis, cette question est contemporaine, vous auriez pu me la poser il y a vingt ans ! Avant 1999 et la KFOR (Kosovo Force). Depuis 1949, le rôle de l'Alliance est de se préparer à des missions de guerre. Elle a assuré pendant un demi-siècle la défense collective. Certaines guerres se gagnent aussi parfois sans se dérouler, on le sait bien. Donc, le but et la pertinence de l'Alliance ne changent pas.

D'un point de vue professionnel, l'OTAN tient un rôle considérable dans l'exigence de la préparation opérationnelle, dans la réflexion doctrinale, dans l'interopérabilité, le lien entre les forces armées. Sur les idées, ça fonctionne dans les deux sens. Je m'en nourris et je nourris le système.

Et puis, j'ai toujours entendu dire lorsqu'une opération se termine, " qu'est-ce qu'on va faire après ? "

- On prépare la prochaine ?

" On se prépare à de nouvelles menaces ou des facteurs nouveaux, à des menaces pérennes aussi. Le cœur du métier évolue dans un temps lent sur l'essentiel des règles pérennes : anticiper, garder sa liberté d'action, marquer un effet, les principes de la guerre de Foch en somme.

Dans des principes et des savoir-faire connus, le travail consiste à intégrer un procédé nouveau d'un adversaire, des technologies, des cadres d'action différents. Ils viennent se greffer au tronc commun de la façon de mener une opération. Ce qui ne change pas tous les quatre matins. "

- Pourriez-vous nous donner un exemple de franche nouveauté ?

" Par exemple, l'utilisation par l'adversaire des téléphones portables, ce qui leur donne une mobilité, une capacité de se renseigner. Ça, c'est un phénomène nouveau qui modifie en profondeur les opérations. "

OL. B.


Castelnaudary. Une liste sans étiquette pour le «vert» S. Linou

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Publié le 08/10/2013

S. Linou et ses colistiers./Photo DDM, Gladys

À la faveur d’un point presse, Stéphane Linou, candidat aux municipales, a souhaité revenir sur son action de conseiller général. L’élu du département Europe écologie-Les verts présentera une liste sans étiquette au scrutin de mars. «Pour le redéploiement police-gendarmerie, j’ai été le seul à positiver et à demander au préfet des effectifs maximums, que j’ai obtenus. J’ai aussi obtenu de celui-ci et du lieutenant de gendarmerie une ouverture 24 heures/24 et des patrouilles en milieu urbain et rural. Quant à l’affaire dite Spanghero, j’ai été le seul élu à soutenir le projet de reprise -même si Laurent Spanghero n’a pas la même étiquette que moi- et ce pour sauver des emplois et parce que ce projet promeut les circuits courts ainsi que la régionalisation, les approvisionnements locaux de cette usine».

Pour le reste, le programme ? Un questionnaire disponible sur Internet et bientôt dans les boîtes aux lettres permettra de le compléter. «Nous avons des idées. Il permettra d’enrichir le programme en testant la population», pointe le candidat avec quelques-uns de ses colistiers à ses côtés : Georges Dhers, retraité, spécialiste du développement local et docteur en économie ; Michel Brukota, d’origine croate, retraité aussi, qui a servi la Légion étrangère pendant trente ans où il a terminé commandant de la sécurité à Saint-Cristol ; Frédérique Malis, enseignante au lycée agricole, investie dans la culture et pour les circuits courts culturels ; Luc Wendling, ingénieur retraité, spécialiste des économies d’énergie. L’occasion pour S. Linou d’annoncer des soirées thématiques : économie d’énergie chez soi, gestion de l’eau…

Et de conclure : «En Lauragais depuis dix ans, j’y ai toujours promu les circuits courts. Je suis le premier «locavore» de France. Sapeur-pompier volontaire depuis dix ans, je sais ce qu’est le service public».

Le questionnaire est sur la page www.facebook.com/agirlocal2014 et sur demande à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .

Gladys Kichkoff

Semi-marathon et 10 km de la Légion à Castelnaudary : de beaux podiums pour le LAC

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Le 08 octobre

Le "Semi" de la Légion est aussi l'occasion pour des civils d'étoffer leur palmarès. PHOTO/ Rumeau

On ne le présente plus tant il progresse et crève l'écran : cette année, Bastien Mourlon signe la plus belle performance du LAC en gagnant le 10 km en catégorie cadet. Tout aussi impressionnantes, les deuxièmes places de Lætitia Condouret, en senior au semi (tout juste battue au sprint dans les derniers mètres) et de Sabine Chabert en vétéran 1 aux 10 km, ainsi que la 7e place de Stéphanie Le Poulain, en senior sur 10 km.

Beaux résultats également au semi pour Yoann Thobie, 20e senior, et pour les vétérans du LAC qui font un "tir groupé" autour de la 10e place avec Laurent Catala, Bernard Rey, Christophe Dedieu et Roland Gardes, ainsi qu'André Yves Verdejo, le président du LAC. Parmi les nouvelles recrues ou les anciens coureurs du club, des vétérans se sont également bien battus : Carine (2e) et Joël sont très bien classés sur 10 km, alors que Marie termine 3e au semi. Le petit groupe de filles de la section "loisirs" du LAC, qui avait décidé à Noël dernier de courir les 10km, a lui aussi brillé. Tout le monde a rejoint l'arrivée sans encombre et, en catégorie vétéran, Constance finit 7e, Céline 10e et Patricia 11e.

Vous souhaitez rejoindre le LAC ? Consultez le blog lac11.canalblog.com ou contactez André-Yves Verdejo, (président) au 06 66 51 25 44 ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou Philippe Gallen (secrétaire) au 06 34 04 39 96, ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


Et si vous vous inspiriez des pratiques des forces spéciales ?

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Publié le 07/10/2013 par Laure Trehorel

Olivier Crosetta, ex-officier de la Légion étrangère et du service action de la DGSE, fait le parallèle entre les forces spéciales et le monde de l'entreprise lors d'un événement d'Action Commerciale rassemblant les 10 managers en lice pour l'élection du dirco 2013.

S'attarder sur la préparation

Le secret d'une opération réussie demeure dans sa préparation. Au sein des forces spéciales, la préparation d'une action de quelques heures peut prendre plusieurs semaines. C'est la condition pour réussir sur le terrain. Or, par manque de temps, c'est souvent ce que les entreprises sacrifient. Au sein des forces spéciales, nous poussons mêmes le détail à tout prévoir : crash d'un hélicoptère, blessé à évacuer... Il est crucial d'envisager les différents cas de figures pouvant se présenter et s'entraîner pour savoir y faire face. D'autant plus qu'un plan ne se déroule jamais comme prévu...

Aiguiser votre capacité d'adaptation

Se préparer et suivre son cap avec exactitude est la chose à faire. Malheureusement à suivre de trop près son plan empêche de voir et d'analyser ce qui nous entoure, de prendre en considération la réalité du terrain. Il est nécessaire de trouver le juste équilibre entre préparation et capacité d'adaptation. Car il arrive que la situation exige de sortir du plan. Un moment d'incertitude mais qui est autant source de menaces que d'opportunités, car l'adversaire y est également confronté, et c'est à celui qui saura le mieux s'adapter. Attention toutefois : lorsque l'on sort du cadre fixé en amont, il est important de savoir déléguer. En période d'incertitude, le manager a une tendance naturelle à vouloir tout diriger seul, ce qui s'avère en réalité contreproductif.

Motiver les troupes

On peut penser que le militaire est plus engagé que le commercial à la base, car il a choisi cette vocation, et est motivé par l'issue de vie ou de mort qui découle de ses actes. Pourtant, ce n'est pas exactement la réalité. Il existe une multitude raisons pour s'engager dans la Légion et l'intérêt de défendre la France ne prime pas ! Mais c'est l'armée qui leur inculque le sens de l'engagement... là où l'entreprise ne le fait pas toujours, favorisant même parfois des comportements mercenaires ou individualistes. Dans tous les cas, il faut rester cohérent dans ses propos. Trop d'entreprises érigent des valeurs, sans qu'elles ne soient effectivement observées dans la réalité.

S'obliger à débriefer

Il n'est pas dans les habitudes des sociétés de consacrer une séance de débriefing systématiquement après chaque action commerciale. Il s'agit pourtant d'un manque à gagner considérable. Après une opération militaire menée avec succès, nous avons tout de même décidé d'en faire le débriefing. A la surprise générale, il s'est avéré que le succès de cette opération tenait autant du fait de la bonne capacité de réaction des équipes que d'une bonne part de chance. En définitive, même s'il ne faut pas s'obliger à tirer un enseignement de chaque retour sur expérience, on en apprend toujours quelque chose, ne serait-ce que sur la façon dont s'est déroulé le débriefing.

Olivier Crosetta est un ancien officier supérieur au sein de la Légion étrangère puis au service Action de la DGSE. Il poursuivra sa carrière dans le civil, en tant que directeur des projets transversaux chez Monoprix, puis directeur général adjoint international du groupe Chèque Déjeuner. Il dirige aujourd'hui le cabinet de conseil Synergies & Co, où il accompagne les dirigeants et leurs équipes dans le développement de la performance collective ainsi que dans la gestion des situations difficiles.

Pascal Ory. «Français du monde entier»

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Publié le 06/10/2013

./Photo Nicolas Gaillard

Pascal Ory est, est professeur d’histoire contemporaine à la Sorbonne. Il enseigne aussi à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), à Sciences Po Paris. Il a dirigé la rédaction d’un «Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France» (Robert Laffont, 955 pages, 30 €). Sport, économie, arts… Il dresse le portrait de 1 112 personnalités de toutes spécialités «nées sous statut étranger». Un ouvrage qui a été présenté mercredi soir à un «étranger» célèbre, Manuel Valls.

Qu’est-ce qui vous a inspiré la réalisation de ce Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France ?

C’est un projet très ancien, que je porte depuis longtemps, sans doute depuis 30 ans. En fait, j’avais rédigé à l’époque où je travaillais à son cabinet, une note à Jack Lang ministre de la Culture, après un voyage à Ellis Island, à New York. Ellis Island est la petite île dans la baie de New York où arrivaient tous les immigrés en provenance d’Europe. Des millions de personnes ont fait escale dans cette île qui est désormais un musée de l’immigration. N’importe quel Américain peut accéder à des ordinateurs où l’on peut retrouver la trace de ses ancêtres… C’est cette mémoire qui m’avait intéressé, et c’est ainsi qu’est née l’idée d’un livre autour des étrangers. Car la France est aussi une terre d’immigration, tout comme les États-Unis.

Pourquoi un dictionnaire ?

Mon idée était de ne pas écrire une encyclopédie, mais bien un dictionnaire. Une encyclopédie, cela m’aurait obligée à chapitrer le livre avec des rubriques telles que «La Xénophobie», ou bien encore «Le Droit du Sol», ou même «Le statut des Juifs. L’encyclopédie doit faire apparaître des concepts, des idées. Moi, je voulais plutôt parler des gens, des groupes. Après cette longue maturation, les choses se sont enclenchées il y a quatre ans. Une soixantaine de personnes ont travaillé sur cet ouvrage, certaines juste pour une seule notice, d’autres pour des séries de personnes.

Sur quels critères avez-vous sélectionné ces étrangers ?

D’abord, nous avons pris une base chronologique : la Révolution française et plus exactement le 17 juin 1798, le jour où l’idée de Nation a été pour la première fois énoncée en France. C’est à partir de là que la Nation existe et aujourd’hui, nous y sommes encore. Nous avons aussi décidé d’aller jusqu’à nos jours et d’y intégrer les vivants. Ensuite, il fallait être précis, car le terme d’étranger est assez flou. Nous avons donc décidé qu’il fallait qu’il s’agisse soit de personnes nées à l’étranger, soit de personnes nées en France mais avec le statut d’étranger. Ainsi, par exemple, nous nous sommes beaucoup interrogés sur Pierre Tchernia. Eh bien, après enquête, nous nous sommes rendu compte que Pierre Tchernia est bien né français, même si ses parents étaient étrangers. Nous nous sommes aussi posé la question pour des chanteuses de l’entre-deux-guerres, comme Agnès Capri (Sophie Rose Fridmann) ou Mireille (Mireille Hartuch). On s’est aussi demandé s’il fallait y mettre l’écrivain Georges Pérec, né de parents juifs polonais pendant la Seconde Guerre mondiale, mais lui n’avait pas sa place, alors qu’à l’inverse, Serge Gainsbourg, fils de juifs immigrants russes est bien né russe, alors que sa sœur aînée est née française ! En revanche, nous n’avons pas intégré dans notre dictionnaire des personnes nées sous le régime des colonies, comme Aimé Césaire ou Léopold Sédar Senghor. La question a été aussi compliquée avec les personnes nées sous protectorat. Ou encore, le footballeur Zinedine Zidane est né français, fils de parents immigrés.

Parmi ces étrangers, quels sont les préférés des Français ?

Les préférés des Français sont essentiellement des artistes, chanteurs, acteurs, des gens qui ont été, ou qui sont populaires. L’un des plus emblématiques est très certainement Yves Montand, Ivo Livi, né en Toscane, et dont les parents s’installent à Marseille quand il a tout juste deux ans. Une autre figure, tout aussi lumineuse est celle de l’actrice Romy Schneider, Autrichienne, qui a vraiment conquis la France et fait une carrière française. Et puis il y a Lino Ventura, Charles Aznavour, sans oublier les sportifs, Raymond Kopa, Tony Parker…

Et vous, quels sont les étrangers qui vous ont le plus impressionné ?

Il y a d’abord la figure de Zinovi Pechkoff, qui est un Russe enrôlé dans la légion étrangère en 1914, et dont le destin sera extraordinaire, de la Guerre de 14 à la Libération. Et puis, il y a aussi Norbert Glanzberg, qui au départ était un compositeur de musique classique, en Allemagne. Mais avec la montée du nazisme, il va être obligé de s’exiler. Lui qui était baigné de musique classique va être obligé d’écrire des musiques de films ou des chansons pour vivre. En fait, il va devenir un des compositeurs les plus prolifiques, en écrivant pour Piaf, Maurice Chevalier, puis Pétula Clarck, Dalida, Mireille Mathieu… Il est très étonnant de voir qu’une chanson comme «A Paris», qui est une ritournelle, si ce n’est franchouillarde, du moins très française, a été composée par un juif austro hongrois et chantée par un Italien, Yves Montand ! Et dans le même genre, que dire de René Goscinny, fils d’émigrés juifs polonais et Albert Uderzo, issu de l’immigration italienne, qui vont s’associer pour créer Astérix, qui est la quintessence de l’esprit français à travers le Gaulois ?

Quid des étrangers qui ont fait le Grand Sud ?

Il n’y en a pas qui me viennent à l’esprit, mais la communauté espagnole a eu un très gros impact sur le Grand Sud. À ce titre, on peut citer la chanteuse Olivia Ruiz ! Cela nous rappelle que les Espagnols, les Portugais, les Allemands, les Anglais, les Italiens, tous sont venus en France, alors que personne n’immigrait en Italie, Espagne, Portugal, Allemagne… A l’heure de Lampedusa et du drame qui s’y joue, il faut rappeler que nous sommes depuis deux siècles une vieille terre d’immigration, et que toute cette immigration a réellement enrichi la France !

Recueilli par Dominique Delpiroux

Près d'un millier au 36e semi-marathon de Castelnaudary

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Publié le 06/10/2013

Le colonel Mercury et M. le maire donnant le départ du semi-marathon.

C’était le grand rendez-vous de la rentrée pour les amateurs, les marathoniens émérites et les militaires. Et ce fut un succès !

Près de 1 000 inscrits pour le 36e marathon de Castelnaudary organisé par le 4e Régiment étranger de la ville.

970 inscrits, dont plus de 230 civils (participation en hausse) pour ce semi-marathon qui est, rappelons-le, gratuit. Deux épreuves étaient au rendez-vous, le 21 km et le 10 km. Un marathon qui a un coût, mais qui, grâce aux différentes aides et différents sponsors (présents sur le site), continue d’offrir aux passionnés un parcours et des prestations de qualité. Plus de 300 personnes assuraient hier l’accueil, la sécurité et les collations pour l’ensemble des coureurs. Semi-marathon qui était non seulement placé sous le signe de la fraternité et de l’ouverture mais également sous le signe de la solidarité.

Car pour ce rendez-vous fraternel militaire-civil (tous les régiments de la Légion étrangère étant représentés dont des soldats basés en Corse), le légionnaire n’oublie pas ses frères d’armes, les anciens légionnaires valides, invalides, blessés. En effet, les profits de la boutique-stand de la Légion étrangère étaient à destination de l’institut de Puyloubier.

Cet institut n’est financé que par la solidarité des légionnaires. C’est ainsi que Puyloubier accueille et recueille des anciens légionnaires en échange d’un travail. Céramiques, vins (220 000 bouteilles sont produites par an), reliures et un CD des chants de la Légion (disque d’or depuis cet été) étaient présents sur le stand.

Cette épreuve sportive a été marquée par la performance de Mohamed Oubassour qui achève ce semi-marathon en 1h11’ dans la catégorie seniors.

Pour la petite histoire, le défi de Rémy Ménassi (directeur de cabinet de la mairie) et le capitaine Jafredo n’a pas eu lieu. En effet, ce dernier était bloqué dans un embouteillage et n’a pu être là à temps pour la course. Ce qui n’a pas empêché le surentraîné directeur de cabinet de finir la course (10 km) en 54‘ 26’’. Le rendez-vous est donc pris pour l’année prochaine.

L.F.

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